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| | voisinage difficile... [Hella] | |
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Phenemore Bradshaw Mutant de niveau 2
Nombre de messages: 97 Date d'inscription: 15/03/2010 Localisation: Asile psychiatrique St. Christoph, Central Park Clan: neutre Age du personnage: 26 ans Pouvoirs: mimétisme empathique, rafales émotionnelles Profession: peintre et illustrateur de bande-dessinées Points de rp: 60
 | Sujet: voisinage difficile... [Hella] Jeu 15 Avr - 12:57 | |
| Cela faisait environ un an que Phenemore avait été interné à l’asile St Christoph. On ne pouvait pas parler d’un service ou d’un confort trois étoiles, mais le Ministère de la Santé estimait que c’était suffisant pour accueillir décemment les fous. Le tout était « suffisant », point barre. Depuis quelques jours, le mutant était détaché et avait ainsi la possibilité de pouvoir faire les cent pas dans sa cellule. C’était presque une récompense pour bonne conduite si on regardait bien, et Phenemore comptait bien en profiter…
La porte de sa cellule s’était ouverte à plusieurs reprises. La première fois, c’était un infirmier aussi balèze qu’intimidé qui était entré pour apporter des vêtements propres au mutant et le prévenir qu’il ne tarderait pas à l’emmener à la douche. Le peu d’entrain qu’avait eu Phenemore en se levant ce matin se ternit au contact de l’employé et lorsqu’il commença à appréhender de faire une « crise » en public. Cela arrivait assez souvent en fait, et la psychiatre qui le suivait avait expressément demandé que Phenemore soit isolé à part dans une cellule pour limiter les risques de perte de contrôle. Seulement un asile n’étant pas un trois étoiles, Phenemore était obligé d’être accompagné le long d’un couloir où l’affluence de gens suffisait à lui faire complètement péter un plomb… Il était encore assez tôt et le mutant n’avait encore entendu personne hurler ; les autres devaient encore être endormis…
L’épreuve de la traversée du couloir fut moins pénible que prévue car Phenemore ne croisa que deux autres internés d’un genre particulièrement calme. L’infirmier se contenta de rester à la porte de la cabine de douche pour s’assurer que le patient de tenterait pas de s’échapper et Phenemore pu profiter d’une douche bien chaude dans le calme le plus total. Seules les émotions chaotiques de l’infirmier le dérangèrent, le rendant lui-même particulièrement tendu et anxieux alors pourtant qu’il n’avait strictement aucune raison de l’être. Le mutant mit cela sur le compte de sa peur de perdre le contrôle et essaya de chasser toutes ces émotions noires de sa propre tête… sans succès.
La douche s’acheva et Phenemore se sécha avant d’enfiler la tenue propre que l’infirmier lui avait donnée. Le genre de tenues règlementaires toutes blanches qui permettaient d’enfiler facilement une camisole de force par-dessus et en un minimum d’efforts… Le mutant était coutumier de la camisole même si le personnel préférait de loin l’entraver complètement sur son lit pour éviter de se manger un coup de pied dans les tibias ou dans le pif. Il fallait dire aussi que lorsqu’il pétait littéralement les plombs, le mutant n’y allait pas avec le dos de la cuiller…
Tu vas retourner dans ta cellule maintenant, Bradshaw.
Comme à son habitude, Phenemore ne répondit rien. C’était certes une phrase qui n’appelait aucune réponse, mais le mutant se murait depuis un bon moment dans le silence le plus total. Pour échanger avec les autres fous ou le personnel, il se contentait de griffonner quelques mots sur les pages d’un carnet qu’il ne quittait jamais. Les personnes ayant entendu le son de sa voix ces dernières années pouvaient se compter sur deux doigts d’une main… voire même si deux doigts, pour être précis.
Le retour à sa cellule se fit dans le même calme teinté d’angoisse, et la porte se referma derrière Phenemore. Il reprit son habituelle place, en plein milieu de la cellule sous le spot de lumière situé au plafond. Son carnet de dessin ne mit pas longtemps à être ouvert sur ses genoux et le mutant attrapa son crayon de bois, commençant l’esquisse d’un personnage médiéval. Si personne n’ouvrait plus cette porte, la journée serait bonne… |
|  | | Hella Healt Mutante de niveau 2 { ADMINISTRATRICE }
Nombre de messages: 4401 Date d'inscription: 19/04/2007 Localisation: Institut Xavier, pas vraiment par choix Age du personnage: 18 ans Pouvoirs: emprunte le pouvoirs des mutant a proximité s'immunisant de la meme maniere Points de rp: 413
 | Sujet: Re: voisinage difficile... [Hella] Jeu 15 Avr - 13:59 | |
| Hella allait sur ses seize ans, elle avait fuit l’orphelinat, avait déjà fait quelques coups à force de vivre dans la rue. Et c’est sur l’un d’eux qu’elle se fit prendre par des flics qui étaient sur place, habillé en civil. Elles ne les avaient pas vu, première et grosse erreur de sa part. Son tempérament, sa non envie de finir enfermée l’avait rendue complètement hargneuse. Elle avait hurlé, s’était débattue. Mais bien sur, elle n’avait pas fait le poids. Un flic en était venu à la neutraliser en la planquant contre le pare brise d’une voiture, faisant en sorte que sa tête heurte bien cette partie de la voiture. Elle avait vu le verre se fissurer et son arcade sourcilière émettre un craquement tellement sinistre qu’elle ne s’étonna pas de voir un filet de sans sur le pare brise fissuré quand le flic la redressa, déjà menotté. Honnêtement, ce coup avait eu le mérite de la calmer, chancelante elle fut jetée à l’arrière d’une voiture de flic. Direction le post de police. Le regard flou, et ne disposant que d’un œil vu qu’elle était incapable d’essuyer le sang qui lui coulait sur l’autre, elle regretta cette sortie, cette arrestation.
Arrivée au poste il a fallu vraiment y mettre du sien pour la faire sortir de la voiture, elle y allait de coup de pieds, de cris, hors de question de rentrer dans cet endroit, hors de question de se retrouver derrière les barreaux. Pourtant, elle y alla. Hella fut enfermé, le temps qu’on sache qui elle était, qui il fallait prévenir. Mais l’adolescente ne supportait pas cet enfermement, ça avait toujours été une de ses hantises depuis qu’elle avait quitté l’orphelinat. Elle était partit en décembre, l’année de ses quatorze ans. Un peu moins de deux ans s’étaient écoulé. Deux ans à se dire que plus jamais on ne l’enfermerait. La dernière fois qu’on l’avait fait –même si c’était un orphelinat- elle avait finit par s’accrocher à une fille. Alice. Elle était morte, maintenant. Hors de question pour Hella de recommencer.
On l’avait enfermé avec un tas d’autres personnes, qui étaient également en attente. Jamais ils n’avaient du voir une gamine foutre autant de bordel dans une cellule. Hella hurlait qu’elle voulait sortir, tapait contre les barreaux. Elle énervait tout le monde, en tout cas elle énerva assez une personne enfermés avec elle pour se faire passer à tabac. Ca faisait mal, très mal, mais au moins on l’avait sortie de là. Une décision fut vite prise pour son comportement, un petit séjour chez les fous, histoire d’établir un diagnostic, de la foutre sous calment, mais surtout de s’en débarrasser sans avoir à la relâcher dans la rue. Bienvenue à l’hôpital psychiatrique.
Hella avait vraiment tout foiré sur ce coup là. Ne voulant pas être enfermé dans une cellule, elle se retrouvait complètement shooter, après lui avait fournit une douche et des vêtements beaucoup trop blanc, en direction d’une nouvelle cellule. C’est bien la première fois qu’elle n’avait pas la forme de crier, ou de se débattre. Leurs piqûres étaient drôlement efficaces. Tout ça parce qu’elle avait piquer une crise dans le véhicule qui l’emmenait ici. Faut dire que l’enfermement n’était vraiment pas une chose qui était faites pour elle. Le seul avantage qu’il pouvait y avoir, c’est qu’au moins elle serait seul, sans personne avec qui elle pouvait risquer de s’accrocher. Hors de question, ça faisait toujours souffrir de manière horrible. On lui présenta sa nouvelle cellule d’un signe de main, et elle regarda la porte d’un regard presque absent. Foutu tranquillisant. La porte s’ouvrit, elle fut poussée à l’intérieur pendant qu’un infirmier annonça un truc du genre :
« Tient Bradshaw, de la compagnie. »
La porte claqua et Hella se retrouva debout dans une cellule, son regard éteint porté sur l’homme qui était présent, un carnet et un stylo en bois avec lui. La gamine était incapable de la moindre réaction, se demandant seulement combien de temps elle allait garder son cerveau dans ce brouillard totale. Elle ne fut même pas capable de la moindre réaction face au fait qu’elle n’était pas seule. En fait elle devait avoir tout de la fille pitoyable. Ses cheveux mouillés retombaient sur son visage en fine mèche rebelle et ondulé. Son visage en lui-même gardait la trace de son arcade sourcilière blessée, sa lèvre était légèrement fendue et gonflé et un bleu était légèrement présent sur une de ses joues. Vestige de son altercation avec le flic, et avec le type dans sa cellule.
Sans trop chercher à comprendre, elle alla contre un mur, le plus éloigné de celui de ce fameux Bradshaw, et se laissa glisser contre la paroi blanche. Jambe contre torse, menton sur ses genoux, ses bras entourant ses jambes, elle resta là, assise le regard dans le vide. Penser à rien c’était compliqué. Elle n’était plus apte à réfléchir, plus apte à se voiler la face et… Et c’était vraiment douloureux. Il y avait cette douleur physique, mais c’était la douleur morale qui était la plus compliqué. Elle avait cette impression d’être dans un vide considérable, de nager dans des eaux tellement noire que jamais elle ne s’en sortirait. Tout ce qui faisait ce qu’elle était n’était qu’un amalgame de… De rien du tout. Incapable de se voiler la face elle était obliger de supporter la douleur et la confusion de ne pas savoir qui elle était. Elle était obliger de supporter ce mal ignoble et la culpabilité qu’elle ressentait face à la mort d’Alice. Elle était obliger de se prendre en pleine face les abandons à répétition et les dégâts que tout cela pouvait engendrer sur sa personne. Et le pire s’était de se prendre tout ça, en même temps, dans la figure juste parce qu’un médicament lui interdisait de construire cette carapace psychique qu’elle s’était faite pour ne plus penser à ce genre de chose. Elle maudissait cet endroit, qui lui obligeait de prendre conscience de sa vie…
Il se peut qu’elle soit restée des heures, sans bouger. Des larmes avaient roulés sur ses joues de manière tellement silencieuse qu’elle ne s’en n’était pas rendue compte. Elle ne quitta pas sa position d’un centimètre, cherchant à fuir cette réalité, priant pour que la dose administrée s’estompe. Ca allait bien finir par arriver à un moment où à un autre. Mais bon, quand on n’est pas habituer à ce genre de traitement, le corps met un certain temps à éliminer les effets. Oui on pouvait vraiment comptez le temps à ne pas bouger en heure, si bien qu’un moment le brouillard dans sa tête voulu lui laisser un peu d’air. Assez en tout cas pour prendre réellement conscience du fait qu’elle n’était pas seul.
Sans bouger, elle ne fit que lever son regard vers l’homme. Une seconde, à peine, avant de le reposer dans le vague. Ses pensées se firent étrangement compatissante. Comme pouvait-on supporter de rester dans un endroit comme celui-là, de supporter leur traitement. Pas besoin d’être dingue pour entrer. Mais, assurément, on sortait complètement siphonné. Elle ne savait rien du type qui était là, elle ne commençait seulement à comprendre qu’il était présent, mais sans le connaître elle était capable de compatir à son sort. Quoiqu’il est pu faire, qui qu’il puisse être, personne… Personne ne devrait être là, dans ces conditions, dans ce climat. Ses médocs devaient toujours agir parce que ce n’était compatissant qu’elle aurait du être, mais craintive. L’enfermement avec une personne était censé lui faire peur, d’ailleurs elle ressentait cette peur, mais elle n’arrivait pas à en prendre conscience, pas encore. Ce n’était pas une peur liée à lui, mais la peur de relation que peuvent avoir deux personnes sur un plan intellectuel. Ne jamais s’attacher… |
|  | | Phenemore Bradshaw Mutant de niveau 2
Nombre de messages: 97 Date d'inscription: 15/03/2010 Localisation: Asile psychiatrique St. Christoph, Central Park Clan: neutre Age du personnage: 26 ans Pouvoirs: mimétisme empathique, rafales émotionnelles Profession: peintre et illustrateur de bande-dessinées Points de rp: 60
 | Sujet: Re: voisinage difficile... [Hella] Ven 16 Avr - 11:28 | |
| Assis au beau milieu de la cellule, Phenemore achevait l’esquisse d’un chevalier partant aux Croisades lorsque la porte finit par s’ouvrir sur deux infirmiers. Intrigué, le mutant orienta son regard dans leur direction et fut contaminé par la crispation ambiante dès qu’ils s’approchèrent trop de lui. Une jeune fille en tenue aussi blanche que celle qu’il possédait les suivant, et les sourcils de Phenemore se froncèrent lorsque l’un des gardiens parla de « compagnie » :
Qu’est-ce qu’elle vient faire là ? Elle ne peut pas se trouver une autre cellule ?
Reculant progressivement, Phenemore prit une page vierge de son carnet et y griffonna quelques mots avant de montrer le tout au gardien.
« Pas d’autre place ailleurs ? »
Deirdre – sa psy – avait toujours fait en sorte que Phenemore occupe une cellule tout seul pour éviter les risques de pétage de plombs. Là, on lui amenait une jeune fille complètement shootée qui se révèlerait probablement un poison pour lui… Phenemore secoua la tête peu avant que le gardien ne remarque sa question écrite. Un rire lui échappa et il s’approcha de Phenemore sans doute un peu brusquement, parce que ce dernier recula de nouveau :
La fin des privilèges, Bradshaw. Je vois pas pourquoi les autres devraient se taper un lourdingue avec eux et pas toi. Fin de l’histoire. Et je te conseille pas de te rappeler que t’es un homme pendant qu’elle est avec toi, si tu vois ce que je veux dire…
Un homme ? Phenemore se considérait bien davantage comme un fou que comme un homme à vrai dire, et sauter sur cette folle n’était pas la première chose à laquelle il pensait quand il la voyait.
« C’est provisoire ? »
Oui, il voulait qu’elle parte. Qu’elle vide les lieux. C’était SA cellule, elle n’avait rien à y faire. Le gardien rit de nouveau, jetant un dernier regard aux deux fous avant de quitter la cellule en marmonnant quelque chose de vaguement insultant envers les fous en règle générale.
Le regard de Phenemore se posa sur Hella qui demeurait debout dans la cellule et qui rendait son regard au mutant avec un air un peu paumé – sans doute avait-elle été droguée pour être plus facilement transportable ; les fous étaient des colis encombrants, c’était bien connu. Son visage laissait entrevoir des marques indiquant qu’elle n’avait pas été traitée avec le plus grand soin, mais Phenemore ne s’en formalisa pas d’avantage et reprit son chevalier avec dans l’idée de le terminer. Elle était là, mais cela n’impliquait pas forcément qu’il soit obligé de lui parler ou de la regarder, après tout…
S’adossant contre le mur pour plus de confort, Phenemore vit la jeune fille faire de même contre le mur opposé, et donc le plus éloigné de lui. Un détail revint en mémoire du mutant, et il se demanda qui aurait la chance de dormir sur l’unique lit de la cellule. Ca, les gardiens n’y avaient pas songé, et il était hors de question que Phenemore laisse son lit ; c’était lui qui avait le plus d’ancienneté et le plus d’expérience en termes de folie non mais oh ! Elle dormirait par terre ou alors elle se trouverait une autre cellule à squatter !
Il y eut finalement cette sensation désagréable qui s’insinua en Phenemore. Cette sensation d’échec et d’abandon qu’il connaissait bien mais qu’il n’avait à ce moment précis aucune raison de ressentir. Ses yeux se posèrent sur son esquisse pourtant parfaite, et le mutant posa son carnet sur le sol près de lui avec dépit. Ses dessins semblaient ne plus ressembler à rien tout à coup, et tout ça c’était la faute de cette fille… Le regard de Phenemore à moitié aussi paumé que celui d’Hella se posa sur la jeune fille l’espace de quelques secondes, juste au moment où quelques larmes roulaient sur ses joues.
Phenemore finit par détester sa cellule tout en ayant l’impression d’avoir raté non plus son dessin, mais sa vie entière, et il finit par baisser les yeux sur le sol, arrachant une page de son carnet pour y griffonner à la hâte un message pour Hella. Froissant la feuille, il lui balança la boulette assez mollement mais parvint à toucher l’un de ses pieds nus. En la ramassant, elle ne pourrait pas ignorer le message que lui avait adressé son co-détenu :
« Je prends le lit. Premier arrivé, premier servi. »
Il aurait bien entendu voulu opter pour « tu pollues mon air », « tu vas me faire péter les plombs » ou « dégage de ma cellule », mais tant de violence n’était pas dans ses habitudes.
L’humeur de Phenemore changea de nouveau, se faisant moins acide et nettement plus compatissante. Qu’avait-elle fait pour mériter d’être placée dans cette cellule avec lui ? Qui avait eu l’audace de lever la main sur elle alors qu’elle paraissait si fragile ? Phenemore ramena ses jambes contre lui, appuyant sa tête contre le mur en la renversant légèrement en arrière. Avait-elle tué ou frappé quelqu’un ? Si oui, la coïncidence était drôlement amusante, même pour le fou qu’était Phenemore : la probabilité que se retrouvent dans une même cellule deux personnes folles ayant commis le même délit était pour ainsi dire plus proche de zéro que de n’importe quel autre chiffre existant… Si elle avait déjà agressé quelqu’un, qu’est-ce qui l’empêcherait de recommencer avec Phenemore ? Elle ne prenait pas de cachets depuis longtemps, alors elle serait probablement capable de recommencer…
Phenemore entoura ses jambes repliées contre lui de ses bras et posa son menton sur ses genoux, commençant un étrange balancier d’avant en arrière destiné à le calmer. Cette fille était là depuis à peine 5 minutes et déjà elle lui pourrissait la vie… |
|  | | Hella Healt Mutante de niveau 2 { ADMINISTRATRICE }
Nombre de messages: 4401 Date d'inscription: 19/04/2007 Localisation: Institut Xavier, pas vraiment par choix Age du personnage: 18 ans Pouvoirs: emprunte le pouvoirs des mutant a proximité s'immunisant de la meme maniere Points de rp: 413
 | Sujet: Re: voisinage difficile... [Hella] Ven 16 Avr - 13:22 | |
| L’adolescente n’avait absolument pas capté l’échange entre le type - fou ? – qui était déjà dans la cellule, et l’infirmier. Du moins, son cerveau entendait très bien ce que pouvait dire l’infirmier, mais son cerveau refusait d’en analyser le sens. Ca serait lui revenir en temps voulu, c’était souvent comme cela. Perdant notion du temps, elle se reconnecta avec la réalité quand elle sentie une infime sensation sur le bout de son pied nue. Pourquoi les chaussures n’étaient-elles pas autorisées ? C’est qu’elle les aimait ses converses. Triste sort, elle espérait pouvoir les récupérer à la sortie. Mais pourquoi en était-elle venue à songer à ses converses ? Ah oui, la sensation sur son pied. Il s’agissait peut être d’un animal, genre un rat… Elle divagua encore un petit moment - ou, peut être, un long moment- sur un tas de chose, avant de réussir à enfin jeter un œil à ce qui lui avait effleuré le pied. Une boule de papier. Mouais, bin, vu qu’elle n’avait aucune envie de bouger, le message envoyé par boulette de papier attendrai. Disons que pour le moment elle ne se sentait concernée en rien de ce qui pouvait se passer ici. Si, la seule réaction qu’elle avait eut en voyant la mot – qu’elle n’avait pas encore lu- ce fut une pensée qui voulait dire « quel étrange personne ». C’est vrai quoi, qui passait par des boulettes de papiers quand on est capable de parler ? Mouais, en fait, elle s’en foutait pour le moment, du coup elle ne bougea pas d’un pouce.
La notion du temps lui échappa à nouveau. Pas de pendule, pas de montre, rien qui pouvait indiquer l’heure. C’était vraiment à rendre fou. La seule chose qui était en train de changer c’est le brouillard qui commençait à se lever dans sa tête, ses idées qui recommençait à venir. Bref une activité cérébrale qui lui permettait de ne plus songer à ce que les médicaments lui avaient remit en pleine tête. Elle remit sa carapace, doucement, mais sûrement. Et avec cette carapace : la peur. La peur d’être enfermé avec une personne. La peur d’être enfermée, tout court. Elle devait sortir. Il fallait qu’elle sorte. Elle commença par bouger ses doigts de pied, juste pour s’assurer que ses gestes étaient en concordance avec ce que son esprit dictait de faire. Et c’est en remuant les pieds qu’elle revit le bout de papier qu’elle n’avait pas daigner prendre. Allongeant le bras elle s’en saisi pour finalement voir des lettres, écrites rapidement, qui lui disait que le lit ne serait pas elle. Elle était la dernière arrivée. Haussant un sourcil, elle posa son regard sur l’homme. Elle n’ajouta rien. On verra bien qui aura le lit. D’ailleurs elle voulait bien lui laisser, parce que si c’était lui qu’i l’avait, cela vous dire qu’elle se serait barrée d’ici. Sinon, vous vous doutez bien qu’elle ne laisserait pas un lit aussi facilement.
Bon le tout était de savoir comment s’y prendre pour sortir d’ici. Si elle ne connaissait pas les habitudes de cet endroit, elle pouvait parfaitement jouer sur le fait que les gens ne la connaissaient pas non plus. Et on ne pouvait pas surprendre plus quelqu’un, qu’en agissant le premier jour. L’intégralité de son plan était complètement floue dans sa tête, mais peu importe. Elle devait essayer, hors de question de rester bloqué ici. Se relevant, elle prit appuie sur le mur un court instant avant de se diriger vers la porte de la cellule. Bien évidemment, elle avait prit soin de passer le plus loin possible de l’homme qui était présent. L’avantage s’était que ni l’un ni l’autre ne semblait vouloir de compagnie, rien que pour cela il marquait un bon point. Sans oublier son besoin de défendre son lit, qui l’aurait fait sourire d’en d’autre circonstances parce que s’était tout à fait son style. Mais ce n’était pas le plus important, alors ces sentiments ne firent que passer à grande allure avant qu’elle ne se concentre sur son super plan. Un super plan qui consistait à :
Improviser.
Hella attendit dos contre le mur qui contenait la porte. Si vous lui aviez demander qu’elle était son plan, elle aurait prit son air fier en disant qu’elle avait le meilleur du monde, et que rien ne pouvait l’empêcher de réussir. Mais tant d’assurance aurait seulement servit à masquer le fait qu’elle n’avait aucune idée de la manière dont elle devait s’y prendre… Et elle aurait bientôt la réponse à sa grande question qui était : Vais-je réussir à sortir ?
Ca devait être l’heure du repas. Lequel ? Aucune idée. Le fait est que la porte s’ouvrit et qu’un infirmier fit un pas avec un plateau, c’est le moment où Hella décida d’agir. Surgissant de derrière la porte elle mit un revers au plateau qui alla directement se déverser sur la tête de l’infirmier. Elle ne prit même pas le temps de savoir ce que contenait le plateau. Ca devait être chaud à un juger par le cri de l’infirmier. Le contournant elle se pencha en avant de manière à ce que se soit son épaule qui percute, en première, le deuxième infirmier qui assistait le premier. Début de liberté. Elle était dans un long couloir triste, mais pas le temps de s’attarder sur la déco qu’il n’y avait pas. Hella se mise à courir dans une direction prise au hasard. Elle entendait le cri des infirmiers appelant à l’aide, et des bruits de courses derrière elle. Pas le temps de se retourner, elle tourna dans un couloir adjacent et s’engouffra dans la première porte qu’elle trouva d’ouverte. Un bureau, sûrement celui des infirmiers de garde.
Sauf qu’à ce stade, elle devait se rendre à l’évidence. Jamais elle ne sortirait d’ici sans savoir où se trouvait les sorties. Elle allait être rattrapé et ramener dans sa cellule. Ca avait été parfaitement stupide d’agir sur un coup de tête de ce genre. Elle venait de tuer toute chance de sortie. Les infirmiers allaient se méfier maintenant, si seulement elle avait eu la patience d’attendre un peu pour se repérer dans cet endroit. Deux solutions s’offraient à elle : se rendre bien gentiment, pour éviter une dose de calment. Ou alors, elle pouvait faire ce pourquoi elle était douée : faire chier son monde. Sans trop d’hésitation, elle opta pour la deuxième solution.
Se penchant sur le bureau, elle attrapa un bout de papier, un stylo, et griphonna quelques mots dessus. Elle en fit une boule qu’elle garda dans le creux de sa main et revint vers la porte de sortie de ce bureau. Dès qu’elle vit une ombre passer devant, elle ouvrit la porte à la volée. Assez fort pour entendre le craquement sinistre d’un nez et le cri de l’infirmier. Sans attendre, elle détala à nouveau, mais glissa sur le carrelage en voulant prendre un virage trop serrer. Erreur un peu trop fatale à son goût. Elle eu juste le temps de sentir une piqûre sur son bras que déjà deux infirmiers la tirait. Chacun la soutenant par-dessous les épaules. A nouveau elle commençait à se sentir vaseuse, ses pieds traînaient sur le sol pendant qu’elle reprenait le chemin de sa cellule.
Quand la porte de la cellule s’ouvrit, l’infirmier au nez cassé les avait déjà rattrapé, une paire de menottes dans les mains. Ce genre de menottes rembourré pour ne pas faire mal, mais trop résistante pour espérer les casser. Il donna rapidement l’ordre d’allonger Hella sur le lit, et lui passa un bracelet à un poignet, alors que l’autre bracelet était relié au lit. Une façon de s’assurer qu’elle ne reviendrait plus sauté sur la première personne passant.
« En fait Bradshaw, tu peux te souvenir de ce que tu veux. J’en ai rien à faire de cette folle »
Il faisait référence à ce qui lui avait dit un peu plus tôt, tout en gardant une main sous son nez pour éviter de répandre du sang un peu partout. Il avait sûrement prit le temps de dire des choses en plus, mais Hella n’y faisait déjà plus attention. Elle était dégoûtée d’avoir tuer toutes ses chances sur un simple coup de tête. Pourtant… Pourtant, quand ils ne furent plus que deux dans la cellule, elle trouva le moyen de sourire – bien que complètement shooté -, sa main attachée se pencha dans le vide pour s’ouvrir doucement et laisser échapper sa petite boulette de papier qui tomba sur le sol de la cellule. Il suffisait de l’ouvrir pour voir ce qu’elle avait prit le temps d’écrire dans le bureau.
| bout de papier a écrit: | Honneur aux nouveaux. Honneur aux filles. JE prends le lit ! |
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|  | | Phenemore Bradshaw Mutant de niveau 2
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 | Sujet: Re: voisinage difficile... [Hella] Ven 23 Avr - 19:35 | |
| Phenemore restait adossé au mur, observant l’intruse du coin de l’œil en donnant l’impression qu’il ne lui souhaitait pas la bienvenue. En fait non, ce n’était pas une impression : cette squatteuse n’était PAS la bienvenue dans la cellule du jeune mutant, et il comptait bien revendiquer son ancienneté pour lui clouer le bec.
C’est ce qui motiva l’envoi d’une boulette de papier que la jeune fille mit un sacré bout de temps à remarquer, alors que Phenemore donnait l’impression de s’en désintéresser complètement, absorbé dans ses esquisses. Du coin de l’œil, il guetta une quelconque réaction et finit par la voir orienter son regard dans sa direction. Le mutant choisit d’en rester là pour le moment par pure stratégie, parce que viendrait le moment du coucher – ou des piqures – et à ce moment-là le lit lui reviendrait de droit, que cela plaise à cette intruse ou non.
Phenemore reporta son attention sur son croquis et les heures passèrent avant qu’il n’achève enfin les jeux d’ombres sur le nouveau chevalier qu’il avait crayonné. Le temps avait semblé ne plus avoir de prise sur le jeune homme… à moins qu’il ne s’agisse de l’effet des cachets qu’on lui avait fait ingurgiter à peine deux heures après l’arrivée de Hella ; une sorte de précaution supplémentaire, en quelque sorte.
Adossée contre le mur près de la porte, Hella avait semblé attendre quelque chose de précis pendant un petit moment. Phenemore n’avait pas eu besoin de réfléchir à son attitude parce que lui-même avait déjà utilisé cette ruse pour essayer de se faire la belle. Quelques coups plus tard, il avait bien gentiment regagné sa cellule capitonnée avec plusieurs milligrammes de tranquillisants dans le sang, histoire de bien lui faire passer l’envie de recommencer avec tous les moyens possibles et imaginables…
L’heure du repas finit par arriver. Phenemore avait un peu les crocs en y réfléchissant bien, mais son dessin occupait chacun des neurones qui n’étaient pas paralysés par les neuroleptiques qu’on lui administrait toutes les 6 heures. Lorsque la porte finit par s’ouvrir après une éternité, Hella sembla jaillir et frappa dans le plateau, dont le contenu se déversa sur l’infirmier. Un cri de douleur s’éleva dans la cellule, bientôt suivi par l’un des nombreux hurlements de Phenemore précurseurs d’un accès de rage… accès de rage qui était justement en train de prendre possession de l’infirmier couvert de purée.
Deux autres infirmiers entrèrent dans la cellule pour maîtriser Phenemore, et ce dernier finit par se calmer lorsque celui qui était plein de purée quitta la cellule. Les deux autres sortirent et refermèrent la porte derrière eux, laissant le mutant seul pour s’occuper du cas de la fugitive. Dans un sens, c’était assez inattendu qu’elle parvienne à prendre la fuite malgré la dose qui lui avait été injectée, mais entre les quatre murs de sa prison capitonnée plus rien ne pouvait surprendre Phenemore…
Hella fut finalement ramenée comme un paquet de linge sale, escortée par un infirmier au nez cassé et deux autres destinés à calmer Phenemore en cas de problème. Compte-tenu de l’état d’esprit des infirmiers à cause de la tentative d’évasion de la jeune fille, le problème fut bien évidemment incontournable et les deux hommes attrapèrent Phenemore au vol alors qu’il s’élançait vers Hella en hurlant comme un forcené. Trop de personnes ici rêvaient de lui faire regretter son audace, et tous ces sentiments polluaient son atmosphère. D’ailleurs, trop de choses polluaient son atmosphère depuis quelques heures, c’était comme si tout le monde s’était donné le mot pour le faire chier…
Une injection embua l’esprit du mutant alors qu’il voyait qu’on attachait Hella sur SON lit. C’était ça sa stratégie en fait, elle voulait une dose et le lit, mais le négocier n’aurait pas été suffisamment « épatant ». Nan mais c’était qui, cette fille ?!
La porte se referma ensuite, laissant les deux malades complètement shootés. Enfin surtout Hella en fait, parce que Phen’ n’avait obtenu qu’une « dose dissuasive », comme l’appelaient les infirmiers. Les heures passèrent avant que la porte ne s’ouvre de nouveau pour qu’on leur apporte de nouveau le repas du midi qui avait été foutu en l’air par la co-détenue de Phenemore. L’infirmier se contenta de déposer le plateau par terre devant le jeune homme et barbouilla Hella de purée avec un sadisme incroyable, comme pour lui faire comprendre qu’à chaque incartade, elle serait privée de bouffe avec subtilité… Ah, ces infirmiers !
Phenemore toucha à peine à son repas, contaminé par le dégoût de l’une ou l’autre des personnes présentes dans la pièce. Adossé contre son mur, le regard plus clair que quelques heures plus tôt, le mutant semblait observer la scène sans que son visage ne reflète quoi que ce soit. Lorsque l’infirmier sortit enfin, Phenemore se risqua à aller ramasser la boulette de papier qui s’était échappée des mains de sa squatteuse. S’éloignant après l’avoir observée quelques microsecondes, Phenemore retourna s’installer près de son mur et déplia avec un soin un peu étrange le morceau de papier pour y découvrir un message qui lui arracha un sourire amusé même si la perspective de dormir à même le sol le faisait profondément chier. Au moins, elle avait de l’humour…
L’infirmier au nez cassé pénétra de nouveau dans la cellule, flanqué de deux grosses armoires à glace qui se dirigèrent vers Phenemore. Le mutant chercha à reculer mais son dos se colla au mur, lui coupant toute fuite. Les deux hommes n’avancèrent pas davantage, ce qui permit à Phenemore de surveiller celui qui s’était approché de la jeune fille. Il la libéra de ses entraves, sans doute sur l’ordre d’un psychiatre, parce que lui n’avait pas la mine de celui qui est heureux de libérer un malade attaché depuis près de 6 heures.
L’infirmier eut finalement un mouvement qui contraignit Hella à forcer sur son poignet si elle ne souhaitait pas se le faire briser, et Phenemore péta un plomb au moment précis où l’envie prenait à cet infirmier de lui coller une bonne dérouillée en guise de représailles pour son nez brisé. Le mutant se remit à hurler et échappa aux deux infirmiers, se jetant avec rage sur l’autre avec dans l’idée de lui casser les dents. Une rancœur mêlée de colère avait inexplicablement envahi le mutant, et Phenemore se démenait à présent comme un diable pour échapper aux deux infirmiers qui l’avaient attrapé et essayaient de le retenir. Le troisième relâcha Hella en la malmenant toujours autant, et se tourna vers le mutant avec cet air mauvais qui ne disait rien de bon :
Bradshaw… combien de fois est-ce que je t’ai dit de te mêler de tes coloriages ? – le poing de l’infirmier s’abattit sur le coin de la figure du mutant, puis s’enfonça dans son estomac avant qu’il ne s’écroule, étourdi par le choc et le souffle coupé – La prochaine fois, tu essaieras de t’en souvenir…
A genoux à terre à quelques centimètres du lit, Phenemore essayait de digérer la douleur provoquée par les coups de l’infirmier. Il ne fallait pas espérer qu’il bouge de nouveau dans les minutes à venir… Un filet de sang s’écoula de son nez.
Quant à toi, sale petite teigne...
Sa phrase resta en suspend, laissant la menace clairement planer. |
|  | | Hella Healt Mutante de niveau 2 { ADMINISTRATRICE }
Nombre de messages: 4401 Date d'inscription: 19/04/2007 Localisation: Institut Xavier, pas vraiment par choix Age du personnage: 18 ans Pouvoirs: emprunte le pouvoirs des mutant a proximité s'immunisant de la meme maniere Points de rp: 413
 | Sujet: Re: voisinage difficile... [Hella] Ven 23 Avr - 22:13 | |
| L'action des tranquillisants avait quelque chose de parfaitement étrange. Un champs de coton. Hella avait l'impression que son esprit était dans un champs de coton, ses idées étaient si floues, si distantes. A chaque fois qu'elle cherchait à en attraper une, cette dernière lui glissait entre les doigts avec une facilité déconcertante. Elle avait cette horrible impression de courir encore et encore, pour attraper ses pensées, ses raisonnements, mais dès qu'elle se concentrait dessus, tout s'envolait, se brisait. Cela devait être le champs de coton destiner aux enfers. Il vous donnait l'impression de tenir une pensée de manière tangible et, la seconde d'après, il vous l'enlevait aussi facilement que si l'on soufflait sur une plume, vous plongeant dans une frustration sans nom.
La notion du temps n'avait plus aucun intérêt dans cette torpeur. Cherchez à savoir depuis combien de temps elle était allongées sur ce lit, lui donnait des migraines. Elle pensait avoir une idée précise du temps passé ici, puis se retrouvait transporter dans un monde sans nom ou elle était incapable de ressentir la moindre chose et, quand elle ouvrait à nouveau les yeux, les ombres avaient encore bougées lui laissant comprendre qu'elle avait encore eu une absence. Combien en avait-elle eu ? Combien de temps cela avait durée ? Elle était incapable de le savoir.
Sans qu'elle ne le comprenne, plusieurs heures venaient de passer. Oh, elle s'en rendait compte par le fait qu'elle commençait enfin à pouvoir attraper certaine de ses pensées, de les retenir plus longtemps, de les pousser un peu plus loin. C'était loin de ce qu'elle pouvait faire d'habitude, mais c'était un bon début. Elle avait l'impression de pouvoir garder les yeux à semi ouvert un peu plus de temps. C'est d'ailleurs cela qui lui permit de voir arrivée le repas pour la deuxième fois. Elle eu l'étrange sensation qu'on lui barbouillait de la purée dessus, elle s'imaginait bien en train de se tortiller pour l'éviter, mais est ce que cela se voyait réellement ? Elle n'en n'était pas certaine. Peut être, même, que cette sensation n'était qu'un mauvais rêve ou défilait les infirmiers dans son champs de coton, se vengeaient de ce qu'elle avait fait. Quelle idée d'avoir voulu fuir sans même prendre connaissance du lieu. Elle sombra à nouveau...
Dans son délire, qui semblait de plus en plus tangible, elle eu la sensation qu'on lui tordait le poignet dans un angle qui ne devait pas être très naturel. Ouvrant les yeux, elle comprit -avec une vitesse qui la rassura- que ce n'était pas un rêve. Dans un réflexe elle fit une manœuvre avec son bras pour ne pas avoir à entendre le craquement qui aurait finit par arriver. Et à en croire le sourire qui se dessinait sur l'infirmer, il avait fait exprès de lui vriller le poignet. Elle mit un peu de temps à voir le blanc d'un pansement sur le nez de l'homme. Encore un peu plus de temps à comprendre qu'il s'agissait de celui à qui elle avait casser le nez. Cette révélation expliquait beaucoup de chose. Au moment où elle se décida à faire quelque chose avant de se faire maitriser par ce type qui, apparemment avait décidé de lui faire passer un sale quart d'heure, c'est un hurlement qui lui vrilla les tympans. L'infirmier au nez cassé se détourna d'elle, c'était maintenant ou jamais qu'elle devait agir pour sa propre sécurité -n'ayant pas encore percuter que le cri venait de ce nouveau colocataire- mais elle n'arriva pas à faire le moindre mouvement. A croire que sa propre sécurité n'était pas un moteur suffisant à le faire se relever.
Elle n'arriva qu'à se redresser, les yeux plissés -comme si cette action lui permettrait de mettre en sourdine les cris de cette cellule-, et arriva à comprendre ce qui se passait. C'est ce fameux Bradshaw qui s'était mit à hurler, échappant aux deux armoires à glace, pour se jeter sur l'infirmier au nez cassé. Mais il n'arriva pas jusqu'à ce dernier, trop vite rattraper par les deux armoires à glace. Une action qui eu le don de réveiller Hella qui passa la manche de sa superbe tenue blanche sur son visage, enlevant le plus gros de la purée qu'elle avait reçu. Son regard se porta sur le sol, pendant que Bradshaw tentait de se démener pour échapper aux deux infirmiers -qui devaient passer plus de temps dans les salles de musculation, qu'à filer des médocs-, mais elle savait que si elle posait les pieds par terre, ses jambes ne la tiendrait pas. Pourtant, cherchant à y mettre de la bonne volonté, elle arriva à s'asseoir sur le bord du lit, les pieds se retrouvant dans le vide, pendant que les trois infirmiers étaient concentrés sur le colocataire.
"Bradshaw… combien de fois est-ce que je t’ai dit de te mêler de tes coloriages ?" le poing de l’infirmier s’abattit sur le coin de la figure du mutant, puis s’enfonça dans son estomac avant qu’il ne s’écroule, étourdi par le choc et le souffle coupé "La prochaine fois, tu essaieras de t’en souvenir…"
Si Hella avait douté de ne pas tenir sur ses jambes, tous ses doutes s'envolèrent au moment ou le poing de l'homme frappa Bradshaw. Les pieds par terre, elle se pencha sur le sol pour en attraper le plateau du repas. Si elle n'aurait pas été capable de faire cela pour elle, il en était tout autre pour son nouveau colocataire. Pourquoi ? Parce que, même sans le connaitre, elle estimait qu'il y avait certain points en communs. Aucun des deux n'avaient envie de compagnie. Parce qu'elle avait un vague souvenirs d'un sourire amusé quand il avait découvert son petit mot, plutôt qu'une rage encore plus contenu. Parce qu'il avait tenter de sauter sur l'infirmier quand elle se faisait mal mener, même si elle n'avait pas conscience de son pouvoir. Et puis même sans toute ses raisons, elle était capable de se tenir ses jambes parce qu'elle trouvait l'attitude de ses infirmiers complètement abusive. Parce qu'elle n'allait pas rester allongée à voir quelqu'un se faire passer à tabac sans rien faire. Parce que malgré tout ce qu'elle pouvait paraitre et renvoyé aux gens, elle était elle.
"Quant à toi, sale petite teigne..."
Il se retourna au même moment ou il voulait faire son effet de suspense dans sa phrase. Mais quand il eu finit de se retourner le plateau de bouffe s'aplatit sur son nez déjà mal mené. Hella y avait mit toute la force dont elle était capable. Au moment de l'impact, le plateau lui tomba des mains, et elle du se rattraper et se soutenir au lit pour ne pas tomber. L'infirmier lâcha un juron des plus odieux en plaçant les mains sur son nez qui se remettait à saigner. Si elle avait baisser la tête pour se rattraper au lit, elle ne pu s'empêcher de la relever dans un sourire satisfait. Bien qu'au moment où elle la releva, elle n'eut pas le temps de comprendre ce qui se passait qu'un coup de poing vint l'atteindre en plein visage. Une action qui acheva de la mettre au sol, et qui avait eu beaucoup plus de force qu'elle n'avait été capable de mettre juste avant. Le monde était vraiment injuste.
Et avant qu'elle n'en comprenne d'avantage, c'est un coup de pied qui lui arriva au niveau du ventre, lui arrachant une véritable plainte. Un autre coup arriva, pendant que l'infirmier se mettait à hurler que tous ses dingues étaient bon à abattre, qu'on ne tirerait jamais rien d'eux, qu'on n'avait qu'à les laisser croupir dans une pièce. Ne comprenant pas pourquoi l'une devait être au sol, alors que l'autre était à genoux, il se mit, ensuite, à frapper de nouveau Bradshaw pour être certain qu'il finirait aussi au sol. Son excès de rage était tel, que ces les deux armoires à glaces qui décidèrent de faire stopper cette folie. Et après on vient dire que c'était les deux personnes enfermées qui étaient folles ? Le monde ne tournait vraiment pas rond.
Sans qu'Hella ne soit au courant, une décision fut prise par l'infirmier au nez très mal mené : Healt et Bradshaw allait rester enfermer dans cette cellule, sans le moindre repas jusqu'au lendemain soir. Il était l'autorité, il était temps que ces deux là s'en rendent compte...
Dans la cellule, vidé de tous les infirmiers, Hella se tenait le ventre. Allongée sur le sol, en boule, elle tentait de faire taire la douleur qu'elle ressentait, fermant fortement les yeux pour essayer de se concentrer sur autre chose. Et, rapidement, ce qui prit le pas fut son inquiétude pour son nouveau colocataire. Se redressant, avec difficulté, sur ses genoux elle se traina à côté du fameux Bradshaw. Hella avait la lèvre qui s'étaient légèrement réouverte, mais hormis le goût métallique dans la bouche, rien de réellement dangereux. Mais lui, c'était le nez qui semblait avoir prit, pendant sa première session de coup. Finalement, elle avait réussi à récupérer une serviette -qui était rester là, suite au plateau qui avait été amener pour manger- et elle resta à genoux devant l'homme qu'elle regardait pour la première fois. Enfin, elle se concentrait surtout sur son nez.
Elle tendit la serviette dans sa direction, n'osant pas le faire elle même. D'une elle ne savait absolument pas comment s'y prendre pour aider les gens. De deux, elle ne voulait pas le braquer avec un geste qui n'avait pas ce but. Elle avait un semi sourire désolée -semi, à cause de la coupure qu'elle avait- tout en le regardant. Non seulement elle était inquiète pour lui, mais en plus elle était désolée. Elle appréciait le fait qu'il soit intervenue, même si elle ne comprenait pas pourquoi il l'avait fait. Elle avait envie de le remercier. Elle avait envie de dire tellement de chose. Pourtant, ce n'était pas dans ses habitudes, elle ne savait pas comment s'y prendre. Alors la seule chose qu'elle fut capable de faire en présentant la serviette fut de lâcher une simple phrase.
"Tient, pour ton nez !"
Dans le fond elle appréciait de ne pas savoir comment s'y prendre, de peur de regretter si elle venait à dire tout ce qu'elle pensait. Elle avait toujours cette peur de l'attachement. Mais pour une fois ce qu'elle pouvait penser de lui à ce moment, la reconnaissance qu'elle avait envie de lui apporter, était plus importante que cette peur de l'attachement. Alors, oui, heureusement qu'elle ne savait pas s'y prendre elle l'aurait probablement regretté. Du moins c'est ce qu'elle imaginait. Ce qu'elle ignorait c'était la nature du pouvoir de cet homme. Et qu'elle ne pouvait pas cacher ce qu'elle ressentait réellement.
"J'm'appelle Hella. Et je crois que c'est ton tour pour le lit." |
|  | | Phenemore Bradshaw Mutant de niveau 2
Nombre de messages: 97 Date d'inscription: 15/03/2010 Localisation: Asile psychiatrique St. Christoph, Central Park Clan: neutre Age du personnage: 26 ans Pouvoirs: mimétisme empathique, rafales émotionnelles Profession: peintre et illustrateur de bande-dessinées Points de rp: 60
 | Sujet: Re: voisinage difficile... [Hella] Dim 25 Avr - 14:54 | |
| Les choses s’étaient précipitées dans la cellule, et Phenemore commençait à regretter sa léthargie de quelques heures plus tôt, la venue de cette fille et un paquet d’autres choses. Si on faisait un rapide bilan de la situation, Phen’ avait probablement le nez pété, quelques hématomes en formation et quelques neurones en moins à cause des coups qu’il avait reçus…
Allongé sur le sol complètement prostré sur lui-même au cas où d’autres coups pleuvraient sur lui. Ses pensées s’orientèrent brièvement vers sa co-détenue qui devrait à présent se débrouiller seule face à l’infirmier au nez pété. Quelques vagues de violence envahirent le mutant, mais sa douleur semblait prendre suffisamment le pas sur tout le reste pour le clouer au sol et l’empêcher de péter un plomb de nouveau.
L’infirmier menaça une nouvelle fois Hella, laissant sa phrase en suspend pour probablement la laisser imaginer les pires choses susceptibles de lui arriver si par malheur elle essayait de se faire la malle encore une fois. Un claquement sec résonna dans la pièce avant qu’Hella ne tombe à quelques mètres de Phenemore, entrant ainsi de nouveau dans son champ de vision : le mutant aperçut à peine la jeune fille avant que l’infirmier ne se mette en tête de la rouer de coups encore plus violemment que Phenemore quelques minutes plus tôt. La jeune fille hurla à plusieurs reprises alors que Phenemore essayait fébrilement de se redresser en gémissant : ses membres semblaient refuser d’effectuer le moindre mouvement de manière satisfaisante, et le mutant s’effondra de nouveau face contre terre, à moitié étouffé par le filet de sang qui obstruait son nez et l’empêchait de respirer correctement…
Ce fut ensuite de nouveau son tour de déguster, et le mutant reçut plusieurs coups de pieds qui semblèrent lui perforer l’estomac. Phenemore hurla à son tour, accablé par la douleur et la tête polluée par la rage de l’infirmier qui ne faisait que grandit. Les deux autres infirmiers se décidèrent à intervenir après ce qui parut être une éternité, et tout finit par redevenir calme…
Phenemore n’entendit pas la punition prononcée, pas plus que la porte qui se referma. Sa respiration devint trainante l’espace de quelques secondes et une quinte de toux secoua sa carcasse, décuplant la douleur qui mordait chacun de ses membres. Près de son visage, quelques tâches de sang commençaient à se former près de son visage à cause du sang qui s’échappait de son nez. Sa vue obscurcie l’empêchait de distinguer quoi que ce soit, et il ne remarqua pas que la jeune fille était dans un état aussi moche que celui dans lequel lui-même se trouvait… Curieuse ironie du sort ; il avait fallu que cette fille déboule dans sa cellule pour qu’il redevienne violent et se prenne la pire dérouillé de sa vie… Bon peut-être pas la pire, mais ça y ressemblait fortement du moins.
Phenemore replia l’un de ses bras contre lui, palpant douloureusement son abdomen à travers sa tunique blanche à l’endroit où une tâche violacée devait probablement s’étaler. Ce fut le seul membre que Phenemore parvint à bouger ; pour le reste de son corps, c’était absolument hors de question d’imaginer pouvoir le bouger…
Quelque chose empêcha finalement la lumière d’arriver jusqu’au visage du mutant, et Phenemore aperçut le visage de la jeune fille sans toutefois être capable d’évaluer les dégâts qu’il avait subi. Un certain malaise doublé d’hésitation envahit Phen’ lorsque Hella lui tendit quelque chose qu’il fut incapable d’identifier et qu’il ne chercha donc pas à prendre dans un premier temps. Jamais personne ici n’avait cherché à prendre soin de lui ou à se montrer compatissant ; le mieux qu’il avait pu apercevoir avait été de la pitié.
Sa seconde main se décrispa et attrapa fébrilement la serviette en papier. Le regard clair de Phenemore erra longuement dans le vague avant que sa vue ne redevienne plus nette et qu’il parvienne à distinguer le visage de la jeune fille. Quelque chose sembla changer dans le regard du mutant et ses sourcils se froncèrent légèrement, ravivant également la douleur de son nez. Un mélange de sentiments confus envahit le mutant, et un sourire finit par étirer ses lèvres tâchées par le sang :
Merci…
C’était probablement le premier mot qu’il prononçait depuis sa dernière séance avec sa psy. Phenemore ne parlait jamais à personne, et il venait d’adresser la parole à une folle qu’il ne connaissait pas depuis plus d’une journée… Peut-être qu’elle aurait une influence sur lui ; toute cette violence n’avait été engendrée que par les infirmiers après tout, et peut-être que dans le fond, elle n’aspirait à rien de mieux qu’à ce qu’on lui foute la paix. Exactement comme Phenemore…
Une bouffée d’affection envahit le mutant, trainant dans son sillage une confusion et une angoisse pourtant bien palpable. Phenemore se redressa péniblement en gémissant, et appliqua la serviette sous son nez tout en observant Hella qui venait de se présenter – un très joli nom.
Phenemore… - un demi sourire étira ses lèvres lorsqu’elle déclara que c’était à son tour d’avoir le lit – Tu as sûrement dégusté autant que moi…
Le mutant parlait, mais on ne pouvait pas dire qu’il était naturellement bavard. |
|  | | Hella Healt Mutante de niveau 2 { ADMINISTRATRICE }
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 | Sujet: Re: voisinage difficile... [Hella] Mar 27 Avr - 16:03 | |
| Maladroitement, le jeune homme attrapa la serviette en papier, geste aussi fragile que devait être la santé mentale de beaucoup de personne enfermé dans ces lieux. Il garda son regard dans le vague, comme pour chercher à distinguer les choses correctement, pour arrivé à faire faire un léger mouvement à ses sourcils, enclenchant ainsi un mince sourire sur ses lèvres. Une attitude qui ne pu qu’agrandir celui d’Hella, réflexe qu’elle regretta aussi vite en sentant le goût métallique du sang entre ses lèvres. Geste qu’elle regretta parce qu’elle s’en voulait d’être contente de le voir sourire pour une serviette, elle s’en voulait d’apprécier le fait qu’il préfère lui sourire plutôt que de lui en vouloir. Elle s’en voulait parce qu’elle avait envie de l’aider, envie qu’il comprenne qu’elle était désolée, qu’elle n’avait pas voulu tout cela. Et que, le sourire qu’il avait, prouvait – d’une certaine manière – qu’il ne lui en voulait pas comme il aurait été préférable qu’il le fasse. Elle s’en voulait de trouver ce sourire appréciable et bienvenu, parce que cela signifiait qu’elle s’inquiétait de ce qu’il pouvait penser d’elle et, c’est là, que se trouvait le plus grand des dangers.
Elle avait beau savoir qu’elle ne devait pas agir de cette manière, son sourire – à elle – refusait de tomber malgré la douleur qu’il impliquait. Hella aurait tant voulu mettre cela sur le compte des médicaments, se dire que sa carapace n’était pas aussi efficace à cause des tranquillisant, pas à cause de lui. Mais elle ne pouvait se résoudre à penser de cette manière, parce qu’elle savait que cela saurait se voiler la face. Aucune pitié ne se faisait ressentir quand elle le voyait, quand elle cherchait à savoir ce qu’il faisait ici. Non, pas de pitié, mais une sorte de compassion et de remerciement pour ce qu’il avait fait. Le sang qui tachait son visage était de la faute de l’adolescente, pas la sienne à lui. Qu’elle était désolée et, comme, elle aurait aimé savoir le lui dire. Pourtant elle n’avait rien su faire de mieux que de tendre une serviette en papier, l’obligeant à bouger davantage pour l’attraper et l’attraper fébrilement. C’est à ce moment même, qu’elle aurait aimer avoir apprit à faire tout ce qu’une personne normale sait faire : exprimer le fond de sa pensée, remercier, aider, écouter. Un tas de petite chose qui paraissent comme des banalités les plus élémentaires, mais dont elle n’avait jamais apprit les bases.
« Merci… »
C’est le genre mot qu’elle aurait aimé dire, le genre de chose qui était dans sa tête mais qui semblait être des mots sans intérêt quand il sortait de sa bouche. Elle n’avait jamais prit la peine de remercier. De remercier réellement quelqu’un depuis tellement longtemps. La dernière fois qu’elle avait remercié quelqu’un s’était Alice, son amie, quand elle venait de se faire renversée par une voiture après avoir prit trop de risque pour un collier qu’elle voulait offrir à Hella. Ce merci avait été tellement sincère, tellement douloureux, qu’Hella imaginait que c’était de cette manière qu’ils étaient les plus sincères, et jamais elle ne s’était retrouver dans une situation nécessitant un merci tout aussi sincère. Jamais, jusqu’à maintenant. Ne venait-il pas de prendre des coups à cause d’elle ? Mais voilà qu’elle avait oublié comment s’y prendre pour sortir un mot… Un simple mot.
Le jeune homme commença à se redresser avec peine, Hella avait avancer le bras pour l’aider –prête à endurer une douleur certaine, si c’était pour l’aider – mais par peur du contact avec quelqu’un elle ravisa son geste rapidement. Trop rapidement, et son sourire prit des allures de grimaces de douleurs qu’elle tenta de faire taire. Ne pas se plaindre, c’est elle qui avait chercher à s’enfuir, d’une certaine manière elle pouvait estimer l’avoir complètement chercher, mais lui n’y était pour rien. L’adolescente prit un air à la fois navré et embarrasser de ne pas savoir comment l’aider, quand il appliqua la serviette sous son nez, se présentant à son tour. Phenemore, un prénom qui ne manquait pas d’originalité.
« Tu as sûrement dégusté autant que moi… » « Oui, mais moi je suis solide, au moins. »
Il ne fallait pas y voir une critique, ou encore moins une façon de descendre quelqu’un. Le ton avait été léger, amusé, la seule manière dont elle savait s’exprimer. Sa façon à elle d’échanger avec quelqu’un. « Qui aime bien châtie bien » prenait tout son sens avec Hella, et le ton employé le prouvait bien. D’ailleurs elle avait même largement sourire en disant cela, avant que ses lèvres lui rappellent que des mouvements trop brusques n’étaient pas la meilleure des idées. Et, sans prévenir, ses yeux s’écarquillèrent pendant qu’un souvenir lui revenait en mémoire. Quand elle avait été à l’accueil, généreusement escorté et complètement dans les choux, elle revit encore l’infirmière faire le choix de cette chambre. « Pourquoi ne pas la mettre dans une chambre a part, histoire de voir comment elle peut réagir ? » Avait demander un de ses collègues et la réponse ne s’était pas faite attendre : il n’y avait pas d’autre chambre de disponible et Bradshaw ne sortait jamais un mot, alors cela serait comme si elle était seule. Discours qui avait été acquiescé par un autre infirmier qui avait ajouter sur un ton de confidence, ou de rumeur, comme si ce n’était pas possible « Il parait qu’il parle à la psy ». Rumeur qui avait attiré des secouements négatifs de tête, Bradshaw ne parlait jamais. Un point c’est tout.
A ce souvenir se rajoutait celui de la feuille de papier en boule qui avait avertit Hella que le lit appartenait à Phenemore, parce qu’il était le plus ancien. Trop dans le gaz elle ne s’était pas inquiéter de ce mode de transmission, peut être même que c’était une sorte de loi qu’on instaurait entre les détenus de cet endroit. Mais avec le premier souvenir en tête, tout commençait à prendre un sens. Il avait utilisé l’écriture parce qu’il ne parlait pas. Enfin c’est ce qui était le cas pour ces personnes chargées de l’accueil, mais il fallait croire qu’en réalité, il était doué d’une voix. Du moins, elle espérait ne pas être assez folle pour inventer une personne en train de parler.
Cependant… Pouvait-elle vraiment se fier à des dires que personnes qu’elle ne connaissait pas et, surtout, se fier à un souvenir qui était encore bien confus ?
Ne souhaitant pas partir dans des questions qui se voudrai trop indiscrète – il y a des choses qui ne s’aborde pas en premier lieu -, Hella préféra taire ce qu’elle croyait se souvenir. Afin d’être certaine que ses yeux écarquiller ne soit pas mal prit, elle haussa finalement les épaules avec nonchalance… Moralité : nouvelle grimace de douleur. Les habitude on la vie dure, quand on fait souvent un geste mais qu’on ne peut plus le faire à cause d’un infirmier complètement barge. Soupirant à ce mal qu’elle tenta de faire taire une nouvelle fois, elle lâcha finalement quelqu’un chose dans un murmure audible.
« Un hôpital psychiatrique c’est juste une vaste blague où les fous sont les infirmiers et les patients un moyen de traitement pour ces dingues qui s’ignorent. »
Secouant très doucement la tête pour se sortir cela de tête, elle posa son regard sur celui de Phenemore. Ses yeux bleus clairs tiraient vers le gris ce qui rendait son regard vraiment attractif, Hella ne se souvenait pas en avoir vu des aussi clairs et, étrangement, aussi expressifs. Un peu comme si il avait l’habitude de se faire comprendre par un tas de moyen dont la parole ne faisait pas partie.
« Et pour le lit, en fait tu sais, je me propose parce qu’en fait j’suis incapable de monter dessus. »
Ce qui n’était absolument pas un message subliminal pour dire qu’elle avait besoin d’aide. Disons que c’était une façon de ne pas laisser penser qu’elle laissait le lit par pure sollicitude. C’était beaucoup le cas, mais Hella restait Hella, et l’avouer lui était impossible. Pas directement, en tout cas. Chose que personne ne pouvait comprendre sans avoir accès à ses pensées ou à ce qu’elle peut ressentir. |
|  | | Phenemore Bradshaw Mutant de niveau 2
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 | Sujet: Re: voisinage difficile... [Hella] Dim 9 Mai - 12:35 | |
| Les choses se bousculaient dans la tête de Phenemore. Cet espèce d’étourdissement était à mettre sur le compte de la douleur, mais plus les secondes passaient et plus le jeune homme était conscient qu’il y avait quelque chose d’autre. Cette impression que son les deux ventricules de son cœur se battaient entre eux, que sa tête allait exploser… cette sensation de presque suffocation qui ne faisait que grandir à chaque inspiration qu’il tenait de prendre ; tout ça contribuait à lui faire croire qu’il ne tarderait pas à péter les plombs et à devenir violent ou à moitié dépressif… Violent, parce qu’il y avait eu trop de violence autour de lui, trop de coups et de méchancetés prononcées. Dépressif… parce qu’il ne supportait pas cet endroit qui faisaient sans cesse remonter à la surface des choses dont il ne se pensait même pas capable.
L’inconnue était là, face à lui, et lui avait tendu une serviette en papier pour qu’il puisse stopper l’épanchement de sang de son nez. Il eut du mal à réaliser la portée du geste de l’adolescence dans un premier temps, parce qu’un an passé entre ces quatre murs l’avaient privé de sentiments réellement humains pour le laisser face à l’indifférence du personnel et à la folie des autres malades. Phenemore parvint à esquisser un sourire – douloureux – et n’eût pas trop de difficulté à percevoir celui de la jeune Hella en retour, comme si quelque part cela pouvait être communicatif.
La tête de Phenemore se mit à bourdonner lorsque le sourire d’Hella se mua en quelque chose de légèrement crispé, probablement à cause de sa lèvre fendue ou d’une autre chose que Phenemore ne pouvait apercevoir. A présent, il s’en voulait de ne pas être parvenu à intervenir correctement et plus tôt lorsque l’infirmier s’en était pris à elle. Oh, il n’avait jamais été très doué pour se bastonner avec qui que ce soit, mais dans ce cas précis cette capacité aurait pu lui être bien utile… Le regard du jeune homme se promena sur le visage d’Hella alors que grandissait en lui une culpabilité qu’il n’avait même pas vue venir…
Pardon…
Tamponnant son nez transformé en fontaine depuis quelques minutes, Phenemore tenta de se redresser péniblement en position assise mais opta finalement pour un vautrage douloureux sur le flanc droit. Ses yeux se posèrent de nouveau sur Hella alors que le mutant craignait à présent de lui déplaire par son attitude. Une impression d’autant plus bizarre parce que dans le fond, il ne la connaissait pas…
Ta lèvre… ?
Sous-entendu : « est-ce que ça va aller ? ». Les mots ne venaient pas facilement pour le mutant, qui passait la majeure partie de son temps à rester silencieux et le regard dans le vague depuis bien trop longtemps. Son regard balayant encore le visage de la jeune fille, Phenemore se demanda l’espace d’un instant ce qui avait pu lui valoir d’atterrir ici alors même qu’elle paraissait civilisée et plus « normale » que le personnel de cet asile… Un tourbillon d’émotions toutes plus incohérentes les unes que les autres se bousculaient à présent dans sa tête et Phenemore passa une main devant ses yeux rendus douloureux par le mal de tête qui commençait à s’installer… C’était ordinairement les prémices d’un pétage de plomb, mais le calme d’Hella l’aiderait peut-être à se maîtriser et à passer outre. « Inspirer, expirer avec calme. Fermer les yeux » , c’était ce que Deirdre lui conseillait en consultation, et Phenemore s’efforçait à chaque nouvelle crise qui s’annonçait de mettre le tout en pratique…
Il aurait à présent voulu trouver quelque chose pour la remercier d’être intervenue pour que l’infirmier lâche prise, parce qu’à l’origine c’était lui qui était pourtant sensé la sauver. Il n’avait rien dont il puisse se séparer pour lui en faire cadeau, il ne savait rien faire de particulier qui puisse lui servir tout de suite. S’il avait été l’un de ces mutants dont on parle dans les journaux, peut-être aurait-il eu la force de défoncer quelques murs pour lui permettre de fuir et de rentrer chez elle… Peut-être même auraient-ils pu fuir tous les deux vers un endroit moins glauque.
Hella finit par le remercier avec une émotion mêlée d’hésitation, et Phenemore lui adressa un sourire avant de reprendre la parole de manière toujours aussi laconique :
J’allais pas rester à regarder…
Remerciements acceptés même si pour Phenemore ils n’avaient pas vraiment lieu d’être. Enfin peut-être que si : lui avait été bien élevé, mais cela ne devait peut-être pas être le cas de ceux qu’Hella avait rencontrés… Le mutant lui adressa un nouveau sourire, craignant de ne pas avoir été suffisamment expressif pour lui indiquer qu’il appréciait qu’elle le remercie de s’être fait mettre en pièces pour elle.
Phenemore tenta ensuite de se relever et y éprouva une certaine difficulté. Le bras tendu par Hella se présenta comme un appui supplémentaire et Phenemore regretta presque instantanément de la voir le retirer… un peu comme si elle avait peur d’être touchée. Une grimace de douleur suivit bien vite, et Phenemore comprit que ce n’était pas tant à cause de la peur qu’il pouvait inspirer qu’elle avait ôté son bras, mais bien à cause de la douleur qu’elle ressentait depuis de longues minutes.
Phenemore décida de rester assis aussi longtemps qu’il ne serait pas capable de se lever seul, et se décida à se présenter. Hella laissa échapper une remarque qui lui fit d’abord hausser un sourcil avant qu’un sourire amusé n’étire de nouveau ses lèvres pendant qu’il tamponnait son nez avec la serviette :
J’suis sensé être le plus robuste. Au final, faut pas se fier à la taille…
Un sourire amusé étira ses lèvres encore tâchées de sang suite à son trait d’humour assez maladroit. Elle avait l’air vraiment plus petite que lui mais avait réussi à mettre en déroute l’infirmier simplement parce qu’elle s’y était mieux pris que Phenemore. Elle ressemblait à une brindille à côté de lui, et pourtant c’était lui qui se trouvait à terre avec la moitié du corps endolorie… C’était douloureux, mais vraiment amusant tant c’était ironique, dans le fond.
Les yeux d’Hella s’écarquillèrent finalement et Phenemore immobilisa la serviette à quelques centimètres de son nez, se demandant ce qui lui valait une telle expression facile de surprise ou… d’incrédulité. Elle haussa finalement les épaules – ce qu’elle regretta bien vite – avant de déclarer quelque chose qui amusa Phenemore. Dans un sens, elle n’avait pas complètement tort…
Les « dingues » sont parfois plus sensés que les soigneurs, en effet…
Voilà, ça commençait à revenir. La phrase de Phenemore avait fait plus de 7 syllabes. Hella plongea dans le regard du jeune homme et quelques ridules d’amusement se formèrent au coin de ses yeux, sans que le reste de son visage n’ait bougé d’un pouce. Son regard revêtit sa parure d’amusement, quoiqu’un peu troublée par la douleur occasionnée par chaque tamponnement de serviette sur son nez…
Hella conclut qu’elle lui laisserait le lit parce qu’elle n’était pas capable de monter de nouveau dessus et Phenemore la fixa longuement en semblant ne pas la voir pendant qu’il passait en revue l’état de ses propres muscles.
J’pense pas pouvoir grimper dessus dans l’immédiat moi non plus…
En clair ? Il dormirait probablement par terre près d’elle… ou à l’autre bout de la cellule, parce qu’il serait étonnant qu’elle accepte aussi rapidement de rester aussi proche de lui pour dormir sans savoir ce qui lui avait valu de se retrouver enfermé ici. Ses abdos lui faisaient un mal de chien, et toute tentative de redressement provoquait une douleur trop intense pour qu’il tente de passer outre la douleur… |
|  | | Hella Healt Mutante de niveau 2 { ADMINISTRATRICE }
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 | Sujet: Re: voisinage difficile... [Hella] Sam 15 Mai - 3:54 | |
| Il était fortement étrange, voir déstabilisant, de voir une personne vous demander pardon. Pardon, pourquoi ? Elle ne comprenait pas, laissant échapper un haussement de sourcil d’un air interrogateur. Elle qui estimait avoir à s’excuser, à le remercier pour ce qu’il avait fait, ou tenter de faire (peu importe, en réalité). Mais non, il fallait que ce soit lui qui s’excuse. Chose dont elle était tellement peu habituée, qu’elle pensa avoir mal comprit. Après tout, peut être que ce « pardon » était dit dans un tout autre but, qui lui échappait pour le moment. Personne ne s’était jamais excuser pour ne pas avoir su l’aider, encore moins alors que l’essai avait été fournit. D’ailleurs elle ne comprenait même pas qu’on puisse chercher à l’aider, qu’on prenne sa défense, alors qu’on ne la connait pas. Ce genre de notion lui était vraiment inconnue, car jamais vu. En tout cas, plus depuis bien longtemps. Elle en resta muette, incapable de savoir quoi répondre à cela. Peut être qu’elle aurait du tester un haussement d’épaule, comme pour lui dire qu’il n’y avait pas lieu de demander pardon, mais la douleur lui fit taire ce geste. Finalement, l’incompréhension de son visage avait peut être suffisamment parler pour elle. Il fallait l’espérer.
En deux mot, pas plus, il lui demanda finalement comment allait sa lèvre. Dans une attitude dégager et un air de rien –qu’elle regretta rapidement à cause des coups reçus- elle expliqua que ce n’était rien, de manière assez muette il faut l’avouer. Comment aurait-elle pu se permettre de se plaindre devant lui, devant la personne qui avait chercher à prendre sa défense. Se plaindre n’aurait-il pas été de dire de manière implicite qu’il n’avait pas su s’y prendre convenablement ? Chose qu’elle ne pensait absolument pas, mais ne voulant pas provoquer ce genre de pensée, elle préféra ne pas avouer une douleur sur une majeur partie de son corps. Hella préférait sous entendre que tout allait bien, et ce, grâce à lui, plutôt que l’inverse. Alors, finalement, la seule chose qu’elle avait trouver à dire, c’était en faisant un trait d’humour, en disant que c’est elle qui était la plus solide. Phrase qui fut accueilli par un sourire amusé, alors qu’il affirmait qu’il ne fallait pas se fier à la taille.
Hella, qui s’était rétracter à l’aider à se relever, décida de retrouver le sol, en position allongé sur le dos. Les yeux sur le plafond blanc, parfaitement assortie aux murs et au sol, à l’ensemble de la pièce d’ailleurs. Une couleur qui allait finir par lui sortir par les yeux si elle restait enfermée là trop longtemps. Mais pour le moment, elle préféra ne pas y songer, s’efforçant de respirer calmement. Se reposer, reprendre des coups donnés, trouver une solution plus tard. Il y avait tellement de chose qui lui échappaient. Pourquoi Phenemore était enfermé dans cette pièce ? Il n’avait pas l’air si fou que cela. Puis, de toute façon, qu’est ce qu’était la folie ? D’ailleurs le « fou » ne tarda pas à réagir sur ce qu’elle avait dit, en expliquant que les dingues étaient, parfois, plus sensés que les soigneurs. Hella, tourna la tête en direction de Phenemore, trouvant que le moment se présentait bien pour lui demander quelle « folie » l’avait entraîné ici, et surtout, pour quoi dans cette cellule.
Mais, finalement, elle fut bien incapable de formuler sa question. Peur de paraitre déplacée, trop intrusive dans la vie de cet inconnu. En même temps c’était un peu perturbant d’avoir peur de le déranger, une chose qui ne lui était plus arrivée depuis longtemps. Au contraire, ça faisait des années qu’elle cultivait l’art de déranger les gens, de les énervés, de les menés jusqu’à ce qu’ils la déteste au plus haut point. Pourquoi est ce que cela devait être différent avec lui, pourquoi cette soudaine sollicitude ? La réponse tenait sûrement dans l’action qu’il avait mené pour la défendre, pour les coups qu’ils s’était pris pour elle. Mais, d’un autre côté, c’était assez frustrant de pouvoir se laisser à de la sollicitude juste parce qu’on lui vient en aide. Et toutes ses « bonnes » résolutions ? Ne risquait-elle pas de souffrir plus par la suite, plutôt que de l’envoyer bouler maintenant. Certes, cela ne serait pas s’en une certaine douleur de se montrer désagréable avec lui, mais ça le serait beaucoup moins que de se laisser apprivoiser de la sorte. Pourtant, elle ne pouvait s’y résoudre. C’est bien qu’il y avait autre chose en plus et pas seulement le fait de l’avoir aider.
Ne voulant pas réfléchir davantage à cette hypothèse, elle préféra lui annoncer qu’elle lui laissait le lit, prétextant que c’était son tour à lui. Mais, il refusa, annonçant qu’il ne serait pas capable de se hisser sur le lit. Du coup, ils risquaient de dormir tous les deux sur le sol. D’un coup d’œil, Hella évalua la distance qui les séparait. Elle était mince, très mince. Sa première pensée fut d’aller se coucher plus loin, quitte à sa trainer pour pouvoir élargir cette distance. Hella avait toujours eu peur des rapprochements, même si ces derniers n’avaient aucune ambigüité. La douleur ressentie lui donnait envie de ne pas bouger, mais ce n’est pas cela qui l’empêcherait d’aller plus loin. Elle préférait souffrir et s’éloigner, plutôt que de rester. Pourtant, elle ne prit pas la peine d’effectuer un déplacement, étrangement elle était bien là où elle était. Qu’on ne lui demande pas de l’expliquer, c’était ainsi.
Chose encore plus perturbante, et qui n’avait pas du tout été prévue dans sa façon de faire les chose, Hella se mise à tendre un peu la main de manière à nouer ses doigts dans ceux de Phenemore. Elle ne le regardait, laissant son regard planer sur le plafond blanc. Son geste n’était qu’une forme de remerciement, parce qu’elle ne savait pas le faire de manière correcte et directe, parce qu’elle imaginait que c’était la meilleure façon de s’y prendre et de se faire comprendre. C’était un geste qui pouvait paraitre tellement anodin pour un tas de personne, mais pas chez elle. Finalement, parler était une chose complètement inutile. Bien évidemment, elle était douée de paroles et savait parfaitement assembler des mots, mais jamais dans un but agréable. Ca, elle ne savait pas faire. Les geste avaient donc pour but de palier à ce problème, de se faire comprendre sans avoir à entrer dans les cliché débile des « merci » , « pardon » et ainsi de suite qui n’en finissait plus. Bien sur, si elle trouvait que c’était un geste avec une grande signification, il n’en n’était peut être pas de même pour Phenemore, qui pouvait voir là quelque chose de tout à fait anodin. Il ne la connaissait pas, après tout.
Pendant ce qui aurait pu paraître une éternité à quelqu’un habituer à la parole, Hella resta des plus silencieuse. Se contentant de faire passer ses messages de gratitude par sa main dans celle de Phenemore. Ne trouvant rien de plus explicite que cela. Elle aurait bien été incapable de savoir combien de temps ils étaient resté muets tous les deux, mais le silence savait se montrer des plus appréciable. En tout cas, elle savait l’apprécier parce que, des fois, il était bien plus expressif. Bien sur, ce n’était qu’un point de vue, pas toujours partager. Mais elle revint à se demander ce qui avait entrainer Phenemore ici, ce qu’il avait pu faire. Et, dans un éclair de lucidité, elle trouva même comment aborder le sujet. Pas de question de but en blanc, pas d’obligation pour lui de répondre quoique ce soit, voilà qui lui semblait être la solution idéale. Et pour cela, elle ne voyait qu’un moyen : lui dire pourquoi elle était là, elle.
« J’ai… »
L’idée était bonne, mais les mots difficiles à trouver. A moins que ce ne soit le fait de parler d’elle qui soit franchement compliqué. Plissant légèrement les yeux, toujours rivé sur ce maudit plafond, elle prit une inspiration, et se lança de nouveau en essayant d’être le plus clair possible.
« Je me suis fais prendre en train de voler par des policiers qui, en attendant de savoir ce qu’ils allaient faire de moi, on trouver bon de me mettre en cellule. Un enfermement que je n’ai pas supporter, je crois que j’ai littéralement pété une durite et j’ai agresser toutes les personnes qui se trouvait sur mon chemin. »
Aucune fierté dans ce qu’elle était en train de dire, juste des faits. Franchement, elle ne pouvait pas s’en sortir fière que ce soit pour le vol ou sa réaction. Surtout qu’au final, elle se retrouvait quand même enfermée. C’était pas la meilleure des opérations qu’on puisse faire. N’empêche qu’elle trouvait que son histoire n’apportait pas beaucoup d’explications sur les raisons qui l’avait poussé à agir de cette manière, et c’est pour cela qu’elle trouvait nécessaire de continuer. Pas pour se donner des excuses parce que ce n’était absolument pas son genre, mais vraiment pour s’expliquer. Ne sachant pas vraiment, d’ailleurs, pourquoi elle devait faire une telle chose.
« En fait j’ai toujours vécu dans un orphelinat. Enfin, sauf une petite période ou on avait décider de m’adopter, avant de m’y renvoyée, mais peu importe ce détail. Du coup, j’ai beaucoup de mal avec le fait d’être enfermée dans un endroit. J’ai fuis l’orphelinat y a pas longtemps à cause d… »
A cause de quoi ? D’Alice. Cette amie qui était morte pour un cadeau de noël, renversée par une voiture. Cette dernière amie avec qui Hella avait fait entorse à son refus de s’attachée. Elle avait failli le dire, mais sa phrase s’était coupée en plein élan. Sur le coup, c’était juste une suite logique à ses mots, mais au moment de les précisez elle trouva injuste de lui en parler à lui. Il n’avait pas à subir les plainte d’une gamine comme elle, et elle refusait de se faire plaindre pour une raison ou une autre. Du coup, elle avait préférée taire cette information, de peur que cela n’est pas sa place dans son explication.
« Ouais, enfin, les raisons sont encore une autre histoire. Mais, pour faire court disons que je suis partie parce qu’il fallait que je respire un peu. Le fait de me mettre en cellule en attendant de trouver de qui je dépendais n’a juste pas été la chose que j’ai apprécier le plus. Et me voilà. » |
|  | | Phenemore Bradshaw Mutant de niveau 2
Nombre de messages: 97 Date d'inscription: 15/03/2010 Localisation: Asile psychiatrique St. Christoph, Central Park Clan: neutre Age du personnage: 26 ans Pouvoirs: mimétisme empathique, rafales émotionnelles Profession: peintre et illustrateur de bande-dessinées Points de rp: 60
 | Sujet: Re: voisinage difficile... [Hella] Jeu 10 Juin - 18:47 | |
| Prostré à même le sol, Phenemore n’avait guère osé bouger depuis que les infirmiers étaient sortis. Il avait retrouvé son calme à l’instant même où il s’était retrouvé seul avec Hella et le jeune homme ne ressentait plus à présent qu’une intense douleur… Phenemore s’était excusé pour ce qu’il s’était passé quelques minutes plus tôt, et il n’avait lu que de l’incompréhension sur le visage de la jeune fille. Peu importait, il ne s’en formaliserait pas parce qu’il était habitué à provoquer ce genre de réactions chez les gens qu’il croisait… Autant dire que Phenemore n’était plus à une incompréhension de ce genre.
Le mutant jeta un rapide coup d’œil à la jeune fille et remarqua qu’elle semblait fixer le plafond avec attention. Cette position lui plaisait bien parce qu’elle permettait de se vider l’esprit, mais la douleur qui le traversait de part en part empêchait Phenemore de l’adopter. Fermant les yeux pour faire passer la douleur d’une inspiration prise de manière trop large, Phenemore sentit malgré ses yeux clos le regard de sa compagne de misère se poser sur lui. Elle devait se poser un tas de questions sur lui, et dans un sens c’était bien normal. Qui pouvait en effet accepter de se laisser enfermer avec un inconnu sans même se demander s’il ne s’agissait pas d’un psychopathe ou d’un tueur d’enfants ? Peut-être même qu’elle finirait par avoir peur de lui lorsqu’elle aurait suffisamment réfléchi à la condition supposée du mutant…
Phenemore se perdit donc dans ses pensées, et plus particulièrement dans ce monde qu’il créait à coups de crayon depuis quelques années. Ce monde où se côtoyaient chevaliers, princesses et créatures mythologiques, et où personne ne finissait enfermé dans une cellule capitonnée… Un monde idéal où il aurait pu être sculpteur, barde ou un tas d’autres choses encore. Mais certainement pas fou à lier.
Une sensation de chaleur au niveau de sa main incita Phenemore à sortir de ses pensées, et en bougeant très légèrement la tête, il pu apercevoir que la jeune fille avait tendu le bras pour mêler ses doigts aux siens. C’était aussi inattendu qu’agréable, et Phenemore attendit quelques minutes avant de refermer ses doigts sur ceux d’Hella, parce qu’il s’agissait peut-être d’une erreur après tout… Son pouce erra à deux reprises sur le dos de la main de la jeune fille avant que le jeune homme ne l’immobilise, fermant de nouveau les yeux.
Son geste était tout aussi étrange que celui qu’avait eu Hella, mais dans un sens c’était très réconfortant parce que personne ne le touchait jamais pour autre chose que pour une piqure ou pour l’entraver… Sa voix finit par résonner bizarrement dans la cellule. Un unique mot, qui commençait une phrase sur laquelle sa voix était morte. Quelques secondes passèrent avant que cela ne se reproduise, et cette fois Phenemore pu entendre toute l’histoire… Elle était là parce qu’elle s’était faite arrêter et qu’elle n’avait pas supporté d’être enfermée et qu’elle avait pété les plombs. Si elle restait là un moment, elle risquait de péter les plombs de nouveau vite fait, mais ça, Phenemore ne le lui dirait pas pour ne pas l’angoisser inutilement.
Phenemore resta silencieux, indécis sur ce qu’il convenait de dire à ce moment précis. Il sut qu’il avait bien fait lorsque Hella reprit la parole, expliquant qu’elle avait grandi dans un orphelinat, qu’elle avait même failli être adoptée mais que finalement ça ne s’était pas fait. L’orphelinat était à l’origine de sa peur des espaces clos, et elle avait même fini par s’enfuir. Phenemore ne sut jamais ce qui l’avait poussée à faire le mur parce que la jeune fille s’interrompit au beau milieu d’une phrase… Quelques secondes passèrent avant qu’elle ne conclut qu’elle avait fui parce qu’elle avait eu besoin de respirer, et que son séjour en cellule ne l’avait pas vraiment aidée à véritablement respirer… Et elle était là.
J’ai tabassé un juge. Le Dr Philipps dit que c’est parce que j’ai sans doute du me sentir oppressé par les circonstances. En réalité quand j’y repense, je ne comprends toujours pas pourquoi…
Un peu honteux de cet aveu, Phenemore libéra la main d’Hella, se pelotonnant douloureusement sur lui-même. Il avait beau essayer de comprendre ce que ce type lui avait fait pour mériter de se faire péter le nez, mais rien ne venait…
Ils m’ont jugé, puis condamné. J’étais fragile pour aller en prison, alors ils m’ont enfermé ici… Je suis relativement instable depuis quelques années déjà. Être enfermé avec moi, c’est peut-être même pire que la prison…
Il ne se faisait guère d’illusions sur la réaction qu’aurait la jeune fille en apprenant ce qui l’avait amené ici. Pourtant, le jeune homme pouvait se montrer incroyablement calme pour peu que l’on s’y prenne bien avec lui… encore fallait-il le comprendre. |
|  | | Hella Healt Mutante de niveau 2 { ADMINISTRATRICE }
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 | Sujet: Re: voisinage difficile... [Hella] Sam 26 Juin - 20:43 | |
| Hella ne savait toujours pas pourquoi, ni comment, elle en était venu à emmêler ses doigts à ceux de Phenemore. Cela avait été un geste logique, comme une évidence, naturel... Alors que jusqu'à présent, elle faisait tout pour éviter ce genre de chose, qu'elle faisait tout pour ne pas avoir le moindre contact quel qu'il soit avec une personne. Il n'aurait jamais du échapper à cette règle et pourtant... Pourtant, c'était bien elle qui a été chercher la main de cet inconnu, dont elle ne savait rien du tout. Quelques fois elle s'imagina enlever cette main, craignant que cela soit déplacé, que ça ne se fasse pas. En réalité elle savait que trop peu ce qui convenait de faire dans ce genre de moment, remercier de l'avoir défendue lui paraissait tellement vide de sens si c'était fait dans un simple merci, tellement banal. Finalement, ce geste était bien plus remerciant qu'un simple mot, non ?
Elle commençait à croire que c'était elle qui voyait les choses de cette manière, que sa vision était erronée, parce que l'homme ne répondait à cette légère étreinte qui ne lui coutait rien, mais qui se trouvait charger de sens. Elle en arriva à se décider à retirer sa main, quand les doigts de Phenemore se refermèrent sur les siens. Hella n'imaginait pas sourire de cette réponse, mais la douleur qui réveilla sa lèvre lui fit comprendre que c'était pourtant ce qu'elle était en train de faire. Un coin de son cerveau se mettait pourtant en alerte maximum, lui demandant d'arrêter cela tout de suite, de retirer sa mains, de ne plus parler et de ne surtout pas chercher à comprendre qui il pouvait être, ce qu'il avait pu faire. Ce même coin de cerveau qui lui rappelait comment cela se finissait à chaque fois qu'elle éprouvait la plus petite sympathie pour qui que ce soit, qui lui renvoyait les images de sa famille adoptive qui l'avait renvoyé à l'orphelinat, qui lui rappelait le destin d'Alice... Fermant les yeux, Hella se concentra sur le mouvement du pouce de l'homme allongé un peu plus loin. Ne plus penser. Finalement, elle n'en n'avait même pas la force. Ne plus lutter. A croire que les médicament annihilait tout envie de se protéger, de rester sur ses gardes. Jamais elle n'aurait pensé que cela puisse lui demander tant d'effort. Elle avait finit par croire que c'était tout à fait naturel chez elle, mais elle devait bien admettre qu'elle s'était tromper. Si c'était si naturel, pourquoi ses défenses ne s'activait pas dans un moment comme celui là. Elle se sentait vulnérable pourtant, cela ne l'empêcha de se mettre à parler.
Elle avait raconter un bout de son histoire, parce qu'elle s'était imaginé que cela était la meilleure solution pour avoir, à son tour, les raisons de l'internement de l'homme. A moins que tout cela ne soit qu'une piètre excuse, et qu'elle avait tout simplement envie de se libérer d'un poids. Franchement, elle n'en savait rien, elle ne savait plus, son esprit ressemblait juste à un épais brouillard. Une véritable purée. Phenemore avant attendu qu'elle finisse, même si elle avait laisser passer quelques temps entre ses paroles, ce qui démontrait que -même si il ne parlait pas beaucoup- il savait écouter, et il savait quand les choses n'étaient pas finies d'être dite. Combien de personne pouvait se vanter de ce genre de chose ?
Il parla à son tour, annonçant qu'il avait frapper un juge. Hella aurait pu trouver ça carrément chouette de fracasser un juge, elle qui avait en horreur tout ce système judiciaire soit disant juste... Mais elle décida de s'abstenir de tous commentaires. Le fait qu'il est pu frapper un juge n'était pas le plus important dans sa phrase. Ce qu'il fallait retenir, selon elle, s'était le fait qu'il ne comprenait pas ce qu'il l'avait pousser à un tel acte. Un médecin lui avait dit que c'était peut être à cause du fait de se sentir oppressé, mais ça ne restait que des suppositions, rien de concret. Et c'est cette absence de réponse qui semblait le déranger plus qu'autre chose. Assez, en tout cas, pour enlever sa main et se replier sur lui même. Enfin, elle supposa que c'était cette interrogation qui le poussa à se replier sur lui même, et non pas le fait d'avoir frapper un juge. Pourquoi se sentir coupable, juger ou même honteux d'avoir frapper quelqu'un quand votre interlocutrice vient de vous dire qu'elle avait agressé toutes les personnes se trouvant sur son chemin.
Il continua, en expliquant qu'il avait été condamné, mais trop fragile pour se retrouver dans une cellule de base, dans une prison d'état. Il se disait instable, pour finalement en venir sur le fait qu'être enfermé avec lui était probablement pire que la prison. Sur ses mots, Hella se tourne sur le côté, dans une grimace douloureuse, et prit quelques minutes pour trouver la position qui la ferait le moins souffrir tout en restant sur le flanc. Ses yeux sur l'homme ne montrait aucune pitié quel quelle soit, encore moins une peur sans nom. Bien au contraire. Il y avait chez lui quelque chose qu'elle appréciait, qu'elle comprenait. Sans pour autant pouvoir l'expliquer. Dans le fond elle se trouvait des points commun avec lui, les raisons, les finalités étaient différentes, mais ces points commun étaient là. Tous deux semblaient vouloir éviter les autres, elle par peur, lui aussi quelque part. Mais si elle savait les raisons de cette peur, lui n'en n'avait aucune idée. Il avait dit qu'il se sentait instable, qu'il ne comprenait pas pourquoi il avait agresser ce juge, alors c'était peut être cette peur de ce qu'il pouvait faire qui lui faisait fuir tout le monde. Après, elle pouvait se planter complètement, Hella n'avait jamais été une pro dans les relations humaines, dans la compréhension des gens. Une chose était certaine, elle n'avait aucune envie qu'il puisse imaginer être pire qu'une cellule. Aussi étrange qu'il pouvait être, sa présence avait quelque chose d'étrangement réconfortante.
" Ne pas comprendre pourquoi on réagit d'une manière, plutôt qu'une autre, ne veut pas dire qu'on est un danger pour les autres. Hormis le fait d'être enfermée, le seul véritable soucis que j'ai c'est de me retrouver face à des infirmiers qui ne sont même pas foutu de se remettre en cause et de voir qu'ils s'occupent de soit disant fous pour régler leur problème d'infériorité ! "
Le but avait été de le rassurer, mais à peine avait-elle prononcé ses mots qu'elle imaginait sa réponse bancale. Jamais elle n'avait été douée pour ce genre de chose, elle ne savait comment s'y prendre et cela avit quelque chose de franchement frustrant. Elle ne savait comment dire exactement ce qu'elle pensait. C'était peut être complètement stupide de ne pas le craindre, après tout, il était dans un asile. Peut être qu'il était parfaitement capable de lui sauter dessus pour la frapper, sans avoir à prévenir. Mais elle n'arrivait pas à ce faire à cette idée, elle ne l'imaginait pas faire ce genre de chose. Pas si elle ne le provoquait pas, du moins. Enfin, c'était assez étrange comme sensation. Finalement, comment pouvait-elle expliquer quelque chose qu'elle avait, elle même, du mal à comprendre ? Et puis, ce n'était pas elle la psy, et elle ne saurait s'inventer cette particularité dans la seconde. Elle était bien incapable de trouver les mots justes et, dans le fond, même si elle refusait de se l'avouer, elle le regrettait probablement.
" Et puis, je suis un danger pour les gens qui sont dans un périmètre trop proche, alors dans le fond je ne sais pas pour qui il est pire qu'on soit dans la même pièce. "
Elle avait tenter un sourire, comme si elle voulait que cette phrase soit la plus légère possible. Mais, sa prestation fut franchement peu convaincante tant cette phrase était chargée de réalité selon elle. Finalement, elle y mettait, d'une certaine manière, un avertissement qu'elle voulait voir prit en compte. Un peu comme si inconsciemment son esprit hurlait qu'elle n'avait pas la force de luter pour l'éloigner alors il fallait qu'il le fasse, pour elle, pour lui, parce que si personne ne prenait cette décision, elle allait juste créer sa perte. |
|  | | Phenemore Bradshaw Mutant de niveau 2
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 | Sujet: Re: voisinage difficile... [Hella] Mer 30 Juin - 12:35 | |
| Plusieurs pensées se bousculaient dans la tête de Phenemore, et le jeune homme avait encore du mal à comprendre l’enchaînement logique qui avait conduit à ce que ses doigts entrent en contact avec ceux de sa camarade de cellule capitonnée… La seule chose qui était certaine pour lui, c’était que son corps était trop meurtri pour qu’il se lève et que cette touche de douceur était la bienvenue, parce que les soignants n’avaient jamais réellement eu ce type de gestes avec lui jusqu’à maintenant. Ils n’était pas payés pour se montrer doux et attentionnés, et c’était ce qui expliquait que Phenemore ait souvent pété les plombs suite à un comportement un poil trop agressif…
La peau de Hella était douce, et le jeune homme se surprit à effleurer le dos de sa main avec douceur alors qu’un demi-sourire étirait ses lèvres. Elle avait finalement décidé de fixer sa main avec un air un peu lointain accompagné un demi-sourire, et Phenemore ne s’en était pas formalisé outre mesure, parce qu’il savait à que point ce type de gestes avaient leur importance en captivité. Cependant, il ne pu empêcher un certain doute s’insinuer en lui, parce qu’il ne fallait pas que Hella se laisse aller à la docilité face à n’importe quel pensionnaire de St Christoph, parce que si Phenemore était absolument inoffensif sur le plan sexuel, ce n’était pas le cas des autres : être une femme et se trouver dans la même cellule qu’un homme impliquait de prendre un certain nombre de précautions, et se montrer douce n’en faisait absolument pas partie. Phenemore semblait n’avoir jamais rien éprouvé pour qui que ce soit entre ces murs, et ses pensées restaient tournées vers cette femme-flic qui s’était chargée de mener l’enquête le concernant… Alice, elle s’appelait Alice. Et elle l’avait probablement oublié au moment où elle avait classé son affaire… Qu’importe ! Phenemore immortaliserait son doux visage dans l’une de ses œuvres dès qu’il sortirait et retrouverait son matériel de dessin au grand complet.
Hella avait dévoilé une partie de son histoire et Phenemore avait tout naturellement fait de même, peut-être pour se convaincre lui-même qu’il avait fait des progrès depuis ces derniers mois et qu’il pouvait soutenir une conversation de manière normale et sans sauter à la gorge de son interlocuteur. Un frisson agita d’ailleurs Phenemore lorsqu’il songea que le cou d’Hella semblait frêle au point de se briser au premier contact de ses mains, et il tenta de chasser cette horrible image de son esprit. Elle ne lui avait rien fait, donc il ne lui ferait rien non plus… Seulement, s’il se trouvait là aujourd’hui, c’était parce qu’il avait attaqué une personne qui justement ne lui avait rien fait. Phenemore ferma les yeux, semblant en proie à un dilemme intérieur, et murmura finalement de manière à peine audible :
N’hésite pas à me frapper si... si j’essaie de te faire du mal…
C’était quelque chose qu’il ne contrôlait pas, et la perspective de la blesser dans un accès de démence l’effrayait au moins autant que de rester enfermé ici à vie… Le Dr. Philipps lui avait demandé de prendre confiance en sa capacité de résistance, mais Phenemore ne pouvait s’empêcher de redouter une nouvelle perte de contrôle.
Hella n’avait formulé aucun commentaire concernant ce qui avait amené Phenemore dans cette cellule lugubre, et le jeune homme ôta lui-même sa main lorsque la honte autant que le doute l’envahirent de nouveau, pour finalement se recroqueviller davantage sur lui-même avec une certaine douleur qui mordait ses membres. Un silence pesant s’était installé, et la jeune fille finit par se tourner face à Phenemore, posant sur lui un regard qui était tout sauf plein de pitié, et que le mutant crut compréhensif… comme si malgré ses paroles laconiques, Hella avait compris cette honte qu’il ressentait et qu’elle avait de ce fait décidé de ne pas lui jeter la pierre concernant ses actes. D’ailleurs, ça aurait été déplacé compte-tenu de ce qu’elle-même avait fait… En guise de réponse, Phenemore esquissa un sourire un peu confus, profondément reconnaissant pour cette douceur qu’elle lui accordait alors même qu’il n’était qu’un inconnu.
Elle finit par lui expliquer que ce n’était pas parce qu’il ne comprenait pas ce qui le poussait à agir de telle ou telle manière qu’il était dangereux pour ceux qui l’entouraient. Hella conclut que son seul souci à présent était de devoir faire face à des infirmiers dont la violence n’était plus à prouver la concernant. Phenemore essuya de nouveau les vestiges de son saignement de nez avant de reprendre la parole, posant son autre main près de celle de Hella qui était restée posée sur le sol :
C’est peut-être idiot à dire… et aussi complètement déplacé compte-tenu des circonstances… Mais je les empêcherais de te faire du mal, Hella…
Sa voix avait légèrement tremblé, parce qu’il n’avait que rarement fait de promesses depuis son arrivée entre ces murs. Phenemore souriait toujours avec dans le regard cette légère hésitation qui trahissait sa peur qu’elle se moque de lui… Hella n’avait pas l’air méchante pour deux sous, mais le jeune homme avait toujours eu des manières décalées qui lui avaient valu un certain nombre d’ennuis – et de pétages de plombs. Promettre de défendre sa cadette parce qu’elle gentille avec lui et qu’elle était à la fois plus petite et plus frêle que lui paraissait normal parce qu’allongée à même le sol à quelques centimètres de lui ne se trouvait pas un problème ambulant, mais une alliée… Du moins, lui la voyait de cette manière même s’il avait des difficultés à le formuler clairement tant son esprit était embrouillé.
Hella conclut en expliquant que de toute manière, elle ne savait pas pour qui il était pire qu’elle se trouve dans la même pièce que Phenemore. Cette fois, le sourire du jeune homme se fit plus amusé, alors qu’il observait sa lèvre se fendre un peu plus à chaque fois qu’elle souriait… Phenemore lui tendit l’autre moitié de la serviette qu’il avait utilisée pour son nez, et qu’il n’avait pas encore souillée de son sang. Ca l’aiderait peut-être… |
|  | | Hella Healt Mutante de niveau 2 { ADMINISTRATRICE }
Nombre de messages: 4401 Date d'inscription: 19/04/2007 Localisation: Institut Xavier, pas vraiment par choix Age du personnage: 18 ans Pouvoirs: emprunte le pouvoirs des mutant a proximité s'immunisant de la meme maniere Points de rp: 413
 | Sujet: Re: voisinage difficile... [Hella] Mer 30 Juin - 22:19 | |
| N’hésite pas à me frapper si... si j’essaie de te faire du mal…
La phrase n'avait été qu'un murmure, qu'elle n'aurait probablement pas entendu si la cellule n'était pas aussi silencieuse. Peu avant cette déclaration, il avait fermé les yeux, comme si il s'était déjà imaginé le mal qu'il pouvait lui faire. Dire qu'elle était persuader d'avoir le dessus sur un type complètement shooter ne serait que mensonge, et l'amènerait à se surestimer elle même. Sans parler du fait qu'une personne, dans une crise de folie, pouvait vraiment se montrer performante dans ce genre de domaine. Là, il n'avait pas eu le dessus, mais les infirmier était plus nombreux et plus robuste qu'Hella. Si vraiment les choses devaient dégénérées, il y avait fort à parier qu'elle n'aurait pas le dessus. Mais elle refusait de laisser paraitre ce genre de sentiment. Elle aurait pu avoir un tas de réplique, souligné d'un trait d'humour ou d'ironie, mais elle était incapable de les prononcer. Phen semblait vraiment prendre cela au sérieux, avec une certaine appréhension et tristesse. Ce n'était, donc, pas le moment de faire de l'humour sur ce genre de sujet. Plantant son regard dans le sien, comme une promesse que l'on ferait, elle pesa son simple mot pour le dire avec un accent de vérité.
" Promis. "
Et si il y avait bien une chose qui la caractérisait, c'était bien le fait que, chez elle, les promesses ne pouvaient être rompu. Sauf en cas de réelle impossibilité. Elle n'avait pas vraiment envie de voir ce moment arriver, elle n'était pas animer par une pulsion secrète de frapper tout ce qui bouge, mais si cette promesse lui permettait de moins s'inquiéter, elle n'avait pas de raison de ne pas la faire. Et puis, c'était aussi une façon de le remercier, parce que, dans les fond, elle ne le connaissait pas. Il était peut être réellement capable de s'en prendre à elle. Alors elle avait envie de le remercier de prendre le risque de l'avertir. Une raison de plus pour qu'elle comprenne que si ce moment venait à arriver, il ne le ferait pas de manière "volontaire".
Puis elle avait achever de le rassurer, de tenter de le faire, à sa manière un peu gauche, peu certaine. C'était nouveau pour elle, encore plus quand il s'agissait d'une personne qu'elle ne connaissait pas vraiment. Encore plus quand elle vouait une vie à s'éloigner des gens, ce qui ne devait pas sembler évident vu qu'il ne la connaissait pas non plus. Un jour elle lui expliquerait, ou elle tenterait de le faire. La main de Phen se posa non loin de celle d'Hella, sans pour autant la toucher à nouveau. Mais rien que ce geste était lourd de sens, et la douleur à sa lèvre lui apprit qu'elle avait un léger sourire.
C’est peut-être idiot à dire… et aussi complètement déplacé compte-tenu des circonstances… Mais je les empêcherais de te faire du mal, Hella…
Comment aurait-elle pu avoir, seulement, idée de se moquer de cette phrase ? Cela ne lui semblait pas décaler, parfaitement étrange, mais pas décaler. Ces mots elle ne les avaient pas entendu, pas depuis Alice -son amie à l'orphelinat-, où elles s'étaient promis mutuellement de veiller l'une sur l'autre. Honnêtement, hella avait envie de lui dire que ce serait la même chose de son côté, qu'elle ne supporterait pas qu'on puisse s'en prendre à lui. Même si elle n'aurait pas le dessus, elle ne resterait pas les bras croisés. Mais les mots furent bloquer quelques part dans sa gorge. Incapable de faire ce genre de promesse, pas après que la dernière personne à entendre ses mots soit morte. Ça lui était impossible. Mais ça ne l'empêchait pas de le penser, et de s'exécuter si la situation se présentait.
Elle avait, donc, préférer conclure sur le fait qu'elle ne savait pas lequel des deux avaient le moins de chance d'être enfermé ici avec l'autre. Une phrase qui éclaira le visage de Phen d'un sourire, qui devait être tout aussi douloureux que le sien à elle. Il lui tendit même la moitié d'un mouchoir qu'elle prit pour le poser sur sa lèvre, dans un merci sincère. Laissant le mouchoir appuyé avec l'une de ses mains, l'autre avait gardé sa place près de celle de l'homme. Il y a des pensées, des mots, qui n'existent pas pour expliquer ce que l'on voudrait. Les choses seraient dites avec gaucherie, risquait de ne pas être prise comme on le souhaite alors... Alors dans ses moments là, rien ne sert de s'exprimer par des mots. La main de la gamine retrouva celle de Phen, dans un sourire qui ne voulait s'enfuir de ses lèvres malgré la douleur.
C'est probablement dans cette position qu'elle avait finit par s'endormir, car, quand elle ouvrit les yeux à nouveau elle n'avait pas bouger de là, mais déjà deux plateau repas étaient arrivés. Combien de temps elle avait dormi, elle n'en n'eut aucune idée. Son séjour dura une semaine, après quoi on jugea que le manque de place, était bien trop important pour perdre son temps avec une fille comme elle, qui avait juste eu une crise passagère d'anxiété. On la renvoya dehors. Jamais Hella n'aurait penser partir dans un regret d'endroit ou elle était enfermée. Elle partait, mais Phen restait là. Elle aurait aimer rester avec lui, rester dans cette cellule ou, finalement, rien n'avait d'emprise sur elle.
Hella eut une nouvelle promesse, celle de lui écrire, d'être là quand il sortirait. Promesse qu'elle se décida à tenir sans que cela ne lui pose de problème, ses échange de lettre était une façon de rester en contact, de s'assurer que les choses ne se passait pas trop mal. C'est même dans ses écris qu'elle arriva, plus facilement, à délivrer son passé, ses angoisse vis à vis des gens qui l'entoure, sa façon de vivre qui n'avait rien de franchement glorieux. Il ne lui restait plus qu'une promesse à tenir... Celle d'être là à sa sortie. |
|  | | | | voisinage difficile... [Hella] | |
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