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 Il y a une première fois à tout [Gabriel]

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October S. Parvin
Mutante de niveau 2

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MessageSujet: Il y a une première fois à tout [Gabriel]   Dim 11 Avr - 20:05

    Il est dit que les pouvoirs des mutants se déclarent à l’adolescence. Une chose était certaine : à l’approche de ses quatorze ans, October était loin d’imaginer que cela pourrait lui arriver. Et encore moins, de la manière dont c’est arrivée. L’épisode le plus embarrassant de toute sa vie…

    Voilà bientôt un an qu’elle avait fait la connaissance de Gabriel, par l’intermédiaire de son cousin. Gabriel, mais aussi Jérémy. Sous l’initiative de Gabriel, guitariste et chanteur, ils avaient formés un groupe. Autant dire que la jeune October prenait beaucoup de temps à répéter, à jouer. Une manière pour elle d’éviter ses parents, de se retrouver dans, ce qu’elle considérait être, son élément. De s’épanouir et de grandir, d’une certaine manière. D’accord, peut être aussi, qu’elle en pinçait pour Gabriel. Mais s’était pas vraiment de sa faut, fallait le voir jouer, l’entendre chanter. Les expressions qu’il pouvait avoir dans des moments pareils, sans parler de son sourire… Un vrai béguin d’adolescente, pourtant elle n’avait jamais su le dire, jamais su le faire comprendre. Après tout, elle était la petite dernière, la seule fille. Bref, une sorte de petite sœur pour tout le monde, qu’on aime et qu’on protège et, non pas, avec qui on s’amuse à flirter. En tout cas, c’est de cette manière qu’elle voyait les choses.

    Ce jour là, aucune répétition n’était prévue. Tout le monde allait voguer à ses occupations et elle aurait le garage miteux pour elle toute seule. Ce garage dans lequel ils répétait, dont les murs étaient tapisser de poster, d’écriture en tout genre. Elle se souvenait même y avoir fait un « A » anarchiste, au marquer, un jour en pensant que d’être d’un groupe impliquait forcément ce genre d’idée. Bien qu’à cet époque, elle n’avait aucune conscience de ce que cela pouvait réellement signifier. En tout cas, elle avait prit l’habitude d’écriture des phrases, ici et là, avec un énorme marqueur noir qui restait à la disposition de chacun. Aucun doute, il n’y avait pas que son écriture sur les murs défraîchis de ce studio de musique improvisé. N’empêche que même si il ne payait pas de mine, ce petit bout de garage avait des allures de paradis. Nombre de morceaux joués ici, de délires en tout genre. A l’époque elle ignorait que cet endroit serait revu avec une nostalgie qui lui était propre. A croire que cet endroit avait bien plus d’importance pour elle, que la petite chambre qu’elle occupait chez ses parents. Oui, elle se sentait beaucoup plus chez elle ici, que dans son domicile.

    Il y avait été, après les cours. D’ailleurs elle était sortie comme une furie de sa dernière heure d’histoire. Jamais elle n’avait trouvé un cours aussi long de toute sa vie. Direction leur garage. Son cousin avait quelque chose de prévu, Jérémy aussi. Gabriel ? Elle ne savait pas trop. Mais elle imaginait que si personne n’était là, il n’irait pas y jouer. Elle arriva donc dans cet endroit, presque magique pour elle, et ne pu s’empêcher de sourire en voyant la batterie qui restait là –pas facile à toujours transporter-, le vieux canapé usé ou elle avait l’impression de s’y être assise un million de fois. Puis, ses yeux se posèrent sur sa basse, celle qu’elle avait déposer ce matin avant d’aller en cours en prévision de cette fin d’après midi qui allait durer un long moment.

    Elle balança sa petite veste noir –imitation cuir, parce qu’on à pas de moyens à quatorze ans- sur le canapé et se retourna vers ce qui pouvait servir de table -en réalité, juste des planche de bois qui servaient à tenir boisson, ou tout autre chose qu’on avait besoin de poser- pour y prendre le marqueur noir. S’approchant d’un des murs, couverts de poster et d’autre mots enchaînés les uns à la suite des autres, elle entreprit de marquer une nouvelle phrase. « Jamais je ne le dirais. Jamais je ne l’avouerais. » October s’était imaginé qu’en écrivant ses mots, qu’en les voyant souvent, elle se forcerait à suivre sa promesse. Jamais elle ne dirais à Gabriel cet sorte de béguin –qui à l’époque avait des airs de grand amour-, parce qu’elle préférait le garder pour elle plutôt que de perdre la complicité qu’elle pouvait avoir avec lui.

    Ses mots écris, elle reposa le marqueur et se dirigea vers sa basse qui était posé sur un pied spécifique. October s’occupa des branchements adéquats, afin que le son puisse sortir convenablement sur un des vieux amplis qui était destiné à son instrument, au sien seulement. Quatorze ans, elle n’était pas bien grande et ressemblait déjà à un format « crevette » ou « brindille », pourtant elle n’eue aucun mal à tenir l’instrument de manière convenable. Et voilà comment une « mini-pouce » habillé d’un simple jeans par-dessus des converses blanches et un haut de la même couleur à manche courte, se mise à jouer quelques notes. D’abord elle vérifia son accordage, plus besoin d’accordeur pour cela, elle le faisait à l’oreille. Dos à la porte, elle se mise à jouer, refaire quelques morceaux qu’ils avaient l’habitude de jouer ensemble, puis d’essayer de nouveaux enchaînements de notes et d’accord auxquels elle avait songé durant la journée, ou même durant son sommeil. Concentrée sur les notes qui sortaient, elle grimaçait quand elle faisait une faute, ou quand un accord ne sonnait pas bien à la suite d’un autre. Le temps semblait se figer, il n’y avait qu’elle. Elle, sa basse, la musique, ce studio qui ne leurs appartenait qu’à eux.

    Enfin, elle imaginait être seule ou pensait le rester encore longtemps. Bien trop absorber par ce qu’elle faisait, ce qu’elle écoutait, elle n’entendit même pas la porte –derrière son dos- s’ouvrir.


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Gabriel Davenportt
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MessageSujet: Re: Il y a une première fois à tout [Gabriel]   Lun 12 Avr - 16:13

    Il était assez étrange de voir comme les choses évoluaient quelque fois… Peut-être même était-ce encore plus étrange lorsqu’on vivait les choses de l’extérieur, en ayant l’impression de voir tout nous échapper en une fraction de secondes. Deux longues semaines avaient passé, et pourtant Gabriel ne cessait de penser à son pauvre grand-père, que la maladie avait emporté.

    Le jeune homme n’avait revu que très sommairement ses parents lorsqu’il s’était rendu à l’enterrement et aux obsèques. Cela faisait maintenant 2 ans qu’il avait quitté la maison familiale, pour épargner à sa sœur les critiques perpétuelles que leurs parents faisaient sur leur « incapable de fils ». Gabriel s’était débrouillé seul jusque là, mais à présent que la seule figure paternelle potable s’en était allée, il ne lui restait qu’une curieuse impression de vide…

    Heureusement, la musique lui permettait d’oublier un peu son triste sort. La musique, et ses trois seuls amis. Parmi eux figurait la jeune October, que Gabriel trouvait particulièrement habile de ses mains lorsqu’on y plaçait une basse. Cousine de Nathan, elle apportait une fraîcheur particulière dans la vieille cave sombre qui leur servait de studio improvisé, et c’était loin de déplaire au jeune mutant. Son propre pouvoir s’était déclenché l’année précédente, et il lui était arrivé à plusieurs reprises de court-circuiter l’utilisation que faisait Nathan de son propre pouvoir. C’était assez amusant, d’autant plus que ce dernier n’avait jamais été blessé.

    Jeremy et October n’avait jamais été affectés et devaient probablement avoir des « gênes normaux ». C’était sur ce point que le mutant plaisantait souvent, loin de s’alarmer d’être différent des autres à présent qu’il avait trouvé des amis l’appréciant pour ce qu’il était et non pour ce que son génome indiquait. Quelque part, ces trois ados étaient un peu sa famille de substitution…

    Aucune répétition n’était prévue aujourd’hui, mais cela n’avait pas empêché Gabriel de passer sa guitare en travers de son dos pour se rendre à pieds jusqu’à la cave de Nathan. Les parents de ce dernier avaient l’habitude de voir les quatre jeunes s’y rassembler et préféraient de loin les entendre faire du bruit dans leur sous-sol que de craindre le pire en les imaginant tous partis en expédition n’importe où…

    Gabriel était vêtu de son éternel jean noir, d’une superposition de tee-shirt manches courtes noir et manches longues blanches et d’une paire de Converse blanches ayant connu des jours meilleurs. La chaleur ambiante ne semblait pas le gêner outre mesure, et c’est la mèche rebelle dans le vent qu’il descendit la rue pour rejoindre la cave des parents de Nathan. Quelques regards désapprobateurs se posèrent sur le musicien, parce que dans ce coin de la ville également on était aussi mal considéré en étant musicien qu’en étant dealer… La magie des quartiers résidentiels !

    Gabriel pénétra dans le jardin et referma le portail derrière lui avant de se diriger vers l’arrière de la maison. Par l’une des lucarnes entrouvertes à cause de la chaleur s’échappait une mélodie qui ne pouvait être produite que par une personne. October était là elle aussi, et un sourire étira les lèvres du jeune homme lorsqu’il repensa aux quelques notes griffonnées dans un papier qui devait probablement encore trainer dans la poche arrière de son jean. Peut-être pourrait-il lui montrer ça et faire pétiller ses yeux de plaisir lorsqu’elle laisserait à nouveau glisser ses doigts sur le manche de cette basse imposante qu’elle possédait… Il fallait qu’il entre.

    Gabriel poussa la porte et trouva la jeune femme dos, aux prises avec sa basse dont elle tirait des sons exquis. Le mutant repoussa la porte derrière lui et repéra sans trop de difficulté l’apparition d’une nouvelle phrase tagguée sur les murs… S’agissait-il d’une trouvaille d’October ou d’une fantaisie de ses deux autres comparses ; pour l’instant rien n’était moins sûr.

    Salut Crevette ! Je ne pensais pas trouver quelqu’un en venant ici.

    A la regarder de plus près – ou même de très loin également, ça marchait aussi – October n’avait pas volé son surnom. « Crevette », c’était mignon et ça lui allait même plutôt bien. Quelques formes en cours de développement venaient contredire ce surnom presque enfantin, mais Gabriel s’efforçait de garder la tête froide en ce qui concernait cette qu’il se plaisait à considérer comme sa petite sœur.

    Gabriel retira la sangle de sa guitare et se laissa tomber dans le canapé, comme à son habitude. La guitare fut déposée avec une délicatesse presque surhumaine sur lui, et ses doigts caressèrent la caisse blanche de l’instrument. Cette guitare était tout ce qu’il avait, presque même le seul objet pour lequel il aurait pu se battre pour en conserver la propriété…

    Je venais tester quelques trucs… Tu vas pouvoir me donner ton avis !

    Un sourire surexcité étirait les lèvres du mutant ordinairement calme et indolent avec la terre entière. C’était un peu comme si seuls ses trois amis étaient aptes à comprendre ce qui se cachait derrière cette façade un peu « j’men foutiste » qui avait tant exaspéré ses parents.
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October S. Parvin
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MessageSujet: Re: Il y a une première fois à tout [Gabriel]   Lun 12 Avr - 17:13

    Salut Crevette ! Je ne pensais pas trouver quelqu’un en venant ici.

    Les mots étaient sortis au moment ou elle s’apprêtait à faire un nouvel accord, il fut donc difficile de ne pas l’entendre. Encore plus de cacher sa surprise quand elle se tourna vivement vers cette voix qu’elle était parfaitement capable de reconnaître. La manière dont elle s’était retourner, un simple pivotement trop rapide, lui valu de s’emmêler dans le fil qui reliait sa basse à l’ampli. Bin, du moment qu’elle ne faisait pas de pas en avant, elle n’avait pas lieu de s’inquiéter, ni même de le remarquer. C’est peut être parce qu’elle n’était pas apte à le remarquer, qu’elle se risqua dans un pas dans la direction de Gabriel. Un pas qui lui valu de manquer de se casser la figure, mais ou elle arriva à se rattraper de justesse. Un exploit, parce qu’avec le poids de sa basse, ce n’était pas gagner, surtout qu’à cette période elle avait une tendance à jouer de malchance… a moins que ce soit à cause de son côté distrait ? Bref, se rattrapant de justesse, elle leva des yeux accusateurs vers Gabriel, après tout s’était de sa faute à lui si elle avait manqué de tomber. Si il n’était pas venue, elle ne se serait pas retourner, et n’aurait pas vu ses pieds pris dans ce fil électrique. Ouais, c’était décidé, tout était de la faute de Gabriel.

    Du coup, comme elle avait décider que c’était de sa faute, elle haussa les épaules sans rien lui répondre, affichant cet air faussement vexé qui avait plus tendance à faire sourire qu’à faire peur. Pas super impressionnante comme fille et, encore moins, une bonne menteuse mais si c’était pour faire semblant d’en vouloir à quelqu’un. Puis, elle ne préféra rien dire, parce que prise au dépourvus elle était capable de sortir des trucs complètement stupide du genre « Pourquoi t’es là ? Non pas que je ne suis pas contente de te voir, au contraire… Enfin non, je ne suis pas contente, genre super contente… Enfin si, mais non c’est pas… » Oui, ça aurait été tout à fait elle, se mettre à divaguer, bafouiller, là ou elle aurait été la seule à y voir un quiproquo. Il valait mieux ne pas répondre, faire semblant de lui en vouloir pour une chute qui n’avait pas eu lieu, réflechir et voir après. C’était un plan d’enfer.

    Le Gabriel en question prit place sur le canapé, guitare posé sur lui. Un père envers son nouveau né ne pouvait être plus doux et plus aimant que les mains de Gabriel parcourant l’instrument. Une vision tellement attendrissante, qu’elle fut forcée de sourire tout en se maudissant intérieurement « Allez October, t’es censé faire semblant de lui en vouloir »… Mais pourquoi elle lui en voulait concrètement ? Aucune idée. En fait, elle ne lui en voulait pas, elle avait juste eu besoin d’un coupable pour avoir manquer de se casser la figure. Fierté oblige, elle n’allait pas dire que s’était de sa faute.


    Je venais tester quelques trucs… Tu vas pouvoir me donner ton avis !
    « Si tu y tiens ! »

    Elle avait laissé sa phrase s’échapper avec un large sourire. Disons qu’elle ne savait pas mentir et qu’elle était connue pour dire ce qu’elle pensait, surtout en ce qui concerne la musique. October aimait vraiment cet univers, elle n’y était pour se donner un genre ou pour se chercher. Elle s’y retrouvait parfaitement. Du coup, elle n’était pas le genre de personne à accepter n’importe quelle mélodie pour ne pas avoir à froisser certaine personne, ou par peur de voir sa place dans ce groupe mise en péril. Cette crevette prit donc soins de pivoter de manière à se défaire du fil électrique et alla, basse en main, se poser sur un vieux fauteuil faisant face au canapé où se trouvait Gabriel. La position était stratégique, pour être honnête.

    De cette place elle pouvait se justifier d’être parfaitement bien placée pour écouter. Ce qu’elle ne dirais pas, c’est que, pendant qu’il sera concentré sur sa musique, elle aurait tout le loisir d’admirer ses petites mimiques qu’il peut avoir en jouant. Tout le monde en avait. Chez lui, elles étaient particulièrement agréables. Bon elle n’était peut être pas très objective, mais peut importe. Elle garda sa basse avec elle, parce que s’était souvent qu’en écoutant quelqu’un, elle se mettait à jouer, suivant le rythme, les accord les notes, une façon d’ajouter plus de profondeur, même si elle avait tendance à jouer en sourdine dans ces moments là. Mais une musique bien montée, n’était-ce pas une musique sur laquelle on pouvait jouer d’un autre instrument sans même l’avoir entendu avant ? Et puis n’était-ce pas cela être musicien ?

    Et en vue du sourire qu’il avait sur les lèvres, il était hors de question de le faire attendre d’avantage. En fait ce qu’elle aimait dans ce sourire, c’est qu’il exprimait quelque chose qu’il avait vraiment envie de faire, une chose dont il pouvait être fier. Autant dire que ce n’est pas ce que la plus part des gens pensaient de lui, du coup, il n’y avait pas assez d’occasion pour profiter de ce sourire. Sans parler de la période qu’il traversait, bref, il était tellement surexcité à l’idée de jouer qu’il venait de transmettre cette même impression à October, pour l’écouter.


    « Quand tu veux, l’artiste. Avant que les deux autres se décident à faire comme nous et qu’on finisse par tous s’entasser dans cette pièce ! »

    Techniquement ils avaient des trucs de prévu, mais c’est qu’on ne sait jamais avec eux ! Faut croire que quelque part elle était contente d’être la seule à pouvoir écouter, une sorte d’avant première. Et faire écouter quelque chose en avant première, ça avait toujours une grande signification vis-à-vis de ce qu’on peut penser de la personne qui écoute, non ?

    Elle se prépara à l’écouter avec toute l’intention qu’elle pouvait y mettre, loin de se douter qu’à un moment, elle disparaîtrait sous le fauteuil qu’elle occupait. Ou du moins que son corps disparaîtrait, laissant le reste –basse et vêtement- sur le fauteuil… Encore heureux qu’elle avait décider de profiter de la musique de Gabriel, car elle allait bientôt se retrouver dans une situation bien trop embarrassante.


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Gabriel Davenportt
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MessageSujet: Re: Il y a une première fois à tout [Gabriel]   Mar 13 Avr - 14:45

    Vautré sur le canapé, les doigts aux ongles peints de noir effleurant la caisse avec amour – ou du moins ça y ressemblait drôlement – comme si une fois dans ses bras, rien n’était susceptible de lui arriver de fâcheux.

    October s’était tournée vers lui avec une rapidité déconcertante, et alors qu’elle le fixait sans rien dire, Gabriel s’efforça d’ignorer le fait qu’elle s’était entortillé les pieds dans le fil de son impressionnante basse. Elle était vraiment adorable quand elle s’y mettait, la Crevette ! Un regard faussement accusateur se posa sur lui et le mutant adressa un sourire amusé à son amie, continuant d’effleurer amoureusement sa guitare bien-aimée.

    Par-dessous la mèche sombre qui lui tombait parfois devant les yeux pendant qu’il jouait, Gabriel observait sa cadette et plus particulièrement ce top qui lui allait à ravir. D’ailleurs, il ne se souvenait pas l’avoir déjà vu auparavant avec ce vêtement, maintenant qu’il y réfléchissait vraiment… Un sourire étira finalement les lèvres boudeuses de la jeune femme, qui n’avait décidément pas réussi à en vouloir à Gabriel plus de 30 secondes montre en main.

    Le mutant lui proposa de lui faire écouter quelques accords qui l’avaient obsédé toute la matinée, et October accepta, l’air plus enjouée que quelques minutes plus tôt. En s’enlevant les pieds de son cable, cela lui avait redonné le sourire… Les femmes étaient vraiment étonnantes !

    La jeune fille se posa entre les coussins d’un fauteuil tout aussi vieux que celui qu’occupait Gabriel, pile en face de lui. C’est vrai qu’on entendait toujours mieux la subtilité de certaines notes lorsque l’on utilisait ses deux oreilles à égalité pour entendre une mélodie, c’était prouvé. Gabriel tira sur sa sangle pour la décrocher et prit son instrument en main, laissant une nouvelle fois errer ses longs doigts sur la caisse. Les premières notes lui arrachèrent un sourire de contentement, comme à chaque fois qu’il avait l’occasion de lui tirer des notes mélodieuses… C’était juste un coup d’essai, le temps qu’October lui donne le signal du départ ; Gabriel ne jouait pas que pour lui, il jouait aussi et surtout pour les autres, par amour du partage de son art, le seul qu’il maîtrisait réellement à vrai dire.

    October lui donna ce fameux signal, laissant entendre qu’avec un peu de chance, Nathan et Jeremy ne tarderaient pas à débarquer eux aussi dans la cave et qu’ils s’y serreraient bientôt tous, comme ils en avaient l’habitude. Gabriel effleura les cordes de sa guitare, leur tirant une mélodie mélancolique en apparence, mais qui une fois accompagnée des autres instruments se révèlerait tout aussi énergique que les morceaux que le petit groupe avait déjà à son actif. Son regard glissa sur la guitare alors que ses doigts jouaient presque machinalement la mélodie, et son visage se leva pour croiser le regard de son amie… Seulement, il n’en trouva aucune trace !

    La mélodie s’arrêta nette, et Gabriel se redressa sur le fauteuil, un sourire amusé aux lèvres :

    Crevette ?

    Posant sa guitare sur le fauteuil près de lui, Gabriel se leva pour s’approcher du fauteuil qu’occupait son amie quelques secondes plus tôt. Il y trouva sa basse – normal – et également ses vêtements… Là par contre, c’était déjà nettement moins drôle comme farce parce que Gabriel avait toujours mis un point d’honneur à ne jamais profiter de sa talentueuse cadette de cette manière… Qu’est-ce qui avait bien pu la pousser à enlever ses vêtements ?

    Tirant un peu dessus, Gabriel constata avec stupeur que ces derniers semblaient à présent complètement incrustés dans le fauteuil et la panique s’empara de lui.

    October ?
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October S. Parvin
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MessageSujet: Re: Il y a une première fois à tout [Gabriel]   Mar 13 Avr - 15:32

    Gabriel commença à jouer, un sourire étira les lèvres de la jeune fille qui avait rivé son regard sur cet adolescent et sa guitare. Sur ce type qui semblait être tellement différent quand il jouait, qui semblait tellement vivre ce qu’il faisait. Une de ses mèches retomba sur son visage, lui donnant ce petit air rebelle qu’elle appréciait tant, pendant que ses doigts grattait et plaquait des accords dans un enchaînement presque parfait. Et dire qu’il y a des gens qui osaient dire qu’il n’était bon à rien, est ce que ces personnes avaient seulement prit le temps de l’écouter ? De vraiment l’écouter. Parce qu’il était beaucoup de chose à ce moment précis, mais aucunement un bon à rien. Comment des gens étaient capable de demeurer aveugle face à ce qu’il devenait en jouant de la musique, face à ce qu’il était avec une guitare entre les mains. Elle ne rata rien, de ses mouvements de mains, à se visage qu’il affichait même si sa tête était légèrement inclinée vers sa guitare. Le temps semblait même se stopper, juste pour le laisser jouer encore et encore, pour le laisser être ce qu’il était. October ferma les yeux, se sentant comme transporter ailleurs, juste à cause de cette nouvelle mélodie qui venait à ses oreilles. Elle se sentait tellement légère qu’elle était persuadée qu’elle était capable de passer au travers de n’importe quoi, comme si elle n’existait plus dans cette réalité, mais dans une autre : celle de la musique. De sa musique à lui.

    Ce nouveau monde, en partie imaginaire, avait tout de parfait. En tout cas les deux premières secondes, parce qu’elle s’aperçue bien vite qu’elle était incapable de respirer. Paniquée, elle ouvrit les yeux pour se retrouver entouré de terre. Heu… Comment pouvait-elle se retrouver sous terre, alors qu’il y a deux minutes elle était dans un fauteuil devant, celui qu’elle considérait comme, le type le plus « cooooool » du monde. Le plus ennuyant c’était cette impossibilité de respirer. Elle s’était déjà taper des délires étranges, mais jamais elle n’avait été en manque d’air. Bref, quand on se retrouve au milieu de ce qui semble être une étendue inconnue –en l’occurrence la terre qui se trouvait sous le garage, cette fois-ci-, qu’on ne peut pas respirer et qu’on panique complètement, il ne nous reste qu’une chose à faire : Nager. Ok, on ne nage pas dans la terre, mais c’était un réflexe, alors elle se mise à remuer les bras et les pieds pour remonter à la surface. Et c’est cette envie de remonter qui la fit débarquer, à nouveau, sur le fauteuil qu’elle occupait.

    Cette arrivée intempestive arriva juste au moment ou Gabriel avait essayé de tirer sur les vêtement incruster dans le fauteuil, et ou il l’appela d’un air un peu paniqué. Bref, elle se retrouva donc si près de lui, qu’elle se sentie rougir, n’ayant pas encore capter le pire de toute cette histoire. Trop proche, elle n’osa même pas faire un mouvement, hormis celui de relever les yeux vers lui.


    « Wahou, comment t’as fait ça ? Trop mortel, ton truc ! »

    Oui, alors à ce moment précis, dans son esprit il n’y avait qu’une explication tout à fait logique à ce qui venait de se passer : Elle avait déliré, partant un peu trop dans ses pensées. Et Gabriel qui avait du se rendre compte qu’elle divaguait encore, s’était rapprocher à une vitesse folle, juste pour la faire flipper. Du coup, elle pensait que c’était lui qui avait fait quelque chose de trop cool, genre se déplacer super vite. Heu…

    « T’as baissé le chauffage, fait vachement plus fr… AHHHHHHHH »

    Explication : October avait eu froid, alors elle avait décidé de regarder si son haut était parfaitement ajusté. Sauf qu’elle n’avait pas de haut. Pas de bas non plus. En fait elle n’avait strictement rien sur elle. Cette constatation la fit hurler dans un sursaut. Un sursaut tellement violent que le canapé bascula en arrière et que son corps suive le mouvement. Normal elle était assise dessus. D’ailleurs dans sa chute, son pied donna un coup sous le menton de Gabriel qui était demeurer beaucoup trop près. Moralité, October se retrouvait le dos appuyer contre le dossier du canapé, qui était lui-même appuyé sur le sol. Pendant que ses pieds pataugeaient dans le vide…

    C’était une catastrophe, elle était nue, assise sur un canapé renversé, elle venait de mettre un coup de pied à Gabriel… Gabriel… ARGH. Elle était nue, devant Gabriel. Heureusement que son pouvoir ne se déclencha pas une seconde fois parce qu’elle avait bien envie de retourner sous terre à une vitesse impressionnante. Mais, en réalité, elle ne comprenait toujours pas ce qui avait pu se passer. Tout ça s’était forcément de la faute de Gabriel, d’abord c’était lui le seul mutant de la pièce, hein !

    Se débattant avec elle-même –on pouvait voir ses petits pieds se débattrent dans le vide- elle arriva à se retourner dans un roulé boulé qu’elle n’aurait pas été capable de faire, sauf en cas d’extrême urgence. Et on était dans ce genre de cas ! Pour finalement réussir à redresser le fauteuil, restant accroupie derrière. Un canapé comme rempart entre sa nudité et Gabriel. La honte. Si elle n’était pas nue, elle serait déjà partie en courant pour se cacher. Quoique non, si elle n’était pas nue, elle n’aurait pas lieu de s’enfuir. Enfin bref… passant sa petite tête au dessus du dossier, laissant apparaître le bout de son petit nez rouge –toujours quand elle est embarrassé- elle sortie un doigt accusateur de sa cachette.


    « Gabriel Davenportt, qu’est ce que tu as fait ? Rends moi mes vêtements tout de suite ou... Ou... Ou je hurle… »

    Oui, oui, dans la précipitation, elle n’avait pas vu l’ensemble de ses vêtements encastrer dans le fauteuil… heureusement, sinon elle se décomposerait en sachant qu’elle laissait ses mini sous vêtements à la vue du type le plus craquant qu’il puisse exister.


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Gabriel Davenportt
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MessageSujet: Re: Il y a une première fois à tout [Gabriel]   Mar 13 Avr - 16:54

    Les notes s’enchainaient avec fluidité, comme si Gabriel avait médité sur cette mélodie pendant des mois. C’était même assez impressionnant de voir à quel point chaque mélodie nouvelle parvenait à l’obséder jusqu’à ce qu’il en fasse profiter ses amis pour ainsi obtenir leur ressenti global. Le mutant n’avait certes pas de bac ou de diplôme hallucinant, mais pour ce qui était de la musique il n’avait encore trouvé personne doté d’une aussi profonde sensibilité en dehors de ses trois amis.

    Non content de pouvoir composer des mélodies, Gabriel écrivait lui-même les paroles des chansons du groupe, requérant parfois l’aide de ses compères pour des ajustements d’ordre pratique ou de sonorités. Le mutant ne semblait pas vivre pour sa musique mais vivait la musique en elle-même ; la nature lui avait donné des doigts agiles et une voix irréelle qu’il ne rechignait jamais à utiliser.

    Dans ce cas précis, Gabriel aurait bien aimé poser quelques mots au hasard sur cette mélodie, mais lorsqu’il ne trouva plus de trace d’October il s’arrêta, l’air soudain perturbé. C’était même encore plus qu’étonnant si on considérait le calme presque religieux qu’elle observait lorsqu’il se saisissait d’une guitare ou commençait à donner de la voix… La panique s’était soudain emparée de lui, le poussant à se lever pour essayer de comprendre comment une telle disparition avait été possible.

    October sembla sortir de nulle part lorsqu’elle réapparut et complimenta Gabriel sur un évènement auquel il était pourtant étranger, qualifiant le tout de « mortel ». A ce moment précis, le cerveau du mutant cessa de fonctionner correctement, se contentant de cahoter faiblement au rythme où s’entrechoquaient ses pensées : October avait disparu puis réapparu comme ça, en sortant du néant. Il se trouvait également qu’elle était nue et qu’elle n’avait pas l’air de s’en rendre compte…

    October, tu… - le rougissement de la jeune fille fut adorable, et un demi-sourire étira les lèvres de Gabriel – Tu es…

    Un ange passa. Gabriel passa une main devant ses yeux tant pour ne pas rester bêtement bouche-bée que pour ne pas être tenté de la reluquer. Les ados étaient avides de découvrir de nouveaux espaces, et le corps nu d’une femme – d’une VRAIE femme – en était un pour ce pauvre Gabriel…

    La jeune fille mit le doigt sur un début de problème en évoquant une baisse de température due à un loupé qu’avait connu le chauffage, et finit par laisser échapper un cri qui vrilla littéralement les tympans du mutant. La suite se passa très vite et Gabriel se mangea un coup de pied sous le menton lorsque le fauteuil se renversa avec son amie… Sonné, Gabriel s’écroula à quelques centimètres de la table basse, essuyant sa lèvre inférieure ensanglantée. Il avait probablement du se la mordre involontairement sous l’impulsion du coup de pied, et c’était bizarrement douloureux…

    Un rapide regard vers le canapé lui permit de constater qu’October – ou plutôt ses pieds nus – se trouvaient toujours dans le fauteuil renversé, battant l’air en mesure. Ils finirent par disparaître pour laisser place quelques secondes plus tard au visage rougi de l’adolescente visiblement morte de honte. Son index accusateur se pointa sur Gabriel et elle lui demanda ce qu’il avait fait, avant de lui ordonner de lui rendre ses vêtements. Elle menaça bien entendu de hurler, dans l’hypothèse où il ne s’exécuterait pas.

    Gabriel se releva avec lenteur, la lèvre toujours fendue et ensanglantée. La situation avait quelque chose d’amusant en réalité, parce que si October se trouvait à présent à moitié nue, c’était ou parce qu’il avait utilisé le pouvoir d’un mutant passant à proximité ou parce que… parce qu’il avait utilisé les pouvoirs d’un mutant. L’autre hypothèse était difficilement envisageable surtout vu les conséquences plutôt charmantes qui s’étaient étalées sous les yeux du mutant.

    Mais je n’ai rien fait !

    Les hommes avaient l’habitude de mentir avec peu d’efficacité quand ils étaient pris la main dans le sac, mais seulement là, Gabriel avait un peu de mal à se rentrer dans le crane qu’il avait engendré ça par erreur…

    Tes vêtements sont là, attends… - Le mutant s’approcha promptement avant de s’immobiliser à environ 1 mètres du fauteuil – En fait, il vaudrait mieux que je reste là… Ils sont restés dans le fauteuil, je crois…

    Oui parce qu’en obtenant son amie à moitié nue par l’opération du saint esprit, il n’avait pas vraiment pensé à s’enquérir de l’état desdits vêtements… adolescence oblige ! Le mutant repéra par contre l’un des sous-vêtements de la jeune fille et le désigna d’un doigt tremblant, n’osant pas y toucher de peur de désintégrer le fauteuil par inadvertance.

    Là tu as ton… - Gabriel peinait à dissimuler sa frayeur malgré le début de sourire amusé qui voguait sur ses lèvres. Plus de peur que de mal, visiblement. – Tu n’es pas blessée ?

    En haut de l’escalier de la cave, une porte s’ouvrit et une vois féminine se fit entendre :

    Ca va en bas ? Besoin d’aide ?

    Juste un ampli un peu capricieux Mme Morrison, tout va bien !


    Gabriel laissa October constater l’état de ses ex-vêtements et se débarrassa de ses tee-shirts superposés avec une rapidité typiquement masculine, dévoilant un torse et des biceps bien entretenus sans pour autant que le tout soit ostentatoire. Le mutant tendit ses vêtements à son amie, restant suffisamment loin du fauteuil pour ne pas la mettre encore plus mal à l’aise. Enfouissant ses mains dans ses poches, Gabriel reprit la parole :

    C’est un pouvoir assez bizarre… Tu penses qu’il y a un être génétiquement bizarre capable de déshabiller les gens en un seul coup d’œil ?

    Pour lui, il s’agissait de cela. Il était par contre assez étrange qu’October soit sortie de son champ de vision pendant quelques secondes s’il avait réellement emprunté le pouvoir d’un voisin passant à proximité.
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October S. Parvin
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MessageSujet: Re: Il y a une première fois à tout [Gabriel]   Mar 13 Avr - 18:10

    Gabriel avait tenté de lui dire, enfin il avait surtout coupé sa phrase avant d’aller jusqu’au bout. Il avait sourit, sur le coup elle avait trouver ce demi-sourire carrément adorable, mais elle s’était empresser de penser à autre chose pour ne pas rougir d’avantage. Trop proche d’elle. Maintenant qu’elle se savait nue comme un verre, elle n’était pas certaine de trouver ce sourire tout aussi adorable. Rah ! Elle l’avait bien vu passer la main sur ses yeux, mais sur le coup elle n’avait pas comprit. Non, elle avait été perturbée par le changement de température. Normal qu’elle est pu avoir froid, sans le moindre vêtement ça semblait être une évidence. Sur le coup elle avait eu envie de hurler après le jeune homme, et ce pour deux raisons : d’une c’était forcément sa faute. De deux : il aurait pu lui dire qu’elle était nue, non ? Ah, oui, c’est vrai il avait tenter de dire quelque chose. De toute façon, elle n’avait eu le temps de rien, vu qu’elle avait finie par basculer en arrière.

    Maintenant elle ne laissa apparaître qu’une partie de son visage et un doigt accusateur envers la personne qui était responsable de tout ce bazar, j’ai nommé : Gabriel Davenportt. Elle voulait savoir ce qu’il avait fait, ses vêtements et, en même temps, hurler si elle n’avait pas une réponse dans la seconde qui suivait. Et croyez le, ou non, Gabriel trouva le moyen de dire qu’il n’y était pour rien. Indigné, October commença à se relever prête à prendre sa posture « j’suis énervée ». Une posture qui consistait à se tenir le plus droite possible, de plisser les yeux et de poser les mains sur les hanches. Bien sûr, elle se rendit compte au dernier moment qu’elle ne pouvait pas faire cela. Elle s’était relévé, de quoi montrer ses épaules, mais s’était aussitôt remise accroupi derrière le fauteuil. Bon, elle ne pouvait pas prendre sa super posture, mais elle était toujours capable de plisser les yeux, non ? Oui, et c’est ce qu’elle fit, son mouvement fut digne des plus grands duels de westerns de tous les temps.


    « Hey, je te signal que t’es le seul mutant dans le coin. Ca ne peut être que toi ! »

    Elle accentua sa fin de se phrase en tirant rapidement la langue, comme si son argumentation ne pouvait pas être réduite à néant. Ca tenait la route du début à la fin, c’était forcément lui. En même temps elle fut bien forcé de repenser à sa sensation de légèreté, au fait qu’elle ne pouvait pas respirer et qu’elle était remonté parce qu’elle paniquait. Bref, c’était comme si les choses étaient venues d’elle, et seulement d’elle. Non, non et non. Jamais elle ne se serait retrouver nue, de manière volontaire ou inconsciemment, pas devant Gabriel. Surtout pas devant lui. Si tout venait-elle il était hors de question que son propre corps la déteste au point de la mettre dans la situation la plus critique de toute sa vie. Oh, l’horreur totale. Pas mortel, du tout, du tout !

    Gabriel décida de faire le voile sur ses vêtement, mais à peine fit-il un pas qu’October agita un doigt ponctué d’un petit «
    Ah », ce qui était censé le dissuader d’avancer d’avantage. Et quand il finit par dire qu’il devait rester où il était elle ne pu qu’hocher la tête d’une manière extrêmement convaincue, marmonnant même un « ouep, t’as pas intérêt à approcher ta carcasse ». Non maiho. Gabriel annonça que ses vêtements étaient dans le fauteuil… On dit SUR un fauteuil, Gabriel, pas DANS un fauteuil… Suite à cette pensée, elle secoua la tête un peu exaspéré avant de retrouver une couleur rouge quand il désigna un… Un vêtement qu’il n’arrivait pas a prononcé. Aie, c’était mauvais signe… L’adolescente passa sa tête par-dessus le dossier du fauteuil pour voir qu’il désignait ce qui était censé être la partie de ses vêtements la plus intime.

    « Oh mon dieu… »

    Elle n’était pas croyante, loin de là. Mais il y avait forcément une force super maléfique pour la mettre dans ce genre de situation, alors pourquoi pas un Dieu. Hors de question qu’elle laisse ce genre de chose à la vue de tout le monde. Oui, oui, Gabriel à lui seul pouvait être tout le monde. Elle passa le bras par-dessus le dossier du fauteuil, mais il n’était pas assez long pour qu’elle puisse atteindre ses sous vêtements incruster dans le fauteuil, sans risquer de se dévoiler.

    « Ca va ? Est-ce que ça va ? Non, mais tu ve… »

    Elle releva les yeux vers lui, et fut incapable de finir sa phrase. Peut être qu’elle était nue, mais il y avait plus urgent. Il saignait. Soudainement inquiète, elle manqua de se lever inquiète, mais fut retenue –de justesse- par la porte qui venait de s’ouvrir sur la voix de Madame Morrison.

    Ca va en bas ? Besoin d’aide ?
    Juste un ampli un peu capricieux Mme Morrison, tout va bien !
    « Gabriel ne sait toujours pas régler ces petites machines… »

    D’accord ça avait des allures de petites vengeance, mais tant pis. Cela dit elle était vraiment inquiète pour la lèvre de Gabriel, surtout qu’elle se souvenait très bien que son pied avait heurté quelque chose, ou quelqu’un. Bref, toujours accroupie, elle tourna la tête dans la direction de Gabriel –vu qu’elle avait du la tournée en direction de l’escalier pour répondre à sa tante-. Elle avait déjà ouvert la bouche pour répondre quelque chose et se retrouva face à un Gabriel en train d’enlever son ensemble de t-shirt. La bouche qu’elle avait ouverte resta dans cette position, tel un poisson rouge. October avait toujours eu un problème de « scotchage », et là ça lui reprenait de plus belle. Elle resta là, la tête au dessus du dossier, les mains posées sur ce dernier, accroupie et la bouche ouverte pendant qu’elle découvrait le torse de Gabriel. Quand il eu fini d’enlever ses t-shirt, il ne pouvait pas passer à côté de la tête de la jeune fille aux joues parfaitement rouge, ou il manquait plus que la bave au coin des lèvres pour la trahir complètement. Du coup, elle tenta un rattrapage de malade. Pendant qu’il tendait ses t-shirt à bout de bras et qu’elle tendit le sien pour les attraper.

    « Merci, c’est heu… »

    Bien en fait, elle n’avait aucune idée de rattrapage, alors elle se dissimula derrière le fauteuil pendant que Gabriel donnait son questionnement sur le fait qu’une personne pouvait avoir le pouvoir de déshabiller quelqu’un en un coup d’œil. Toujours planqué derrière son fauteuil, en train d’enfiler les nouveaux vêtements qui avaient l’odeur de Gabriel, elle lança :

    « Ca voudrait dire que pour que ça fonctionne, il faut le vouloir. Ce qui impliquerait que… »

    Elle se redressa dans les nouveaux vêtements qui lui arrivaient à mi-cuisse. L’avantage d’être un format crevette. Et regarda Gabriel d’un nouvel œil. Si la théorie de son ami se tenait, pour que le pouvoir s’active il faudrait que la personne émette le souhait, le désir, de voir une personne nue. Ce qui voudrait dire que… tellement abasourdit par cette découverte, qu’elle en oublia toute théorie sur le fait que les choses pouvaient venir d’elle et pas de lui.

    « … Tu as voulu, que… Gabriel ! »

    Elle prit un air offusquer, mais en réalité elle ne savait pas trop si elle devait être en colère ou flattée. Dans le doute elle aurait bien opté pour le « en colère » mais, elle en était incapable. D’une parce que, bin parce que c’était lui. De deux, et cette raison étant la principale, parce qu’il saignait à cause d’elle. Et ça, ça lui semblait bien plus important que sa petite fierté. Chopant un mouchoir, sur le passage, elle s’approcha de Gabriel pour se retrouver juste en face de lui. Une nouvelle fois, beaucoup trop proche, surtout dans leurs tenues respectives. Elle fut forcée de levée un peu la tête vers lui, parce qu’elle était quand même un peu plus petite, fixant son regard un instant sans rien dire. Un silence qui aurait très vite pu devenir gênant, du coup elle se hâta.

    « Ne bouge pas. » Levant le bras, elle entreprit d’essuyer le surplus de sang sur sa lèvre, remerciant le ciel d’être assez petite pour pouvoir levé le bras sans risquer de montrer son anatomie. « J’suis désolée. Ca fait mal ? »


Dernière édition par October S. Parvin le Dim 18 Avr - 15:46, édité 1 fois
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Gabriel Davenportt
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MessageSujet: Re: Il y a une première fois à tout [Gabriel]   Mer 14 Avr - 22:36

    La malchance semblait se jouer de Gabriel depuis quelques années, mais là c’était sans doute la cerise sur le gâteau. Une très belle cerise sur un gâteau trop énorme pour lui, et sans doute indigeste… October aurait pu avoir des jets de fumée qui lui sortaient des oreilles tant son teint était rouge de honte, et Gabriel n’en menait pas large après l’avoir aperçue à moitié nue sous ses yeux… October en tenue d’Eve. Cela l’avait perturbé au point de lui faire perdre ses mots, et à présent la jeune fille semblait le tenir responsable et de son silence et de cet effeuillage involontaire.

    October fit remarquer que Gabriel était probablement le seul mutant dans le coin, et insista à nouveau sur le fait qu’il était responsable de ça. Un sourire un peu gêné étira les lèvres du mutant alors qu’il songeait que pour une fois, c’était une catastrophe assez minime – de son point de vue, bien sûr – qu’il avait provoquée et que personne n’était à l’article de la mort. Enfin si, October avait l’air d’être à deux doigts de mourir de honte.

    Oui, mais… Enfin sans mutant dans le coin, je suis presque aussi inoffensif que toi ou Jeremy !

    Trouver une explication et vite, avant qu’October n’explose (elle était vraiment très rouge). Est-ce qu’un nouveau voisin s’était installé dans le coin ? Un nouveau jardinier dans le voisinage peut-être ou un plombier ? Il y avait fatalement quelqu’un possédant ce curieux pouvoir qui était passé à proximité…

    Je n’ai pas pu…

    L’idée lui vint de se débarrasser de ses propres vêtements pour remplacer ceux de son amie qui étaient… momentanément indisponibles. Enfin sauf le mini-morceau de tissu que Gabriel désigna de son index un peu hésitant, les joues légèrement rougies. Ce n’était pas qu’il n’avait jamais aperçu ce genre d’accessoires féminins, mais bizarrement il se mettait à l’imaginer en bonne place sur October qu’il avait pratiquement vue nue… et c’était assez gênant.

    October jura, soudain traumatisée que ce morceau de tissu en particulier soit resté à la vue du mutant. Elle se redressa pour l’attraper par-dessus le fauteuil et se ravisa lorsqu’elle constata que son bras était malheureusement trop court. Gabriel chassa de son esprit l’idée folle qui l’avait traversé, à savoir de se baisser pour ramasser ce morceau de tissu et le rendre à son amie. Quelque chose lui laissait croire qu’elle prendrait probablement une teinte rouge brique si cela se produisait, et Gabriel s’abstint même d’adresser un autre regard au « vêtement »…

    La voix de la mère de Nathan s’éleva en haut de l’escalier et Gabriel balança le premier mensonge qui lui traversa l’esprit pour la dissuader de descendre. October en rajouta une couche en mettant ce raffut sur le dos de ce pauvre Gabriel, et le mutant entendit ensuite la porte se refermer sur un « faîtes attention et ne cassez rien ». Ses tee-shirts furent tendus à la Crevette, et Gabriel fut étonné de voir le visage de sa cadette se figé, comme si un petit malin avait appuyé sur la touche « pause » d’une télécommande…

    Bouche entrouverte et regard fixé sur le torse de Gabriel, October semblait même avoir oublié de respirer. Ses joues conservaient toujours cette teinte rouge qui lui donnait l’air d’avoir couru un 100m haies en apnée. Gabriel resta un instant silencieux et finit par hausser les épaules pendant qu’un demi-sourire étirait ses lèvres. Il n’aurait jamais pensé produire cet effet sur la jeune fille, et c’était aussi surprenant qu’intéressant… Pour toutes les fois où elle s’amusait à le faire tourner en bourrique, Gabriel pourrait à présent utiliser l’arme suprême : l’effeuillage !

    October trouva enfin les mots pour le remercier et attrapa les vêtements qu’elle enfila assez rapidement, dissimulée derrière le fauteuil. Sa voix résonna de nouveau dans la cave, et Gabriel la vit réapparaître après une phrase lourde de sens – et de conséquences : October revint se placer devant lui et Gabriel secoua les mains, l’air toujours aussi confus.

    Non, jamais je n’irai souhaiter que tes vêtements soient… - la sensation d’avoir dit quelque chose qui lui vaudrait un début de boudage intensif, le mutant se reprit - Pas que je ne veuille pas le souhaiter, mais… - Gabriel soupira – Enfin je m’y serais pris autrement et sans utiliser un quelconque pouvoir, et…

    Un ange passa. Gabriel désira se frapper cent fois d’avoir prononcé des paroles aussi équivoques.

    C’est qu’il fait vraiment froid, ici…

    C’était la seule chose non équivoque qu’il ait pu dire à ce moment précis. C’était comme si son cerveau s’était liquéfié lorsque October était sortie de derrière le fauteuil… Seulement, son trouble pu passer plus inaperçu que celui de son amie parce qu’il parvint à conserver l’usage de la parole :

    Si c’est moi qui t’ai déshabillée à distance… comment tu expliques que tes vêtements soient restés dans le fauteuil ? C’est bizarre… A moins que cela n’ait été prévu pour… - Le mutant toussa avant de changer de phrase – Bon, l’important au final c’est que tu ne sois plus nue… Faudrait pas que tu attrapes froid, Crevette !

    L’air offusqué de la jeune femme disparut bien vite et elle s’approcha de Gabriel après avoir pris un mouchoir qu’elle utilisa quelques secondes plus tard pour essuyer le sang de la lèvre fendue du mutant. Elle lui conseilla de ne pas bouger et le jeune homme s’exécuta, ses yeux clairs baissés sur sa cadette qui s’occupait de sa lèvre blessée avec application. Elle finit par s’excuser et lui demanda s’il avait mal.

    C’est juste la lèvre qui a morflé, rien de bien grave je pense. Ne t’en fais pas…

    C’était douloureux, mais pas suffisamment pour qu’il lui en veuille.
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October S. Parvin
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MessageSujet: Re: Il y a une première fois à tout [Gabriel]   Jeu 15 Avr - 13:05

    Gabriel ne manqua pas de faire savoir que, en l’absence d’autre mutant, il était sans pouvoir. Enfin, il en avait toujours, mais si il n’avait personne à qui les prendre, il ne risquait pas de pouvoir faire quelque chose. October secoua la tête négativement, et peu convaincue dans une « Han han… » qui signifiait bien que cette excuse ne pouvait pas tenir la route. Après tout ils étaient dans un quartier résidentiel, avec des gens qui passent et… Bon d’accord les mutants ne couraient pas forcément les rues –il y avait, tout de même, bien plus d’humain que de mutant-, mais elle ne voyait pas d’autre explication logique. C’était lui. Décision qui était décidée depuis un petit moment. Pas de présumer innocent. Pas de droit à un juge. C’était comme ça, et puis c’est tout.

    Elle apprécia, cependant, le fait qu’il ne lui vienne pas en aide pour récupérer ce petit bout de tissus qui ne s’était pas incruster dans le fauteuil. Même si elle ne pouvait l’atteindre, sous peine de se dévoiler, elle aurait préféré s’enfoncer dans le sol plutôt que de voir Gabriel avec ce genre de vêtement dans les mains. Donc oui, elle appréciait le fait qu’il reste à une distance raisonnable de ce bout de tissus, et qu’il ne cherchait pas non plus à le détailler du regard. Peut de chance qu’elle puisse survivre à ce genre de chose, la situation était quand même extrêmement gênante sur le coup… Même si elle en rigolerait plus tard. Puis elle était persuader que Gabriel n’oublierait pas ce genre de mésaventure et qu’il trouverait toujours le moyen de lui rappeler au bon moment. Grr.

    La mère de Nathan, accessoirement tante d’October, referma la porte ne cherchant pas à voir plus loin. Un mauvais réglage d’ampli. Mais cette charmante personne commença à avoir une idée en tête. Elle avait préparer des cookies et de la citronnade, le genre de chose que tout américain qui se respect doit pouvoir manger. Vu que la musique avait cessé, elle s’imaginait que les deux jeunes personnes en bas effectuaient une pause. Ne serait-ce pas le bon moment de leur préparer un petit plateau ? Après tout, après une journée, ils se pouvaient qu’ils n’aient rien contre un petit truc à grignoter. Oui, c’était une bonne idée selon elle. La mère de Nathan alla donc dans la cuisine préparer de quoi faire plaisir aux deux adolescents musiciens qui faisaient sûrement une pause… Elle déchantera bien vite…

    En bas, October, avait bien vite oublié la voix de sa tante qui était repartie. Son regard figé sur le torse de Gabriel. S’était injuste de le voir ainsi. Déjà qu’elle imaginait – à cette époque – être dingue de lui, mais le voir ainsi c’était juste de la torture mentale. Ah, ça aussi il avait du le faire exprès. C’était tellement plus facile de se dire que c’était de la faute des autres, pour ne pas avoir à s’avouer certaine chose. Et voilà qu’il se mettait à faire ce demi-sourire qu’elle ne connaissait que trop bien. Celui qui voulait dire qu’elle allait regretter d’avoir scotcher ainsi, parce qu’il allait s’en donner à cœur joie. Se secouant mentalement, elle attrapa les vêtements pour, enfin, retrouver un semblant de tenue.

    N’empêche que la meilleure solution pour ne pas penser à Gabriel, à son torse, et à son sourire, c’était encore d’attaquer. Il avait parler d’un pouvoir super bizarre et, October, sauta sur l’occasion pour venir au fait que si c’était bien se pouvoir, alors il avait du vouloir qu’elle soit nue. Fière de sa trouvaille, mais gênée à la fois, si c’était bien cela, elle s’approcha de lui avec son mouchoir. Restant tout de même soucieuse de la blessure qu’elle lui avait infligé. Face à son attaque, Gabriel secoua les mains rapidement pour dire qu’il ne souhaitait pas que ses vêtements disparaissent. Mais à peine avait-il commencé sa phrase qu’October fronça nez et sourcil, l’air visiblement vexée. La contradiction féminine dans toute sa splendeur. Ca la gênait d’être nue devant lui, mais… Comment ça il ne voulait pas la voir nue ? Elle était si désagréable que ça à regarder pour ne pas souhaiter ce genre de chose, c’est ça ?

    C’est peut être à cause de la tête qu’elle faisait que Gabriel se reprit aussi tôt, pour dire que ce n’était pas qu’il ne le souhaitait pas, mais… mais quoi ? Nouveau froncement de sourcil, marquant une nouvelle fois cette contradiction. Comment ça il voulait la voir nue ? C’était carrément pervers comme truc, non ? de toute façon, dans ce genre de situation, on pouvait dire n’importe quoi, ça finissait toujours par se retourner contre vous. Il n’y avait pas de bonne réponse, que des mauvaises. Il se reprit une nouvelle fois pour, finalement, annoncer qu’il s’y serait prit autrement, sans avoir besoin de pouvoir. Et puis comment il aurait fait pour la déshabillée sans pourvoir, d’abord ? A peine avait-elle formuler cette question dans un coin de sa tête, qu’elle se figea… C’est pas comme si il y avait cinquante façon de s’y prendre. Et pour cacher cette évidence, elle se reprit bien assez vite, affichant un regard fier.


    « Ouais, bin faudrait déjà que je le veuille. Et ce n’est franchement pas gagné ! »

    La complexité d’une fille, c’était quand même hallucinant. Bien évidemment que ça pouvait être gagner. Enfin pas maintenant, c’est qu’elle était encore très jeune à cette période là, mais ça serait stupide de dire qu’elle… Non elle chassa toutes idées de ce genre de sa tête. Puis d’abord c’était, encore une fois, de sa faute à lui. Il n’avait qu’à pas être aussi attirant, et elle aurait pas des pensées qu’elle n’était pas censée avoir. Au pire il pouvait être beau et stupide comme ses pieds, elle ne s’y intéresserait pas non plus. Mais à travers ses yeux de toute jeune adolescente, il représentait une sorte d’idéal. Cherchant à fuir ces pensées elle posa son regard, un court instant sur le mur où elle avait écrit –quelques temps plus tôt- les mots lui rappelant de ne jamais lui dire, de ne jamais lui avouer. Elle hocha la tête, de manière convaincue au mur, alors que Gabriel annonçait qu’il faisait froid.

    October allait lui proposer d’aller cher un pull à Nathan, mais c’était une très mauvaise idée. Disons qu’elle ne se voyait pas passer devant sa tante avec un t-shirt à Gabriel, et les jambes à l’air. En plus si elle tentait de lui expliquer ce qui s’était passé, elle risquait d’être prise pour une gamine débordante d’imagination. Faut dire que, à raconter, ça avait vraiment l’allure d’une histoire de malade. On pourrait en faire une super nouvelle humoristique : « October ou, comment se retrouver nue devant le mec le plus craquant. » L’horreur totale.

    Gabriel émit une interrogation concernant les vêtements qui étaient incrustés dans le fauteuil. Ok, c’est clair que ce n’était pas très logique, il failli dire quelque chose qui commençait mal, mais toussa pour finalement dire que l’important était qu’elle soit un minimum habillé, et qu’elle n’attrape pas froid. Le « crevette » de la fin chassa tout résidus de colère ou de gène. October laissa échapper un rire avant de donner un faux coup de poing dans l’épaule nue de Gabriel. Signe de paix, en quelque sorte. De toute façon, pourquoi lui en vouloir ? Dans tous les cas, les choses leurs avaient échappés d’une manière ou d’une autre, personne n’était réellement fautif. Et même si c’était le cas, elle était incapable de lui en vouloir. Elle s’inquiéta pour sa lèvre, pendant qu’elle réfléchissait tout de même à l’interrogation de ce qui s’était passé. Gabriel la rassura sur le fait qu’il n’avait rien de grave, qu’elle ne devait pas s’en faire.

    Pendant qu’elle essuyait le surplus de sang sur sa lèvre, elle releva les yeux pour tomber sur ceux de Gabriel, si clair qu’il était facile de se perdre dedans. Elle esquissa un sourire, mais reporta son attention sur la lèvre, se disant que ça serait toujours plus sûr que de le regarder dans les yeux. Elle se força à penser à ce qui venait de se passer, histoire de ne pas penser à lui, jusqu’à ce qu’elle en vienne à sortir une théorie… Et si c’était elle.


    « Écoute, j’ai peut être une idée sur ce qui s’est passé… Bouge pas » Elle posa sa main de libre sur son visage pour l’empêcher de bouger, et continua d’essuyer sa lèvre. « Il s’est passé un truc de super bizarre. A un moment j’étais… »

    Le bruit d’un plateau qui s’écrase au sol, lui fit faire volt face rapidement. En fait, le bruit avait été tellement surprenant, sans parler du verre qui se brisa au sol, que son premier réflexe avait été de se retourner et se positionner à côté de Gabriel. La position semblait vouloir montrer qu’elle était prête à faire front avec lui, quoiqu’il puisse arriver. Il lui fallu quelques secondes pour comprendre ce qui était en train de se passer. Et elle le comprit quand elle vit le regard de sa tante, les yeux grand ouvert, les bras et les mains tenant encore un plateau imaginaire. Le plateau qui contenait deux verres, une cruche de citronnade et des cookies étaient répandu sur le sol dans un tas d’éclats de verre et de pépite de chocolat. Et October qui pensait que rien ne pouvait être pire que de se retrouver nue devant Gabriel…

    « October Steeve Parvin…. » Donnez le patrimoine en entier, c’était jamais, jamais, bon signe. « Je… » Son regard se posa sur Gabriel torse nu. « Tu devrais avoir honte de profiter de son jeune âge, elle est encore influençable et tu devrais le savoir… »
    « Non, mais attends c’est pas ce que tu crois, … »
    « Ah oui, et c’est quoi alors ? »
    « »

    Parler mutation n’avait jamais été une bonne chose par les temps qui cours, du coup, October avait ouvert la bouche mais ne su quoi répondre. Pourtant ce n’était absolument pas ce que pouvait penser sa tante, même si la situation pouvait porter à confusion, vu de l’extérieur.
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Gabriel Davenportt
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MessageSujet: Re: Il y a une première fois à tout [Gabriel]   Dim 18 Avr - 23:38

    October ne sembla pas convaincue par l’argument avancé par Gabriel. Pourtant, le mutant n’en voyait pas de meilleur ou de plus objectif, et il n’avait jamais été capable de faire autre chose que de « squatter » un pouvoir possédé par quelqu’un d’autre. Alors s’il avait déshabillé October, c’est qu’un mutant possédant ce pouvoir se trouvait forcément dans le coin… Du moins pour Gabriel, c’était évident.

    La porte de la cave se referma sans un mot de plus, et Gabriel fut soulagé que personne n’ait l’idée de débarquer dans la cave à ce moment précis, et particulièrement à présent qu’October était à moitié nue. La jeune femme était à présent focalisée sur le torse du jeune homme, alors que lui-même essayait de se persuader que non, personne n’allait débarquer dans cette cave pour le traiter de pervers alors qu’il n’avait strictement rien fait. Au moins, October profitait du spectacle… C’est qu’elle était absolument adorable à le fixer comme ça avec ses joues et le bout de son nez rougi(e)s par la gêne…

    La seule chose qui sembla la tirer de sa contemplation fut le sang que Gabriel essayait d’essuyer maladroitement sur sa lèvre fendue par le coup de pied qu’il avait pris dans la panique. Un mouchoir en main, October se hissa sur ses pointes de pied pour se mettre à niveau, et s’occupa avec soin de son ami. Gabriel tressaillit au premier tamponnement, parce qu’il n’avait pas vraiment l’habitude des blessures de ce genre, petites et ridicules, mais susceptibles d’être pénibles à supporter pendant quelques jours. C’était un peu comme de se couper au doigt avec une feuille, lorsque la plaie passait une semaine à se rouvrir au moindre geste, à la moindre pliure de doigts…

    Gabriel baissa les yeux sur October et constata que ses tee-shirts ressemblaient à une chemise de nuit sur elle. Une très jolie chemise de nuit, ne laissant dépasser que ses jambes… Un quiproquo s’installa ensuite lorsque Gabriel essaya de se défendre mais s’enfonça à deux reprises alors que la jeune fille prenait une mine profondément vexée, comme si en essayant de la ménager il l’avait tout simplement insultée… Une remarque finit par fuser alors qu’October affichait un air et un regard fier : pour qu’il puisse la déshabiller, il fallait qu’elle le veuille – jusque là, c’était normal – mais selon elle ce n’était « pas gagné ». Gabriel ne dit rien, mais se demanda ce qu’il pouvait avoir de suffisamment répugnant pour se voir servir une réponse de ce style… Il était plutôt bien fait, était un musicien et un chanteur autodidacte et prodige… Et il traitait bien les femmes. Enfin plutôt les rares petites-amies qu’il avait eu durant sa scolarité, ce qui remontait à… très longtemps. Trop longtemps, même.

    Ah mais je n’ai pas dit que je comptais te déshabiller là maintenant… – son sourire devint plus amusé, reprenant le pas sur sa gêne - … même si techniquement, c’est déjà fait !

    Le regard d’October dévia vers quelque chose que le mutant fut incapable de voir, et la jeune fille finit par émettre une hypothèse sur ce qui avait du se passer. Gabriel resta silencieux, essayant de voir si elle pourrait trouver une meilleure explication que celle de « Gabriel est un gros pervers mutant ». Seulement, un bruit l’incita à s’interrompre. Gabriel orienta son regard vers l’escalier et croisa le regard choqué de Mme Morrison, qui venait de laisser tomber un plateau pourtant bien garni…

    October fut la première à se faire interpeler par sa tante, et avec son patronyme complet en plus, puis ce fut le tour de Gabriel qui devrait avoir honte d’avoir profité de la jeunesse de sa nièce… October protesta et la bouche de Gabriel s’ouvrit plusieurs fois sans laisser échapper le moindre mot. Que pouvait-il dire qu’il n’avait pas déjà dit ? En sachant qu’October elle-même était persuadée que Gabriel était responsable, la suite s’annonçait très mauvaise pour son matricule…

    Mme Morrison sembla perdre patience, demandant ce dont il s’agissait si ce n’était pas de ça. October arriva à cours de protestations et Gabriel prit finalement le relai :

    Ce n’est pas… Je ne l’ai pas… C’est un problème de… produit d’entretien !

    C’était sorti un peu n’importe comment, et Gabriel enchaîna avec une certaine précipitation.

    … un truc super corrosif, et… On a du… October a du enlever ses vêtements… - le mutant passa une main devant ses yeux clairs, l’air embarrassé. Il se souvint finalement des vêtements incrustés dans le fauteuil – Regardez le fauteuil !

    Le coup du produit d’entretien corrosif, c’était plutôt bien trouvé. Sauf qu’en regardant les vêtements de plus près, il risquait d’y avoir un léger problème, du genre encore plus gros que si Gabriel avait effectivement profité de la jeune fille…
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October S. Parvin
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MessageSujet: Re: Il y a une première fois à tout [Gabriel]   Lun 19 Avr - 20:09

    Quand Gabriel annonça qu'il ne comptait pas la déshabiller là, maintenant mais que techniquement c'était déjà fait, October ne pu s'empêcher de faire une moue, tout en souriant. Faire les deux à la fois était une technique assez perillieuse, mais elle y arrivait à merveille, lui apportant même un petit charme sur son visage encore un peu trop enfantin à son goût. Franchement comment pouvait-elle lui en vouloir, à lui ? Alors qu'il avait ce sourire amusé sur les lèvres ? C'était juste impossible et elle mettait n'importe quelles filles au défi de garder un air résigner devant cette bouille qu'il affichait. Ouais. Impossible.

    En tout cas elle n'avait pas eu le temps d'essayer d'expliquer ce qu'elle avait vécue ou ressentie que le bruit du plateau de sa tante, s'écrasant au sol, lui fit faire volt face. Elle avait bien essayer de dire que ce n'était pas ce qui parraissait être, même si tout semblait indiquer le contraire. Mais elle se retrouva bien vite à court d'argument, à quoi cela pouvait ressembler d'autre ? ... Des produits d'entretien ? Quoi ? Des produits d'entretient ? Elle leva les yeux vers gabriel, c'était vraiment ce qu'il avait dit... Des produits d'entretien. Sa tante sembla franchement septique. vous avez déjà vu des produit d'entretien vous mettre nue, sans même que votre peau soit attaquée ? Non. Bin sa tante non plus.

    Mais gabriel ne s'arrêta pas là, il continua. Un moment il commença par un "On", et October lui fila un léger coup de coude. Ne surtout pas dire à sa tante qu'ils -impliquant "ensemble"- avaient déshabillé October, elle en ferait une crise, sur le champs. Mais il se reprit rapidement en disant quue c'était October, seul qui avait du enlever ses vêtements. Ok, ça s'arrangeait, un peu. Heu, en fait, non. Rien ne s'arrangeait parce que Gabriel venait de parler du fauteuil, pour prouver ses dires. La mère de Nathan détourna son regard pour aller se diriger vers le fauteuil en question. October profita de ce moment pour pincer légèrement Gabriel au niveau de son bras, lui faisait des gros yeux en désignant le fauteuil. Bref en un seul regard elle avait réussi à lui demander -muettement- ce qui lui avait prit de parler du fauteuil. En fait october préférait que sa tante pense qu'elle couche avec Gabriel plutôt qu'elle ne les considère comme des mutants. Tellement de personnes réagissaient mal à cette annonce


    "Des produits d'entretiens, hein ? Et comment vosu expliquer que des produits d'entretien puisse..."

    La mère de nathan s'était retourné vers les deux adolescent, dos au fauteuil. Le fait d'avoir commencer sa phrase avec sévérité lui apporta une réponse qu'elle n'était pas certaine de pouvoir encaisser. C'était souvent qu'on parlait de la menace mutante, qu'ils étaient dangereux. Avant elle aurait sûrement chercher une raison logique au fait que des vêtements -ceux de sa nièce- soient incrustés dans un fauteuil. Mais à nos jours, la moindre chose impossible se transformait en un seul mot : mutant. C'était forcément Gabriel, ça ne pouvait pas être sa nièce. Impossible. Elle devait chasser Gabriel de cette maison, protéger sa famille. Enfin, elle ne savait pas trop. Elle restait là, à réfléchir à ce qu'elle devait faire, bouche ouverte.

    Au même moment october comprit que sa tante avait réaliser quelque chose, ça se voyait à sa façon de stopper sa phrase à un moment aussi fatidique. Pour l'adolescente, il n'y avait qu'un mutant dans cette pièce : Gabriel. Et ne sachant pas la réaction de sa tante face à cette nouvelle, cette compréhension, elle ne pu faire qu'une seule chose. October ne pouvait pas risquer dque sa tante appelle ces services qu'on peut prévenir quand on est avec un mutant. Elle ne pouvait pas risquer qu'il arrive quelque chose à Gabriel. Alors elle ne laissa à personne le temps de réagir.


    "C'est moi."
    "Quoi ?"
    "C'est moi. Je... Enfin, tu sais, je suis une mu..."

    Elle n'eut même pas le temps de finir sa phrase que sa tante tourna de l'oeil et s'effondra sur le fauteuil. Mais apprendre que sa nièce était une mutante -alors que cette dernière ne le pensait pas réellement- lui avait fait un sacré choc. Mais october n'aurait pas prit le risque que ce soit Gabriel qui soit dénoncé. Elle était de la famille, donc elle avait plus de chance que rien ne lui arrive... En tout cas, elle l'espérait sincèrement. Quoique, en même temps, si elle n'était pas mutante, ellle ne devait pas avoir grand chose à craindre... Bon ok, elle se cherchait pas mal d'excuse.

    Le fait que sa tante soit tomber dans les pommes ne l'inquiétait pas réellement. La poitrine de la femme se soulevait à rythme régulier, montrant qu'elle était simplement dans une sorte de sommeil. Son cerveau avait du se mettre en pause pour ne pas avoir à encaisser cette superbe nouvelle. Du coup, october fit une légère grimace en haussant les épaules.


    "Bon, bin ça aurait pu être pire. Au moins, elle ne s'est pas mise à hurler, c'est bon signe."

    C'était sûrement à ce moment là qu'elle allait se faire passer un savon pour s'être dénoncée. Elle se disait que si elle, elle refusait de voir Gabriel accusé, peut être que ce serait la même chose de son côté. C'est sûrement pour cette raison qu'elle avait sortit sa dernière phrase, une façon de faire en sorte de minimiser les impacts que cela pourrait avoir. Même si le ton de sa voix n'avait pas été aussi persuasive qu'elle aurait voulu.
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Gabriel Davenportt
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MessageSujet: Re: Il y a une première fois à tout [Gabriel]   Dim 25 Avr - 16:08

    October sembla se détendre après avoir envoyé la pire pique du siècle à ce pauvre Gabriel. Un sourire étirait à présent ses traits suite à l’observation faite par son ainé, malgré une moue qui essayait de rester présente sans vraiment trop de conviction.

    L’arrivée de la tante d’October avait perturbé les explications de la jeune fille, et bien vite l’ambiance devint moins confuse et beaucoup plus tendue. Mme Morrison semblait soudain porter un regard particulièrement désapprobateur sur le fait que les ados se réunissent dans sa cave, et particulièrement lorsque sa nièce se retrouvait à moitié nue avec un adolescent plus vieux qu’elle…

    Gabriel tenta de trouver une excuse qui paraisse la plus valable possible, évoquant un incident impliquant des produits d’entretien pour justifier la nudité d’October ainsi que l’incrustation de ses vêtements dans le canapé qui demeurait renversé. Gabriel se prit un coup de coude de sa camarade lorsqu’il commença une phrase par un « on » qui lui avait échappé, et se reprit tout de suite après pour expliquer qu’il était logique qu’October ait retiré ses vêtements.

    Mme Morrison ne sembla pas dupe et écarquilla les yeux avec perplexité. Visiblement, Gabriel s’était planté quelque part dans la construction de son énorme mensonge… Le regard de la jeune femme se posa lourdement sur Gabriel, et le mutant eut l’impression de se sentir rétrécir. Son regard s’orienta finalement vers le fauteuil décoré par les vêtements d’October. Un pincement de son bras attira l’attention de Gabriel, qui baissa les yeux pour croiser le regard désapprobateur de Crevette au sujet du fauteuil.

    Elle aurait bien cherché les vêtements à un moment ou à un autre…

    Il avait dit cela à mi-voix en espérant que Mme Morrison n’entendrait pas. Elle était à présent en train d’examiner les vêtements restés dans le fauteuil. Malheureusement, la tante d’October se tourna de nouveau vers les adolescents et les questionna en laissant entendre qu’elle n’était peut-être pas aussi dupe que ce qu’ils avaient pu croire. Elle leur demanda ensuite de lui expliquer comment des produits d’entretien avaient pu engendrer un tel effet sur du tissu, et Gabriel prit de nouveau la parole :

    Ils ont probablement fondu, et…

    Gabriel s’interrompit lorsqu’il perçut un changement dans le regard de Mme Morrison. Un changement qui laissait entendre qu’elle n’était peut-être pas l’une de ces humaines à l’aise avec les faits engendrés par une mutation… Son regard indiquait qu’elle savait. Gabriel observa October un moment et se résigna à se dénoncer pour ne pas lui attirer davantage d’ennuis. La jeune fille le devança et se présenta elle-même comme une mutante alors que Gabriel écarquillait les yeux de surprise. Si lui avait été prêt à revendiquer pleinement son statut de paria, il doutait que sa cadette soit prête à vivre à sa manière à lui en étant rejetée par tous… L’excuse d’October était encore plus foireuse que celle que Gabriel avait avancée quelques minutes plus tôt ; au moins avec les produits d’entretien personne n’était obligé de se dénoncer.

    Mme Morrison tourna de l’œil et s’effondra dans le fauteuil avec mollesse. Gabriel s’approcha d’elle, vérifiant ainsi qu’elle ne s’était pas cognée dans la manœuvre ou quoi que ce soit d’autre. October haussa les épaules en grimaçant avant de déclarer que cela aurait pu être pire parce que sa tante n’avait pas hurlé.

    Si tu veux mon avis, elle prendra tout le temps de hurler à son réveil… Il aurait peut-être mieux valu que ce mot ne soit pas prononcé devant elle. Tu sais comment les parents de Jimmy Shaw ont réagi quand il le leur a avoué ?

    Jimmy Shaw était un jeune du quartier qui avait voulu partager son évolution génétique avec les siens. Au final, son père l’avait noyé dans la baignoire de leur salle de bain en essayant d’exorciser ce pauvre garçon… La famille avait déménagé il y avait de cela quelques mois, mais personne n’oublierait le petit Jimmy, tué par son père.
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October S. Parvin
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MessageSujet: Re: Il y a une première fois à tout [Gabriel]   Dim 25 Avr - 21:38

    « Elle aurait bien cherché les vêtements à un moment ou à un autre… »

    Ok, un point pour Gabriel ! Bien que sa tante aurait pu, tout à fait, préférer ne pas chercher les vêtements pour ne pas avoir à admettre ce qu’elle s’était imaginée. Une attitude qui aurait été bien pour tout le monde, mais qui, d’un point de vue rationnel, n’aurait pas pu exister chez sa tante. Elle avait donc chercher à voir, pendant que Gabriel tentait, vainement, une explication sur le fait que les vêtements avaient fondus. Une explication qui n’eue pas de suite car, la mère de Nathan semblait que trop comprendre. Hey, fallait le voir le bon côté des choses, elle ne s’imaginait plus que sa nièce – si jeune et si innocente – avait pu faire quelque chose de chrétiennement horrible, avec un adolescent plus vieux qu’elle. Cela dit, elle ne semblait pas apprécier le fait que cette même nièce puisse être une mutante, vu qu’elle avait tourné de l’œil avant qu’October ne puisse finir sa phrase. Ca aurait pu être pire. Et c’est ce qu’elle avait dit à Gabriel en haussant les épaules.

    « Si tu veux mon avis, elle prendra tout le temps de hurler à son réveil… Il aurait peut-être mieux valu que ce mot ne soit pas prononcé devant elle. Tu sais comment les parents de Jimmy Shaw ont réagi quand il le leur a avoué ? »

    Jimmy Shawn. October n’avait même pas besoin de chercher pour savoir de qui il parlait, tout le monde savait ce qui était arrivé au garçon de ce quartier. La jeune fille se demandait encore comme un père pouvait être capable de maintenir son fils sous l’eau, juste pour voir sa mutation partir. Comme si cela fonctionnait de cette manière, comme si il l’avait choisi. Et rien que d’entendre ce nom, la jeune October écarquilla les yeux de terreur, un regard qu’elle posa sur Gabriel.

    « Tu crois qu’elle serait capable de… »

    October s’étrangla avec ces mots, rien que d’imaginer sa tante lui maintenir la tête sous l’eau, hurlant à un démon imaginaire de sortir du corps de sa nièce. Elle ne voulait pas mourir de cette façon, c’était vraiment une chose horrible. Puis, elle ne voulait pas mourir du tout, après tout ce n’était pas elle la mutante, mais lui. Et c’est à cette pensée qu’elle se rassura d’une manière étrange. Si quelqu’un devait finir noyé dans le fond d’une baignoire, autant que ce soit elle plutôt que lui. Il faut croire, qu’adolescent, on a le sens du sacrifice surtout quand on en pense être complètement dingue d’un mec. Cela dit, il se pouvait que ce genre de raisonnement ne s’efface pas avec l’âge. Mais c’est une autre histoire.

    « Non, c’est ma tante, elle va… Heu… Au pire me punir de dessert jusqu’à la fin de mes jours quand je mangerais chez elle, mais c’est tout. »

    Innocence, ou refus de voir le pire des scénario ? Qu’importe. Sa tante l’appréciait, elles étaient de la même famille, alors elle ne finirait pas dans une baignoire sans pouvoir respirer. Elle ne serait pas la nouvelle petite « Jimmy Shawn ». Au pire, sa tante lui interdirait de venir, mais c’est tout. Oui, elle ne risquait pas grand-chose. Et puis c’était elle ou Gabriel, alors c’était sûrement mieux ainsi, non ?

    « Et puis tu voulais que je fasse quoi. J’allais pas te laisser t’accuser parce que… » Petite hésitation en voyant se qu’elle allait dire « Parce que c’est carrément un arrêt cardiaque qu’elle nous aurait fait là »

    Bon, on se rattrape comme on peut. En réalité si Gabriel s’était annoncé comme un mutant, elle l’aurait probablement chassé rapidement, interdisant October et son fils de le voir. Et, dans le pire des cas, elle l’aurait dénoncé, histoire d’être certaine qu’il ne s’approche plus de sa famille. Mais dans le fond si elle s’était dénoncé à sa place ce n’était pas juste pour la peur qui lui arrive quelque chose. Tout le monde se voilait les yeux en le croyant capable de rien, elle se refusait de donner un chef d’accusation en plus contre Gabriel. Il était beaucoup de chose, mais aucunement un bon à rien ou un paria. Les gens étaient juste les plus aveugles que le monde n’est jamais connu. Les plus sourds aussi. C’est sûrement à ce moment qu’une idée lui traversa l’esprit. Elle venait de troquer son air inquiet pour celui d’une illuminer qui à une idée de génie. L’idée du siècle. « THE » idée !

    « Je sais. Écoute, on a qu’à la transporter à l’étage. On la pose dans le canapé, une bouteille entre les mains, et… Et… Enfin quand elle se réveillera elle croira avoir rêver. A mais on à mal à la tête après avoir trop pu ? » Cette dernière question était lancé à elle-même, comme une réflexion qu’elle se faisait sur un ton plus bas en baissant le regard. Mais elle se reprit aussi vite en reportant son attention sur Gabriel « C’est pas grave, je n’aurait qu’à lui mettre un coup sur la tête pour simulé le mal de tête. » Puis une deuxième idée lui traversa l’esprit. « Ou alors on l’a met dans un angle bizarre en bas de l’escalier, et on lui balance un saut d’eau à la figure. Quand elle ouvre les yeux on fait genre qu’on est méga inquiet, genre elle est tombée de l’escalier. » Troisième idée. « Non encore mieux, on pourrait … »

    C’était dans ce genre de moment qu’il fallait l’arrêter. October était parfaitement capable de continuer sur des idées encore toutes plus tordues les unes que les autres. N’était-elle pas celle qui avait le moins les pieds sur terre dans ce petit groupe de musique ? Ca prenait tout son sens dans ce genre de circonstance. Là, c’était à cause de la panique qui commençait doucement à monter en elle. Du coup elle élaborait des plans sans vraiment réfléchir à ce qu’elle disait, persuader que c’était tout à fait possible de faire ce genre de chose. Comme le fait qua sa tante puisse se retrouver sur un canapé avec une bouteille dans les mains en fin de journée. N’importe quoi. Pourtant, October continuait d’enchaîner les possibilités toutes plus folles les unes que les autres.
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Gabriel Davenportt
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MessageSujet: Re: Il y a une première fois à tout [Gabriel]   Dim 9 Mai - 15:31

    October ne protesta pas lorsque Gabriel précisa que Mme Morrison aurait fini tôt ou tard par chercher les vêtements de sa nièce. A présent que la tante d’October était évanouie, les deux adolescents pouvaient parler librement sans crainte de dire quoi que ce soit de fâcheux. Gabriel laissa entendre que sa tante hurlerait tout son saoul dès son réveil et fit référence à Jimmy Shaw, qui avait été « exorcisé » par ses parents qui considéraient que la mutation comme une manifestation démoniaque. October ne trouva plus rien à dire et sembla tout à coup effrayée par cette comparaison. La question qui suivit ne fut pas achevée par la jeune fille, et Gabriel posa une main rassurante sur l’épaule de Crevette, cherchant à la rassurer :

    Tous le monde n’est pas fanatique au point de s’en prendre à un membre de sa propre famille… Tu sais… - Gabriel marqua une légère pause avant de poursuivre – … je ne pense pas qu’elle essaiera de te faire du mal parce qu’elle pense que tu es mutante… Enfin je ne sais pas.

    C’était assez délicat en fait, parce que lui n’avait jamais eu à affronter le regard de ses proches sur le sujet de sa mutation. Son pouvoir était à ce point discret qu’on ne le remarquait que si Gabriel se trouvait en présence d’un mutant. C’était fréquent, mais le jeune homme devait avoir une chance incroyable pour ne pas avoir provoqué de catastrophe à tous les coins de rue…

    Si la tante d’October se mettait en tête de s’en prendre à elle, Gabriel se débrouillerait pour l’accueillir dans le studio qu’il habitait un peu plus haut dans cette même rue. Nathan trouverait sans doute une solution lui aussi, mais il était hors de question qu’elle reste à un endroit où elle pouvait se trouver en danger à tout moment… Peut-être aurait-il mieux valu qu’ils fassent comme si elle avait sauté le pas et renoncé à la pureté d’avant le mariage si chère aux croyants. Peut-être…

    October essaya de se persuader que sa tante la punirait simplement de dessert pour toujours et qu’elle ne lui ferait rien d’autre que de la punir de dessert à vie. Gabriel esquissa un sourire amusé, attirant brièvement la jeune fille dans ses bras pour la rassurer. Son visage appuyé sur le haut de la tête de sa cadette, le mutant reprit la parole :

    Ca va aller…

    October lui demanda finalement ce qu’il aurait voulu qu’elle fasse et insista sur le fait que sa tante aurait probablement fait une crise cardiaque s’ils lui avaient dit que Gabriel était responsable de la perte de virginité de sa nièce…

    On peut le voir comme ça… mais dis toi que là, tu risques de dire adieu à ses délicieux gâteaux jusqu’à la fin de ta vie !

    Gabriel venait de la relâcher et avait plongé ses yeux dans ceux de la jeune fille. Un sourire amusé étirait ses lèvres parce qu’après tout, il fallait bien dédramatiser un peu. October changea d’expression en une fraction de seconde et se mit à formuler un tas d’hypothèses toutes plus farfelues les unes que les autres. Gabriel leva son index, comme pour l’inciter à arrêter mais la jeune fille enchaîna sur une seconde idée, puis sur une troisième toute aussi farfelue que la première :

    Je propose quelque chose de moins radical. On nettoie le verre brisé et tout ce qu’elle a laissé tomber de sur le plateau et on remonte ta tante à l’étage. On l’allonge sur le canapé, et elle pensera avoir fait un simple cauchemar lorsqu’elle se réveillera… Ca évite la bouteille, le coup sur la tête et tout ça…

    Avec un peu de chance, si on n’évoque pas le sujet de nouveau devant elle, elle oubliera ça. Il faut juste qu’on récupère tes vêtements pour dissimuler tout ce qui pourrait l’inciter à croire qu’il s’agissait de la réalité… Tu penses que tu pourrais réutiliser ton pouvoir pour les reprendre ?


    C’était une question stupide et Gabriel le savait. Un pouvoir émergeant ne pouvait être utilisé sur commande, c’était bien connu...
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October S. Parvin
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MessageSujet: Re: Il y a une première fois à tout [Gabriel]   Lun 10 Mai - 12:53

    October observa tour à tour, la main de Gabriel qui venait de se poser sur elle, et le visage du guitariste / chanteur alors qu’il tentait de lui expliquer que tout le monde n’était pas assez dingue pour s’en prendre à des personnes de sa propre famille. Mais… Elle fit une légère moue. C’est lui qui avait parlé du cas de Jimmy, c’est de sa faute à lui si elle s’était mise à flipper comme une malade. Il lui donne un exemple carrément horrible, pour ensuite lui dire que sa tante n’allait pas être aussi extrémiste. Enfin, peut être pas, parce qu’il n’en n’était pas certain non plus.

    Du coup, c’est logique qu’elle tenta de se rassurer en admettant qu’elle serait, peut être, privée de désert jusqu’à la fin de sa vie. Elle était condamnée à garder son format de crevette, jusqu’à ses derniers jours si elle ne pouvait plus manger de gâteaux et confiserie. Noter, l’importance des choses dans la tête d’une adolescente ! Et voilà que, sans prévenir, Gabriel la prenait dans ses bras pour la rassurer, lui disant que ça allait aller. Et là, elle comprit enfin ce qui était en train de se passer. Tout était parfaitement logique. Gabriel avait parlé de Jimmy pour qu’elle flippe et, de cette manière, il allait pouvoir joueur le grand sauveur qui console la pauvre petite fille peureuse. Tout ça n’était qu’un fin stratagème pour qu’il puisse avoir une excuse pour la prendre dans ses bras. Hahaha. Elle avait tout compris de son plan machiavélique !

    Enfin, elle avait tout compris, elle n’en n’était pas totalement certaine non plus. Alors, pour une fois, elle allait peut être éviter de l’accuser sans preuve évidente. Elle avait lancé assez d’accusation contre lui pour la journée, voir pour le mois ou les années à venir. Non, fallait pas abuser. Pour les deux heures à venir, c’était déjà pas mal. Bon, dans le doute, et vue qu’elle restait inquiète, elle lui demanda ce qu’elle aurait pu faire d’autre. Elle n’allait quand même pas le dénoncer lui, alors qu’il n’était pas de la famille. Si en plus d’être privée de désert, elle devait être privée de le voir lui, autant sauté du haut de son trottoir maintenant. Les yeux fermés, pour pas avoir peur, bien évidemment.


    On peut le voir comme ça… mais dis toi que là, tu risques de dire adieu à ses délicieux gâteaux jusqu’à la fin de ta vie !
    « C’est carrément la fin du monde avant l’heure… Pourtant 2012, laissait un peu de marge ! »

    Elle venait de lâcher ces mots, les bras pendant le long de son corps, les yeux rivés dans ceux de Gabriel. Plus de gâteau, sachant que sa tante était plutôt douée dans ce domaine. Du coup, on en pouvait pas faire plus démoralisé qu’October à ce moment précis. Non mais fallait vraiment imaginé le truc, elle allait finir par être en manque de pâtisserie, de matière grasse, elle allait doucement commencer à se décomposer. Si, d’ici là, elle n’aurait pas été obliger de mendier des pâtisseries devant des boulangerie. En fait, c’était une torture sur du long terme, qui menait à une vie triste et désespérante où l’on ne pourrait plus jamais goûter à cette crème chantilly sur un coulis de chocolat. Ho-ri-bl-euuuuh. Alors il lui fallait forcément un plan, quelque chose pour faire en sorte que sa tante ne se souvienne pas de ce qu’elle venait de faire. Dans sa précipitation elle avait donner un tas de chose à faire, Gabriel avait tenter de l’arrêter mais n’y mit pas assez conviction, alors elle avait continuer. C’est au moment ou elle reprenait sa respiration, prête à continuer, que Gabriel décida d’intervenir. Zut, elle savait bien qu’elle ne devait pas respirer en parlant, c’était le meilleur moyen de l’interrompre. Il allait falloir travailler ce point un jour, peut être. Elle verrait.

    Il annonça que sa proposition était beaucoup moins radicale. Ah ouais ? October croisa les bras, dans une moue septique. Genre, il y avait une meilleure idée que tout ce qu’elle avait proposer ? Bin elle était curieuse de voir cela ! Gab’ lui proposa de la montée à l’étage et de la mettre sur le canapé. Ils n’auraient plus qu’à nettoyer la casse et faire comme si de rien n’était. Hey, mais c’était son idée à elle ça. Enfin, elle avait juste ajouté des petits trucs, ce qu’il ne manqua pas de lui rappeler. Dans une sorte de moue faussement vexé, October lui balança un
    « Copieur », genre gamine à qui il manquait plus que de tirer la langue.

    Avec un peu de chance, si on n’évoque pas le sujet de nouveau devant elle, elle oubliera ça. Il faut juste qu’on récupère tes vêtements pour dissimuler tout ce qui pourrait l’inciter à croire qu’il s’agissait de la réalité… Tu penses que tu pourrais réutiliser ton pouvoir pour les reprendre ?
    « Ah parce que maintenant, c’est une certitude, c’est moi qui est un pouvoir ? Tu sais quoi, on à cas carrément le brûler. Ce n’est pas comme si on était à ça près de toute façon. On n’aura qu’à dire que tu n’as pas su bien calibrer ton ampli, que ça a fait un cours circuit et que ça a fini par prendre feu. »

    Et voilà qu’elle faisait son grand sourire des plus innocent, qui lui était aussi naturel que la dilatation des pupilles du chat potté. Le genre de tête qu’elle faisait quand elle savait que c’était perdu d’avance et qui fallait user de tous les atouts nécessaires. Ah, mais elle avait un autre argument pour le forcé à accepter de mettre le feu au canapé.

    « Et puis tu me dois bien cela, pour m’avoir rouler dans la farine. Tu crois que je t’es pas cramer Monsieur-j’suis-tout-innocent a tenter de me faire grave flipper, juste pour pouvoir me rassurer après et en profiter pour me prendre dans tes bras. » Elle lança un doigt accusateur vers lui « Ouais, ouais, fait pas genre. J’ai tout compris ! »
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Gabriel Davenportt
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MessageSujet: Re: Il y a une première fois à tout [Gabriel]   Mer 9 Juin - 15:35

    October avait sérieusement paniqué suite à l’évocation de Jimmy, un mutant que ses parents avaient voulu exorciser dans une baignoire à la mode mormone. Il la tenait à présent dans ses bras, et lui expliquait qu’elle ne devait pas prendre peur de cette manière parce qu’il n’y avait pas de fêlés pareils dans sa famille. Evoquant une punition en rapport avec les desserts de sa tante, Gabriel esquissa un sourire mi amusé mi encourageant à l’intention de sa cadette :

    2012 est encore loin, Crevette. Pour les desserts – excellents – de ta tante, je crois qu’il vaut mieux en être privée que de finir comme Jimmy… Et de ce que j’ai pu voir, tu as la chance de faire partie d’une famille qui a eu suffisamment de cœur pour tolérer que Nathan et toi trainiez avec un raté dans mon genre !

    Son sourire s’était étiré sur la dernière phrase. Les gens s’étaient mis dans la tête que Gabriel était un raté à peine capable de tenir une guitare parce qu’il était une grosse brêle en cours et qu’il s’était enfui de chez ses parents. Dire que cela lui passait au-dessus de la tête aurait été vraiment très éloigné de la vérité, Gabriel souffrait en silence de cette sale réputation qu’il se trainait malgré lui, mais il avait déjà à cet âge suffisamment de maturité pour ne pas incommoder les autres en manifestant clairement que le mépris dont on l’enrobait généreusement le touchait…

    October s’était ensuite emballée sur une série de choses à faire pour que sa tante ne se souvienne de rien, et Gabriel avait attendu patiemment qu’elle se calme pour prendre la parole. October possédait un débit de parole impressionnant, mais elle n’en restait pas moins humaine et devait de ce fait penser à faire une pause pour reprendre sa respiration. C’est précisément ce moment-là que choisit le jeune homme pour lui proposer un plan nettement moins extrême dont l’annonce provoqua une moue sceptique sur le visage de la jeune fille. Gabriel poursuivit l’exposé de son idée et se montra franchement amusé par le « Copieur » qu’avait lancé sa cadette.

    La bourde suivante ne passa pas aussi inaperçue que les précédentes, parce qu’October insista une nouvelle fois sur le fait que rien n’indiquait qu’elle était mutante. Gabriel déglutit nerveusement alors qu’October suggérait de carrément brûler le fauteuil en prétextant que le début d’incendie aurait été provoqué par Gabriel…

    Tu utilises aussi un ampli, il me semble… non ?

    Sous-entendu, « ça aurait pu être de ta faute également ». Un sourire amusé étira les lèvres du mutant avant qu’il ne reprenne la parole, observant avec perplexité et attendrissement le regard que lui adressait la jeune fille :

    Ok, donc j’ai incendié le fauteuil à cause d’un mauvais réglage… Mais c’est bien parce que c’est toi !

    October évoqua ensuite le fait qu’il l’avait roulée dans la farine, pointant ensuite un index accusateur vers lui en expliquant qu’il l’avait sciemment faite flipper pour la prendre dans ses bras en mode Superman. Gabriel passa une main à l’arrière de sa tête, affichant ce sourire qui avait exaspéré pas mal de professeurs et d’adultes en règle générale :

    Et si je te disais que c’était fait exprès, tu ferais quoi ? – son regard luisait de cette étincelle de malice qui lui était propre – Non, sérieusement… j’aurais pu le faire exprès. Mais vu les circonstances et tout ce qu’il s’était passé avant… - son expression faciale devint cette fois légèrement indignée – Sérieusement, tu peux concevoir le fait que j’ai pu faire exprès de te faire peur ?

    Gabriel aussi était capable de jouer avec l’expression de son visage. Ca promettait pour la suite ! ^^
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October S. Parvin
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MessageSujet: Re: Il y a une première fois à tout [Gabriel]   Jeu 17 Juin - 15:31

    2012 est encore loin, Crevette. Pour les desserts – excellents – de ta tante, je crois qu’il vaut mieux en être privée que de finir comme Jimmy… Et de ce que j’ai pu voir, tu as la chance de faire partie d’une famille qui a eu suffisamment de cœur pour tolérer que Nathan et toi traîniez avec un raté dans mon genre !

    October lança le regard le plus désapprobateur qu’elle pouvait avoir en stock. Et, en mimique en tout genre, elle s’y connaissait : sourcils froncés, les yeux légèrement plissé, et la bouche simulant un soupir outré par de telles paroles. Le tout ne dura pas plus de quelques secondes, juste le temps de faire comprendre à Gabriel que la prochaine fois qu’il viendra à dire qu’il était un raté, elle se ferait une joie de lui balancer son poing de crevette à dans l’épaule. Et elle recommencerait autant de fois que cela serait nécessaire. Ah, peut être que le plus utile était de lui mettre un coup sur la tête, juste pour qu’il comprenne qu’il n’avait rien d’un raté. C’était quand même pas de sa faute, à lui, si personne n’avait la moindre fibre artistique. Si personne n’était capable de voir ce qu’il pouvait faire avec une guitare ou ses cordes vocales.

    Sa moue désapprobatrice suffisait largement pour ne pas qu’elle ai à prononcer le moindre mot, sur ce qu’elle pensait de cette vision des choses. Tout n’était pas une question de cœur de la part de la famille, mais une question de logique. Les gens généralisaient beaucoup trop de nos jours. Il crache au sol ? C’est un délinquant. Il a de mauvais résultat à l’école ? Il finira mal et volera. Il joue de la guitare ? C’est un looser. C’est mutant ? Il faut le pendre. Si vraiment Gabriel devait être mit dans une case, c’est dans celle qui recense les personnes qui sont douées, et qui pourrait aller très loin si ils décidaient de ne pas faire attention à ce que l’on peu dire d’eux. Toujours tellement plus facile à dire qu’à faire… N’empêche qu’elle avait vraiment envie de lui faire ravalé le sourire qu’il avait eu après cette phrase.

    Quoiqu’il en soit, il fallait se concentrer sur la manière dont il convenait d’agir pour effacer toutes les preuves de ce qu’il s’était passé. De cette manière, October en était venue à avoir l’idée –Ô combien lumineuse- de brûler le canapé avec les vêtement incrustés dedans. Plus de preuves indirectes. Ils seraient sortis d’affaires. Mais voilà que Gabriel se mettait à faire de la résistance, alors qu’elle avait proposé que tout soit de sa faute parce qu’il aurait mal réglé son ampli. Pourtant, cette idée plaisait fortement à la jeune bassiste, pourquoi se sentait-il obligé d’y voir un problème ?


    Tu utilises aussi un ampli, il me semble… non ?

    Et voilà comment October en arriva à dessiner une moue toute mignonne et toute innocente sur son visage, battant légèrement des cils pour accentuer son petite air de petit ange. Le chat potté n’avait que bien se tenir quand elle se mettait à faire ce genre de chose. Encore plus ultime que la dilatation de la pupille légendaire.

    Ok, donc j’ai incendié le fauteuil à cause d’un mauvais réglage… Mais c’est bien parce que c’est toi !

    Elle était tellement persuader qu’il ne pouvait accepter, que sans écouter son accord –parce que c’était elle… Trognon ! – Elle se mise à dire qu’il était obliger d’accepter, parce qu’elle avait parfaitement vu clair dans son petit jeu. Jouer les types flippant pour avoir le rôle de super héro qui console après. Il pensait réellement qu’elle n’allait pas s’en apercevoir ? Qu’elle allait se laisser embobiner de la sorte ? Ah, et elle devait sûrement avoir raison –forcément- puisque Gabriel passait une main derrière sa tête. Victoire pour la crevette… Ou pas…

    Et si je te disais que c’était fait exprès, tu ferais quoi ?

    Elle serait des plus heureuse, pace que… Parce que c’était lui, et qui si il avait recours à de tel stratagème pour pouvoir la prendre dans ses bras, ça prouvait que… C’était trop romantique, trop classe, trop chou. Elle du se retenir pour ne pas joindre ses petits poings qu’elle aurait poser sous son menton avec les yeux tout brillant. Mais elle devait sauver les apparences, ne pas lui tomber dans les bras aussi facilement. Il y avait une certaine dignité à avoir. Mais, elle tentait de refouler un large sourire, qui ne faisait que revenir, qu’il reprit déjà… Anéantissant tout ce qu’elle avait pensé.

    Non, sérieusement… j’aurais pu le faire exprès. Mais vu les circonstances et tout ce qu’il s’était passé avant… Sérieusement, tu peux concevoir le fait que j’ai pu faire exprès de te faire peur ?
    « Gabriel Davenport… »

    Elle avait un doigt pointé dans sa direction, cherchant ses mots. La logique féminine avait vraiment de quoi en surprendre plus d’un. Mais voilà, elle avait eu envie de croire qu’il avait fait tout cela exprès, et il avait presque confirmé cette théorie, ce qui l’avait empli d’une certaine joie. Et, en un claquement de doigt, il avait tout balayé. Non, il ne l’avait pas exprès. N’empêche qu’elle était vexée par cette fausse joie. Du coup, elle avait retrouver un air vexé, et avait tout de la gamine qui s’apprêtait à passer un savon à quelqu’un de deux ans son aîné.

    « Vous.. Vous êtes vraiment la personne la plus odieuse que je n’ai jamais vu ! »

    Oui quand elle était énervée, elle avait une fâcheuse tendance à vouvoyer et à donner l’intégralité d’un patrimoine. Il n’empêche qu’elle avait du mal à trouver ses mots, alors elle avait balancé la première chose qui lui passait par la tête. Odieux ? Non, mais elle aurait quand même pu trouver mieux. Et puis, elle se devait de lui donner une explication à tout cela, non ?

    « Comment est ce que… C’est… Enfin… ARGH ! »

    Elle lui balança un coup de poing dans l’épaule, parce qu’il l’avait bien mérité. En tout cas, elle l’estimait, toujours dans sa logique purement féminine. Sachant qu’elle n’aurait pas le dessus dans ce genre de comportement, elle se retourna vivement, l’air fier et les poings serrés, annonçant qu’elle allait chercher un balai pour ramasser les dégâts qui avaient été fait. Sauf que dans son action, elle ne percuta pas qu’elle était pied nu et que les débris risquaient de lui couper ses pauvres petits pieds. Déterminée, elle traversa la zone sinistrée par le plateau de sa tante…

    … Aussi étrange que ça puisse paraître et, sans même s’en rendre compte, October traversa sans que ses pieds ne soient écorchés, pour commencer à grimper l’escalier comme si de rien n’était.
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Gabriel Davenportt
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MessageSujet: Re: Il y a une première fois à tout [Gabriel]   Jeu 1 Juil - 22:43

    October ne semblait pas approuver les arguments de Gabriel. Ou alors, peut-être n’approuvait-elle pas le fait qu’il se traite de raté en se contentant de rapporter les ragots le concernant. October semblait être la seule à vraiment se formaliser, parce que Gabriel avait appris à ne plus réellement accorder d’importance à ce que les gens pouvaient dire ou penser de lui… Le jeune homme se demanda l’espace d’un instant si elle conserverait cette expression désapprobatrice encore longtemps, parce que visiblement elle n’avait pas l’intention d’ajouter quoi que ce soit d’autre. Il fallait bien admettre que sa moue avait quelque chose d’assez perturbant en plus d’être absolument adorable…

    Gabriel avait ensuite accepté de porter la faute pour l’incendie qu’il faudrait déclencher pour faire disparaître le fauteuil et les vêtements qui y étaient incrustés. Parce qu’il utilisait un ampli. Et aussi parce qu’October réussissait à l’embobiner avec une facilité déconcertante dès lors qu’elle lui adressait ce genre de sourires attendrissants accompagnés des yeux de Chat Potté et d’une petite moue absolument irrésistible… Gabriel était-il à ce point influençable ? Non, assurément. October était juste plus capable que la moyenne de parvenir à ses fins avec lui.

    Le mutant finit par laisser entendre à sa cadette qu’il aurait pu faire exprès de l’intimider pour pouvoir la prendre dans ses bras ensuite, et il fut quelque peut surpris de voir un sourire étirer ses lèvres sans qu’elle ne parvienne à le dissimuler… Sourire qui s’effaça lorsque Gabriel expliqua qu’il n’était pas du genre à profiter d’une situation en ce qui la concernait. October pointa son index vers lui, prononçant son patronyme entièrement, ce qui n’annonçait pas grand-chose de bon pour la suite. Le mutant tenta de la désarmer d’un sourire adorable, alors qu’October semblait chercher ses mots… Elle finit par déclarer qu’il était la personne la plus odieuse qu’il lui ait été donné de voir, et elle bafouilla avant de conclure par un mini coup de poing dans l’épaule d’un Gabriel qui semblait ne plus réellement savoir sur quel pied danser : était-elle réellement vexée ? Aurait-elle préféré qu’il la manipule ?

    October annonça qu’elle allait chercher un balai, laissant Gabriel un peu penaud dans le sous-sol, cherchant à comprendre ce qu’il avait fait de mal. Les femmes – October comprise – pouvaient être drôlement susceptibles quelques fois, pour le plus grand malheur de l’adolescent… Gabriel ne remarqua que trop tard que son amie se dirigeait vers l’escalier pieds nus et exactement vers les morceaux d’assiette et de verre que la chute du plateau avait fait éclater sous le choc contre le béton. Avant même qu’il ne réagisse, October traversa la zone sinistrée sans ressentir la moindre douleur… une constatation qui laissa le jeune mutant relativement perplexe.

    Son amie avait filé à l’étage, et Gabriel songea à se laisser tomber dans un fauteuil le temps de digérer l’information. Si son amie avait pu marcher sur ces débris sans se blesser après avoir perdu ses vêtements d’une manière inexplicable et traversé un fauteuil, c’est qu’elle devait avoir développé un don… L’explication selon laquelle c’était lui qui avait provoqué tout ça aurait pu tenir la route compte tenu du fait qu’October avait fini complètement nue – ne jamais sous-estimer ce que peuvent provoquer les hormones d’un ado apprivoisant tout juste sa mutation – mais pour ce qui était des morceaux de verre, elle s’était tout bonnement trop éloignée pour que Gabriel puisse avoir une quelconque emprise sur elle-même s’il avait souhaité lui épargner cette douleur…

    Il lui en parlerait à son retour. Et il faudrait faire en sorte qu’elle ne panique pas ou qu’elle ne se vexe pas une nouvelle fois en comprenant de travers l’humour de Gabriel… La tâche promettait d’être ardue.
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October S. Parvin
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MessageSujet: Re: Il y a une première fois à tout [Gabriel]   Sam 3 Juil - 13:34

    Gabriel n’était qu’un idiot, voilà. C’était, c’était… C’était bien un mec !

    Furibonde, October se retrouva dans la cuisine et se dirigea vers le petit placard ou se trouvait la balai, et autres produits ménagers. Elle le détestait, lui et ses petits sourires à la noix… Beaucoup trop craquant. Lui et ses phrases débiles… Qui avaient beaucoup trop tendance à la faire sourire. Lui et sa façon d’être… Qui le rendait tellement lui. Argh. Elle ouvrit la bouche dans un hurlement muet. Comment un type pouvait être aussi exaspérant et à la fois tellement attirant. Les mecs c’est nul, c’est débile, ça comprend rien. Les mecs, c’est des mecs. Ils étaient tous pareils ! En ouvrant le placard, le balai lui tomba sur le coin de la figure, et elle le rejeta dans un énervement non contrôler. Un geste qui eu pour but de lui faire tomber la moitié du placard sur le coin de la figure, mais sans le moindre mal. Ca avait juste eu pour but de l’énerver encore plus. Balançant tout ce qu’elle pouvait à l’intérieur, elle se débattit pour attraper que le balai, dont le manche était accroché à trop de chose. Et une fois qu’elle l’eu en main, accompagner de la balayette pour ramasser les morceaux, elle fit tenir l’intérieur du placard dans un équilibre précaire et referma la porte en vitesse pour éviter que tout lui retombe dessus.

    Balai en main, elle se rappela qu’elle devait, maintenant, ramasser les bouts de verres se trouvant en bas de l’escalier. D’ailleurs, elle devait penser à prendre des chaussures pour éviter de se couper… De se couper ? Ses yeux s’écarquillaient, comprenant que, sous la colère, elle avait marché dessus en montant. Elle avait été tellement énerver qu’elle n’avait pas fait attention. Loin de penser qu’elle était une mutante, elle lâcha le balai, qui tomba sur le sol, et couru vers l’escalier qui montait à l’étage pour pouvoir rejoindre la salle de bain. Dans sa précipitation, elle loupa une marche et s’écrasa de sa taille et son poids ridicule, dans un grognement d’énervement. Pfff. Se redressant elle poursuivit sa course, ouvrit un placard de le salle de bain et en sortit pansement et compresse en tout genre. Avec tout ce qu’elle venait de sortir, il y avait franchement de quoi la déguiser en une momie. October prit place sur le bord de la baignoire, et ramena un de ses pieds sur le genou de sa jambe opposée. Le but était bien évidement de soigner les blessures qu’elle avait, qui ne lui faisait pas mal parce qu’elle était trop énervée. Décollant un pansement, elle s’apprêtait à la mettre quand… Quand elle ne découvrit qu’elle n’avait aucune blessure. October se retrouva à se contorsionner dans tous les sens pour pouvoir examiner le dessous de chacun de ses pieds. Elle se leva même pour lever la jambe devant un miroir et trouver la moindre trace de coupure sous ses pieds. Mais rien…

    Et là, elle se figea, dans une position digne d’une gymnaste. Pourquoi n’avait-elle pas la moindre blessure. Elle avait forcément marché dans le verre brisé de sa tante, mais rien… Pas la moindre coupure, pas même une éraflure… Ses yeux avaient la forme d’énorme soucoupe ronde tellement elle venait de les écarquiller. Levant la tête vers son propre reflet, elle ne pu s’empêcher de se parler à elle-même.


    « Oh la poisse ! »

    Finalement, Gabriel n’y était peut être pour rien dans tout ce qui venait de se passer. Tout commençait à lui revenir comme un flash, son envie de s’enfoncer sous le sol, la sensation de se désintégrer, pour finalement revenir sans vêtements. Ses vêtements qui, eux, étaient dans le fauteuil, totalement incruster. Son incapacité à se couper alors qu’elle avait traverser des bouts de verre. Gabriel n’avait pas utiliser un pouvoir quelconque, c’était elle. Bon, elle ne comprenait pas encore tout à fait ce qu’elle pouvait bien faire, mais… Et là, toujours en se regardant dans le miroir dans sa position impossible, un sourire traversa ses lèvres.

    « C’est… Carrément… Mortel ! »

    Et voilà qu’elle quitta sa position, pour se mettre à danser toute seule. Elle était une mutante. C’était vraiment un truc de malade, trop bien, trop fort, trop mortel. Elle était une mutante. Youhou. Elle avait envie de hurler, mais préféra travailler sa joie en faisant sa danse de la victoire. Heureusement qu’elle était seule à ce moment précis, d’ailleurs. Avec son pansement ouvert dans sa main, le t-shirt de Gabriel, elle avait franchement des allures de folle. Gabriel… Le canapé… Mince, fallait quand même qu’elle se dépêche. Bon avant de redescendre, elle passa quand même dans la chambre d’ami. Une chambre dans laquelle elle avait toujours prit la décision de laisser quelques fringues. Du coup, en moins de deux minutes elle avait à nouveau des sous vêtement, un jean et un débardeur. Sans oublier des chaussettes et des chaussures au pieds.

    Sautillant, elle retourna à la cuisine, le t-shirt de Gabriel dans une main, et prit le balai pour retourner à la cave. Gabriel, et dire qu’elle l’avait accuser d’avoir user d’un pouvoir franchement pas cool, alors qu’en fait s’était elle. Un doute s’insinua dans son esprit : devait-elle faire des excuses ? Non, hors de question. Elle était vexée parce qu’elle avait cru que… Peu importe, au final, ce qu’elle avait cru. N’empêche qu’elle avait mal cru, tout ça parce qu’il avait ces petites phrases à la noix, juste pour… Pour quoi, d’abord ? Argh. Fallait qu’elle arrête de tenter de comprendre quoique ce soit. Ce type n’était pas accessible, un point c’est tout. Fallait bien qu’elle se rentre ça dans son petit crâne d’adolescente à la noix ! Elle descendi les marche pour aller à la cave, et une fois en bas, elle s’approcha de Gabriel pour lui balancer son t-shirt.


    « Tient, j’ai récupéré des vêtements là haut. Et, heu… Je… »

    October avait posé le balai près de l’escalier et, n’ayant plus rien dans les mains, elle les avait jointe dans le dos, se dandinant d’un pied sur l’autre, les yeux rivés sur le sol. Elle avait dit qu’elle n’avait pas à faire les moindres excuses parce qu’il avait été horrible. Mais une fois devant lui, elle était incapable de lui en vouloir. Après tout c’était elle le problème. Elle et son adolescence bourrée d’hormone qui lui donnait envie de croire à des choses impossibles. Du coup, elle lui devait bien ses excuses. Mais bon, un peu fière, elle avait quand même beaucoup de mal à balancer les mots qu’elle devait dire. Lâchant un soupir, elle se posta, bien droite, relevant les yeux dans ceux de Gabriel pour lâcher tout d’une traite, sans prendre le temps de respirer.

    « D’accord je suis désolé. C’est pas toi, en fait. C’est moi. Je veux dire, c’est moi qui suis mutante. Je ne sais pas trop pourquoi, ni comment, mais c’est l’excuse la plus probable que je puisse trouver. Alors du coup, je t’es accuser à tort mais c’est pas de ma faute, c’est parce que, à la base, c’est toi le mutant, et comme tu fait jamais la même chose, bin du coup je pouvais pas savoir que c’était moi, alors que… Enfin bref, t’as compris. » Et là, arme ultime, petits regard tout mignon et superbe sourire « Du coup, peut être qu’on peut essayer de récupérer les vêtements nous même, et heu… » Regard mignon encore plus appuyé « Tu m’en veux pas, hein ? Dis ? »
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Gabriel Davenportt
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MessageSujet: Re: Il y a une première fois à tout [Gabriel]   Lun 11 Oct - 1:39

    Gabriel n’était pas très compréhensif vis-à-vis des femmes lorsqu’il n’était sous l’emprise d’aucune substance. Le fait qu’il connaisse October depuis quelques années facilitait très légèrement ses rapports avec la jeune fille, mais cela ne faisait pas pour autant de lui un adolescent à l’aise avec les représentantes du sexe opposé. Bien au contraire…

    October avait fini par quitter la cave avec une mauvaise humeur clairement visible, mais Gabriel n’avait pas compris ce qu’il avait pu dire ou faire de mal en essayant de rattraper les choses qu’il avait certainement dites de travers. Et puis il y avait eu ces débris de verre sur lesquels les pieds nus de la jeune fille étaient passés sans qu’elle ne s’en rende compte, et Gabriel s’était finalement laissé tomber dans le fauteuil après l’avoir redressé, perdu dans ses pensées. Comment devait-il aborder le sujet d’une probable mutation avec la Crevette en sachant qu’elle avait réagi de manière assez vive concernant ce même pouvoir qu’elle avait cru être l’un de ceux que Gabriel empruntait à tour de bras... Devait-il y aller franco en risquant de lui faire perdre patience une nouvelle fois, ou devait-il faire preuve de subtilité au risque de l’embrouiller et de mettre la jeune fille encore plus mal à l’aise ? Tout se bousculait dans sa tête et la solution ne semblait pas vouloir venir…

    Se relevant finalement dans un soupir silencieux, Gabriel se mit en quête d’un sac plastique qu’il ne tarda pas à trouver sur un établi à l’abandon. S’agenouillant près des débris de vaisselle éparpillés au sol, le jeune homme entreprit de ramasser le plus gros de manière à gagner un peu de temps d’ici à ce qu’October redescende avec ce qu’il fallait. Le mutant trouva le temps long, et aucun bruit en provenance de l’étage ne lui parvint avant un long moment, au point qu’il aurait pratiquement pu s’amuser à ramasser les plus petits débris à la main. October finit par redescendre assez rapidement et lui balança un tee-shirt… qu’il se prit en travers de la figure. Un sourire amusé étira ses lèvres alors que Gabriel se relevait, essuyant ses mains humides de thé glacé sur son jean pour ensuite attraper son tee-shirt et le renfiler. Ses abdos saillirent un moment sous la peau de son abdomen, avant de disparaître sous le tissu sombre, alors qu’October s’interrompait au beau milieu d’une phrase après avoir appuyé le balai contre l’escalier. Gabriel la fixa et ne pu s’empêcher de laisser glisser son regard jusqu’aux pieds nus de son amie qui ne portaient aucune trace visible de pansements ou de coupures. Comment avait-elle fait sans posséder un don particulier ?

    Contre toute attente, elle leva les yeux vers lui et finit par s’excuser, expliquant que le problème venait bien d’elle parce qu’elle était mutante. Gabriel ouvrit la bouche mais ne prononça aucun mot, préférant de loin la laisser poursuivre afin d’éviter de la mettre encore plus mal à l’aise que ce que c’était déjà actuellement. Lorsqu’elle eût terminé de s’excuser, October dégaina comme une arme un sourire absolument adorable et un regard qui avait quelque chose de particulièrement attendrissant avant de lui demander s’il lui en voulait.

    Est-ce qu’il faut vraiment que je réponde à ça ?

    Son ton était amusé, et presque machinalement, ses mains s’étaient posées sur les épaules de la Crevette. Il hésita entre l’attirer dans ses bras et l’embêter un peu pour casser le ton un peu trop solennel qu’avait pris cette conversation, mais Gabriel finit par reprendre la parole assez rapidement :

    Tu ne pouvais pas le deviner. Comment t’en vouloir dans ces conditions ! Promets-moi juste une chose… - Il marqua une courte pause. – Choisis bien ceux auxquels tu révèleras ton statut. Je ne te souhaite pas de voir tout le monde te tourner le dos du jour au lendemain juste pour une question de gênes… que tu as très jolis, d’ailleurs.

    Sa phrase s’était achevée dans un sourire rayonnant. Le compliment était assez maladroit, mais on ne pouvait plus sincère à cet instant précis. Sa main gauche effleura la joue de sa cadette avec une certaine chaleur alors que Gabriel plongeait ses yeux bleu clair dans ceux de la jeune fille :

    Le temps de voir ce que ce pouvoir permet de faire, il vaudrait peut-être mieux que tu restes à proximité du mutant louche en titre… Comme ça, si tu utilises ton pouvoir ou que tu te déshabilles en plein centre commercial, tout le monde pourra se faire une joie de m’accuser. J’ai une certaine habitude de cet exercice, en fait…

    Il ne voulait pas qu’elle soit aussi rejetée que lui parce qu’il la savait à fleur de peau et sensible. Alors il ne pourrait certainement pas l’aider à protéger ce secret seul, mais il essaierait d’endosser au maximum la responsabilité pour les pertes de contrôle… Nathan et Jeremy seraient sans doute disposés à la couvrir également le temps qu’elle prenne ses marques avec ce changement.
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October S. Parvin
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MessageSujet: Re: Il y a une première fois à tout [Gabriel]   Mer 13 Oct - 21:37

    Le truc super-méga-carrément-trop frustrant, c’est que si elle avait voulu faire exprès de lui balancer le t-shirt en travers de la figure, elle n’y serait même pas arrivé. Là, elle ne cherchait pas à le faire, et elle y arrivait très bien. Et après, on osait dire que la vie était juste ? Ah non… c’est vrai, tout le monde s’accorde à dire qu’elle est injuste. Bon, bin elle était d’accord avec l’ensemble de l’humanité. La vie est injustement injuste ! Oh… regardez le sol ! Ce qu’elle fit à la seconde même ou Gabriel commençait à mettre son t-shirt et que son regard avait eu envie de s’attarder sur une partie de ses abdos. Ces joues lui brûlaient carrément le visage tellement elle devait être rouge. Le sol. Le sol. Le sol. C’est que c’est beau un sol aussi, surtout quand il n’est pas si crade que ça… Ah ! Gabriel avait déjà enlevé pas mal de bout de verre, facilitant ainsi la tâche qu’elle était venue accomplir. Un sourire parcoura ses lèvres, alors qu’elle relevait le visage un peu plus sereine, mais plus déterminée à donner une explication.

    Les explications, et bien, ça craint. Parce que, dans son cas, c’était dire qu’elle avait eu tort, qu’elle l’avait accusé sans même chercher à comprendre. Les explications de ce genre, c’était lui donner la possibilité de lui en vouloir. Mais, non, elle voulait pas qu’il puisse lui en vouloir, ça aurait stupide. Et tout ça pourquoi ? Parce qu’elle avait trouvé plus facile de tout lui mettre sur le dos, plutôt que de réfléchir trente secondes. Alors quand on à ce genre d’explication à donner, qu’on est une fille, et qu’on veut pas qu’on nous en veuille, il ne restait plus qu’une chose à faire : le sourire qui tue. Le chat potté, à côté d’elle, s’était rien du tout… Enfin, elle espérait, parce qu’elle voulait pas se fâcher avec Gabriel.

    Alors, bien sur, quand il demanda si il devait réellement répondre à sa dernière question, son « sourire qui tue » se transforma en un sourire soulagé et heureux. Elle avait même envie de rire au ton amusé qu’il avait employé. Enfin, disons que la peur eu avait envie de s’évacuer par un rire, qu’elle chercha tout de même à retenir… Le rire, hein, pas la peur ! Les mains de Gabriel étaient sur l’épaule de l’adolescente, se demandant si elle allait finir dans ses bras. Une fois de plus, elle allait quand même pas s’en formaliser. Surtout qu’il s’agissait de Gabriel quand même ! Non, en fait il ne valait mieux pas. Ou la prochaine fois elle s’enduirai de super glue, argumentant un pseudo accident, peut être que comme ça elle pourrait rester coller à lui tout le temps ? Quoique que… Il risquerait peut être de mal le prendre. Ouais, ce n’était pas une super bonne idée. Bin, elle trouverait bien autre chose.

    Si elle s’était imaginer qu’il allait sortir une phrase pour la charrier un peu, juste pour l’ennuyer de s’être un peu trompée de personne dans toute cette histoire, elle se mettait le doigt dans l’œil. Les phrases qui suivirent étaient des plus sérieuses, comme un conseil. En même temps, Gabriel savait parfaitement de quoi il parlait, c’était lui leur « mutant zarbe ». Mais son conseil était un peu inquiétant quand même : faire attention à qui elle dévoilerait son pouvoir, sous peine de voir des gens lui tourner le dos. Alors forcément, pendant qu’il était en train de lui dire ça, elle passait en revu les gens qu’elle connaissait, dans sa tête. Qui aurait le droit de savoir, qui ne pourrait savoir ? Elle en perdit même un peu le fil de ce qu’était en train de lui dire Gabriel, percutant qu’au moment ou il estimait qu’elle avait quelque chose de très jolis. Arrête sur image, et stupeur sur le visage d’October qui bloqua complètement. C’est quoi qu’elle avait de très jolis ? Mince, elle devait être contente, ou il avait encore trouvé un truc pour la charrier doucement ? Quelle réaction elle devait avoir ?

    C’était pas possible, elle devait avoir un trouble qui l’empêchait de se concentrer sur quelque chose trop longtemps, parce qu’elle perdait beaucoup trop souvent le fil des choses. Puis là s’était quand même dommage, ça se trouve il venait de lui faire le pur compliment et elle, elle restait complètement interdite à se demander de quoi il retourner. Argh, foutu bout de cerveau ! Il ne pouvait pas fonctionner comme tout le monde, lui, aussi ! Pour ne rien arrangé il avait ce superbe sourire sur les lèvres, et sa main approchant de sa joue pour l’effleurer. Et le paradis, c’est mieux que ça ? Bon il fallait réagir. Comment elle n’en savait rien, mais fallait faire quelque chose.

    « Hugnoi ? »

    C’était un peu près la description du bruit qui venait de sortir de ses lèvres : un truc entre le « hein ? », le « heu ? », le « quoi ? » et un tas d’autre petites choses de ce genre. Le tout donnait un son assez inattendu, même pour elle… Surtout pour elle, en fait. Elle en arriva même à se demandé si c’était bien elle qui avait produit ce son étrange ? Mais oui, pas de doute. La poisse ! Mais qu’elle idée il avait aussi de faire ce sourire rayonnant, d’avoir effleuré sa joue. Ajouté à sa le fait qu’elle à rien entravée, il y avait forcément de quoi être déstabilisé, non ?

    Ah bin là, pour le coup, il avait carrément toute son attention. Sans problème. Son regard dans celui de l’homme, si bleu, si prenant, si… Pfff… Si parfait ! Alors si en plus ce qu’il proposait c’était de rester à côté de lui, le plus souvent, pour qu’il porte le chapeau. C’était le rêve totale. Carrément mortel ! En fait, être mutante, c’était carrément tout bénéfice. Elle hocha la tête.

    « Oui, t’as raison, c’est mieux comme ça. »

    C’est là qu’elle percuta pour quoi elle était d’accord. Elle avait répondu comme hypnotiser par son regard, mais l’information commençait tout juste à monter à son cerveau alors qu’elle était encore en train de hocher la tête positivement. Elle était d’accord pourquoi ? Lui faire porter le chapeau, au cas ou elle se retrouverait nue dans un centre commercial ? Hey, mais non, ca va pas. Son hochement de tête positif, se transforma en un hochement négatif.

    Contre toute attente, elle leva les yeux vers lui et finit par s’excuser, expliquant que le problème venait bien d’elle parce qu’elle était mutante. Gabriel ouvrit la bouche mais ne prononça aucun mot, préférant de loin la laisser poursuivre afin d’éviter de la mettre encore plus mal à l’aise que ce que c’était déjà actuellement. Lorsqu’elle eût terminé de s’excuser, October dégaina comme une arme un sourire absolument adorable et un regard qui avait quelque chose de particulièrement attendrissant avant de lui demander s’il lui en voulait.

    « Non, en fait c’est pas bien du tout comme idée. Je ne veux pas finir nue dans un centre commercial, c’est… Ca serait… Oh Mon Dieu ! Ca serait carrément horrible. »

    Et il lui fallu encore un peu plus de temps pour percuter qu’il cherchait à la protéger, préférant encaisser la responsabilité plutôt qu’on la montre du doigt. Tous ses hochements de tête cessèrent, sa bouche s’ouvrit légèrement sous cette vérité qu’elle se prenait en pleine face. Gabriel…. Lui… Il était prêt à prendre la responsabilité, d’être montré du doigt, juste pour qu’on la laisse tranquille ? Elle ne savait pas si elle devait sourire, hurler de joie, lui sauter au cou, faire n’importe quoi – quoiqu’elle faisait un peu trop souvent n’importe quoi -, juste pour lui exprimer ce qu’elle ressentait face à cette nouvelle. En même temps elle ne savait même pas vraiment l’effet qu’avait cette nouvelle sur elle.

    « Merci »

    Le ton ressemblant à celui qu’on pouvait avoir quand on venait d’apprendre une nouvelle qui faisait plaisir, mais qui était complètement inattendu. Un ton qui respirait la sincérité absolue. Les yeux grands ouverts, posé sur Gabriel. Jusqu’à se qu’elle s’aperçoive qu’elle devait avoir l’air complètement stupide. Il était temps de remettre les choses en ordre. Elle plissa légèrement les yeux, sortant de sa stupeur.

    « Mouais, en fait, tout ce que tu veux c’est garder ton statut de mutant louche numéro 1, c’est tout ! Sérieusement, pour le moment je préfère que ça reste entre nous deux. Je le dirais aux autres, mais plus tard. Nathan va s’inquiéter comme pas permit, j’ai pas envie qu’il se sente encore plus responsable de moi. Pour ce qui est de Jérémy, je sais pas encore comment il va le prendre, alors je vais tâter un peu le terrain pour voir comment lui dire. Ca te dérange pas de garder le secret un peu ? S’il te plait ? »

    Le ‘s’il te plait » était vraiment indispensable. Demandé de garder quelque chose de secret, alors que tout le monde était ami, c’était un peu étrange, pas toujours évident non plus. En fait, elle avait vraiment besoin de réfléchir à la situation. Ses premières réactions avaient beau être « cool » ou « mortelle » c’était pas quelque chose qu’elle devait prendre à la légère. Mais, très vite, elle pointa un doigt menaçant pas loin de Gabriel.

    « Et si tu dis à l’un d’eux comment on a découvert mon pouvoir, je t’étripes. Clair ? »

    En peu plus et elle pourrait presque faire peur !
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Gabriel Davenportt
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MessageSujet: Re: Il y a une première fois à tout [Gabriel]   Lun 1 Nov - 1:13

    Se prendre son propre tee-shirt dans la figure était une expérience assez inédite au final, mais cela aurait au moins le mérite de laisser un souvenir amusant de cet enchaînement des jeux du Sort. Et puis son tee-shirt avait été porté par October et conserverait son odeur jusqu’à la prochaine lessive… qui n’arriverait peut-être pas de sitôt.

    Alors qu’il enfilait son tee-shirt à présent devenu collector – les ados avaient parfois des idées bizarres, que voulez-vous ! – Gabriel ne remarqua pas le soudain intérêt de sa cadette pour le sol de la cave. En revanche, lorsqu’il retrouva une vision parfaite de la pièce, Gabriel ne pu s’empêcher de remarquer certaines rougeurs sur le visage de la Crevette… Rougeurs qu’il mit sur le compte d’une certaine gêne lorsqu’il l’entendit ensuite s’excuser de l’avoir accusé sans preuve. October sembla soulagée par la réponse à demi-mots donnée par Gabriel, alors que ses mains demeuraient en bonne place sur ses épaules.

    Le mutant préféra aborder le sujet le plus délicat directement, à savoir qu’October pourrait mettre ses pertes de contrôle sur son dos le temps qu’elle apprenne à maîtriser son don pour éviter qu’elle n’endure les mêmes railleries que lui pour un fait génétique duquel elle n’était pas responsable. Le conseil suivant se résuma à ne pas révéler son secret à n’importe qui et de manière légère, parce que les gens avaient tendance à avoir encore plus peur des mutants que des Noirs ou des Bohémiens. Alors mieux valait éviter la création d’une émeute composé de vieux arriérés qui se mettraient en tête de la brûler comme une sorcière ou Dieu-sait-quoi d’autre. Le mutant formula ensuite un compliment destiné à détendre l’atmosphère, mais visiblement il ne fut pas apprécié – ou compris – à sa juste valeur parce qu’October formula une onomatopée d’un genre tout à fait inédit. « Hugnoi ». Phonétiquement, c’était un équivalent de… euh bah de rien, en fait.

    Gabriel commença à se sentir mal à l’aise, craignant d’avoir fait une boulette et d’avoir vexé son amie alors que ce n’était absolument pas le but recherché. D’ailleurs pour être exact, il n’avait strictement rien cherché en lui adressant ce compliment en particulier.

    Euh… bah… en fait, euh...

    Son regard était resté plongé dans celui d’October, ce qui expliquait largement pourquoi Gabriel avait été incapable de répéter textuellement ce qu’il avait dit un peu plus tôt. Que convenait-il de faire à présent qu’October était attentive ? Répéter et risquer de la vexer ? Ne pas répéter et risquer de la vexer ?

    Tu viens d’inventer un nouveau mot. Pendant que j’essayais de faire de l’esprit…

    Son sourire amusé ne bougea pas d’un millimètre, même si Gabriel aurait bien aimé que sa cadette saisisse son compliment et tout ce que cela sous-entendait. Elle finit par lui donner raison concernant le fait de tout mettre sur le dos du jeune homme en cas de problème avec son pouvoir, et la facilité avec laquelle elle l’accepte laissa Gabriel légèrement perplexe même si dans le fond, prendre la responsabilité de toute catastrophe à venir était son idée. Et puis le cerveau d’October se remit en marche et elle finit par conclure que ce n’était pas une bonne idée de finir nue dans un centre commercial :

    Ca serait vraiment… - Bizarre ? Un bon plan pour tous les pervers du coin ? Gabriel, t’es vraiment trop con ! - Il va donc falloir travailler sur la conservation des vêtements avant toute autre chose. Non pas que… mais juste parce que… euh… voilà. Et puis on prendra toujours une grande couverture, au cas où.

    October remercia ensuite Gabriel avec sincérité, et le mutant effleura sa joue une seconde fois, prenant de plus en plus cette attitude protectrice qui n’était possible qu’avec la Crevette. Bien sûr, elle avait déjà son cousin Nathan qui assurait sa protection à chaque fois que c’était le cas. Et puis Jeremy. En fait, chacun était sans doute prêt à affronter les pires abrutis du coin uniquement pour défendre la plus jeune de la bande, et Gabriel en avait une fois de plus fait la démonstration en étant prêt à revivre les persécutions de son adolescence pour les épargner à October. Venant de lui, ce type d’acte valait bien plus qu’un long discours de bla-bla.

    Ses yeux se plissèrent finalement avant qu’elle ne formule une hypothèse suffisamment amusante pour tirer un début de rire à Gabriel :

    Je me réserve le monopole de la bizarrerie. Jalouse, Crevette ?

    Il n’était pas vraiment sérieux et cela s’entendait autant que cela se voyait. October redevint ensuite sérieuse et évoqua le reste de leur petite bande et leurs réactions probables, avant de demander à Gabriel s’il pouvait garder le secret jusqu’à ce qu’elle décide de leur avouer la vérité… ou qu’elle trouve une manière de le faire.

    Bien sûr. Ca me paraît aller de soi… Et puis de toute manière ce n’est pas à moi de décider qui doit être au courant et de quelle manière cela doit arriver.

    Gabriel avait subi la réaction pas franchement engageante de ses parents, ce qui suffisait pour conclure que le fait d’aimer une personne ne suffisait pas à faire accepter facilement quelque chose comme une mutation et des pouvoirs. Du coup, au lieu de limite organiser une réunion pour annoncer tout en bloc et avec un grand sourire, mieux valait observer et tâter un peu le terrain avant de faire quoi que ce soit…
    Un doigt menaçant se pointa sur Gabriel qui mima un mouvement de recul pas franchement crédible du point de vue de l’expression de peur qu’affichait son visage, et il fit mine de se protéger le visage de ses mains dans l’hypothèse où son amie viendrait à essayer de l’étriper pour de vrai :

    Ok ok. C’est clair, Crevette !

    Quelques secondes passèrent avant qu’il ne recommence à rire. La pression et l’angoisse de se faire surprendre se dissipaient peu à peu.
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October S. Parvin
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MessageSujet: Re: Il y a une première fois à tout [Gabriel]   Lun 1 Nov - 22:33

    Si October s’étonnait des mots – qui n’en étaient pas – parce que son cerveau avait encore zapper des informations et que Gabriel avait effleuré sa joue, pour son ami s’était carrément pire. Il bafouillait des mots simples, sans aucune raison apparente. Ou alors la raison lui échappait totalement. Est-ce qu’ils étaient en train d’inventer une nouvelle sorte de langage, à base de son de trois lettres ? La mutation faisait peut être régresser le niveau de langue des personnes ? S’était peut être contagieux ? Oh Mon Dieu, ça se trouve elle était en train de lui transmettre son problème de paroles survenant quand son cerveau ne suivait plus rien ! Puis, comment pouvait-elle réfléchir normalement quand il la regardait de cette manière ? Et qu’est ce qu’elle avait de joli ? Peut être qu’il allait lui répéter, qu’elle sache au moins à quoi s’attendre. Tu parles ! La seule chose qu’il trouva à dire c’est qu’elle avait inventer un nouveau mot, alors que lui essayait de faire de l’esprit.

    Alors quoi ?! S’était comme ça qu’il voyait les choses ? Elle était la fille débile qui inventait des mots, pendant que lui il devenait soudainement le mec qui faisait de l’esprit. L’espace d’un instant, un peu vexée à cause d’une non compréhension, elle fi une légère moue boudeuse. Elle du se retenir de croiser les bras contre elle, parce que ça aurait quand même été stupide de bloquer une proximité entre lui et elle.

    « Ouais bin si t’arrivais à vraiment faire de l’esprit, t’aurais compris que mon mot était juste un mélange entre un « heu » et un « quoi » et… et plain d’autre chose ultra hyper méga logiques. »

    Elle ne sortie pas un « nah » en tirant la langue à la fin de sa phrase, mais son expression le traduisait super bien. De toute façon elle était trop mal placé pour lui en vouloir longtemps, vu qu’il proposait une solution visant à ce qu’ils restent ensemble pour qu’il puisse porter le chapeau si sa mutation venait à se déclencher. Chose qu’elle accepta sans broncher avant de comprendre que cela impliquait se retrouver nue devant tout le monde. Ce qui était nettement moins intéressant. Elle ne manqua pas de lui dire, à sa façon.

    Au moins, sur ce coup, ils étaient d’accord. Enfin c’est ce qu’elle supposa vu que Gabriel ne dit pas exactement ce que ce serait, préférant laisser sa phrase en supent à défaut de trouver le terme adéquat. Si elle aurait du faire une proposition, elle aurait dit : « ça serait vraiment trop gênant. ». Du coup, il était pour le travail sur le fait qu’elle garde ses vêtements, allant même jusqu’à proposer de ramener une couverture, tout le temps, au cas où. Le tout avant de sortir une phrase assez chaotique visant à expliquer elle ne savait pas trop quoi. Bon en gros, ce qu’elle imagina, c’est qu’il avait pu envie de la revoir sans vêtement. Ce qui d’un côté la soulagea et, en même temps, la vexait un peu. D’accord elle était jeune et n’avait pas de formes, mais ça finirait bien venir un jour. Sont chiants ces mecs à voir leur idéal que dans des magasines ou les filles sont retouchées dans tous les sens. Et dire qu’elle ne l’imaginait pas comme ça. En fait, il était comme les autres.

    Une légère déception, parce qu’une fois de plus elle n’avait rien comprit, qui passa bien vite quand son cerveau lui fit admettre une autre vérité. Gabriel était prêt à prendre tout sur lui, juste pour qu’elle préserve sa mutation. Et rien qu’à cette vérité, elle se demanda pourquoi est ce qu’elle lui en voulait quelques secondes avant. Non, parce que c’était forcément quelque chose de ridicule à côté du vrai message qu’il venait de lui transmettre. Elle n’avait su que le remercier, ne trouvant pas d’autre mot plus équivoque que celui là.

    La main de Gabriel effleura une nouvelle fois sa joue et c’est là qu’elle comprit pourquoi elle l’aimait. Rien d’autre ne comptait autour d’elle à part lui, son regard, son sourire, sa main. Elle pourrait passer sa vie entière à lui en vouloir, elle reviendrait toujours à ce sentiment de base. Et quand on est jeune, comme on l’était, on était persuader que c’était pour la vie et que rien ne changerait jamais ça… Elle n’avait peut être pas si tort que ça à l’époque. Mais même adolescente, elle savait qu’elle devait tout garder pour elle à cause de tout ce que cela entrainait et, surtout, parce qu’elle n’imaginait pas que cela puisse être réciproque. Elle était juste la petite dernière qui fallait présager. Ca se trouve, Nathan menaçait Gabriel de prendre soin d’elle, c’était bien son genre.

    Alors peut être qu’elle n’avait dit qu’un « merci », peut être que Gabriel n’avait fait qu’effleurer sa joue. Mais finalement, ce qui comptait, ce n’était pas ce qui était dit, ni ce qui était fait, mais la manière dont c’était fait. Ce que cela impliquait. Ca valait bien mieux que tous les discours qui pouvaient être sortis mais qui en était encore plus vide de sens. Un mot, un geste, c’était leur manière de s’exprimer. L’important c’est, que pour ce genre de chose, elle était capable de comprendre tout ce que ça signifiait et elle était incapable de trouver un mot existant ou une attitude pour le remercier au point où elle avait envie de le faire.

    Elle s’était perdue dans la contemplation de son regard avant de se dire qu’il fallait qu’elle se sorte de cette torpeur. Du coup, elle avait trouver le moyen de rebondir sur le fait que Gabriel tenait à son statut de mutant bizarre du groupe, et que c’est pour cela qu’il acceptait de prendre la responsabilité sur lui. Ce qui ne manqua pas de le faire sourire, alors qu’elle se disait qu’elle passerait bien sa vie à tenter de le faire rire encore et encore, pendant qu’il lui demandait si elle était jalouse. Bien sur, rien n’était dit avec un sérieux absolue. Elle ne le comprenait pas toujours – bien qu’elle l’ignorait – mais elle n’était quand même pas complètement stupide.

    « Carrément. Ta la voix. Tu joues d’un instrument. Et en plus tu veux être le plus bizarre. Alors ouais, j’suis jalouse. Quand est ce que tu en laisse aux autres ? »

    Vu son sourire et son ton, aucun doute possible sur le fait qu’elle n’était pas sérieuse. Gabriel n’avait de qualité que ce qu’il méritait, et il y avait bien d’autres choses à mettre à son compte. La seule chose qui était dommage, c’est que la plus part du temps les gens s’efforçait de ne pas le voir. Qu’est ce qu’ils pouvaient être stupides. Elle retrouva tout de même son sérieux pour dire qu’elle ne voulait pas parler de sa mutation aux autres, pour le moment. Ce qu’il comprit facilement en assurant que ce n’était pas à lui de choisir de toute façon. Un sourire se dessina sur ses lèvres pour le remercier de cette compréhension. Car même si ce n’était pas à lui de faire ce choix, ça impliquait tout de même de cacher quelques choses à des amis, et ça c’était pas la chose la plus cool qu’elle ai pu faire.

    Mais bien vite elle s’était souvenu de la manière dont été apparue son pouvoir, et elle se voulu menaçante vis-à-vis de Gabriel pour pas qu’il parle de cet épisode. Il recula d’un pas, avec un visage qui aspirait à plein de chose, mais pas du tout à la crainte. Se protégeant le visage, en répondant qu’il avait comprit. October fit une moue faussement vexée en voyant qu’elle n’était pas du tout impressionnante. Mais, très vite, elle mêla son rire à celui de Gabriel. Ce n’était peut être pas justifier pour si peu, mais c’était un tout, il fallait évacuer d’une manière ou d’une autre. Riant, elle laissa tomber sa main accusatrice et menaçante. Puis, au bout d’un certain moment elle finit par se calmer un peu, et reprendre un peu plus sérieusement.

    « Bon sérieusement Gab, faut qu’on remonte ma tante pour l’opération « j’ai fait un mauvais rêve ». »

    Ce qui lui rappela qu’elle était remonter chercher de quoi nettoyer le sol. A contre cœur, elle décida donc de s’éloigner de Gabriel pour entreprendre le nettoyage du sol, que la guitariste avait déjà bien entamé. Pendant qu’elle nettoya, elle entreprit de le remercier à ce sujet.

    « Au fait, merci pour avoir enlever les bouts de verres. Tu t’es pas coupé, au moins ? »
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Gabriel Davenportt
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MessageSujet: Re: Il y a une première fois à tout [Gabriel]   Jeu 11 Nov - 23:51

    Gabriel n’avait décidément pas de chance. Il s’était risqué à faire un compliment au risque de se ramasser une baffe, et au final October ne l’avait pas saisi dans son intégralité. Une moue boudeuse devint bien vite visible, et le jeune homme s’en voulut d’avoir une nouvelle fois gaffé en cherchant simplement à la complimenter… Il faudrait qu’il revoit sa manière de faire, parce qu’il était assez étrange qu’il gaffe à chaque fois là où les textes qu’il composait lui-même sonnaient si bien aux oreilles de ses amis et des rares personnes qui les avaient entendus jouer. October finit par expliquer que si Gabriel faisait réellement de l’esprit, il aurait été capable de comprendre que son mot avait été un mélange de plusieurs autres mots… Un sourire étira les lèvres du mutant, mais il n’ajouta rien pour ne pas s’enfoncer davantage, parce qu’il avait déjà assez fait à ce niveau-là.

    La proposition de Gabriel qui se portait volontaire pour servir de bouc-émissaire fut acceptée avec une facilité déconcertante, et dans un sens cela arrangea bien le jeune homme parce qu’il était ainsi assuré qu’October ne subirait pas ce que lui avait pu subir au tout début, alors qu’il était le premier mutant de son quartier (ou le premier perdant le contrôle de son pouvoir en public, c’était au choix). October avait un cœur d’artichaut et était sans doute trop sensible pour supporter sans en souffrir les moqueries des habitants du quartier et de ses camarades de classe. Pire encore, qu’arriverait-il si elle venait à rester coincée dans une surface dure ou à se retrouver nue ?

    Alors que ces pensées vraiment sombres envahissaient son cerveau, Gabriel n’avait rien pu faire d’autre que d’effleurer la joue d’October avec douceur. Un geste tendre, peut-être pour témoigner du fait qu’aussi longtemps qu’il le pourrait, il serait là pour l’aider et l’épauler dans les pires situations qui se présenteraient à elle. Plongée dans une torpeur dont elle ne semblait pas vouloir sortir, October avait fini par reprendre ses esprits et par constater qu’en plus d’être musicien et chanteur, il voulait se réserver le monopole de la bizarrerie. Elle se déclara jalouse avec une absence de sérieux complètement rafraîchissante, et Gabriel haussa les épaules avec une innocence feinte et un immense sourire lorsqu’elle lui demanda quand est-ce qu’il en laisserait aux autres. Une très bonne question en fin de compte…

    J’en laisse. Pas beaucoup hein, mais j’en laisse !

    Gabriel n’était pas sérieux pour deux sous, et il aurait volontiers laissé quelques bizarreries à de parfaits inconnus pour pouvoir mener une vie normale. Un peu comme celle de Jeremy, qui n’avait aucune mutation à dissimuler… A présent c’était au tour d’October de ne plus être une adolescente normale, et le mutant aurait sans doute donné tout ce qu’il possédait pour qu’elle ne connaisse pas cela. Pas parce que connaître une mutante de plus l’indisposait, mais simplement parce qu’October aurait beaucoup de choses à endurer et à affronter, comme notamment le regard des autres porté sur ce qu’elle représentait à présent. Il y eut ensuite cette promesse qu’il lui fit, à savoir de lui laisser le choix de ceux qu’elle mettrait au courant et la manière dont elle le ferait, et Gabriel se dissimula le visage pour faire comme s’il avait peur de se prendre un coup sur le coin du nez. October commença d’abord par faire la moue avant de finalement rire de bon cœur avec son ami pendant quelques minutes… Cela faisait du bien et permettait de détendre l’atmosphère rendue pesante.

    October finit par se souvenir de la présence de sa tante et conclut qu’il fallait la remonter. Gabriel acquiesça et s’approcha du corps inerte de Mme Morrison :

    Je vais la porter, elle n’a pas l’air très lourde…

    October s’éloigna pour nettoyer ce qui était tombé et avait Sali le sol, et alors qu’il soulevait assez péniblement la tante de son amie, elle le remercia d’avoir commencé à retirer le plus gros des bouts de verre.

    Je me suis dit que ça serait bête que tu te blesses pour de vrai en marchant dessus en redescendant… Un pouvoir tout neuf, c’est quand même vachement capricieux, alors vaut mieux anticiper pour faire au mieux…

    Gabriel avait soulevé la tante d’October et tituba jusqu’à l’escalier, semblant quelque peu peiner à conserver l’équilibre.
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October S. Parvin
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MessageSujet: Re: Il y a une première fois à tout [Gabriel]   Sam 13 Nov - 23:07

    Gabriel en laissait, pas beaucoup mais il en laissait. Voilà ses paroles concernant la réplique amusée d’October qui affirmait qu’il ne laissait rien de bien aux autres pour pouvoir tout s’attribuer. Tient, elle ne le savait pas encore, mais même lorsqu’elle serait en mesure d’afficher une blessure par balle comme d’un trophée, lui aussi serait capable de faire la même chose. Alors en laisser au autre… Pfff, même pas elle y croyait. Cela dit toutes ces réflexions étaient amusées. October ne se sentait nullement en compétition avec qui que ce soit. Encore moins avec Gabriel. Elle lui trouvait de nombreuses qualités, peut être trop, et n’avait aucune envie d’en dénigrer ne serait-ce qu’une seule. Dommage que la plus part des gens ne voient en lui qu’un loupé, qui se plantera dans le domaine de la musique et incapable de faire quoique ce soit de bien. Si seulement les gens pouvaient le voir à moitié comme elle le voyait…

    Elle n’avait rien répondu à cela, trouvant plus important d’avoir son accord sur le fait qu’elle dirait les choses quand elle le voudrait et aux personnes de son choix. Puis tout s’était fini avec Gabriel qui faisait mine de se protéger, et leurs rirent qui se mêlèrent histoire de faire retomber toute cette pression encourue depuis le début de cette mutation imprévue. Les deux jeunes personnes ne se comprenaient pas toujours, et avait cette faculté à comprendre de travers les intentions de l’autres. Elle en était à moitié consciente, mais elle trouvait les choses si faciles avec lui. Si la vie pouvait être aussi facile que ce qu’elle pouvait faire quand il était là, alors les choses ne pourraient jamais mal se passer dans sa petite vie. Elle était connue pour ne voir que le bon côté des choses, pour ne jamais se plaindre de rien, même pas ses parents qui pourtant lui faisaient vivre un enfer d’indifférence. Mais elle n’avait pas l’impression de positivé en présence de Gabriel, elle avait vraiment l’impression que tout était possible et réalisable. Allez savoir pourquoi.

    Ces impressions ne devaient pas, cela dit, lui faire oublier la présence de sa tante. Ce qu’elle signifia à Gabriel. Il ne mit pas longtemps à s’approcher de la mère de Nathan, en signifiant qu’il allait la portée parce qu’elle n’avait pas l’air très lourde. Ce qui, pour une raison inconnue, fit sourire October. Il n’y avait aucune raison à cela, mais… De toute façon il n’y avait souvent aucune raison pour qu’elle se mette à rire ou à sourire. Trop bizarre cette fille des fois.

    « Essaye juste de ne pas t’essayer avec mon pouvoir, ça serait dommage qu’elle se réveille avec un hématome sur le coin de la tronche. »

    C’était horrible comme scénario : Gabriel se dématérialisant en laissant tomber la tante d’October. Pourtant, elle avait dit ça en souriant, pas inquiète pour deux sous de la fiabilité de Gabriel. Et si vraiment ce genre de chose venait à arriver, elle serait incapable de lui en vouloir étant donné qu’elle ne douterait pas du fait que cela n’avait pas été fait exprès. Quoiqu’il en soit, elle avait commencé à nettoyer ce qui restait au sol, pour s’apercevoir que Gabriel en avait déjà fait pas mal. Sa première inquiétude était de savoir si il s’était coupé avec les bouts de verre, et lui posa la question après l’avoir remercié. Chose à laquelle il ne répondit pas.

    Elle releva les yeux vers lui, alors qu’il tenait la mère de Nathan dans ses bras – pas si facile que cela, en vue de son visage – pour expliquer les raisons pour lesquels il avait ramasser les bouts de verre. Il ne voulait pas le voir se couper. Bref, selon ses termes, il avait anticipé pour faire au mieux. Il aurait vraiment été de mauvaise foi que de ce sentir offusquer. Ce qu’elle s’apprêtait pourtant à faire. Sur le coup, elle pensait qu’il l’imaginait assez « miss catastrophe » pour se couper avec du verre sur le sol. Mais elle réaliser bien vite, avant même d’ouvrir la bouche, que c’était une réalité. Alors là, elle prit conscience qu’il avait fait cela pour pas qu’elle se blesse. Il n’avait pas fait ça pour l’aider à nettoyer, ou pour passer le temps, il l’avait fait par inquiétude parce que, oui, il fallait l’avouer, elle était capable de mettre les pieds dedans sans réfléchir. Du coup, au lieu de réagir de manière offusquée, comme elle s’était imaginée le faire au début, elle marqua un large sourire sur le bord de ses lèvres. Un sourire qui aurait certainement atteint ses oreilles si elle en avait été capable.

    « Merci beaucoup. »

    Libre à lui de prendre ce merci comme quelque chose qu’il aurait fait pour lui éviter un surplus de ménage, ou de le prendre de la manière dont elle le voyait : s’inquiéter qu’elle puisse se blesser. C’était hallucinant comme manière de faire, même en voulant être explicite ils arrivaient à ne pas se comprendre, mais si en plus ils disaient des choses de manière non explicites, c’était même pas la peine de tenter une compréhension. Pendant qu’October reprenait le peu de ménage qu’il restait à faire, elle jeta un œil à Gabriel qui tentait d’atteindre l’escalier. C’était pas gagné. L’espace d’une courte seconde, October se demanda si lui proposer de l’aide serait une bonne idée, ne voulant pas qu’il le prenne mal. Mais d’un autre côté il s’agissait de réussir à monter sa tante sans qu’elle soit blessée. Ca primait sûrement sur la fierté qu’un mec pouvait avoir concernant sa force, non ?

    « Hey, tu veux que je lui prenne les pieds ? »

    Et si il refusait ? Elle levrait les bras pour falloir qu’elle est super forte, même si cette action ne prouverait rien du tout en vue de son gabarit. Mais rien ne l’empêchait d’y croire un peu !
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Gabriel Davenportt
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MessageSujet: Re: Il y a une première fois à tout [Gabriel]   Dim 21 Nov - 16:53

    Gabriel avait promis sans aucun problème qu’il ne serait à l’origine d’aucune fuite concernant le pouvoir d’October, parce qu’après tout il n’avait aucunement le droit de décider d’une chose aussi importante à sa place. Elle annoncerait qu’elle était mutante à ceux qu’elle estimerait capable de supporter la nouvelle et de ne pas la rejeter stupidement simplement parce qu’elle avait quelques cellules qui étaient différentes de celles de la majorité des gens.

    Ils finirent par s’intéresser de nouveau à Mme Morrison, et Gabriel l’avait assez rapidement soulevée pour la mettre sur son dos de manière assez laborieuse. Après tout, ce n’était pas comme s’il avait l’habitude de déplacer les corps de personnes inconscientes, donc il faisait un peu comme il pouvait et avec les moyens du bord… October lui conseilla néanmoins de faire attention à ne pas utiliser son pouvoir pour éviter de provoquer la chute de sa tante et un nouvel hématome sur le coin de la tronche en raison d’une négligence du mutant.

    Je vais essayer de faire au mieux…

    Son souffle était court, et à le voir il était facile de comprendre que malgré sa carrure frêle, la tante d’October n’était absolument pas aussi légère que ce que le jeune homme avait d’abord imaginé. Seulement il retint tout soupir ou commentaire pour ne pas gâcher inutilement ses forces et mener à bien sa « mission » qui consistait à monter l’inconsciente jusqu’au canapé du salon. A ce moment précis, Gabriel aurait aimé faire remarquer qu’il aurait peut-être fallu qu’on l’aide un peu, mais il s’abstint pour une raison toute simple qui n’avait rien à voir avec sa fierté : October ne contrôlait pas son pouvoir et Gabriel ne contrôlait pas le sien non plus, ce qui signifiait que si elle approchait de trop près, cela signifierait qu’il le lui emprunterait et qu’il passerait probablement au travers de l’escalier dans la seconde. Pas de problème ? Bah faudrait juste qu’il prie pour ne pas avoir une cheville pétée suite à sa traversée d’escalier et qu’October soit encore en vie après avoir été écrasée par sa tante et avoir dévalé l’escalier. Donc définitivement non ; Gabriel se débrouillerait seul pour remonter Mme Morrison à l’étage.

    Quelques minutes furent nécessaires pour que Gabriel trouve une prise sur la tante d’October pour éviter que ses pieds ne trainent par terre pendant toute la manœuvre, et la voix de Crevette finit par résonner de nouveau. Elle venait de le remercier, mais Gabriel ne se souvenait plus pour quoi exactement. Il avait ramassé les bouts de verre pour lui éviter de se couper autant que pour gagner du temps pendant qu’elle soignerait ses blessures à l’étage – Gabriel avait cru jusqu’au bout qu’elle serait blessée – donc au final il ne voyait pas réellement pourquoi il devait être remercié pour avoir eu un minimum de bon sens…

    T’en fais pas…

    Un sourire un peu crispé à cause du poids lui avait été adressé, et Gabriel avait perçu celui d’October à peu près en même temps. Gabriel grimpa ensuite quelques marches et perdit l’équilibre l’espace de quelques secondes avant de penser à se rattraper à la rampe. C’est à ce moment-là qu’October proposa de prendre les pieds de sa tante, et Gabriel posa un genou sur l’une des marches pour se stabiliser et ne pas partir avec sa charge en arrière :

    Crevette… avec le pouvoir que j’ai, vaudrait peut-être mieux éviter… Si je ne doute pas que tu resteras sur cet escalier le temps de remonter ta tante, ça ne sera sans doute pas la même chose pour moi, et c’est toi et ta tante qui dévaleriez l’escalier.

    On pouvait dire qu’il la ménageait : October était pleine de bonne volonté, et Gabriel voulait éviter de lui répondre un « non » laconique. De la manière dont était formulée la justification du jeune homme, il ne remettait absolument pas les capacités de son amie en question, mais bien les siennes…

    Et puis après, faudra qu’on trouve une autre excuse pour lui expliquer comment elle s’est endormie dans un canapé et réveillée aux urgences avec des plâtres partout !

    Un début de rire lui échappa, même si techniquement finir aux urgences n’avait rien de comique…
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October S. Parvin
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MessageSujet: Re: Il y a une première fois à tout [Gabriel]   Lun 29 Nov - 23:02

    Je vais essayer de faire au mieux… Voilà ce qu’il avait répondit quand October lui avait demandé de faire attention. Le genre de réponse où n’importe qui se serait montré septique, ou inquiet. Le but n’était pas essayer de faire de son mieux mais, de FAIRE de son mieux. Mais voilà, October et la notion des choses, c’était toute une histoire. Elle avait une fâcheuse tendance à ne pas réagir comme tout le monde alors, juste, le fait qu’il essaye, ça lui convenait déjà très bien. Elle ne s’inquiéta pas plus préférant se concentrer sur ce qui restait à nettoyer – plus grand-chose, d’ailleurs – avant de le remercier pour un tas de chose. Mais, elle eut bien vite fini, en fait Gabriel avait déjà pratiquement tout fait, alors en posant son regard sur son ami elle fut forcée de constater qu’il galérait à porter la tante d’October.

    Après une brève hésitation, elle avait fini par proposer de l’aide. Et, Ô surprise, il refusa. Ce qui était plutôt ennuyeux, c’est qu’elle était partager entre l’envie de faire de gros yeux, parce qu’il avait besoin d’aide. Et une envie de rire, parce que c’était trop comique de le voir avec son genou à terre, son visage un peu trop crispé, et sa tante en équilibre précaire. Elle décida de n’avoir aucune des réactions, vu qu’aucune ne semblait convenir à la situation. L’inconscience de sa tante n’était pas censé être drôle, et elle ne pouvait pas en vouloir à Gabriel de refuser de l’aide vu les arguments qu’il avait avancé.

    A aucun moment il ne mit le pouvoir d’October en doute, mais le sien. Plutôt étrange, vu qu’elle-même avait peu confiance en une capacité qu’elle venait à peine de découvrir. A croire que Gabriel était encore moins sur qu’elle. Bin oui, October ne réfléchissait pas de la bonne manière, à aucun moment elle ne songea au fait qu’il pouvait dire cela pour ne pas la mettre en faute, ou dire ouvertement que le problème pouvait venir d’elle. Ce qui était une intention qui était toute à son honneur, si elle avait été capable de s’en rendre compte. Note à son esprit : s’acheter un cerveau à son prochain noël ! Conclusion, selon Gabriel, si ça tournait mal, ils auraient bien du mal à tout expliquer à sa tante. Tu m’étonnes.

    L’ongle de son pouce droit sur ses dents du bas, October plissa les yeux – geste essentiel permettant de réfléchir mieux que les yeux grands ouverts… Véridique ! – le but étant de trouver une solution pour éviter une catastrophe. Alors, il était clair que si tous les deux craignaient d’utiliser le pouvoir d’October, ça les stresseraient tellement, qu’il y a de forte probabilité que ça arrive – lui demander pas un chiffre exact, parce qu’elle serait capable de partir dans des calculs savants pour en donner un… Au hasard, au final – mais… Si ils se concentraient tous les deux sur autre chose, ils évitaient les probabilités de l’échec critique avec la tante d’October, non ?

    « Je sais ! »

    Elle s’était écriée, sautant carrément sur place, toute heureuse de sa découverte. Les yeux grands ouverts – Ah, comme quoi plisser les yeux, ça fonctionne bien pour réfléchir – et tout pétillant d’avoir une solution à leur problème. Ce qu’elle ne comprenait pas, en temps normal quand elle avait une idée, c’est que son enthousiasme était rarement partagé avant qu’elle n’expose son idée… Et ça l’était encore moins, une fois l’idée exposée. Elle arrivait tellement à trouver des trucs tordus, que les réactions à ses idées se traduisaient bien souvent par des sourire lasse, des soupirs, ou des yeux qui montaient au ciel. Mais là, elle avait la PURE idée. Elle en sautillait encore, en faisant du sur place.

    « Ok, ok. Elle agita les mains comme pour se dire d’arrêter de sautiller toute seule. Voilà mon idée… Heu, non, faut commencer par mon raisonnement sinon tu vas pas comprendre… Quoique non, il vaut mieux l’idée avant… Heu… Elle leva les yeux l’air de réfléchir mais tomba sur le visage de Gabriel qui devait toujours soutenir sa tante… Ah, tu veux peut être que j’abrège ? Oui, bon, alors, heu… Faut que tu chantes ! »

    Logique, non ? Elle le regarda avec un grand sourire style « J’ai trouver l’idée du siècle » avant de se rendre compte que si elle ne donnait pas d’explication, ça devait ressembler à n’importe quoi comme idée. C’était pourtant logique dans sa petite tête… Ouais, heu, bon, en même temps, elle trouvait que tout était toujours très logique dans sa petite tête. N’empêche qu’elle essaya de se dépêcher de reprendre avant que Gabriel ne perde patience avec ce poids mort à supporter.

    « Si tu chantes, tu te concentres sur autre chose et tu risque moins d’utiliser MON pouvoir, à moi, et rien qu’à moi. Et moi, je t’écouterai, comme ça je n’aurais pas peur que mon pouvoir se déclenche tout seul, vu que mon esprit sera occupé ailleurs, et on limite les risques d’accident. Bon, tu veux bien que je t’aide maintenant ? »

    Bon elle ne calcula pas dans sa théorie que si elle avait l’esprit ailleurs, ce n’était pas forcément une meilleure chose. Et que chanter en devant porter quelqu’un c’était pas la chose la plus facile. Ouais, bin, comme ça elle pourrait décerner à Gabriel le diplôme du « chanteur de l’extrême », celui capable de chanter même en portant la tante d’une amie inconsciente, avec le risque de passer au travers de l’escalier. Si ça ce n’était pas trop classe, franchement ?!

    Elle s’approche de l’escalier pour prendre les pieds de sa tante, si toute fois Gabriel finissait pas accepter ! Sinon, elle aurait toujours la solution de l’assommer et de le traîner par les bras pour le faire monter, et s’occuper de sa tante après… Quoique cette idée n’était pas forcément la plus rentable pour October.
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Gabriel Davenportt
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MessageSujet: Re: Il y a une première fois à tout [Gabriel]   Ven 7 Jan - 22:53

    Pendant que Gabriel galérait complètement à transporter la tante de son amie dans l’escalier jusqu’à l’étage du dessus. October n’avait formulé aucune objection concernant la volonté du mutant de faire cela tout seul, ce qui lui laissa croire l’espace de quelques secondes qu’elle ne trouvait rien à redire. Dans la position qu’il avait été contraint d’adopter pour se stabiliser dans l’escalier avec la tante de son amie sur le dos, Gabriel ne pouvait pas apercevoir October mais pouvait en revanche parfaitement l’entendre. Elle reprit la parole après un petit cri indiquant qu’elle « savait », et commença à parler… parler… parler. Avait-elle encore à l’esprit que Gabriel avait sur le dos 80Kg inertes qui l’entrainaient dangereusement en arrière. Pivotant avec difficulté tout en se retenant d’une main à une marche située un peu plus au-dessus de son genou qui lui assurait un appui à peu près solide, Gabriel aperçut October entre deux mèches de ses cheveux noirs qui lui tombaient devant les yeux, et fut soulagé qu’elle comprenne seule qu’il lui fallait abréger. Elle semblait sourire – difficile d’en être certain à cause de ses cheveux indisciplinés – et déclara finalement qu’il fallait qu’il chante, sans rien proposer d’autre derrière.

    C’est pas vraiment le moment… non ?

    La jeune fille avait très rapidement repris la parole pour expliquer que si son ami chantait, il se concentrerait sur autre chose et n’utiliserait donc pas son pouvoir – à elle – pour traverser l’escalier et finir dans le placard qui se trouvait en-dessous. Alors dit comme ça, franchement ça paraissait complètement farfelu et improbable, et il fallut de longues secondes à Gabriel avant de considérer la proposition de son amie comme une bonne idée – l’effort y était sans doute pour pas mal dans la lenteur de son cerveau.

    On va essayer…

    October sortit du champ de vision de Gabriel alors qu’il entonnait une chanson restée inachevée dans l’un de ses nombreux calepins. Sa voix s’éleva dans la cave avec nettement moins de timbre qu’en temps normal, parce que l’effort lui coupait littéralement le souffle et mobilisait effectivement son attention. October attrapa les pieds de sa tante, amenant un peu de répit au jeune homme qui commençait vraiment à fatiguer sous le poids, et ils grimpèrent ensemble les marches qui les séparaient du rez de chaussée, où Gabriel s’effondra à genoux assez rapidement, vidé de toutes forces mais encore capable de retenir le corps de la tante de son amie à défaut de pouvoir se relever pour la porter jusqu’au canapé le plus proche…

    Ils avaient réussi à grimper l’escalier sans qu’une catastrophe n’intervienne en amenant avec elle son lot de fractures, et c’était déjà une très bonne chose. Si la tante d’October pouvait oublier qu’elle avait vu sa nièce à moitié nue dans les bras de Gabriel, on pourrait considérer cette journée comme une bonne journée.
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October S. Parvin
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MessageSujet: Re: Il y a une première fois à tout [Gabriel]   Dim 9 Jan - 3:32

    Comment ça ce n’était pas vraiment le moment ? Bien sur que si, vu qu’elle venait d’avoir l’idée du siècle. C’était pourtant évident non ? Non, peut être pas, finalement. Du coup, elle s’était, tout de suite, sentie obligée de devoir lui expliquer les bases de sa super idée pour qu’il comprenne ou elle cherchait à en venir. C’était trop mortel comme idée, jamais elle n’en avait eu d’aussi bonne. Bon, à ce moment précis, elle ignorait que dans quelques années elle trouverait cette idée complètement stupide. Avec de l’âge et un peu plus d’idée farfelue, elle serait en mesure de se rendre compte qu’elle aurait pu proposer autre chose. Cela dit, ce n’est jamais forcément une bonne chose avec elle. Ces idées étaient tout sauf logiques et imparables. Mais bon, c’était October.

    En tout cas, pour l’heure, Gabriel accepta sans vraiment chercher à négocier. Du coup, elle pensa qu’il trouvait son idée super bien aussi, sinon il aurait trouver un moyen de contrecarré cette possibilité. Elle avait donc empoigné les jambes de sa tante pendant que Gabriel élevait la voix dans des paroles qu’elle n’avait jamais entendu. Et là, on arrive au faille de son super plan. N’ayant jamais entendu les paroles qu’il chantait, elle les écouta attentivement pour pouvoir dire quelque chose après. Mais, elle écoutait tellement, qu’elle ne regardait plus où elle marchait. Et bien, vous savez ? La hauteur des marches changent quand on porte quelqu’un. En tout cas elle en reste persuader, encore aujourd’hui, parce que la marche suivante elle manqua de la louper, certaine qu’elle était plus basse d’habitude. Cela dit, par une chance qui lui était peu commune, elle ne se vautra pas et ne créa pas de catastrophe. Ils arrivèrent même à poser sa tante en haut des marches, à bout de souffle.

    Bon Gabriel avait porté le plus lourd, alors elle estimait normal qu’il puisse avoir l’air plus essouffler qu’elle. Cela dit, ne voulant pas que ça puisse être une excuse pour qu’elle aille lui chercher un verre d’eau, par exemple. Elle prit sur elle d’exagérer un peu son essoufflement genre : OMG je suis trop fatiguée… Elle s’était affalée sur les dernières marches dans un soupir un peu trop expressif pour être crédible, en se posant une unique question : combien de temps devait-elle faire semblant d’être épuisée à mort ? Non parce qu’il ne fallait pas non plus qu’elle ait à se débrouiller toute seule pour trainer sa tante sur un canapé. La laisser en haut des marches pouvait être une idée, bien qu’en peu trop suspecte une fois qu’elle se réveillerait.

    De là se succéda un tas de questions pratiques : Comment ils allaient faire pour que sa tante ne se doute de rien ? Pour qu’elle n’imagine avoir fait qu’un simple rêve ? Lui mettre une bouteille d’alcool entre les mains, était-elle vraiment une bonne idée ? Comment elle réagirait si elle comprenait qu’October était mutante, ou si elle mettait ça sur le dos de Gabriel ? La situation comportait quelques problèmes auxquels elle n’avait aucune solution miracle. Et même si elle avait des solutions, il était sûrement préférable de les éviter. Finalement, elle laissa tomber son air essoufflé pour appuyer son dos contre le mur.

    « Et maintenant ? On la pose dans le canapé et on prit pour que ça passe ? »

    Étrangement sa question était parfaitement sérieuse, empreinte d’une certaine inquiétude. Ce n’était pas un secret, elle se sentait beaucoup plus proche de Nathan que de sa propre famille, alors l’image que pouvait avoir sa tante d’elle était quelque chose de super important. Tout aussi important que de ne pas faire passer Gabriel pour le fautif parce que… Disons que c’était Gabriel et qu’elle ne voulait pas qu’il puisse avoir une personne de plus avec une mauvaise opinion de lui. Il était loin de le mériter. Elle avait beau retourner le problème dans tous les sens, elle ne voyait pas ce qu’ils pouvaient faire hormis le fait d’attendre et d’espérer que sa tante doute assez pour ne pas porter de crédit à ce qu’elle aura cru voir. Un rêve, pourvu qu’elle ne prenne ça que pour un simple rêve.

    « Il nous faut un alibi, si elle cherche à savoir si tout était vrai, faut qu’on s’accorde sur ce qu’on faisait et l’endroit ou on était. Enfin tu sais, un truc comme dans les films. Bon, d’accord, ça fait un peu terroriste ou grand criminel qui a quelque chose à cacher mais, si on sème suffisamment le doute, peut être qu’elle finira par se dire qu’elle à juste rêvé, non ? »

    Il fallait peut être qu’elle arrête de regarder les films. Mais, à son âge, c’était un peu la seule référence que l’on pouvait avoir, non ? Quoiqu’il en soit, pendant qu’elle débitait son idée improbable d’alibi, elle se souvint, également, de ce que Gabriel avait chanter. Alors, vraiment très rapidement, elle avait reprit sans même se soucier d’une éventuelle réponse, passant, comme à son habitude, du coq à l’âne sans prévenir.

    « S’était quoi ce que tu chantais ? Des nouveaux textes, parce que c’était vraiment trop cool… Enfin si on oublie la voix essoufflé. Quoique même là, faudra que tu me fasse penser à te fabriquer un diplôme du « chanteur de l’extrême » mention « A » pour chanter en portant quelqu’un. Trop classe. »
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Il y a une première fois à tout [Gabriel]

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