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| | Un entretien pas comme les autres [Virgil] [Fin] | |
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Pepper L. Jameson Humaine
Nombre de messages: 69 Date d'inscription: 27/07/2010 Localisation: New York Age du personnage: 28 ans Pouvoirs: Aucun. Profession: collaboratrice de l’Ambassadeur Australien Virgil McLachlan Points de rp: 57
 | Sujet: Un entretien pas comme les autres [Virgil] [Fin] Dim 15 Aoû - 17:21 | |
| Le réveil matin était en train de cracher la musique approximative d’une radio quelconque… En vain. Pepper n’avait su garder le sommeil assez longtemps pour que ce soit ce petit objet électronique qui la réveille. Cela faisait, déjà, une heure qu’elle était habillée, coiffée, et qu’elle avait prit son petit déjeuné. Son sommeil avait été léger, et son stress trop grandissant pour qu’elle puisse supporter de tourner en rond dans le lit qu’elle occupait. Son énième tasse de café dans la main, elle se dirigea dans le lit pour aller écraser le bouton qui lui permettrait enfin de retrouver le calme relatif de cette appartement qu’elle occupait. Calme, vraiment relatif.
Pour ses études, elle n’avait trouver d’autre choix que de loué cette appartement –un mini studio, en réalité- dans un coin peu fréquentable et franchement bruyant de New York. Le calme absolue, elle ne savait même pas quand elle avait entendu cela la dernière fois. Elle savait pourtant que ce n’était que temporaire. Elle avait enfin obtenue son diplôme, il ne lui manquait plus que de trouver une place. Et c’était bien la raison de son stress grandissant, en cette matinée. Il y a deux jours, elle avait reçu un coup de téléphone de la part de l’Ambassade Australienne - son pays natal – basé aux États-Unis. Sur le coup, sa première pensée avait été de songer qu’il y avait un problème avec les papiers administratif de la double nationalité qu’elle venait d’acquérir. Sinon pourquoi est ce qu’on l’appellerait ?
Le discours avait été tout autre, la personne qui avait été au bout du fil la prévenait d’un entretien. Une éventuelle embauche. Pepper avait du user d’une retenue sans nom pour ne pas se mettre à hurler ou danser partout, alors qu’elle était encore au téléphone. Elle n’usa pas de la même retenue, une fois le combiné éteint. Un entretien, pour l’ambassadeur Australien aux États-Unis. Elle avait, depuis longtemps, éviter de croire à ce genre d’emploi. Trop de demandant. Peu de place. Elle avait préférée misée sur une grande entreprise, faire de la communication, négocier des accords. Mais là, c’était… C’était carrément surréaliste. Le lendemain, elle avait préféré redescendre de son nuage. Ne pas trop croire à la possibilité de ce travail, peur d’être beaucoup trop déçue.
Alors que le rendez vous était fixé dans un heure, elle se regarda une nouvelle fois dans le miroir qui était collé à son mur. Elle n’avait même pas assez de recul dans cette pièce étriqué pour pouvoir faire un inventaire complet de sa tenue. Elle estima, tout de même, que le tout était suffisant. Elle avait un tailleur bon marché, le seul qu’elle possédait, qui se composait d’un pantalon à pince noir, d’une chemise blanche et d’une veste noire cintrée. A ses pieds des chaussures avec des talons, histoire d’atteindre le mètre soixante dix, et ne pas paraitre ridicule. Pour ses cheveux, elle s’était appliquée à les attachés dans un chignon, dont quelques mèches rebelles ne cessaient de lui retomber dans les yeux. Elle aurait voulu pouvoir enfiler quelque chose de plus classe, sûrement de plus onéreux, faire une bonne impression mais ses moyens financiers ne lui permettaient d’accéder à cette demande. Elle se voyait assez mal contracter un crédit juste dans une tenue pour un entretien qu’elle n’était même pas certaine de réussir. Qui aurait pu croire qu’un studio aussi petit puisse être demandé autant d’argent à la fin du mois ?
Après un dernier brossage de dent - le sixième, en tout – Pepper trouva le chemin de l’Ambassade. Il lui fallu marché un long moment pour se retrouver devant le bâtiment officiel et, bordel, il lui donnait vraiment l’impression d’être une fourmille. Elle était même certaine que si elle regardait le haut du bâtiment un long moment, elle serait capable d’en avoir le vertige, rien qu’en restant les pieds sur la terre ferme. C’est un type, sûrement trop pressée pour s’excuser, qui la bouscula, lui donnant l’occasion de reconnecter avec la réalité, et lui prouvant qu’elle avait un sacré sens de l’équilibre pour se rattraper. Une fois stable sur ses deux pieds, ou pointe des pieds - selon les points de vue quand on porte des talons -, Pepper prit une profonde inspiration et entra à l’intérieur de l’impressionnant bâtiment.
Elle avait beau avoir fréquenté son université pendant deux ans, entrée dans le grand hall lui donna la sensation d’entrer dans un autre monde. Tout paraissait démesurément grand, des gens courait un peu partout avec des dossiers sous les mains, pendant que d’autre attendait des ascenseurs qui ne semblaient pas vouloir venir. Un peu timidement, Pepper s’approcha de l’accueil et annonça qu’elle avait rendu vous pour un entretien. On lui donna bien vite un étage et une direction à prendre. Inspirant profondément, elle emprunta les ascenseurs à son tour et quand son étage arriva, elle comprit que le moment allait bien vite arrivé.
Quand les portes s’ouvrirent et qu’elle s’apprêtait à sortir, un homme entra à l’intérieur la bousculant légèrement. Assez en tout cas pour qu’elle fasse un demi tour et que son regard croise celui de l’homme. Étrangement, elle accrocha se regard un court instant et, apprendra que plus tard qu’il s’agissait de Christian. Mais pour l’heure, sortir était plus important et, en arrivant dans le couloir, elle déchanta complètement vis-à-vis de son rendez vous. C’était stupide d’avoir voulu croire qu’elle était une sorte de privilégiées. Devant elle, ils étaient une dizaine de personnes, tous tirer à quatre épingles dans des vêtements ou, elle était certaine, lui ferait cramer ses économie rien qu’en pensant pouvoir porter un truc comme ça un jour.
Ils étaient tous dans sa tranche d’âge, certains discutaient entre eux, d’autre restaient à l’écart. Une chose était certaine, ils étaient tous la pour la même chose. La même chose qu’elle. Pepper décida de se ressaisir. Ils n’étaient qu’une dizaine, donc tout était encore possible, non ?
« Ca fait deux jours que ce couloir est toujours encombrer de postulant. » « Deux jours ?! » Pepper écarquilla ses grands yeux verts, ses espoirs venant de partir en fumé. « Il parait même que l’Ambassadeur qui recrute est… comment dire… spécial. » « Spécial… ? »
Pepper devait ressembler à un poisson rouge hors de l’eau, avec sa bouche ouverte, et atteint d’un tique le forçant à répéter tout ce qui se disait sous forme de question. En tout cas la femme qui venait de lui dire tout cela, s’en alla. Plus tard, Pepper apprendrait qu’elle travail à l’ambassade. Mais jamais elle ne saura si c’était une prétendante éconduite, ou juste une personne aimant faire peur les postulants à un poste à pourvoir. Quoiqu’il en soit, si c’était la deuxième hypothèse, alors elle avait tout à fait réussi son coup.
Et voilà, cette pauvre Pepper, devant un groupe de personne tous plus sur d’eux les uns que les autres, discutant ouvertement des études qu’ils avaient fait, de leurs résultats, de leurs diplômes, de leur vie dans cette ville. L’espace d’un instant elle avait l’impression de se retrouver dans une sorte de soirée mondaine ou elle aurait été inviter par erreur. Elle qui venait d’un coin tellement perdu, qui avait voyager seulement pour ses études sans vraiment comprendre tout ces regroupement. Instinctivement sa main gauche alla se poser sur son poignet droit, frottant doucement le bracelet –qui devait sembler ridicule- qu’elle portait. Le vide se fit, doucement, en elle. Retrouvant une respiration normal, elle lâcha une profonde inspiration et s’avança, d’un pas plus sur.
Oui elle dénotait avec ses vêtements bon marché, avec ses chaussures qui ne sortaient pas de chez un grands fabriquant, et de son air de campagnarde perdu. Mais était-ce une raison pour la dévisager de la sorte. Sur un petit groupe de trois personnes, sur sa droite, elle nota leur air hautain, et un sourire sur leurs lèvres. Pepper se stoppa, afficha un sourire purement de façade ravissant et se tourna vivement pour faire face au groupe.
« Oui je sais, c’est dingue. J’ai aussi été appelée parce que j’avais obtenu des bons résultats. Et le pire dans tout ça, c’est que j’ai même pas eu besoin de payer qui que ce soit pour décrocher tout ça. Hallucinant, non ?! »
Les deux derniers mots avaient été prononça d’une façon complètement stupide, très exagérer, juste pour souligner la stupidité qu’ils pouvaient avoir à le regarder comme ça. Et puis, elle ne perdait rien à répondre de cette manière, de toute façon on avait du l’appeler par erreur, l’envoyé au mauvais casting, parce qu’il était clair qu’elle dénotait complètement avec ces personnes là.
« Pepper Jameson ? » « Oui ! »
Dans une surprise qui n’avait pas besoin d’être feinte, Pepper avait fait un demi tour et se tenait bien droite devant la voix qui venait de l’appeler. Allez savoir, sur le coup, son esprit avait imaginer des caméras qui avaient tous filmés, et que du coup on venait pour lui faire comprendre que ce n’était pas des manières. Surtout que la femme qui lui faisait face, avec son bloc note dans les mains, n’avait pas l’air des plus agréable.
« Suivez moi. » « D’accord… »
Bon, elle paniquait facilement et imaginait beaucoup trop de chose. La femme s’était déjà tourner pour se diriger vers une porte, et était suivit de près par Pepper. La femme ouvrit la porte, et c’est limite si elle ne la poussa pas à l’intérieur en refermant la porte derrière elle. A croire qu’elle était pressée d’en finir, ou de voir défiler des personnes. Quoiqu’il en soit, Pepper s’avança vers le bureau pour se retrouver face un homme qu’elle ne pu voir comme l’ambassadeur en question. Dans la politique, les gens sont pas censé être bedonnant, vieux et moche ? Du coup, elle resta persuader qu’elle allait devoir se justifier pour cette sorte d’agression verbale envers des personnes qui devaient avoir une certaine influence… Ou, en tout cas, avoir des parents qui l’étaient.
« Je sais, j’aurais jamais du leur parler de cette manière. Mais faut comprendre aussi… Heu non, en fait y a pas grand-chose à comprendre. Enfin si. C’est juste que ce travail a vraiment une importance particulière et que… Enfin, ils étaient là avec leur veste hors de prix et leurs sourire en coin… Heu, je critique pas les vestes hors de prix, la votre est très bien. Mais tout ça pour dire que je ne pense pas qu’ils avaient le droit de se sentir supérieurs juste parce qu’il portes, avec juste une chaussure, ce que j’ai pu gagner cette dernière année. Alors, s’il vous plait, me virer pas avant d’avoir vu l’Ambassadeur. Je demande juste à avoir une chance. S’il vous plaît. »
S’était un des problème de Pepper, dès qu’elle se sentait en danger, elle avait une tendance à tout sortir d’un coup. Parfois en mélangeant les pinceaux. Elle était encore jeune, sans expérience, elle espérait que cela pouvait se comprendre. Par contre, elle perdrait surement toute cette espérance quand elle allait finir par s’apercevoir que l’homme devant elle n’avait rien d’un chargé de recrutement, mais que c’était bel et bien Virgil McLaghlan, l’Ambassadeur d’Australie des États-Unis… Pourquoi est ce qu’il pouvait pas ressemblait à n’importe quel politicien, aussi !
Dernière édition par Pepper L. Jameson le Sam 13 Nov - 23:23, édité 1 fois |
|  | | Virgil McLachlan Mutant de niveau 4 { MAÎTRE DU JEU }
Nombre de messages: 280 Date d'inscription: 18/07/2009 Localisation: Consulat Général [ NY ] Clan: Damnés Age du personnage: 903 ans Pouvoirs: arcanes de téléportation Profession: Ambassadeur australien, Responsable de l’antenne « Génie Génétique & Biotechnologies » des Nations-Unies et Coordinateur des activités humanitaires sur le territoire africain. PDG de la MLC Meat. Consultant pour le NY Times en matière de politique étrangère. Points de rp: 90
 | Sujet: Re: Un entretien pas comme les autres [Virgil] [Fin] Lun 16 Aoû - 23:48 | |
| Lorsque le réveil avait fini par se déclencher, Virgil avait tout simplement cru à une blague. Une blague d’un genre particulièrement potache qui impliquait que pour se trouver un(e) second(e) assistant(e) il lui fallait se lever à six heures un jour qui normalement était sensé ne pas être travaillé… La couette fut repoussée avec en tête les trois pages noircies de noms de jeunes diplômés qu’il lui faudrait auditionner pour la troisième journée consécutive, et Virgil traina ostensiblement les pieds jusqu’à la salle de bains. La vue de la baignoire fit naître un certain nombre de perspectives dans son esprit – comme par exemple la perspective de se rendormir dans un bain chaud en envoyant au diable tous ces futurs jeunes actifs pédants – mais le mutant s’efforça de se maintenir éveillé pour être en mesure de pénétrer dans la cabine de douche sans se fracturer la mâchoire… Ca serait d’ailleurs assez amusant de tester le sens de la retenue des candidats en arrivant avec le nez plâtré ou une cravate à pois jaunes sur fond rouge… Une idée intéressante, mais la dragonne septuagénaire qui lui servait de secrétaire par intérim risquait probablement de hurler son nom sur tous les tons avant de lui expliquer que New York, ce n’était pas le bush australien et qu’il fallait observer le protocole. Fichus Yankees… !
Virgil se dirigea vers le dressing de sa chambre aux alentours de 7 heures, une serviette autour des hanches et une tasse de thé entre les mains. Inutile d’envisager de commencer quelque journée qui soit sans thé, et ce n’était même pas la peine de lui conseiller du café à la place de son sacro-saint breuvage ! Déposant la tasse sur un guéridon, Virgil ouvrit les persiennes pour laisser entrer la clarté de l’aube et s’intéressa finalement à ce qu’il porterait aujourd’hui. Qui dit entretien, dit costume. Cela le contrariait très légèrement d’ailleurs, parce que jouer les trentenaires coincés et étranglés par leur cravate était quelque chos de trop à l’opposé de ce qu’il était pour que la chose lui convienne, et si Virgil portait volontiers les costumes trois pièces, la cravate était un accessoires qui était très difficilement portable… Son choix se porta donc sur un costume trois pièces gris sombre, et une chemise blanche à fines rayures gris souris. Ses éternelles chaussures de cuir marron furent bien vite sorties du placard – la signature par excellence de Virgil, puisqu’elles n’allaient généralement avec aucun de ses costumes – et déposées sur la moquette un peu plus loin. Une petite demi-heure plus tard, il était de retour dans la salle de bain pour régler les derniers détails concernant sa tignasse blond cendré difficilement domptable, la tasse de thé toujours entre les mains.
Il était très exactement 7h30 lorsque Virgil quitta son loft, rasé de frais et glissé dans son costume. Sacoche en main, il marchait d’un pas vif sur le trottoir et ne prêtait pas réellement attention à ses pas. Installé à New York depuis un an, il aurait tout bonnement pu effectuer ce court trajet les yeux fermés parce qu’à une heure aussi matinale tout le monde marchait dans la même direction pour aller travailler, et rares étaient les petits malins qui se pointaient la bouche en cœur en sens inverse sur les immenses trottoirs de la 5th Avenue. Son premier coup de fil fut reçu aux alentours de 7h38, pour l’informer que la réunion qui se tiendrait le lendemain serait repoussée d’une journée pour lui permettre de rencontrer tous les candidats au poste d’assistant… Le mutant ne savait pas s’il devait en rire ou préférer pour l’option « je rentre me coucher, réveillez-moi dans 6 mois », et il se contenta donc de ranger son portable dans la poche intérieure de sa veste un peu avant de pénétrer dans l’enceinte du parc du Consulat Général.
Quelques candidats patientaient déjà dans l’immense hall, et Virgil fit mine de ne pas être celui qui les recevrait, saluant uniquement l’agent d’accueil – très mignon, au passage – avant d’emprunter l’escalier en colimaçon réservé au petit personnel. Le mutant s’installa dans son bureau du troisième étage quelques minutes plus tard et se servit une tasse de thé, le regard perdu dans la contemplation du parc intérieur qui s’étendait sous ses yeux au travers des immenses fenêtres de son bureau. Christian n’avait pas mis 10 minutes à arriver en apportant avec lui la liste des candidats que Virgil devrait rencontrer, et le mutant avait longuement parcouru la liste de noms avec curiosité jusqu’à remarquer une certaine Jermaine, dont le nom laissait présager de difficiles minutes d’entretien durant lesquelles il lui faudrait dissimuler son hilarité. Foutu Yankees, avec leurs noms ridicules… !
Le premier candidat convoqué à 8 heures était une jeune femme d’une blondeur trop éblouissante pour être naturelle. Elle excusa son retard par un manque de place sur le parking de l’Ambassade, et Virgil s’abstint – difficilement – de lui faire remarquer que ce parking n’était pas ouverts à ceux qui ne faisaient pas partie du personnel et qu’il faudrait à l’avenir qu’elle apprenne à lire un plan de métro… Il lui fut en revanche beaucoup plus difficile de ne pas rire lorsque la demoiselle situa Nairobi « au fin fond de l’Italie », et le mutant ne pu s’empêcher de lui conseiller l’acquisition d’une mapemonde ou d’un atlas, avant de la congédier sans un mot de plus. Fallait quand même pas exagérer et prendre n’importe qui juste parce qu’il avait un diplôme de communication…
Trois candidats achevèrent de plonger Virgil dans une torpeur exaspérante. Le mutant trouva de multiples parades pour ne pas succomber à l’ennui et joua tantôt avec un stylo, tantôt avec une gomme et se prépara une bonne demi-douzaine de tasses de thé trop infusées, avec l’espoir secret que cela l’aiderait à tenir le coup devant tant de mollesse, de prétention et de nombrilisme. Les trois somnifères furent congédiés assez rapidement, et on lui envoya deux autres candidats hauts en couleur… La première était une jeune femme aux cheveux roses, tailleur Chanel blanc et chaussures jaunes qui fut accueillie par un « Si vous pouviez me laisser quelques secondes pour que je puisse essayer de retrouver la vue… », qui la fit bien entendu s’enfuir à toutes jambes en pleurant dans le couloir. Le second avait un style vestimentaire assez « art-déco » et semblait chercher à passer maître dans la récup’ de vêtements étranges. Un haussement de sourcil accompagna son entrée dans le bureau avant que Virgil ne le congédie après seulement trente secondes ; il n’avait que faire d’un styliste et ne désirait qu’un assistant capable de faire son boulot correctement. Pourquoi diable était-ce si dur à trouver ! Une petite dizaine de fils et filles à papa furent également congédiés par la suite avant que le mutant ne prenne une pause pour remettre de l’eau dans sa bouilloire… Le thé l’aiderait à passer ce douloureux cap, et si cela continuait, il lui faudrait bientôt se mettre à la coke pour s’empêcher de botter les fesses de tous les merdeux qui se présentaient devant lui. Christian n’approuva pas cette possibilité lorsque Virgil lui en fit part, prétextant que le boulot d’assistant n’impliquait pas de fréquenter des dealers pour le bien-être mental du patron, et le mutant promit d’expédier le candidat suivant en moins d’une minute en plus de caler ses pieds sur le bureau dès la troisième seconde… ce que Christian désapprouva également. Mais avait-il réellement la possibilité de l’en empêcher ? La bonne blague.
Deux blondes californiennes, un homme obèse et un sale con plus tard, la harpie septuagénaire lui annonça qu’il y aurait un léger flottement parce qu’un candidat s’était désisté au dernier moment. Elle ne manqua pas de lui raconter comment la candidate s’était mise à pleurer sous l’effet du stress et à cause de toutes les choses horribles que les candidats refoulés avaient dit à propos de l’Ambassadeur, et malgré sa réprobation sous-entendue de manière parfaitement claire, Virgil ne pu s’empêcher de lancer avec amusement une remarque prouvant clairement qu’il n’avait que faire de ceux qui renonçaient avant même d’avoir essayé… Après tout, ce n’était pas de sa faute à lui si les candidats éconduits étaient suffisamment stupides pour avouer devant témoins qu’ils étaient « mal habillés pour un entretien de ce type », « semi-autistes », « des caricatures de personnages de série télé pour ados pré-pubères » ou « dépourvus de traits de caractère intéressant ». Mais il fallait que quelqu’un endosse la responsabilité de la fuite de 130 candidats et deux jours et demi… Soit !
Virgil s’était de nouveau levé pour se servir un thé et ainsi savourer cette pause faite entre la première partie des hostilités – on lui envoyait un certain nombre de boulets depuis le début, et ça commençait à être assez frustrant – et la seconde qui ne tarderait plus à débuter. Le regard perdu au-dehors, il n’entendit ni la porte s’ouvrir, ni la nouvelle candidate entrer dans le bureau en étant pratiquement poussée à l’intérieur par le Dragon. S’il avait pu voir ça, il aurait probablement fait remarquer avec cet humour toujours anachronique que c’était ainsi que l’on nourrissait les lions dans la Rome Antique, mais il y avait fort à parier pour que cela soit mal interprété…
Les bruits de pas tirèrent finalement Virgil de sa contemplation du parc et il fit volte-face pour apercevoir une jeune femme rousse dont les cheveux semblaient sur le point de s’enflammer à cause de la clarté ambiante. Le mutant remarqua sa tenue en contraste total avec ce que pouvaient porter les Barbies qui avaient défilé dans son bureau, mais dans la mesure où cela restait correct pour un entretien, il ne formula aucune des remarques désobligeantes qu’il avait généreusement adressées à toutes les autres jeunes femmes… De manière incompréhensible, la demoiselle prit la parole sans laisser à Virgil le temps de la saluer comme il se devait de le faire – on ne transigeait pas avec la politesse, même dans un pays de rustres ! – et il ne pu que hausser un sourcil avec perplexité lorsqu’elle s’excusa des paroles qu’elle avait pu avoir à l’encontre d’autres candidat(e)s. Elle précisa également que ce travail avait une importance particulière pour elle et qu’elle n’avait rien contre les vestes hors de prix comme celle que Virgil portait – un sourire étira ses traits – et qu’elle voulait au moins avoir la possibilité d’être reçue en entretien par l’Ambassadeur avant de se faire jeter dehors… Elle ne semblait pas avoir remarqué que la porte bureau dans lequel elle se trouvait portait mention du nom de Virgil et de son impressionnant sous-titre accolé à sa fonction d’Ambassadeur australien pour les Nations Unies. Virgil déposa sa tasse à présent presque vide sur un coin de son bureau, et invita la jeune femme à s’asseoir en un geste ample de la main :
Vos désirs vont être exaucés, Mademoiselle… - le mutant jeta un œil à la liste où de nombreux noms avaient été barrés - … Jameson. - Puis il poursuivit, tendant sa main droite. – Virgil McLachlan. Le même que celui qui est sensé vous faire passer un entretien d’embauche… Enfin du moins, si on vous avait introduite de manière "normale".
Son sourire était d’autant plus amusé que la maladresse de la jeune femme était visible. Il n’avait pas réellement l’intention de se moquer d’elle – sauf si elle lui tendait des perches comme tous les autres – mais souhaitait plutôt détendre l’atmosphère parce qu’elle était l’une des rares qui ressemblait réellement à un candidat pour un poste aussi important. Virgil avait vu tellement de blaireaux en une matinée qu’il voulait bien passer sur la maladresse de la jeune femme. Juste pour voir ce qu’elle avait dans le ventre…
Concernant les « costumes hors de prix », je dirais pour ma défense que contrairement aux idées reçues, celui-ci n’a pas coûté aussi cher que tous les autres costumes qui patientent dans le hall. Et puisque nous sommes partis pour parler chiffon en guise d’introduction, j’aime autant avoir face à moi un bel esprit dans un costume modeste qu’une potiche dans un tailleur Chanel… - Le mutant s’installa dans son fauteuil, s’y adossant ensuite avec cette nonchalance qui énervait à peu près tout le monde. – Si vous le voulez bien Mlle Jameson, nous allons nous attacher à déterminer dans quelle catégorie vous vous situez…
Etait-elle une potiche écervelée, une maniaque de la mode nulle en géographie, ou une geek qui avait fait de la comm’ parce que ça permettait de bosser par internet pendant 60% du temps de travail ? Et mieux que ça : en combien de temps manifesterait-elle les premiers signes d’exaspération témoignant du savoir-faire ancestral de Virgil pour exaspérer les gens qui gâchaient son temps ?
Commençons par parler de votre cursus : pourquoi les Etats-Unis, pourquoi la communication ? – Ses pieds se calèrent sur le bord de son bureau, achevant de lui donner cet air de marginal en puissance - Egalement, que pensez-vous pouvoir m’apporter de concret qui n’ait pas été mentionné par les précédents candidats ?
Certains s’étaient risqués à proposer « du café », mais cela n’avait pas réellement convaincu le mutant. D’autres avaient soupiré, visiblement ignorants de ce à quoi ils pourraient servir s’ils étaient embauchés… |
|  | | Pepper L. Jameson Humaine
Nombre de messages: 69 Date d'inscription: 27/07/2010 Localisation: New York Age du personnage: 28 ans Pouvoirs: Aucun. Profession: collaboratrice de l’Ambassadeur Australien Virgil McLachlan Points de rp: 57
 | Sujet: Re: Un entretien pas comme les autres [Virgil] [Fin] Mar 17 Aoû - 1:49 | |
| Pour Pepper les choses ne faisaient aucun doute, elle était là parce que son attitude vis-à-vis des fils à papa n’était pas tolérable dans ce genre d’endroit. Alors non, elle n’avait pas fait attention au nom affiché sur la porte. Non, elle n’avait pas prit garde au sourcil que l’homme avait légèrement hausser. Un geste qui aurait pu, pourtant, lui signifier qu’il ne comprenait pas ce qu’elle disait et qui, enfin, l’aurait mise sur la voie. Elle avait tenter un rattrapage quand elle avait parler des vestes hors de prix, ne voulant pas vexé l’homme qui lui faisait face. D’ailleurs, cela semblait avoir fonctionner vu qu’il en vint à sourire. Bref tout ce qu’elle voulait c’était une chance de rencontrer l’ambassadeur, avant qu’on lui dise de partir sans même l’avoir rencontré. L’homme déposa une tasse sur son bureau, que Pepper identifia à du thé en vue de l’odeur trop infusé de ce dernier, et invita la jeune femme à prendre place par un geste du bras.
Il ne fallu qu’un quart de seconde à Pepper pour se dire qu’elle pouvait prendre place, vu qu’il assurait que ses désirs seraient exaucés. D’ailleurs, un sourire soulagé se pointa sur les lèvres de Pepper, alors qu’elle prenait place sur le siège qui lui était désigné. Elle fit un bref hochement de tête pour signifier qu’elle était bien Pepper Jameson, parce qu’avec le nombre de noms qu’il devait avoir sous les yeux, il pouvait facilement se tromper d’une ligne, non ? C’est la suite qui fut beaucoup moins drôle. Le sourire qu’elle avait venait de s’évanouir en une mine perplexe quand l’homme tendis sa main, donnant son nom… Virgil McLahlan. Annonçant qu’il était le même qui devait lui faire passer l’entretien pour lequel elle était venue. Pepper était à peine assise, qu’elle se releva pour serrer la main de l’homme et lui répondre, un sourire navré sur les lèvres, les joues légèrement rouge.
« L’introduction dans votre bureau aurait peut être été plus normale, si je n’avais pas agit de cette manière avec certaines personnes qui vous devez rencontrer. » Hors de question pour elle de charger une bonne femme qui l’avait jeter à l’intérieur du bureau. « Et faut voir le bon côté des choses, je vais difficilement pouvoir faire pire qu’à l’instant, à partir de maintenant. » Perdant sa gène, et se retrouvant elle fit un sourire bien plus naturel « Enchantée. »
Ses joues avaient perdus de leur couleur, retrouvant une teinte normal. Pas la peine, selon elle, de chercher à se justifier sur le fait qu’elle s’était trompé de personne. Elle n’aurait réussi qu’à s’enfoncer davantage, ce qui n’était pas la meilleure chose à faire. Cela semblait le faire sourire, alors autant qu’elle se détente. Ce qu’elle fit. Il ne s’était pas braquer, n’avait pas hurler au scandale parce qu’elle n’avait pas été capable de le reconnaitre. Autant passer l’évènement et tenter de partir sur de nouvelles bases. Malgré son erreur, il voulait bien passer outre. Elle n’allait pas risquer de laisser passer cette chance en se lamentant pendant des heures sur ce qu’elle venait de faire. Elle aurait les trente prochaines années pour se maudire, si elle n’était pas prise. Pas la peine de prendre de l’avance sur ce timing.
N’empêche qu’il se décida à reprendre sur cette histoire de costume, précisant que le sien ne valait pas aussi cher que ceux qui se trouvait sur les fils à papa dans le couloir. Honnêtement, pour elle, tous les costumes semblaient hors de prix. Cependant, elle voulait bien le croire sur parole. C’était même une bonne chose si il ne mettait pas du hors de prix, juste pour montrer qu’il avait les moyens. N’empêche qu’elle devait franchement paraitre fade dans ses vêtements bon marché. Virgil assura même que, selon lui, il valait mieux un bon esprit dans un vêtement moins cher, qu’une potiche dans du chanel. Sans prétention, ce n’était pas du tout son genre, elle ne s’estimait pas appartenir à cette catégorie. De toute façon, plus les choses étaient riches, plus elles étaient moches. A croire que l’argent entraine le mauvais goût.
« Faut avoir des centre d’intérêts étrange pour vouloir passer autant d’argent dans de simples vêtements… »
La réflexion était dite, mais pas vraiment à l’intention de quelqu’un en particulier. Disons que, selon elle, on était forcément une sorte de potiche si on était d’accord pour passer un nombre de billet pharamineux pour quelque chose d’aussi futile que des vêtements. Il y avait tellement de chose bien plus importante. Enfin, elle ne pouvait comprendre, elle n’était pas de ce monde. Pepper la petite fermière venue tout droit d’un trou perdu de l’Australie… C’est sur ces mots qu’elle prit place à nouveau, vu que l’homme venait de faire la même chose. Question de politesse. Pendant, que lui, annonçait qu’il était peut être temps de passer à la catégorie dans laquelle elle appartenait. Seul un froncement de sourcil accueilli cette phrase, ne voulant pas être catalogué dans une catégorie. Ca lui donnait l’impression d’être du bétail, ou quelque chose s’en rapprochant. Mais elle n’ajouta rien, elle en serait bien mal aviser après l’avoir confondu.
Du coup, il reprit bien vite avec les questions habituelles, qu’il avait du poser un nombre de fois incalculable si elle s’en référait à tous les candidats qui étaient passé dans ce bureau. Pourquoi les Etats Unis, et pourquoi la communication. Voilà qui était ses premières questions. Mais il calla bien vite ses pieds sur un coin de son bureau avant de poursuivre sur ce qu’elle pensait pouvoir lui apporter de concret. Une chose qui n’avait pas été mentionné par les autres candidats. Cette dernière partie n’avait pas vraiment d’importance en réalité, parce qu’elle avait déjà sa réponse sans même avoir besoin d’y réfléchir pendant des lustres. On pouvait imaginer qu’elle répondait aussi vite parce qu’elle avait préparer cet entretien. Mais les mots qu’elle allait prononcés ne pouvaient, en aucun cas, être préparés. Son regard se posa sur les pieds de Virgil, un court instant avant de reporter son attention sur cet homme et d’enchainer sa réponse.
« L’apprentissage d’une position un peu plus acceptable, surtout si vous vous comporter de cette façon devant un public alors que vous êtes sensé représenter les intérêts d’un pays. »
Il n’y avait aucun reproche dans le ton de sa voix, les choses avaient été dites de manière calme et vraiment mesuré. On pouvait presque comparer cela à une mère faisant preuve d’une patience envers un enfant pour lui apprendre le genre de chose basique, comme ne pas mettre ses pieds sur la table. D’accord, il n’était pas en train de répondre à un tas de question, mais si il le faisait là, il devait probablement être capable de le faire en public. C’est toujours avec ce même ton calme, qu’elle prit le parti de lui donner les raisons de cette réaction.
« L’Australie à de grande étendue sauvage, c’est pas pour cela qu’on devrait passer pour des gens incapable de se tenir sur un fauteuil. » Puis dans un sourire « Bien sur, vous êtes dans votre bureau et ne donner pas de conférence alors je ne saurais critiquer cet acte dans de telles circonstances. »
Elle n’allait tout de même pas lui interdire de prendre ses aises dans son propre bureau et, surtout, en compagnie d’elle. Parce qu’elle n’avait pas la moindre importance, que ce soit par sa position, par son influence, ou même médiatique. Cela dit elle n’avait fait que répondre à sa dernière question. Qu’est ce qu’elle pouvait lui apporter ? Une certaine droiture si il en venait à prendre ses aises de cette manière. Bien que, même si il ne pouvait le savoir, elle était bien loin du cliché parfait de la diplômer en communication. Incapable de suivre ses cours à la lettre, elle aimait innover. Elle ne devait ses bons résultats qu’à cela, d’ailleurs. Ce qui l’entraina à répondre aux deux autres premières questions.
« La communication à été un choix parce que je trouve que c’est un outil puissant, mais quelque peu arriéré dans certaine de ses règles. Disons que je vois un peu la communication comme la base de tout, bien menée elle permet de faire des choses qui en valent vraiment le coup. »
En fait il était assez difficile d’expliquer les raisons de son choix. Cela avait été une évidence quand on lui en avait parler pour la première fois. Ca lui correspondait, elle s’y donnait à fond. De toute façon Pepper était le genre de personne à préférer les paroles plutôt qu’un affrontement, et restait persuader qu’on pouvait accomplir des miracles si les choses étaient bien amené. Pour ce qui était son choix pour le pays, la réponse n’avait rien de vraiment originale.
« L’influence du pays, à été un choix qui m’a mené ici. Plus d’opportunité de travail, aussi. Et, de manière plus personnelle, je crois avoir besoin d’un pays vaste ou je pourrai parcourir plusieurs kilomètre et me retrouver dans une vaste étendue, à défaut de pouvoir retourner en Australie aussi souvent que je le voudrait. »
Il avait sûrement vu son dossier à un moment ou un autre. Du moins, elle le supposait. Alors elle ne vit pas l’intérêt de se vendre en disant qu’elle avait d’abord fait ses études en France, avant de venir aux États-Unis. Puis là n’était pas vraiment la question à laquelle elle s’était contenter de répondre le plus simplement possible. Donner les raisons auraient pu prendre des heures, et ne serait que du blabla barbant, avant la deuxième minutes. |
|  | | Virgil McLachlan Mutant de niveau 4 { MAÎTRE DU JEU }
Nombre de messages: 280 Date d'inscription: 18/07/2009 Localisation: Consulat Général [ NY ] Clan: Damnés Age du personnage: 903 ans Pouvoirs: arcanes de téléportation Profession: Ambassadeur australien, Responsable de l’antenne « Génie Génétique & Biotechnologies » des Nations-Unies et Coordinateur des activités humanitaires sur le territoire africain. PDG de la MLC Meat. Consultant pour le NY Times en matière de politique étrangère. Points de rp: 90
 | Sujet: Re: Un entretien pas comme les autres [Virgil] [Fin] Jeu 19 Aoû - 19:36 | |
| Virgil conservait ce sourire amusé hautement exaspérant parce que la situation amenait ce piquant qui avait fait défaut avec les autres candidats. Exaspérant ? Du point de vue des autres, c’était sans doute le cas, mais lui trouvait son sourire particulièrement de circonstances parce que ce n’était pas tous les jours que quelqu’un s’introduisait dans son bureau lorsqu’il n’était pas prévenu de l’arrivée de la personne en question. Et puis les gens avaient une horrible tendance à toujours tout exagérer…
Virgil avait donc posé sa tasse pour indiquer à la jeune femme qu’elle pouvait prendre place. Le sourire visiblement soulagé de la jeune femme persista lorsque le mutant vérifia qu’il s’agissait bien de la personne qu’il devait recevoir, mais s’évanouit bien vite pour laisser place à une certaine perplexité dès qu’il fut présenté. Elle avait un visage humain et réactif, ce qui était une bonne chose si on considérait l’aversion profonde que pouvait avoir Virgil pour ces femmes aux visages tellement lisses et liftés qu’elles en finissaient par être aussi expressives que des murs de béton ciré tant leurs traits étaient tartinés de cosmétiques divers… Un sourire navré faisant écho à sa gêne, la jeune femme trouva le moyen de positiver malgré la gaffe qu’elle avait faite, et ne releva même pas la faute de la harpie qui l’avait balancée dans le bureau comme un paquet de linge sale duquel on souhaitait se débarrasser. C’était suffisamment rare pour être souligné, justement parce que les candidats à un entretien avaient cette fâcheuse habitude à rejeter la faute sur absolument tout le monde pour peut-être attendrir le recruteur ou l’amener à se montrer plus clément les concernant. Si la chose fonctionnait assez bien avec les femmes, Virgil ne pouvait que déplorer ce genre d’attitude, ou un retard était justifié non pas par son véritable motif, mais par les coliques d’un chien imaginaire ou une crevaison toute aussi hypothétique. Le fait que Pepper n’accable pas le Dragon indiquait que même en étant à peine sortie de l’école, elle possédait déjà un sens professionnel qu’on ne pouvait que louer compte tenu de son jeune âge. Si certains Ambassadeurs ne rechignaient jamais à accabler leurs assistants lorsque quelque chose tournait au vinaigre pendant une rencontre diplomatique, Virgil assumait pleinement les quelques impairs qu’il pouvait commettre. C’était rare, mais il avait au moins l’honnêteté de reconnaître ses erreurs. Et si ce trait de caractère prédominait dans son travail, il en attendait autant de la part de ses collaborateurs, ce qui signifiait que la blonde arrivée en retard avec la moitié des cheveux lissés ou le gringalet non rasé ne devaient d’avoir été éconduits qu’à leur absence d’honnêteté. Un bon point pour elle. Et déjà 2 minutes de passées, ce qui constituait presque un exploit compte-tenu de la moyenne de la matinée…
Il serait bien au contraire assez facile de faire pire, miss Jameson. Mais votre arrivée dans ce bureau a au moins le mérite d’avoir rompu la monotonie de cette matinée…
Un sourire amusé voguait toujours sur ses lèvres, accentuant ce côté « sale gosse insupportable » qu’il pouvait avoir. La jeune femme semblait reprendre une couleur un peu moins proche de celle de ses cheveux flamboyants, et elle lui serra la main d’une manière relativement ferme avant de se rasseoir. La conversation avait dérivé très légèrement sur le sujet des costumes et vêtements hors de prix, et Pepper avait laissé entendre que selon elle, mettre autant d’argent dans des vêtements était un loisir assez étrange. Virgil souriait toujours lorsqu’il reprit la parole :
Effectivement. Si dépenser de l’argent peut donner à certains le sentiment d’exister, porter des vêtements chers n’est en réalité que l’aboutissement de cet état de fait : comment prouver aux autres que l’on existe s’ils ne voient pas ce que l’on est capable d’acheter ? – Marquant une pause, le mutant haussa les épaules avec un dépit clairement visible. – Cela vaut également pour les voitures ou les villas luxueuses. Mais là encore si le costume paraît être hors de prix, je me déplace à pieds. Ca compense.
Toujours ce sourire amusé qui laissait entendre qu’il ne prenait pas réellement la conversation au sérieux. C’était une ruse de recruteur qui avait maintes fois fait ses preuves, à savoir que l’on évaluait un candidat non pas sur ses compétences – s’il était là, c’est qu’il était bon en principe – ou sur son cursus scolaire, mais sur sa capacité à rester professionnel même face aux sujets d’une banalité affligeante comme notamment les vêtements hors de prix. Ou les films pornos. Dans ce cas de figure, le candidat avait été incapable de conserver son sérieux et avait rapidement été remercié il y avait deux jours de cela. Il fallait très certainement être un peu tordu pour aborder ce type de sujets au cours d’un entretien, mais c’était nécessaire pour trouver la perle rare. Déjà cinq minutes, et toujours ni signe de vexation, ni pleurs. Elle s’en sortait bien.
Les questions de Virgil ne semblèrent pas la perturber outre mesure, et lorsque son regard se posa clairement sur les pieds calés sur le bureau, le mutant aurait presque pu jurer qu’elle ferait abstraction de ce détail comme la plupart des autres candidats à défaut de trouver cela normal. La réponse qui lui fut donnée fut celle correspondant à la seconde, qui impliquait qu’elle soit en mesure de lui apporter quelque chose d’inédit s’il venait à l’embaucher : apprendre à se tenir correctement en public, voilà ce que Pepper Jameson pouvait promettre. Le sourire de Virgil ne s’effaça pas – contre toute attente – mais à défaut de s’installer correctement dans la seconde qui suivit, il joignit ses doigts tout en jaugeant son interlocutrice. Son visage autant que le ton employé ne trompaient pas sur le fait qu’elle n’était pas l’une de ces chieuses en puissance qui avaient un don inné pour le reproche et qui en auraient sans doute adressé au Pape si elles avaient pu l’approcher de plus près. Non, elle ne formulait aucun reproche et se contentait d’une simple affirmation. Culottée. Peut-être même franchement osée vu la position dans laquelle elle se trouvait. Mais Virgil aimait les gens francs, et son sourire ne tarda guère à s’agrandir lorsqu’elle laissa entendre que les australiens ne devaient pas passer pour des gens incapables de se tenir sous prétexte que leur contrée natale était sauvage…
Intéressant. – Ses doigts entremêlés, le mutant continuait de fixer la jeune femme en se demandant si elle avait réellement sous-entendu qu’il avait à ce moment précis la posture d’un péquenot comme il en avait tant vu ou qu’elle pensait sérieusement être capable de l’influencer. – Nous ne sommes effectivement pas en conférence de presse, et vous n’êtes évidemment pas une journaliste. Cela me fait justement penser à quelques statistiques… - Son sourire s’élargit, et son regard effleura le plafond l’espace de quelques secondes avant de se poser de nouveau sur Pepper. – Miss Jameson, avez-vous idée du nombre de personnes qui ont été capables de me dire que mes pieds n’avaient rien à faire sur ce bureau ? – Souriant toujours comme un garnement, le mutant lui laissa le temps de formuler son hypothèse avant de poursuivre. – Vous êtes la première… Et cela m’amène à envisager une hypothèse assez amusante… - Virgil bascula sur son fauteuil, retirant les pieds de son bureau pour les poser sur le sol, et s’accouder au bureau en donnant l’impression qu’il cherchait à placer Pepper sous un microscope tant ses deux prunelles d’un bleu entêtant l’observaient avec attention. – Etait-ce un pari conclu avec la charmante secrétaire qui vous a introduite, ou était-ce réellement par souci de mon image ?
Deux choses dans cette longue tirade. La première lui permettrait de déterminer si elle était capable de tenir la distance face à la lui sur un sujet simple. La verve de Virgil était assez particulière et il lui arrivait assez souvent de passer d’un sujet à un autre lorsqu’il réfléchissait à voix haute. Il lui arrivait également de mettre en boîte un certain nombre de personnes pour voir jusqu’où elles seraient capables de soutenir une conversation atypique. La seconde lui permettrait de vérifier si au-delà du cirage de pompe classique que les candidats gardaient en réserve pour effacer un impair, Pepper était réellement capable d’aller jusqu’au bout de son propos. Qu’elle renonce ou avoue qu’il s’agissait d’un pari, et Virgil serait probablement déçu. Amusé qu’elle ait osé tenir le pari, mais déçu. Sa remarque était cependant tout à fait justifiée, parce qu’il était évident qu’une personne ayant fait des études de communication et étant réellement compétente ne laisserait pas passer ce genre de choses sans broncher. Seulement ceux qui n’avaient rien dit et avaient fait mine de ne pas le voir pour ne pas s’attirer les foudres de Virgil était précisément ceux qui s’écraseraient comme des mollusques par la suite pour ne pas formuler clairement une opinion différente de celle de leur patron. Et ces candidats-là n’étaient aucunement ceux que Virgil recherchait.
Après un sourire, Pepper expliqua ce qui l’avait poussée à choisir de s’orienter dans la communication et Virgil – qui avait retrouvé une posture normale – trouva sa manière de décrire sa spécialité particulièrement intéressante. La « base de tout », était de loin la définition la plus nébuleuse qui soit, mais elle n’avait pas attendu qu’il lui demande des précisions pour détailler le fond de sa pensée. A ce moment précis, le mutant ne prêtait plus guère attention au temps qui passait.
Concernant son expatriation – Virgil avait lu son dossier et la savait australienne de naissance – la surabondance d’opportunités n’y était pas tout à fait étrangère, et il fallait être obtus pour soutenir mordicus qu’il y avait autant d’opportunités aux Etats-Unis qu’en Australie. Vraiment très obtus. Un autre bon point résidait dans le fait que contrairement à une majorité de candidats, Pepper n’avait pas fait ses études en direct du cocon familial. Elle avait quitté sa terre pour partir à la découverte d’une autre culture (enfin, du point de vue de Virgil, la « culture » Yankee était assez inexistante, mais c’est un autre débat) et d’autres méthodes d’enseignement. Elle avait du se débrouiller seule, et le simple fait de voir qu’elle était d’abord passée en France, puis aux Etats-Unis tendait à faire pencher la balance en la faveur de la jeune femme. Comment pouvait-on prétendre assister une personne traversant en moyenne 12 fuseaux horaires par quinzaine sans avoir foutu les pieds hors de New York pour autre chose qu’aller faire du ski ou bronzer en Californie ?
Qu’est-ce qui vous a motivée à partir d’abord en France ? Amour de la culture, attrait de l’école... ? Envie de voir le monde ?
De nombreuses jeunes filles en fleur partaient étudier en France chaque année, avec l’espoir d’épouser un frenchie, de vivre dans un château et d’avoir trois enfants, Justine, Jean-Marc et François. C’était d’autant plus ridicule qu’elles se jetaient sur les premiers beaufs venus et en oubliaient leurs études… Venait ensuite le coup de fil parental achevé par un « Je ne rentrerais pas, j’aime Michel et je suis enceinte ! », et une énième famille se déchirait parce qu’une ado avait trop regardé de séries françaises stupides dépeignant un quotidien idyllique qui n’avait sans doute que 3.5% de similitudes avec la réalité. Elle n’avait ni diplôme, ni château, mais avait ses trois enfants. Et vivait aux crochets de la société parce qu’elle n’avait pas suffisamment de qualifications pour être embauchée. Le rêve français vu par les séries du cable n’était pas pour tout le monde… |
|  | | Pepper L. Jameson Humaine
Nombre de messages: 69 Date d'inscription: 27/07/2010 Localisation: New York Age du personnage: 28 ans Pouvoirs: Aucun. Profession: collaboratrice de l’Ambassadeur Australien Virgil McLachlan Points de rp: 57
 | Sujet: Re: Un entretien pas comme les autres [Virgil] [Fin] Ven 20 Aoû - 3:13 | |
| Le sourire de Virgil McLachlan… Pepper ne le savait pas encore, mais on pouvait en faire tout un livre. Il y avait peut être un peu quelque chose dedans qu’elle trouvait suffisant ou, du moins, quelque chose qui pouvait irrité. Difficile à dire. En réalité, elle se demanda – un bref instant – si ce sourire était fait pour exaspérer les hommes, et séduire les femmes. Parce qu’il serait mentir que de dire qu’il avait un sourire tout à fait banal. Mais, dans tous les cas, elle n’arrivait pas à s’en exaspérer et ce pour plusieurs raisons. D’une il était le Boss, ou potentiellement le futur boss, alors c’était peut être un truc que ce devait d’avoir une personne de sa position. De deux, c’était peut être une forme de test, qu’est ce qu’elle en savait ? Les seuls entretiens qu’elle avait passé jusqu’à présent était pour entrer dans une école. Elle ne pouvait donc pas s’en formalisé, surtout qu’elle avait tout fait pour mérité un sourire qui avait de quoi être exaspérant. N’était-ce pas elle qui avait été catapulté dans cette pièce et l’avait prit pour une autre personne, en laissant entendre ouvertement qu’elle avait mal parler à un autre candidat tout en disant qu’elle avait vraiment besoin de passer cet entretien ? L’ambassadeur pouvait même se moquer d’elle ouvertement, qu’elle en assumerait toute les responsabilités. C’était son erreur à elle. Alors non, elle serait pas exaspérer par un simple sourire, e si ça devait être le cas, elle avait encore la fierté de ne pas le montrer ou, au contraire, elle le dirait ouvertement si ça devenait un problème. Après tout, la franchise devait être quelque chose d’important dans l’hypothèse ou elle serait choisie. On ne travail pas en étroite collaboration en gardant un tas de questionnement pour soit, du moins, c’est ainsi qu’elle voyait les yeux.
Bien sur, son visage s’étonna quand l’ambassadeur s’amusa à la contredire : selon lui, il était possible de faire pire. Elle imaginait mal comment ça pouvait être le cas, estimant devoir être passer pour une pauvre malheureuse à déblatérer un tas de choses, sans savoir à qui elle s’adressait. Difficile de faire pire que de ne même pas savoir à quoi ressemble la personne chargé de votre entretien, surtout dans un domaine aussi important. Il alla même jusqu’à considérer que cette arrivée avait chambouler la monotonie des précédents candidats. Pepper ne chercha même pas à imaginer ce qui avait pu se passer dans cette pièce, ce qui avait pu se dire et la manière dont cela s’était fini. Il avait suffit de voir des visages complètement décrépis pour comprendre que tout ne s’était pas passer pour le mieux. Est-ce que s’était une bonne ou une mauvaise chose d’avoir rompu cette monotonie ? Comment pouvait-elle le savoir, après tout elle ne connaissait rien de lui, hormis les quelques bruits de couloirs qui le considérait comme quelqu’un de spécial. Difficile de savoir ce qu’il pouvait penser derrière le sourire qu’il affichait. Est-ce qu’il s’en amusait ? Est-ce que cela devait montrer une certaine moquerie ? Une exaspération ? D’accord, son sourire pouvait facilement passer pour insupportable, vu qu’on ne savait pas vraiment à quoi l’associer. Le mieux, pour ne pas se laisser avoir par ce sourire, et en être exaspéré, était encore de le prendre comme on le voulait. Pepper opta pour le fait de croire que ça l’amusait. Et même si ce n’était pas le cas, tant pis, c’est pas comme si il était dans sa tête après tout.
« Je suis heureuse de savoir que je pourrait peut être figuré au nombre de vos anecdotes que vous pourrez raconter quand on vous demandera comment ce sont passé vos entretiens. »
Il y avait un sourire qui flottait sur ses lèvres, mais pas la moindre trace de vexation. Les gens auraient pu l’être face à la bourde qu’elle avait fait, et à la contradiction qu’il avait fait face à ce qu’elle avait dit. Mais pas elle. Pepper avait rompu sa monotonie. Alors elle décida de ce dire que c’était une bonne chose, même si elle n’était pas choisie, elle avait au moins l’espoir qu’il se souviendrait de cette jeune femme parachuter dans son bureau et lui exposant une situation dont il n’avait strictement rien à faire. Les termes pouvaient ne pas être des plus flatteurs mais, au moins elle, la petite campagnarde du fin fond de son Australie natale, aurait marqué à un moment…
Ils étaient tous les deux assis, discutant costumes. Lui ne perdant pas son sourire et, elle, ne comprenant pas qu’on puisse passer autant d’argent dans de simples vêtement. Un fait qui s’expliquait, selon Virgil, par une sorte de réussite sociale aux yeux des autres personnes. Prouver que l’on peut se payer de tels vêtements, comme une belle voiture, ou une grande maison, était juste une façon de prouver au monde entier que l’on avait réussi dans la vie. Il finit par se justifier par le fait que lui se déplaçait à pied, pour compenser. Ce qui ne manqua pas de faire sourire Pepper, amusé par le fait qu’il lui donne ce genre de détail. C’était drôle parce que cette phrase laissait penser à Pepper que Virgil cherchait à faire comprendre qu’il n’était pas le genre de personne qu’il avait décrit. Le genre d’individus qu’elle ne cautionnait pas, comme l’avait sous entendu sa première phrase. Alors, juste par ces quelques mots, elle avait été amusé de penser que les rôle avait été inversé, que c’était lui qui cherchait à dire qu’il voyait les choses à sa manière à elle.
« Se déplacer à pieds ne veux pas dire qu’on ne possède pas un tas de voitures dans un garage d’une grande villa en bord de mère dans un tout autre pays, Monsieur McLachlan. »
Toujours pas de critique, mais elle mettait juste le point sur quelque chose qu’il avait dit. Enfin, qu’il n’avait pas dit, en réalité. La communication, la politique, tout était une question de tournure de phrase. Dire aux gens ce qu’ils veulent entendre, même si c’est bien différent de ce qu’ils veulent réellement, mais le faire avec des tournures si spécifique qu’on s’y perdrait, sans que l’interlocuteur est menti. Virgil était un ambassadeur, elle ne pouvait pas le perdre de vue, alors oui, elle avait tendance à faire attention à la moindre tournure de phrase. Elle ne sous entendait pas qu’il pouvait effectivement avoir une armée de voiture et une immense villa, elle sous entendait juste que cela pouvait être le cas vu la manière dont il avait tournée sa phrase. Ce qui était bien différent.
Le sujet abordé pouvait avoir quelque chose de perturbant, vu qu’ils n’étaient pas en train de parler de son cursus à ce moment précis. Pourtant, cela ne lui posa pas le moindre problème, elle ne s’en rendait même pas réellement compte. Communiquer était un champs tellement vaste, que cela pouvait passer par différents sujets. La seule chose qu’elle pouvait constater c’est que les bruits de couloirs sur Virgil étaient probablement vrai. Il était différent, ne rentrait pas dans les schémas habituels. Il serait bien stupide de sa part, à elle, de s’en plaindre. Elle qui avait fait ses études en sortant un peu des sentiers battus, qui avait su proposer de nouvelles façon d’emmener les choses sans suivre à la lettre les manuels scolaires. Et puis, si il était toujours à son poste, c’est que sa façon de faire – aussi original soit-elle – avait largement fait ses preuves, non ? Qui était-elle pour juger du bien ou non de sa façon de mener l’entretien ?
Et puis il y avait eu des questions plus conventionnelles, qui étaient tombées pendant qu’il avait mit ses pieds sur le bureau. Sans hésitation elle avait répondu à ce qu’elle pouvait lui apporter : sa façon de se tenir. Du moins, si il se comportait de cette façon devant des journalistes ou à une convention. Elle fut, toute fois, soulagée de voir que le sourire de l’homme n’était pas partie. Elle n’avait pas du tout chercher à émettre une critique, mais bien à répondre à sa question. Si le sourire se serait effacer, elle aurait tout de suite chercher à expliquer les raisons de sa réponse, lui expliquant qu’elle ne le critiquait pas. Mais elle n’eu pas besoin de le faire, parce que le sourire qu’il affichait prouvait qu’elle n’avait pas attaquer l’orgueil qui pouvait avoir. Bon il se mit à joindre ses mains, en la dévisageant, ce qui n’annonçait rien de bon en général. Pendant cette courte période, elle se contenta de le regarder en retour, comme si elle acceptait qu’il puisse la juger à ce moment précis. Quelque part, au fond d’elle, elle cherchait les arguments à expliquer si ses propos étaient mal prit. Mais elle stoppa bien vite ce raisonnement intérieur en voyant le sourire de l’ambassadeur s’agrandir.
Intéressant… Voilà comment il venait de définir le tout, en un seul mot. Il semblait toute fois chercher une réponse sur le visage de la jeune femme, sans qu’elle ne sache vraiment ce que c’était. Puis le reste tomba, il acquiesça le fait qu’elle ne soit pas journaliste, ni qu’ils soient en conférence de presse. Là, ce fut le moment ou elle commença à se dire qu’elle aurait peut être du s’y prendre autrement, imaginant que la suite des paroles seraient un truc du genre « vous n’êtes QU’une candidate parmi tant d’autres… » et tout ce qui irait avec ce genre de phrase. Mais au lieu de cela il se mit à parler statistique, et elle secoua négativement la tête quand il lui demanda combien de personne, à son avis, avait pu lui dire la même chose. Peut être qu’elle n’avait pas été si original que cela, en fin de compte. Cependant, le but n’avait pas été de l’être. La réponse était juste sortie spontanément. Elle avait un sourcil légèrement surélevé, un peu inquiète de ce qui allait suivre vu la posture qu’il pouvait avoir avec ses doigts entremêlés. C’est qu’il était quand même impressionnant comme personnage. Elle était la seule… Ce qui marqua un léger étonnement sur son visage, avant qu’il ne dise que cela entrainait une hypothèse amusante. Il bascula à nouveau de manière à ne plus avoir les pieds sur le bureau, ce qui étonna la jeune femme, mais ne fit pas le moindre sourire qui aurait pu paraitre pour un sourire suffisant. Et la question tomba : était ce un pari, ou était-elle soucieuse de son image à lui ? L’étonnement, face à la question inattendu, lui prit deux secondes avant qu’elle se mette à répondre
« J’ai bien peur que ce ne soit aucune des raisons invoquées, Monsieur. Votre « charmante » secrétaire, pour reprendre vos propos, me semble bien assez déborder par un tas de postulants qu’il faut gérer pour ouvrir les paris sur ce genre de chose. Dans le même registre, il ne s’agit même pas d’un pari entre postulant, car si personne ne vous à fait cette remarque, c’est que vous devez déposer vos pieds à chaque entretien… Bon exercice, au passage. » Lança-t-elle dans un sourire, avant de reprendre son sérieux. « Et il s’agit encore moins de votre image, avec tout le respect que je vous dois, j’imagine que je n’ai aucun droit sur la façon de vous tenir devant une personne comme moi. La chose qui m’importe, en revanche, c’est l’image que vous représentez dans une situation plus publique. Vous savez, je suis là pour postuler en des termes professionnels et pas pour jouer le rôle d’une mère. »
Le ton était toujours très calme, malgré sa position à lui, qui semblait la dévisager comme pour analysé tout ce qu’elle pourrait dire ou faire. Il convenait, pour Pepper, de bien faire le point sur le fait qu’elle ne chercherait pas à le changer lui. Ce n’était pas son rôle, et elle ne le souhaitait. Elle était là, juste pour parler en terme d’image qu’il représentait. Une image qui passait par la communication. Alors non, ce n’était pas son image à lui, qui la préoccupait. Mais bien ce qu’il représentait. Au moins, elle ne pouvait pas se dire qu’elle faisait du cirage de pompes. Les termes étaient polis, mais on pouvait facilement sous entendre qu’elle se foutait de ce qu’il faisait en privé, quand il ne représentait pas un pays. Pour ce qui était de sa secrétaire et des autres candidats, même si elle avait une opinion défavorables sur eux, elle ne se permit pas de la faire valoir. Après tout, elle ne savait rien d’eux ou de leur conditions de travail pour se permettre de pouvoir critiquer.
L’entretien continua sur son parcours, Virgil posait des questions sur les raisons qui l’avait poussé à commencer par la France, en émettant quelques hypothèse sous forme de question. Une chose était certaine, elle n’eut pas besoin de réfléchir à la question, vu qu’elle savait parfaitement les raisons de son départ. Bien qu’il y avait une des raisons qu’elle ne tenait pas à expliquer parce que bien trop personnel, et cela ne le concernait en rien. Mais Josh, mit à part, il y avait bien d’autres raisons qu’elle exposa volontiers.
« Le niveau des études, en premier lieu. Pas qu’il me plait de critiquer le niveau Américain, mais comparer à la France, ce pays reste un peu en dessous. Et, après, est venue l’envie de voyager, de voir le monde. Je ne vois pas comment comprendre un fonctionnement en se rendant dans un pays pendant un mois de vacances, y vivre, y participer est bien plus enrichissant. Et puis, c’est en vivant dans un pays que l’on comprend mieux son fonctionnement et que l’on peut mieux parvenir à y défendre les intérêts d’un autre. Honnêtement, je comptais y rester, au début. Mais leur système politique est un peu trop bancale à mon goût. » |
|  | | Virgil McLachlan Mutant de niveau 4 { MAÎTRE DU JEU }
Nombre de messages: 280 Date d'inscription: 18/07/2009 Localisation: Consulat Général [ NY ] Clan: Damnés Age du personnage: 903 ans Pouvoirs: arcanes de téléportation Profession: Ambassadeur australien, Responsable de l’antenne « Génie Génétique & Biotechnologies » des Nations-Unies et Coordinateur des activités humanitaires sur le territoire africain. PDG de la MLC Meat. Consultant pour le NY Times en matière de politique étrangère. Points de rp: 90
 | Sujet: Re: Un entretien pas comme les autres [Virgil] [Fin] Jeu 26 Aoû - 16:04 | |
| Les interrogations muettes de Pepper semblèrent n’échapper que partiellement à la jeune femme, parce que même si Virgil ne possédait pas les aptitudes nécessaires pour suivre son raisonnement en direct de l’intérieur de la tête de Pepper, il pouvait percevoir de manière assez claire les expressions se peindre sur son visage. S’il avait pu se rendre compte des interrogations et des doutes que son sourire pouvait engendre, il aurait très probablement ri avant d’expliquer que s’il l’utilisait régulièrement pour charmer et exaspérer, ces deux actions étaient applicables aux représentants des deux sexes sans aucune restriction l’une par rapport à l’autre. Concernant le charme, Virgil en possédait suffisamment pour se permettre de l’utiliser pour parvenir à ses fins et son sourire était effectivement une arme non négligeable dans cette entreprise. Concernant l’exaspération ensuite, cela fonctionnait toujours très bien lorsque le mutant souriait au moment le moins approprié sans même chercher à feindre d’être désolé. Pourquoi feindre quoi que ce soit quand on souhaitait réellement montrer à une personne que l’on était pas dupe, qu’on ne la considérait pas comme intéressante ou que l’on avait tout simplement envie de ne lui témoigner que du mépris ?
Pour la tester, Virgil contredit volontairement Pepper sur la capacité à faire pire que de ne pas reconnaître son recruteur. La mine étonnée de la jeune femme amusa profondément le mutant, et il lui sembla presque qu’elle passait en revue une liste de choses potentiellement pires qu’elle était à même de commettre par maladresse ou par erreur. La remarque de Virgil concernant la monotonie qui l’avait assommée juste avant qu’elle ne le rejoigne laissait entendre qu’il avait sans doute du réellement regretter toute cette campagne de recrutement si autant de personnes n’avaient fait que l’ennuyer à ce point. Bien sûr, il avait vu quelques candidats moins inintéressants – on ne pouvait pas dire « meilleurs » parce que Virgil était un homme exigeant – mais l’impression globale était que les jeunes issus des écoles de communication étaient ou des pouf superficielles, ou des playboy prétentieux ou des geeks complètement décalés. Au final, il n’y avait que cette jeune femme venue de l’autre bout de la terre qui semblait véritablement être en mesure de tenir la route face à lui, ne serait-ce que par ses paroles ou son attitude globale. S’il ne rechignait pas à dire à haute voix qu’il s’était littéralement fait chier, Virgil n’en appréciait pas moins de trouver une façon différente de congédier les incompétents ou de vexer les âmes trop sensibles pour chaque nouveau candidat qui franchissait le seuil de son bureau. Pepper se déclara heureuse de s’être ainsi démarquée, assortissant sa déclaration d’un léger sourire que Virgil apprécia, parce que cela indiquait qu’elle n’était pas du genre à se braquer ou à bouder pour trois fois rien contrairement aux femmes en règle générale. Le mutant hocha la tête avec amusement, conservant toujours ce sourire énorme qui n’appartenait qu’à lui.
L’entretien avait en réalité déjà commencé, et Virgil était le genre de recruteur farfelu qui n’hésitait jamais à tenter de nouvelles choses sur ses cobayes du jour. Pepper résistait plutôt bien pour le moment, et lorsque Virgil avait précisé comme pour obtenir son opinion qu’il se déplaçait à pieds presque pour compenser un prix probablement trop élevé de son costume, la jeune femme expliqua que se déplacer à pieds ne signifiait pas qu’il ne possédait pas bien trop de voitures pour pouvoir toutes les utiliser en un mois entreposées dans une villa de bord de mer. Le sourire de Virgil s’étira de nouveau, l’amusement étincelant dans ses yeux d’un bleu profond :
Rien ne l’indique en effet, mais à votre avis ? Combien de voitures suis-je sensé posséder ? Combien de kilomètres de bord de mer sont nécessaires pour accueillir les villas abritant ces voitures ?
La question l’amusait d’une manière difficilement chiffrable, et Pepper ne pourrait l’ignorer. La réalité était assez éloignée du cliché incombant à un poste à hautes responsabilités, et si Virgil possédait bien plusieurs hectares de terres dans son pays au nom de son entreprise, il ne possédait que deux appartements, chacun étant situé à des endroits où le prix du mètre carré défiait l’imagination. C’était les seules folies que Virgil s’était accordées, et il n’avait pour ainsi dire pas de liste de voitures longue comme le bras, mais une simple DS21 de Citroën, une voiture française qui avait maintes et maintes fois fait ses preuves aux yeux du mutant. Il était donc à des lieues de l’homme qui est riche et achète de ce fait n’importe quoi au rythme de ses envies et en signant une vingtaine de chèques par jour…
Ce qui était intéressant, c’était qu’au-delà de toute critique Pepper ne faisait que sous-entendre qu’il ne pourrait faire que lui dire ce qu’elle avait envie d’entendre simplement parce qu’il avait en avait la capacité et parce que manipuler les mots faisait en quelque sorte partie intégrante de son job. Le fait qu’elle ne prenne pas chaque parole comme vérité absolue avait quelque chose de plaisant parce que cela signifiait qu’elle n’était pas crédule, mais cela pouvait également poser un autre problème si elle venait à mettre en doute chaque parole prononcée par Virgil justement sur la base de ce motif… Il faudrait donc la tester sur cela également.
Pepper avait ensuite fait un commentaire sur la manière particulière qu’avait Virgil de se tenir, et le mutant avait déclaré cela « intéressant » et n’avait donc pas cessé de sourire avec amusement mais avait fini par adopter une autre position qui lui permettait de braquer ses yeux bien trop bleus sur la jeune femme qui lui faisait face. Joignant ses mains, Virgil afficha une mine perplexe indiquant qu’il était à ce moment précis en pleine réflexion, et il crut sentir la rousse douter l’espace de quelques secondes avant qu’elle ne retrouve un air plus sûr d’elle. La question qui avait suivi avait laissé Pepper assez étonnée – sourcil relevé à l’appui – et encore davantage lorsque le mutant avait révélé qu’elle avait été la seule à s’avancer sur ce terrain en pente. Virgil finit par pousser le bouchon encore un peu plus loin en évoquant deux hypothèses complètement envisageables à cette audace bien placée. La réponse ne tarda pas à venir, et Pepper expliqua qu’aucune des raisons évoquées n’étaient applicables à son cas. Elle estima le Dragon trop occupée pour se livrer à ce genre d’occupations, et observa à juste titre que si personne ne lui avait encore rien dit au sein de la marée humaine de candidats, c’était parce qu’il devait le faire à chaque fois… Le sourire de Virgil devint plus amusé et ses yeux s’étrécirent légèrement, donnant un peu plus d’intensité à son regard alors que Pepper concluait dans un sourire qu’il s’agissait d’un bon exercice.
Il m’arrive également de m’asseoir sur le bureau, miss Jameson.
Juste pour souligner le fait qu’il ne le fait qu’il ne s’agissait pas d’un exercice comme elle avait semblé le croire. Virgil demeurait profondément amusé et ne pouvait qu’apprécier la manière dont la jeune femme semblait peu à peu prendre ses marques, considérant les éléments farfelus du comportement du mutant comme quelque chose de pas si étrange au final… Elle poursuivit ensuite sur le fait qu’elle n’avait aucun droit sur son image au quotidien – ce à quoi Virgil acquiesça en silence, faisant jouer ses doigts entre eux sans la quitter du regard – mais qu’elle se posait toutefois la question de savoir comment il pouvait se comporter dans un contexte public et officiel. Pepper conclut qu’elle ne souhaitait pas jouer le rôle de sa mère mais qu’elle postulait justement pour quelque chose de purement professionnel.
La gestuelle fait partie intégrante des relations diplomatiques, et il serait ainsi inapproprié de taper dans le dos d’un Ministre chinois comme les américains le font si souvent avec les nations desquelles ils se sentent proches. A tort ou à raison, ce n’est pas le problème. Si je peux être un australien absolument intenable dans la sphère privée, soyez assurée que mes pieds ne se sont encore posés sur aucune table de négociation… - Le mutant marqua une pause avant de poursuivre. – En fait si, mais cela n’est arrivé qu’une ou deux fois.
Un dirigeant africain qui niait la présence de mines dans une région prétendument démilitarisée, et il avait donc fallu lui apporter la preuve de ce que l’ONU avançait. Etait-ce la faute de Virgil si en faisant son possible pour récupérer un enfant de 6 ans qui se trouvait en plein champ de mines, il s’était pris quelques éclats dans le mollet gauche lorsque le petit garçon avait paniqué et avait voulu rejoindre sa mère ? Pour ce qui était des pieds sur la table, la seconde fois n’avait été qu’une réponse un peu osée à la provocation d’un ministre qui fumait le cigare et buvait de l’alcool pendant des négociations. Virgil n’avait eu qu’à mettre ses pieds sur la table en accompagnant le tout d’un « Puisque apparemment c’est la fête, il n’y a pas de raison pour que vous soyez le seul à mal vous tenir. » qui avait profondément scandalisé Christian et l’assistante du ministre en question. Que de bons souvenirs, il faudrait qu’il réussisse à introduire ses pieds dans davantage de conversations sérieuses.
Comme vous l’avez fait remarquer, je n’ai que faire d’une nouvelle mère, effectivement.
Toujours ce sourire malicieux, alors que Virgil se redressait à présent. La conversation en arriva finalement au parcours scolaire de Pepper et à ce qui l’avait poussée à partir étudier à l’étranger. La réponse fut simple mais claire, et le mutant acquiesça en prenant bonne note du fait que la jeune femme ne lui avait pas répondu que c’était parce qu’elle aimait la haute couture et que les français étaient trop « cuuuute » qu’elle avait choisi la France. La jeune femme porta également un regard intéressant sur le niveau d’étude entre la France et les Etats-Unis, et Virgil ne pu qu’acquiescer avant de formuler sa réponse.
C’est difficilement comparable, effectivement. Avez-vous poussé votre goût du voyage plus loin en tentant d’autres pays ou en partant juste avec un sac à dos, à l’aventure ?
Assister Virgil impliquait de le suivre dans la majorité de ses déplacements. Si cela incluait de séjourner dans des hôtels dans des grandes villes, cela incluait également de bourlinguer sur un sentier boueux pour dormir chez l’habitant ou de camper dans le désert avec le reste de la délégation des Nations Unies. Mieux valait donc qu’elle ne soit pas trop attachée au confort des hôtels et amatrice de voyages organisés pour et par des beaufs qui souhaitaient voyager partout dans le monde mais surtout pas se mêler aux populations locales.
Le système politique français a effectivement quelques petites choses à revoir, mais les Etats-Unis ne sont pas complètement mieux dans leur manière de faire… Si certains détournent des fonds pendant leurs campagnes, de l’autre côté de l’Atlantique on détourne les voix des électeurs de la Floride. Et même si je le pense profondément, ma fonction m’empêchera très certainement de faire état de mon opinion de manière complète dans le New Yok Times. Ce qui est regrettable.
Virgil était consultant en politique étrangère et devait de ce fait modérer ses paroles concernant les pays sur lesquels il se penchait dans ses chroniques. Pas qu’il craigne particulièrement des remontrances de l’ONU, mais il était amateur de choses bien dites et non de aboyées avec hargne, ce qui impliquait de mettre les formes pour ne pas traiter ouvertement une nation d’anti-démocrates alors pourtant qu’un paragraphe entier démontrait cet état de fait avec des exemples qui l’attestaient sans qu’à aucun moment le mot « anti-démocrate » ne soit imprimé noir sur blanc. |
|  | | Pepper L. Jameson Humaine
Nombre de messages: 69 Date d'inscription: 27/07/2010 Localisation: New York Age du personnage: 28 ans Pouvoirs: Aucun. Profession: collaboratrice de l’Ambassadeur Australien Virgil McLachlan Points de rp: 57
 | Sujet: Re: Un entretien pas comme les autres [Virgil] [Fin] Dim 29 Aoû - 2:09 | |
| Après que Virgil eu besoin d’annoncer qu’il se déplaçait à pied, pour compenser le prix de son costume, Pepper n’avait pu s’empêcher de répondre que cela ne voulait pas dire qu’il n’avait pas, pour autant, un tas de voiture. Ce sur quoi il était d’accord, à en juger par le début de sa réponse mais, il lui demanda bien vite son avis. Combien posait-il de voiture ou de kilomètre de plage, selon elle ? La jeune femme posa son regard sur l’ambassadeur, semblant chercher à le détailler pour pouvoir répondre à cette question. Est-ce qu’il espérait vraiment qu’elle lui donne un chiffre ? Non parce que si elle avait dit que sa dernière réponse n’en était pas réellement une, elle ne cherchait pas non plus à remettre sa parole en doute. Elle voulait bien croire qu’il venait ici en marchant, d’ailleurs s’était peut être plus judicieux si il vivait à quelques minutes de l’ambassade. Après un bref moment de réflexion, elle se décida à lui répondre.
« Oh vous savez, tout le monde semble s’accorder sur le fait que vous ne faites rien comme tout le monde. Ce que je commence à bien vouloir croire dans une certaine mesure… »
Et qu’il ne lui demande pas les raisons qui la poussait à croire de tels ragots, elle serait capable de parler de la manière singulière dont il menait son entretient, ainsi que le goût douteux dont il pouvait faire preuve en ce qui concerne l’assortiment de son costume et de ses chaussures. Éléments qu’elle trouvait fort judicieux de passer sous silence, du moment qu’on ne lui demandait rien. Elle reprit donc dans sa foulée.
« ... De ce fait, je veux bien croire que vous n’avez pas une collection importante de voiture, ni même des hectares en bord de mer. Par contre, je pense être peu surprise si vous m’annoncé que vous avez préférez échanger ce genre de collection contre un troupeau de Kangourou. »
Pepper ne donnait aucun chiffre, elle aurait été bien incapable de le faire en réalité. La seule chose qu’elle avait cherché à faire était de mettre le doigt sur la tournure de phrase qu’il avait pu faire. Et, sans que ça ne l’étonne vraiment, Virgil avait retourné la question contre elle, en lui demandant des précisions. N’étant pas devin, elle avait de grande chance de se planter en donnant un chiffre, alors elle avait décidé de répondre un peu à sa manière, en retournant un peu les choses. Dans sa réponse elle estimait qu’il pouvait avoir dit la vérité, dans le sens ou, comme il ne faisait rien comme tout le monde, il y avait peu de chance qu’il puisse avoir une telle collection. Et puis, après tout, il avait été d’accord sur le côté superficiel des choses, elle espérait donc que cela avait une part de vérité.
« Tout ça pour dire, monsieur, que tout le monde à ses excentricités. Si ce n’est pas les voitures ou les bords de plage, c’est sûrement autre chose dans votre cas. »
Elle avait décroché un sourire à la fin de sa phrase, pour signifier qu’elle ne trouvait pas cela inconvenant. Pepper pensait vraiment ce qu’elle venait de dire, les excentricité étaient juste plus ou moins chiffrable selon les moyens que l’on possédait. Cela dit ça ne pouvait pas forcément être un mal, du moment qu’on ne venait pas pour tenter de résoudre les problèmes de la terre en se pavanant avec un costume hors de prix, un ventre énorme qui montre que vous avez beaucoup à manger, et que vous exposer une fortune de manière déplacée devant des personnes qui ne savent même pas ce qu’est l’eau potable. Bref chacun sa vie du moment que cela ne se faisait pas avec indécence devant des personnes qui rêverait d’avoir le centième de ces possessions.
Pour ce qui était de la façon dont il avait de se tenir, il cru bon de préciser qu’il pouvait aussi s’asseoir sur le bureau. Phrase prouvant que les pieds sur la table n’étaient pas réellement un test, mais bien quelque chose qu’il pouvait faire de lui-même. Pepper se permit d’hocher doucement la tête pour signifier qu’elle comprenait bien le sou entendu de cette phrase. Mais elle ne se permit pas le moindre commentaire car, comme elle l’expliquait, elle ne voulait pas le rôle de mère. Ce qu’il faisait en privé ne la regardait pas. Ce sur quoi il semblait être d’accord. Un court instant, Pepper du se mordre légèrement la lèvre inférieur en baissant le regard, afin d’éviter un large sourire amusé apparaître sur ses lèvres. Les raisons ? L’exemple de Virgil sur le fait de donner une tape dans le dos d’un ministre chinois. D’accord, ça n’avait rien d’amusant mais… Elle avait tendance à voir les chinois comme plus petit que la moyenne et tout sec - au niveau du gabarits- du coup, l’image s’imposant à son esprit, fut Virgil donnant une tape à un ministre chinois qui, ne faisant pas le poids, perdit l’équilibre en faisant quelques pas en avant. Une vision qu’elle n’avait pas contrôler. Alors à défaut de contrôler cela, elle se rattrapa sur le sourire qui voulait se montrer. Une petite seconde, c’était le temps qui lui avait fallu pour se reprendre et poser, à nouveau, un regard sérieux sur l’ambassadeur. Il estimait pouvoir être infecte dans sa vie privée, mais assurait que ses pieds restaient à leur place lors de négociation. Chose à laquelle Pepper ne pu que sourire, avant de changer totalement d’expression quand il avoua l’avoir déjà fait une ou deux fois. Le regard fut réprobateur –comme elle le ferait obligatoirement si cela venait à se passer sous ses lieux, et qu’elle était embauchée- mais sans réelle critique, vu qu’elle n’y était pas.
« Vous semblez parfaitement au courant des règles élémentaires en ce qui concerne la gestuelle. J’imagine donc que vous aviez vos raisons d’en venir à de telles choses, ce qui ne veut pas dire que je cautionne. Bien au contraire. Alors je sais bien que je n’ai aucun droit de vous dire ce genre de chose, vue que je ne suis pas votre employée. Mais si cela devait être le cas, au moins vous saurez à quoi vous attendre. »
Elle ne voulait pas compatir, lui trouver de raison, parce que cela ne serait pas le cas si il venait à la choisir. Ce dont elle n’était pas convaincue étant donné que, sans être employé, elle trouvait le moyen de dire qu’elle désapprouvait certaine de ses méthodes. Ce qui n’était pas la meilleure chose à faire pour entrer dans les petits papiers de quelqu’un. Cela dit, elle n’avait aucune envie de le brosser dans le sens du poil, parce que cela serait ne pas être honnête. Si elle devait être prise, elle comptait aussi garder certaine vision des choses. Les pieds sur une table de négociation n’en faisaient pas partie. Mais ne pas être d’accord avec cette façon de faire, ne voulait pas dire qu’elle piquerait des crises à ne plus en finir. En fait, elle ne faisait que l’informer d’un point de vue. En tout cas, là o ils semblaient être d’accord c’était sur le fait qu’il n’avait pas besoin d’une nouvelle mère. Ce à quoi elle répondit par un sourire, sans rien ajouter.
Étrangement, il était d’accord sur le niveau d’étude incomparable, en passant directement à son goût pour les voyages avec un simple sac à dos. La transition était un peu déroutante, mais elle n’en laissa presque rien paraître. Son cerveau tournant à toute allure afin de pouvoir rapidement répondre à une question, même si elle semblait venir de nulle part. C’est qu’il fallait vite s’adapter avec lui… Un côté qui n’avait rien de déplaisant. Là ou certain devait y voir un côté énervant elle, elle trouvait cela intéressant en réalité.
« Je n’ai pas visiter d’autre pays pour le moment. Quand à ses envies d’aventure… La première fois que ça m’a pris j’avais 9 ans et je pensait pouvoir faire le tour de la terre en partant de chez moi le matin, en marchant tout droit, pour revenir à mon point de départ avant le soupé. Une habitude qui m’a difficilement lâcher, même si maintenant je sais qu’il faut partir avec de l’eau. »
Rien ne l’avait obliger à raconter cela, mais si elle l’avait fait c’était pour une bonne raison. Le fait qu’il pose la question pouvait vouloir dire qu’il apprécierait une réponse négative. Ce que tout le monde lui aurait donné sans la moindre hésitation. Le fait qu’elle raconte cette histoire, prouvait qu’elle appréciait cela, et sans même avoir à mentir. Parce qu’il suffisait de l’écouter ou de la regarder raconter ce petit bout d’histoire, pour comprendre qu’elle l’avait vraiment vécue et qu’elle disait vrai. Quitte à paraître ridicule parce qu’elle avait pu penser faire le tour de la terre en quelques heures. Mais de cette manière, il n’y avait pas de doute. Elle ne disait pas oui, parce qu’elle imaginait que c’est ce qu’il voulait entendre. Puis ils en vinrent à la politique française, ou plutôt américaine, qui comportait pas mal de lacune aussi. Pour exemple, les voix détourner de la Floride. De toute façon on ne peut pas faire confiance à un État dont le gouverneur avait été Terminator. Sérieusement, elle était consciente que rien n’était parfait, dans aucune politique. Mais elle préférait peut être ce système au celui de la France, en tout cas elle était plus à son aise aux États-Unis.
« Aucune politique est parfaite, sinon on copierait tous son modèle. Vous travaillez pour le New York Times ? Oui… Maintenant que vous le dites… Je ne trouve pas que votre opinion soit écrite de manière incomplète, bien au contraire. Faut-il encore lire entre les lignes et bien vouloir réfléchir à l’assemblage de ce qui est écrit. A se demander, avec cette manière de manier les mots, pourquoi vous chercher une personne sortant de ses études de communication ? »
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|  | | Virgil McLachlan Mutant de niveau 4 { MAÎTRE DU JEU }
Nombre de messages: 280 Date d'inscription: 18/07/2009 Localisation: Consulat Général [ NY ] Clan: Damnés Age du personnage: 903 ans Pouvoirs: arcanes de téléportation Profession: Ambassadeur australien, Responsable de l’antenne « Génie Génétique & Biotechnologies » des Nations-Unies et Coordinateur des activités humanitaires sur le territoire africain. PDG de la MLC Meat. Consultant pour le NY Times en matière de politique étrangère. Points de rp: 90
 | Sujet: Re: Un entretien pas comme les autres [Virgil] [Fin] Ven 17 Sep - 0:41 | |
| Virgil avait commencé à s’amusé à la seconde où Pepper avait gaffé de manière assez comique devant lui. Les minutes passant, cet amusement ne s’était pas atténué mais avait été bien vite agrémenté par une envie assez particulière : si cette candidate était capable de ne pas s’enfuir en courant, pourrait-elle résister au débit de parole et au cynisme de Virgil ? La réponse était presque un « oui » franc, et on pouvait même souligner l’habileté qu’elle avait à manier les mots malgré son extrême jeunesse. Nombreux avaient été les candidats qui avaient perdu leur calme et s’était mis à bafouiller, s’était énervés ou avaient fini par quitter le bureau en pleurant. Mais pas Pepper. A croire que la vie au grand air dans un pays semi-désertique forgeait autant le caractère que l’intelligence. Un pur produit australien dans toute sa splendeur…
Concernant ce à quoi il employait sa paie dument gagnée, Virgil n’avait cessé de semer le doute dans l’esprit de son interlocutrice et avait même poussé son test jusqu’à l’interroger sur le nombre de voitures qu’il était sensé posséder. Pepper l’avait d’abord observé avec un peu plus d’attention avant de déclarer que d’après ce que tout le monde disait, il ne semblait rien faire comme tout le monde. Virgil laissa échapper un rire assez bref, se redressant dans son fauteuil avant que la jeune femme ne déclare qu’elle commençait à croire ce qu’on lui avait dit… Les racontars avaient du aller bon train de le couloir, c’était exactement ce que Virgil avait attendu de tous les gamin(e)s dont il s’était débarrassé ces derniers jours. Quoi de mieux que de tester le self-control et le professionnalisme des candidats qu’en laissant d’autres candidats les mettre sous pression avec les exagérations typiques et très prisées par la jeunesse ?
Miss Jameson… Vous apprendrez que même si un bruit de couloir semble vrai, il vaut toujours mieux s’en méfier et ne croire que ce que l’on peut soi-même constater…
Ce n’était pas vraiment un reproche, mais un simple conseil. Nombreux étaient ceux qui avaient un instant cru tout comprendre sur une situation donnée et s’étaient cassé irrémédiablement les dents parce qu’ils avaient accordé bien trop de crédit à des ragots de bonne femme… Pepper n’avait pas l’air d’avoir la tête vide, mais cela n’empêchait pas Virgil de dire les choses comme il l’aurait fait si ça avait malheureusement été le cas. Ou pas exactement : si elle n’avait été qu’une gourdasse écervelée, il se serait contenté de la faire déguerpir. Ou même pleurer. Dieu qu’il pouvait être odieux quand il s’y mettait !
Pepper finit par expliquer qu’elle voulait bien accepter l’idée selon laquelle Virgil ne possédait pas 60 voitures et 300 hectares de terrain pour son unique paire de fesses, mais qu’elle serait en revanche bien surprise s’il avouait avoir échangé tout cela contre un troupeau de kangourous. Bizarre… généralement, c’était ces stupides Yankees qui ne manquaient jamais de faire allusion aux kangourous, et non les australiens de pure souche. Pepper venait de le surprendre à sa manière, et Virgil l’observa pendant de longues secondes, son regard perçant posé sur la jeune femme jusqu’à ce que finalement il daigne reprendre la parole :
Ce n’était pas exactement un troupeau de kangourous… mais plutôt du bétail. Mais ce n’est qu’un détail, vous en conviendrez ! – Un sourire amusé voguait sur ses lèvres avec une certaine malice. – En termes d’excentricités, vous avez effectivement vu juste sur le fait que toute personne possède la ou les sienne(s). Mais je pense que vous aurez tout le temps de les évaluer par la suite…
Sourire – irritant – à l’appui, Virgil s’amusait de la situation. Venait-il de laisser entendre que le poste était à elle, ou que la réponse à cette question à demi-formulée viendrait en temps voulu ? Jeter une pierre dans une mare trop calme à la surface trop lisse faisait partie des passions de Virgil, et essayer de troubler cette rousse trop tranquille faisait à présent partie intégrante des objectifs de cet entretien. La suite sembla amuser la jeune femme parce que Virgil la vit se mordre la lèvre quelques micro-secondes avant qu’elle ne baisse la tête, sans doute pour essayer de dissimuler son hilarité. Etait-ce à ce point drôle qu’il ne se tienne pas délibérément mal – si tant est que le fait de soulager son dos puisse être considéré comme une marque de mauvaise tenue – ou était-ce la mauvaise foi plus qu’évidente du mutant qui prêtait à sourire ? Peut-être un peu des deux… Elle avait fini par l’observer de nouveau en affichant un air sérieux, et Virgil crut halluciner en voyant le regard réprobateur que Pepper posait sur lui. Il fut bien évidemment tout aussi étonné de l’entendre constater que même s’il avait l’air de connaître les règles de bienséance élémentaires, cela ne voulait pas dire qu’elle acceptait le recours délibéré au mode « sale gosse élevé parmi les ploucs du fin fond de l’Australie ». Elle le mit également en garde sur le fait qu’elle ne cautionnait pas ce genre d’attitude, laissant même entendre qu’au cas où elle serait prise, il saurait à quoi s’attendre.
Une menace, miss Jameson ?
Son air insolent toujours figé sur son visage rieur, Virgil n’en loupait pas une. La situation devenait de plus en plus intéressante, et la petite australienne s’avérait nettement plus piquante que tous ses prédécesseurs. La conversation s’orienta ensuite vers son cursus et les voyages qu’elle avait pu faire. Pepper avoua en toute honnêteté qu’elle n’avait pas eu le temps de parcourir le monde pour le moment, et Virgil eût droit au récit d’un épisode de sa jeunesse coloré en rose bonbon. C’était mignon.
Un grand merci de m’avoir épargné le « je suis allée au Kenya et j’ai adoré » sans être fichu par la suite de mentionner l’un des trois aéroports du pays, ainsi la référence à des pays n’existant pas même sur Mars. Avoir l’honnêteté de reconnaître que l’on n’a que peu voyagé est une chose que j’apprécie…
Malgré le potentiel de stress que pouvait engendrer une telle situation, Pepper était restée elle-même au point de faire profiter au mutant d’une anecdote de sa jeunesse. Si Virgil ne releva pas, il afficha en revanche un sourire moins exaspérant, signe suprême indiquant de manière certes un peu floue qu’il appréciait qu’elle pense à rester elle-même même dans le cadre d’un entretien dont l’issue changerait peut-être sa vie…
Le sujet dévia ensuite de manière assez anodine lorsque Pepper lui demanda s’il travaillait pour le NY Times avant de conclure sans même lui laisser le temps de répondre qu’effectivement elle se souvenait d’avoir lu quelque chose de lui. Virgil esquissa un sourire amusé, laissant la jeune femme exprimer son point de vue avant d’évoquer son point de vue sur la manière qu’il avait de sous-entendre les choses. Beaucoup passaient à côté du sens réel des chroniques de l’Ambassadeur, et Virgil ne cachait pas son amusement lorsque c’étaient les censeurs du journal qui laissaient passer un article blindé de piques à l’égard d’un état, d’une politique locale ou de n’importe quel autre sujet brûlant du même type. Pepper surprit une nouvelle fois Virgil en lui demandant pourquoi il avait besoin d’une chargée de communication avec la manière dont il était capable de s’exprimer. La question lui arracha un sourire :
Je pourrais effectivement me passer d’une chargée de communication si j’avais à la fois la mentalité d’un homme convaincu de tout savoir… et si j’étais démocrate. Ce qui peut revenir au même dans 65% des cas.
Virgil avait des opinions bien arrêtées sur les tanches qui avaient été élu(e)s dans certaines partie des Etats-Unis. Il avait un peu du mal avec la culture et l’horrible accent, mais n’avait dans le fond rien contre ce peuple fort sympathique. Quoiqu’un peu trop porté sur les armes, la guerre et le nombrilisme. C’était trois fois rien, donc…
Voyez-vous miss Jameson, j’ai beaucoup plus tendance à considérer que l’on ne cesse jamais d’évoluer et d’apprendre ; cela même si c’est au contact d’une personne plus jeune… ou d’une chargée de communication. Certains prennent ombrage du fait qu’on leur mette dans les pattes une collaboratrice moins aguerrie… Je préfère prendre ce qu’un collaborateur peut m’offrir, quitte à faire entrer dans son esprit par la manière la plus exaspérante possible ce qu’il n’aura pu apprendre dans une salle de cours… - Le téléphone finit par sonner, et la sonnerie fut accompagnée d’un léger froncement de sourcils. – Excusez-moi. Certaines personnes ne semblent pas comprendre le sens complet de la phrase « Je suis en rendez-vous. »…
Virgil détestait être interrompu ou dérangé lorsqu’il avait expressément demandé qu’on le laisse en paix, hormis pour une urgence. La voix de la standardiste du Consulat se fit entendre dans le combiné :
M. McLachlan, j’ai en ligne le Sénateur Winslow… Oui… la grosse andouille du Winsconsin. Je… euh… - Elle sembla hésiter et le sourire de Virgil devint immense. – Gordon Sapiroth, et… euh… Oui, c’est bien de lui que je parlais. Ah… - Un ange passa. – Il vient de me sermonner parce qu’il estime que son coup de fil est très urgent ! Et que veut-il ? Je… je n’en sais rien, il m’a crié dessus, et…
Virgil décolla le combiné de son oreille pour éviter d’avoir à entendre les lamentations de la standardistes. Il en profita pour caler de nouveau ses pieds sur le plateau du bureau, un regard avec une légère pointe de défi posé sur Pepper. Collant de nouveau le combiné à son oreille, Virgil leva les yeux au ciel avant d’interrompre la jeune femme :
Si vous ne me le passez pas très vite, je suppose qu’il risque de vous malmener encore plus, Joanna… Je vous le passe !
Virgil aimait que les choses soient concises et précises à la fois. La conversation avec le sénateur s’avéra complètement barbante, et le sourire de Virgil finit par s’effacer après la troisième minute :
Nous sommes sensés nous rencontrer vendredi, Sénateur… - Virgil s’interrompit, levant de nouveau les yeux au ciel. - … Effectivement, c’est un problème urgent, mais… - Le mutant s’interrompit une nouvelle fois, semblant perdre progressivement patience à mesure que son interlocuteur tentait d’avoir le dernier mot. – Je suis en rendez-vous, et il va falloir voir avec ma secrétaire pour qu’elle vous rappelle l’horaire exact. Ce n’est pas ce qui est le plus important dans cette affaire… M. Sapiroth…
Virgil finit par déposer un peu brusquement son stylo sur le plateau de son bureau :
M. Sapiroth, si vous me permettez une question… A quoi bon faire un esclandre au standard pour obtenir mon avis sur un point précis si vous ne me laissez pas en placer une ? Je suis en rendez-vous, et vous m’importunez, M. Sapiroth. Mon portable professionnel sera ravi de recueillir vos monologues, puisque visiblement mon avis ne vous intéresse absolument pas… !
Quelques secondes passèrent, pendant lesquels le Sénateur sembla se transformer en loque humaine accablée par la confusion et les reproches de Virgil.
Nous nous verrons vendredi. Voyez le reste avec ma secrétaire. Une bonne fin de journée, M. Sapiroth, et mes hommages à votre femme.
Un sourire assez particulier avait étiré les lèvres du mutant. Sa femme… c’était toute une histoire. Superbe rousse dotée d’un esprit aussi éveillé qu’elle était belle, mais malheureusement pour son imbécile de mari, la jeune femme n’était pas l’archétype de l’épouse fidèle. Pour le plus grand plaisir de Virgil, au passage, même si ce n’était qu’un détail. |
|  | | Pepper L. Jameson Humaine
Nombre de messages: 69 Date d'inscription: 27/07/2010 Localisation: New York Age du personnage: 28 ans Pouvoirs: Aucun. Profession: collaboratrice de l’Ambassadeur Australien Virgil McLachlan Points de rp: 57
 | Sujet: Re: Un entretien pas comme les autres [Virgil] [Fin] Lun 20 Sep - 21:14 | |
| Virgil semblait avoir trouver assez amusant le fait que Pepper fasse référence à des bruits de couloirs, le concernant. Mais il ne manqua pas de signifier qu’il était bon de se méfier de ce qu’on pouvait dire et qu’il était plus intéressant de juger les choses par soit même. Un sourcil, couleur de feu, se haussa sur le visage de Pepper, pendant qu’elle croisait les bras dans un sourire équivoque. Pensait-il réellement qu’elle se fiait à ce que l’on disait ? En disant qu’elle commençait à croire ce que l’on racontait, elle signifiait qu’elle n’y avait pas apporté de crédit. Juste assez pour garder cette information dans un coin de sa tête, il n’y pas de fumée sans feux, comme on dit si bien. Mais elle fut bien forcée de constater, au fil des minutes qui s’écoulèrent, que l’homme avait quelque chose de particulier. Sa façon de s’exprimer, ce sourire que de nombreuses personnes avaient du avoir envie de lui faire ravaler, les pieds sur son bureau… Elle aurait pu s’empourprer, fasse à ce quiproquo –car elle était bien évidement d’accord avec ce qu’il venait de dire-, mais non. Au lieu de ça, elle tenait sa posture, avec ce sourire amusé sur les lèvres et décida de répondre à sa manière.
« Ah mais je constate que vous ne faites rien comme tout le monde, monsieur. Personne n’oserait associer un costume gros avec des chaussures en cuir marron. »
Sa phrase fut ponctuée d’un grand sourire, n’ayant toujours pas la moindre critique dans son ton, ou même sur son visage. Encore heureux que les gens soient libre de se vêtir de la manière dont ils l’entendent. Disons que c’était une manière, bien à elle, d’expliquer qu’elle n’avait pas prit le partit de croire ce qu’on avait pu lui dire, avant qu’elle ne puisse en juger par elle-même. En tout cas, à aucun moment elle ne s’était décidée à prendre la réflexion de Virgil comme une forme d’attaque contre elle, ou même de reproche. Elle était loin de tout savoir, d’avoir les meilleures manières, et d’être parfaite. Pour elle, même ce qui pouvait ressembler à des reproches était assimilé par son cerveau comme quelque chose pour la faire grandir, évoluée. Pepper était une personne qui avait vraiment la critique facile. Pour peu que ce soit justifié, cependant, car elle restait toujours soucieuse de ce qu’on pouvait dire. Notamment quand un travail lui tenait à cœur.
Elle avait, tout de même, fait son pronostic sur le nombre de voiture qu’il pouvait avoir. Enfin, elle imaginait plus qu’il puisse avoir un troupeau de Kangourou, plutôt que des voitures. Pendant plusieurs secondes, Virgil ne répondit pas, se contentant de poser son regard sur la jeune femme. Impossible de déchiffrer ce qui pouvait se passer dans la tête de cet homme, ce qui pouvait facilement être inquiétant. La plus grande crainte, lors d’un entretien, était de se demander à quel moment on franchi une ligne qui nous fait perdre l’emploi. Une crainte qui n’existait pas chez Pepper. Elle était loin de se surestimer, de penser qu’elle était la personne idéale pour ce travail. Si cette crainte n’était pas présente chez elle, c’est parce qu’elle avait une certaine façon de voir les choses. Pepper refusait de se mouler à l’image qu’un patron voulait d’elle. Ce qu’elle voulait, s’était resté elle-même, avec sa façon de faire, ses idées, ses propositions. Apporter quelque chose et ne pas simplement suivre un mouvement, être fidèle à l’image que l’on souhaite avoir dans ses rangs. Alors si à un moment elle franchissait cette ligne invisible, qui lui ferait perdre cet emploi, elle regrettera son échec, mais pas ce qu’elle avait pu dire. Sauf peut être l’échec critique qu’elle avait fait en confondant Virgil avec le premier employé venu… Ca s’était carrément craignos.
Mais Virgil cessa de l’observer pour finalement faire une précision entre le bétail et le troupeau. Une réflexion qui ne manqua pas de faire sourire la jeune femme, bien que l’on pouvait voir dans son sourire une certaine retenue. Le cadre du travail était un certain univers, elle ne pouvait pas se permettre de laisser exploser des éclats de rire à tout bout de champs comme la première venue. Une certaine retenue était de rigueur, selon elle. Ce qu’elle s’efforçait de faire sans, pour autant, s’interdire de sourire à une réflexion qu’elle trouvait de très bon goût. Et Virgil finit par dire qu’elle aurait le temps d’évaluer les excentricités qu’il pouvait avoir, par la suite… Clignement d’œil chez le jeune femme qui se demanda, en une fraction de seconde, si elle avait bien comprit ce qu’impliquait sa phrase.
« Espérons qu’il y ait assez d’excentricité pour qu’en faire l’inventaire dure le plus longtemps possible. »
Si il cherchait à la déstabiliser en lançant ce genre de phrase, elle se mettait à répondre sur le même plan que lui. A demi mot, elle exprimait le fait qu’elle était loin de le trouver irritant et qu’elle serait capable de le supporter. Bien sur qu’elle avait eu un sourire retenu sur les lèvres quand il avait lancé sa phrase, qu’elle s’était demandée si elle avait bien comprit. Mais en aucun cas elle n’en fit une affaire d’état en sautant partout, hurlant une joie sans nom, ou quoique ce soit dans ce genre. Ce n’était absolument pas sa façon d’être, et il ne risquait pas de la voir agir de cette manière à un moment. Dans le pire des cas, elle pouvait se mettre à être à la limite de l’hystérie, en parlant sans cesse, débitant des exemples et des exemples pour exprimer une situation dont la finalité lui échappe, ou la stresse. Mais hormis ce cas de figure, elle était capable d’un calme et d’une retenue exemplaire… Et puis, rien n’était certain. Après tout ce n’était qu’une phrase à demi mots.
Elle prit le partit de lui expliquer sa façon de voir les choses, et ce à quoi il pouvait s’exposer si il la prenait dans ses collaborateurs. Elle avait juste envie de lui dire à quoi il devait s’attendre, afin d’éviter les mauvaises surprises. Mais c’est rapidement que l’Ambassadeur lui demanda si elle était en train de lui énoncée une menace. Sur le coup, elle bloqua, bouche légèrement entre ouverte pendant une courte seconde. Une courte seconde qui lui permit de faire le point sur certaine chose. Personne n’avait envie qu’un éventuel futur patron pense que vous lui profaniez des menaces. De là, la première réaction aurait été de rougir, de se confondre d’excuses et, dans le pire des cas, sortir en pleurant pour une phrase qui n’aurait jamais du être de dite. Mais voilà, Virgil n’était pas comme tout le monde, Pepper non plus. Ces quelques minutes d’entretien lui avait permit de comprendre qu’il était capable de jouer de provocation, ne perdant pas la moindre occasion de balancer une phrase pour la déstabiliser. Et franchement, il était plus que doué dans son domaine ! Mais au lieu de réagir comme tout le monde, Pepper joignit ses mains qu’elle posa sur le bord du bureau, se tenant bien droite sur son fauteuil et posant son regard dans celui de Virgil.
« Absolument pas, monsieur. Je ne me permettrais pas, c’était juste une information. Vous savez, j’ai peur d’être assez têtu pour ne pas changer d’avis rapidement, même sous le coup de ce genre de question qui reste, je dois avouer, intimidante. »
Pepper demeurait sans réponse vis-à-vis d’une question qu’elle se posait sur Virgil. Est-ce qu’il faisait tout cela parce qu’il voulait une personne capable de plier face à lui, pour que, finalement, il garde le contrôle sur tout ce qu’elle pourrait proposer et ainsi avoir quelqu’un à son image. Ou est ce qu’il agissait de cette manière pour, au contraire, s’assurer qu’il aurait quelqu’un ne se démontant pas devant lui à la première réflexion. Ce qu’elle venait de dire était fait pour dire que si il se situait dans la première catégorie, alors elle n’était absolument pas le genre de personne faite pour cet emploi. Si il appartenait à la deuxième catégorie l’entretient avait lieu déjà plus de raison de continuer. Cependant elle devait bien avouer que cet homme savait s’y prendre dans son domaine. Bien évidement qu’il avait quelque chose d’intimidant. Il ne s’agirait pas d’un entretien pour un travail, d’un cadre professionnel, elle aurait déjà trouvé le moyen de s’empourprer un tas de fois.
La suite venait de se poursuivre dans l’histoire qu’elle avait racontée. Assez personnelle, même c’était surtout histoire de prouver une certaine sincérité dans ses propos, plus que de montrer qu’elle était capable de répondre ce qu’il voulait entendre. Bon en même temps, il aurait sûrement préféré qu’elle est plus souvent voyagé, mais le temps, les moyens, tout ça était des éléments à prendre en ligne de compte. En tout cas, il sembla apprécier le fait qu’elle ne mente pas sur ses voyages, laissant largement sous entendre que certain le faisait… Et de manière assez surprenante, en réalité. Pendant un court instant, elle fut même capable de se demander si il était sérieux dans ces propos… Probablement, on trouve vraiment de drôle de personne de nos jours. Mais de là à vanter un voyage qui n’a jamais été fait. Ouais, elle était sûrement trop honnête pour en arriver à ce genre de chose.
En vient le moment ou Pepper s’interrogea sur le fait qu’elle trouvait étonnant que Virgil demande une chargée en communication étant donné qu’il était assez doué dans ce domaine, exaspération et mauvaises manières mises à part, ça va de soit ! Son explication passa d’abord sur le fait qu’il n’était pas le genre de personne à croire qu’il avait la science infuse. Associant ce cas de figure à une majorité des personnes démocrates de ce pays. Un soupçon de sourire passa sur les lèvres de la jeune femme, à peine perceptible étant donné qu’elle n’était pas là pour donner un avis politique. Mais il expliqua aussi qu’il estimait avoir encore à apprendre, et ce même si c’était d’une collaboratrice plus jeune –elle l’ignorait, mais il n’y avait pas de doute à avoir sur le fait qu’elle était biennnnnn plus jeune que lui-, une situation qu’elle semblait apprécier. Il était rare de pouvoir rencontrer des personnes qui étaient capable de se dire qu’ils avaient encore des choses à apprendre, en plus quand ces personnes ont un poste élever dans la société.
Virgil pouvait sembler insupportable avec son sourire qui ne se décollait jamais de son visage, de ses remarques qu’il plaçait toujours de la meilleure de manière, de sa façon d’être qui pouvait être un poil provoquant ou paraître mal élevé. Mais, dans le fond, ça n’avait absolument pas l’air d’être une mauvaise personne. Il avait des petites phrases, laisser ici et là, qui laissait entendre qu’il avait quand même certains principes –ne cadrant pas toujours avec son poste – qui le rendait bien plus intéressant aux yeux de Pepper. Chose stupide, mais le fait d’avoir parler de voyage avec juste un sac à dos signifiait, selon elle, qu’il y avait de forte chance pour que Virgil ne se tape pas l’hôtel de luxe en plein séjour dans un pays des plus défavorisé. Après peut être qu’elle se trompait. Là, elle appréciait le fait qu’il puisse concevoir qu’il était capable d’apprendre de quelqu’un d’autre. Au même titre qu’elle était d’accord sur le fait qu’il avait beaucoup de chose qu’il avait beaucoup de chose à enseigner. Même si elle ne doutait pas que ses méthodes devaient être bien moins conventionnelles qu’une salle de cours.
Mais elle ne pu répondre quoique ce soit, à part un hochement de tête quand il s’excusa pour répondre au téléphone. Elle le trouvait peut être un peu dur dans sa dernière réflexion étant donné qu’il s’agissait, peut être, d’un sujet extrêmement important dont il convenait de le prévenir sur le champs. Elle se demanda, un instant, si il ne convenait pas de sortir en de telle situation. Mais elle trouvait plus impoli de quitter le bureau sans y être invité, que de rester. Même en le voulant, il restait néanmoins difficile de ne pas entendre ce qu’il pouvait répondre à la personne qu’il avait au bout du fil. Et, dès les premier mot, elle cligna des yeux, étonner de voir quelqu’un affublé d’un surnom tel que « la grosse andouille », coup de fil personnel que sa secrétaire lui passait ? Cette hypothèse fut vite exclue quand, quelques secondes plus tard, il annonça le mot « sénateur ». La grosse andouille, en question était donc un sénateur. Il avait une façon particulière de voir les gens, il n’y avait plus de doute possible.
Entre temps il avait trouver le moyen de caller ses pieds sur son bureau, lançant un regard à Pepper qui secoua doucement la tête dans un léger sourire. Elle ne comptait pas lui faire de réflexion étant donné qu’elle avait dit ne pas y voir de problème lorsqu’il n’était pas en présence de personne influente. La personne au bout du fil, ne risquait pas de voir la manière dont il était positionné. Bon il n’y avait pas besoin d’être devin pour comprendre que les deux hommes avaient un RDV de prévu, mais que le Sénateur trouvait important de discuter de quelque chose. Voir, de demander l’avis de l’ambassadeur, sans pour autant prendre en considération ce que ce dernier avait à dire. Un fait qui avait l’air de lui taper sérieusement sur le système. Il ne fallu que très peu de temps.
Puis vint très vite le moment où Virgil proposa à l’homme de laisser son monologue sur son portable, vu qu’il ne semblait pas décider à écouter l’ambassadeur. La façon d’annoncer les choses était franchement rude, surtout quand c’était un sénateur qui se trouvait à l’autre bout du fil. Pepper fut étonnée de cette façon de s’adresser à une telle personne, même si les raisons pouvaient être nombreuses et en faveur de Virgil. Bien que là encore, elle ne pouvait juger n’ayant eu conscience que des mots qu’avaient pu prononcer l’ambassadeur. Le tout fut conclue par des hommages à la femme du sénateur, et Pepper aurait jurer voir un sourire plus de particulier sur le visage de Virgil à ce moment là. D’ailleurs, elle du hausser un sourcil étonné à cela, mais ce reprit bien vite, ne voulant pas être indiscrète sur certain point.
« Wahou… Vous arrivez vraiment à négocier certaines choses avec des discours tels que le votre ? »
Pepper ne savait pas si elle devait être impressionner ou carrément choqué par la manière dont il avait pu répondre au sénateur. Parce que si, au rendez vous de vendredi, le sénateur était dans de bonnes conditions, ça serait probablement un miracle vu la manière dont il avait été congédier de son appel téléphonique. |
|  | | Virgil McLachlan Mutant de niveau 4 { MAÎTRE DU JEU }
Nombre de messages: 280 Date d'inscription: 18/07/2009 Localisation: Consulat Général [ NY ] Clan: Damnés Age du personnage: 903 ans Pouvoirs: arcanes de téléportation Profession: Ambassadeur australien, Responsable de l’antenne « Génie Génétique & Biotechnologies » des Nations-Unies et Coordinateur des activités humanitaires sur le territoire africain. PDG de la MLC Meat. Consultant pour le NY Times en matière de politique étrangère. Points de rp: 90
 | Sujet: Re: Un entretien pas comme les autres [Virgil] [Fin] Ven 15 Oct - 0:48 | |
| Si quelqu’un lui avait dit que l’entretien suivant celui de la barbie blonde et du gros nerveux serait avec une personne du tempérament de Pepper, Virgil aurait probablement prévu davantage de thé. Pas pour s’en blinder de manière à lutter contre l’ennui et ainsi conserver les yeux ouverts, mais plutôt pour savourer cet instant rare. Une candidate seule avait été capable de tenir une conversation normale face à Virgil sans pleurnicher, sans trembler de nervosité ou sans essayer – en dernier recours – de lui faire du charme. Une oie blanche un brin suicidaire s’y était risquée et avait été remerciée de ses délicates attentions par une clôture de l’entretien assez brusque et complètement dénuée du tact caractéristique de la perte de patience chez Virgil. Si face à une personne correcte il était capable d’être l’homme le plus poli et le mieux élevé qui soit, la donne était complètement différente face à une gourde croisée avec une pétasse…
Pepper restait stoïque – ou presque – et n’éprouvait aucune difficulté à soutenir le regard du mutant ou à tenir la conversation de manière intelligente. Croisant les bras avec un amusement perceptible, elle avait semblé légèrement sceptique suite à la remarque de Virgil au sujet de bruits de couloir le concernant. En toute objectivité, il y avait énormément de vrai dans ce que racontaient les employé(e)s de l’Ambassade : Virgil n’était pas le gendre idéal, était parfois aussi constant qu’un enfant de 12 ans, mais cela n’enlevait rien à sa compétence lorsqu’il s’agissait de traiter avec d’autres nations ou d’accomplir un travail que beaucoup ne souhaitaient pas faire. Aller sur le terrain était généralement la facette du statut d’Ambassadeur sur laquelle tous – toutes nations confondues – rechignaient à la tâche. Virgil était au contraire bien heureux de voir du pays et de séjourner dans les refuges les plus miteux ou directement chez l’habitant simplement pour bien saisir les choses. Comment en effet comprendre les coutumes d’une nation en se terrant dans un hôtel 5 étoiles géré par des étrangers ne connaissant eux-mêmes rien au pays ? Il aurait été sot de croire à une telle blague, et Virgil ne faisait aucun mystère du profond mépris qu’il nourrissait à l’égard de ses homologues qui descendaient dans des palaces lorsqu’ils se rendaient en Afrique parce que « ces sauvages n’ont pas la clim », qu’ « il y a trop de moustiques pour dormir dehors » et aussi parce que ses homologues « n’avaient plus 20 ans ». La belle affaire. Virgil n’avait plus 20 ans depuis un peu plus de 890 ans, et ça ne l’empêchait pas d’apprécier le contact avec les autochtones… Les gens étaient vraiment d’une mauvais foi vraiment affligeante, quelques fois.
Pepper expliqua qu’elle constatait simplement qu’il ne faisait rien comme tout le monde, arrivant bien vite à une conclusion sur son costume associé à ses chaussures. Ou pas vraiment associé à ses chaussures, au final. Le sourire de la jeune femme indiquait qu’elle considérait sa phrase bien plus comme un trait d’esprit que comme une critique réelle des goûts vestimentaires du mutant ou une interrogation sur sa capacité à distinguer les couleurs. Alors non, Virgil n’était pas daltonien, mais ces chaussures étaient trop confortables pour qu’il opte pour une paire de la bonne couleur qui lui meurtrirait les pieds…
Voilà pourquoi mes pieds auraient du rester à leur place ! - Son sourire immense et agaçant était de retour en bonne place. – Un bon sens de l’observation, miss Jameson, est la clé de pas mal de choses…
Percevoir l’agacement sur le visage d’un interlocuteur pour cesser de se montrer exaspérant était une qualité que Virgil possédait et qui lui rendait service chaque jour depuis quelques centaines d’années. Savoir que la jeune femme avait été capable de lui faire une réflexion sur ses pieds posés sur le bureau, de gérer son stress et de retenir la couleur de ses chaussures. C’était un bon début, et le fait que Pepper soit habillée de manière simple – so cheap ! – plutôt qu’avec le dernier tailleur Gucci à plusieurs centaines de dollars rassurait Virgil sur le fait que cette candidate n’était pas l’une de ces hystériques de la haute couture qui brûlerait un cierge pour le salut de son âme juste parce qu’il portait un costume d’un certain prix avec des chaussures pas de la bonne couleur… C’était un peu la faute de goût qui caractérisait Virgil, qui n’était un personnage ni complètement lisse, ni complètement abrupt. L’être humain dans toute sa splendeur, avec ses multiples facettes, et son caractère changeant.
La conversation s’orienta ensuite vers un autre sujet, et la remarque de Virgil relative aux troupeaux de bêtes sembla amuser Pepper sans toutefois qu’elle aille jusqu’à se frapper les cuisses. Son sourire s’étira avec une retenue que Virgil apprécia à sa juste valeur, parce qu’à ce moment précis s’il n’était pas son patron, il n’était pas non plus son meilleure pote. Même s’il avait dit quelque chose d’amusant, elle avait conservé son professionnalisme et ne s’était pas relâchée au point de déplaire. Un autre bon point pour elle.
La remarque de Virgil qui suivit sembla semer le doute dans l’esprit de Pepper concernant ce que cela sous-entendait pour l’issue de cet entretien. Elle espéra qu’il renferme suffisamment d’excentricités pour que leur énumération autant que leur découverte prendrait le plus de temps possible. Ah, c’était bien la première personne depuis 3 jours qui avait l’air de prendre les excentricités de Virgil comme quelque chose de positif. Un sourire espiègle étira ses lèvres avant qu’il ne se redresse sur son siège :
Désirez-vous une tasse de thé ?
Premier acte rare de la part de Virgil, plus particulièrement parce qu’il n’appréciait de partager un thé qu’avec les gens qu’il estimait réellement. Surtout lorsqu’il s’agissait de Darjeeling, un thé aussi rare que délicat à préparer. Le thé « commun » était partagé bien volontiers, même si là encore les personnes autorisées à tenir l’une des tasses de porcelaine du mutant se comptaient sur les doigts d’une main. Que Pepper apprécie ou non le thé n’avait pas d’importance au final, mais par contre le fait qu’elle se force à accepter une tasse pour faire bonne impression au lieu de tout simplement la refuser poliment.
Virgil expliqua ensuite en quoi consistait le fait de l’assister et de l’accompagner, et de fil en aiguille le mutant avait pointé du doigt avec un amusement teinté de provocation une phrase qui pouvait passer pour une menace aux oreilles d’un mauvais orateur – ce que Virgil n’était pas, cela allait de soi. Les lèvres de Pepper s’entrouvrirent l’espace d’un instant, avant qu’elle ne prenne quelques secondes pour rassembler ses idées. Il l’avait déstabilisée, et contrairement à ce que l’on aurait pu penser, c’était une bonne chose : Virgil tenait en horreur les personnes désespérément trop parfaites, ou qui se donnaient des airs d’immense perfection alors même qu’elles n’étaient que des personnes lambda, et donc banales. La spontanéité de Pepper et le fait qu’elle ne cherche pas à tout calculer en permanence avait quelque chose d’incroyablement rafraîchissant, et c’était en partie pour ces qualités que Virgil recherchait une conseillère en communication. Comme précisé plus haut, il ne pensait pas avoir besoin de quelqu’un pour écrire mot pour mot ses discours ou interventions, mais plutôt pour le ramener dans le « droit chemin ». Et pour servir de cobaye pour déterminer la meilleure manière de faire perdre patience à quelqu’un. Christian aurait pu être parfait dans ce rôle, mais Virgil avait eu envie de sang neuf. Et puis Christian avait déjà suffisamment de travail pour que le mutant ne lui inflige pas ses petites expériences comportementales en plus…
Pepper assura que sa remarque n’avait rien d’une menace, et qu’il ne s’agissait que d’une information. Elle finit par avouer qu’elle ne changeait que difficilement d’avis en vitesse – un autre bon point – et n’eût aucun mal à admettre que la question était intimidante. Le sourire de Virgil perdit cette insolence pour ne plus offrir qu’un sourire nettement approbateur. Sans doute même plus approbateur que ce que le mutant voulait, mais ce n’était guère un problème en soit.
Pas de menace. Est-il possible que vous possédiez un argument ou un élément susceptible de m’empêcher de tenir certains discours ? En dehors du bâillon et des instruments de torture, bien entendu…
Son sourire n’avait guère mis longtemps avant de redevenir celui d’un infâme garnement duquel tout le monde passait les caprices pour s’en tirer à bon compte. Pepper semblait s’interroger sur un élément qui échappait à Virgil – n’est pas télépathe ou omniscient qui veut – mais il y avait fort à parier pour que cela ait un rapport avec le comportement de l’énergumène qui lui faisait face. Virgil en aurait mis sa main au feu… Et puis finalement, il y eut ce coup de téléphone.
Virgil aurait bien aimé pouvoir abréger, mais son interlocuteur avait manifesté son désir ardent de lui parler après avoir copieusement incendié la standardiste qui avait refusé de transmettre l’appel. Pieds calés sur le bureau, Virgil s’était malgré tout montré patient jusqu’à ce que son interlocuteur arrive à bout de sa patience en faisant même fi de l’opinion de l’Ambassadeur qu’il avait dit avoir besoin de consulter… La réplique cinglante avait fusé sans prévenir, et sans même que Virgil ne se soucie de la présence de la jeune femme qui était plus que silencieuse depuis que le mutant avait pris le téléphone. Il n’aperçut pas non plus le haussement de sourcil étonné de la jeune femme, du moins pas jusqu’à ce qu’il pose de nouveau le regard sur elle une fois le combiné reposé sur son socle. Une remarque fusa de manière complètement imprévue. Virgil posa ses deux prunelles bleutées sur la jeune Pepper, semblant la jauger du regard avec une sévérité manifeste en affichant un visage neutre effroyablement neutre, compte tenu du contexte actuel…
Le jugement est une chose qu’il convient de réserver jusqu’à pouvoir obtenir suffisamment d’éléments pour le formuler. Hors, au-delà de toute constatation innocente ou amusante concernant mes compétences, il ne me semble pas que vous puissiez réellement juger de quoi que ce soit de là où vous vous trouvez, Miss Jameson.
Son ton pouvait aisément paraître cinglant, annonçant de manière probablement prophétique la fin de cet entretien qui avait pourtant eu pas mal d’aspects amusants. Quelques minutes passèrent, pendant lesquelles Virgil se concentra sur sa tasse de thé, n’accordant plus aucun regard à la pauvre Pepper jusqu’à ce que finalement il reprenne la parole :
Si les forte-têtes autant que les petits malins critiquant gratuitement m’exaspèrent, je ne peux que constater que vos remarques ont au moins le mérite d’être dénuées de toute intention d’en mettre plein la vue ou de vous faire passer pour ce que vous n’êtes pas. Vous aurez donc tout le loisir de vous faire une opinion de mon travail...
Si Pepper cherchait à apercevoir le visage de Virgil à ce moment précis, il pourrait constater que son sourire exaspérant était revenu en bonne place sur son visage. Ses yeux bleus semblaient également luire de malice sous sa tignasse blond cendré… Autant dire qu’il s’amusait comme le grand gamin qu’il était. |
|  | | Pepper L. Jameson Humaine
Nombre de messages: 69 Date d'inscription: 27/07/2010 Localisation: New York Age du personnage: 28 ans Pouvoirs: Aucun. Profession: collaboratrice de l’Ambassadeur Australien Virgil McLachlan Points de rp: 57
 | Sujet: Re: Un entretien pas comme les autres [Virgil] [Fin] Lun 18 Oct - 3:33 | |
| Il était difficile de juger Virgil. D’un côté, il y avait ce que disait certain bruit de couleur, de l’autre, ce qu’elle voyait de lui. Elle n’avait jamais eu l’occasion de faire beaucoup d’entretien dans sa vie : ceux de ses études, car pour être accepté il y avait un entretient pour juger de la motivation et des capacités, et quelques entretien pour des job d’étudiants afin qu’elle puisse subvenir à ses besoins. Des besoins qui étaient vraiment vu à la baisse en vue des prix pour une simple chambre de bonne dans un quartier pourri. Alors son peu de connaissance sur les entretiens d’embauches ne justifiait pas qu’elle puisse se vanter de s’y connaître, bien au contraire. Mais, une chose était certaine, jamais de sa vie elle n’avait vu un entretien de ce genre. Le personnage qui se tenait face à elle, y faisait pour beaucoup. Elle était presque persuadée, qu’à lui seul, il était capable de rendre une situation banale tout à fait originale. Alors à quoi s’en tenir ? Difficile de le savoir. Virgil était une énigme à lui tout seul et, elle devait bien l’avouer, parfaitement intimidant.
Mais qu’il soit intimidant ne devait pas l’empêcher d’être elle-même, c’est pour cette raison qu’elle n’avait pas vu de mal dans sa réflexion, sans critique, de l’association de ses chaussures à son costume. Comme dit avant, tout le monde était libre de s’habiller comme il l’entend. Le but de cette réflexion était juste de signifier, par un trait d’humour, qu’elle pouvait le trouver particulier sans avoir à se fier au bruit de couloir. Chose dont elle n’avait pas besoin pour se rendre compte, par elle-même, que Virgil était un énergumène à lui tout seul qu’il était difficile de comprendre et d’analyser. Cela dit, elle n’était pas psy mais spécialisé en communication, alors comment pouvait-elle avoir la prétention de dire qu’elle pouvait lire en lui. La communication amenait, certes, à comprendre son interlocuteur pour savoir comment lui parler, exposer ses idées, ou vendre quelque chose. Mais dans le cas de Virgil, ça semblait être une peine perdue. Chacune de ses réponses avaient un goût d’inattendues. Elle devait bien l’avouer, Pepper était incapable de prévoir ses réactions ou ce qu’il allait lui répondre. Chose qui pouvait très vite être destabilisant, mais le caractère qu’elle possédait semblait aider au bon déroulement des choses. Pour le moment, car il était hors de question de prendre tout pour acquis quand il s’agit de l’ambassadeur.
Elle eu encore la preuve de ses réflexions quand Virgil parla de sens de l’observation, qui semblait être qualifié de qualité pour lui. Jamais elle n’avait penser à sa réflexion pour exprimer le fait qu’elle avait retenu la couleur de ses chaussures, elle n’y voyait pas quelque chose d’exceptionnel d’ailleurs –ce qu’il n’avait pas dit, non plus – mais juste quelque chose de normal à retenir. Elle avait été assez étonnée de voir ses pieds sur le bureau pour en retenir leurs couleurs. La première réflexion, sur la place de ses pieds, ne manqua pas pour autant de la faire sourire. Mais là s’arrêta sa réponse à cette petite tirade, estimant qu’il était difficile d’en dire d’avantage. Parler pour parle ne faisait pas partie de ses attributs.
La discussion avait dévié sur une phrase à demi mot de la part de Virgil, qui avait trouvé le même genre de réponse de la part de Pepper. Peut être qu’elle était suicidaire, ou complètement maso sur les bords, mais il y avait un côté sincère dans sa réponse. Elle était curieuse de pouvoir compter le nombre d’excentricités dont il était capable. Est-ce que ce chiffre était si impressionnant que cela ? Est-ce qu’il était tout le temps comme ça, ou se donnait-il juste du mal pour tester, par un entretien, les nerfs d’une personne ? En toute logique, elle penchait sur la dernière possibilité, pensant – faussement – qu’il ne pouvait pas toujours être ainsi, qu’il accentuait certaines parties de sa personnalité pour tester. C’était bien le but d’un entretien. Si seulement elle savait dans quoi elle était en train de s’embarquer, à quel point elle était loin du compte. Elle ne le savait pas, mais elle aurait tout le loisir de s’apercevoir qu’il était loin de forcer certain trait pour cet entretien. Pour le moment, la réponse – toujours aussi étonnante – fut de savoir si elle désirait une tasse de thé.
La question la prit un peu de court, pour être honnête, ne s’attendant pas du tout à ce genre de chose. Elle était loin d’imaginer que cela pouvait être une sorte d’honneur de se voir proposer du thé de la part de Virgil. La première pensée qui lui traversa l’esprit était de se demander si elle l’ennuyait assez pour qu’il ait envie de prendre un peu de temps de tranquillité à la confection d’un thé, ou d’en vouloir un pour avoir une dose de théine qui ne le garderait éveillé. Une pensée qu’elle se refusa de garder bien longtemps, vu qu’elle en était déjà à se demander si il convenait d’accepter ou non. Mais là, encore, ses interrogations ne purent traîner en longueur suite à une évidence qu’elle ne pouvait oublier : elle n’aimait pas le thé, préférant de loin se shooter au café.
« Non merci, j’ai toujours eu beaucoup de mal avec le thé. »
Le but n’était pas de raconter sa vie, mais d’expliquer pourquoi elle refusait, plutôt que de risquer que cela soit prit d’une mauvaise manière. Ou laissant penser qu’elle n’osait pas accepter, ce qui n’était pas le cas. Était venu le moment de parler des raisons qui amenait Virgil à chercher quelqu’un charger de la communication, étant donné qu’il avait les compétences requises pour le faire. Elle imaginait un tas de chose, comme le décharger de certaines obligations qu’il pouvait trouver ennuyeuse. Mais jamais son esprit n’était capable d’imaginer qu’il avait envie d’une sorte de cobaye pour tester la meilleure manière de faire perdre patience à une personne. Cela dit, elle était bonne candidate, vu qu’elle perdait patience très rarement, il fallait vraiment la poussé pour qu’elle se mette à craquer. Cela dit, il semblait très doué dans ce domaine, impossible d’en douter. Mais ne pouvait imaginer ce genre de chose, elle trouva intéressant de se justifier en expliquant qu’elle n’avait pas voulu faire de menace – un peu perturber par cette hypothèse qu’il avait émise, n’ayant pas penser du tout de cette manière -, ce qui lui permit de découvrir un nouveau sourire chez Virgil. Enfin, elle n’en n’était pas certaine, c’était peut être le même qu’avant. Difficile de juger quand on ne connaît pas vraiment la personne. Mais en vu de ce qu’il annonça, elle jugea que, finalement, il n’avait sûrement rien changer à son sourire. Comment avoir un sourire plus approbateur tout en demandant si elle avait un autre moyen que les baillons et les instruments de torture pour l’empêcher de dire certaines choses ?
Les bâillon et instrument de torture, c’était à prendre au second degré, n’est ce pas ? Froncement de sourcil, et légère moue interrogative sur le visage de Pepper, qui semblait chercher à quel point il pouvait être sérieux dans ce genre de phrase. Oui, s’était forcément du second degré, alors elle chercha à se reprendre en se concentrant sur la question qu’il avait posée qui, elle, devait demandé une vraie réponse, non ? Compliqué de savoir ce que Virgil attendait ? La réponse était plus que positive, jamais on ne pouvait imaginer plus compliquer au déchiffrage que cet homme. Cela dit, il était hors de question de se laisser démonté, elle pouvait laisser transparaître certaine expression de surprise, ou qui la montrait mal à l’aise, mais cela ne l’empêcherai pas d’avoir un certain répondant. Répondant qui pouvait ne pas passer, mais elle n’allait pas se refaire maintenant.
« Ca dépend, vous seriez prêt à éviter certaine phrase pour retrouver votre réserve de thé ? »
Non mais alors là, même elle, elle n’y croyait pas. Est-ce qu’elle venait réellement de se servir de thé comme d’un moyen de pression ? Même si cela avait été dit avec un sourire, laissant un doute sur le fait qu’elle puisse être sérieuse ou non. Est-ce qu’elle était capable d’en venir jusque là ? Si le thé s’avérait être quelque chose d’important, qu’il poussait vraiment le bouchon très loin –bien qu’elle doutait à ce moment qu’il puisse vraiment le poussé très loin sur son seuil de tolérance- alors oui, elle pouvait en être capable. Mais, pour le moment, elle était loin de s’imaginer que cela pouvait potentiellement arriver. Personne ne pouvait être aussi exécrable, ou aussi peu disposer à écouter quelques conseils. Cependant il ne fallait vraiment pas se fier à l’apparence de la jeune femme. Elle avait quand même grandi dans une région totalement sauvage, et ça devait rester dans ses veines, ce qui l’empêchait de baisser les bras à la première difficulté venue.
Et puis il y avait eu ce coup de téléphone, celui qui prouva que Virgil était capable de, très vite, remettre les pieds sur son bureau et de répondre de manière étonnante à un sénateur. Alors oui, quand il avait raccrocher elle avait dit quelque chose, entre l’étonnement de ce qui avait pu être dit et du culot qu’il fallait avoir pour employé se temps. Impressionnant ou horrifier, elle ne le savait pas vraiment. Jamais elle ne se serait permise ses mots à une personne importante. D’accord, Virgil McLaghan était vraiment un Ambassadeur à part. Sauf qu’elle venait sûrement de perdre une occasion de se taire, trop spontanée.
Dans la seconde, elle avait de prunelles sur elle et un visage tellement neutre, qu’on rêve de ne jamais se retrouver devant. Le genre de situation où elle n’osait même pas déglutir, restant là, figé à le regarder sans rien dire, sans bouger, une lueur d’inquiétude dans le regard. Puis la réponse tomba, comme on aurait pu abattre une hache de bourreau. Recadrage cinglant sur le fait de juger, sur là ou se situait sa place. Pas la peine de dire que la réplique lui arriva en pleine figure, le pire c’est qu’elle trouvait les choses justifiées. Il y avait une façon de dire les choses, et sur ce coup, elle avait déconné. Des tas de possibilité lui passèrent par la tête. La première, se lever et partir, parce qu’une réplique de ce genre amenait forcément à une fin. Mais elle refusait d’agir de la sorte, comme elle ne se verrait jamais se lever en pleurant pour partir en courant. Ce n’était pas elle ! L’autre solution se justifie, s’expliquer, faire quelque chose. Elle refusa, une fois de plus.
Ce n’était pas compliqué, Virgil ne lui accordait plus un regard, plongé dans l’étude de son thé. Il n’avait donc pas mit fin à l’entretien. Mais son silence, elle avait seulement envie de le respecter, même si ça devait durer des plombes, elle resterait là, silencieuse à attendre le verdict qu’il avait envie de donner. Une chose était certaine, si à la fin de ce silence il lui demandait de partir, là, elle ne pourrait se résoudre à quitter la pièce sans explication ou sans défendre ses envies à elle aussi. Ce boulot elle en avait envie, hors de question qu’elle baisse les bras au premier obstacle, et même si cet obstacle s’appelait Virgil ! On est Australienne, ou on ne l’est pas… d’accord il n’y avait aucun rapport, mais elle aimait mettre les bonnes choses sur le dos de sa nationalité première, après tout, elle l’aimait son pays. Non, elle ne quittera pas cette pièce sans s’être défendu pour ce post qui lui convenait bien plus qu’elle ne voulait bien l’admettre.
Les minutes défilaient, et elle commençait à chercher comment elle allait tourner ses phrases pour se « battre » pour ce travail. De longues minutes, ou elle restait stoïque sur sa chaise, les mains sur les genoux, les yeux rivés sur son bureau. Au fil de ses pensées, elle s’accorda même une dérive en se disant qu’elle remercierait son ventre de ne pas s’être plaint par des gargouillis qui auraient pu être gênant. En sortirant elle lui accordera un repas qu’elle ne lui avait pas donné depuis la veille. Puis la voix de Virgil se fit entendre, alors qu’elle avait l’impression d’avoir passer une éternité à dans un silence pesant. Elle ne leva pas les yeux, juste pour être certaine de comprendre pleinement ce qu’il allait dire.
Il expliqua que les remarques qu’elle avait pu faire n’avaient rien de comparable avec certaine autre personne. Et que, c’était pour cette raison, qu’elle aurait tout le loisir de se faire une idée sur son travail. Tout le loisir ? Comment est ce qu’elle devait prendre cela, est ce que ça voulait dire qu’il était prêt à lui laisser une chance ? D’un autre côté elle ne voulait pas vraiment s’y fier, vu qu’il avait déjà pu sortir une phrase de ce genre un peu plus tôt. Non mais… Ca voulait dire qu’elle n’allait pas avoir à se justifier comme une malade sur sa réflexion précédente ? Elle releva les yeux vers lui et, la première chose qu’elle vit fut son sourire exaspérant. Et oui, elle pouvait dire qu’il était exaspérant…
En voyant ce sourire la première chose qu’elle se demanda si tout ce silence n’avait été qu’une sorte de test pour voir comment elle allait réagir après la façon dont il avait sortie sa dernière réplique – qu’elle trouvait toujours justifié ? – parce que si c’était le cas… Non, c’était forcément le cas, comment interpréter ce sourire de manière différente ? Pour la première fois elle pouvait vraiment qualifier ce sourire d’exaspérant parce que son envie cachée était d’attraper la première chose qui lui passait par la main et lui balancer à la figure en lui disant que ce n’était franchement pas une façon de faire ! Alors, si elle refusait d’agir de cette manière, purement primitive selon elle, il y avait de forte de chance de voir sur son visage un peu d’indignation, de surprise et… En fait plusieurs chose qui lui demandèrent quelques secondes pour réagir à ce qui venait d’être dit.
« En aucun cas je m’estimerai plus maligne que la moyenne et encore moins de me considérer comme une forte tête, monsieur. La réflexion dite manquait assurément de professionnalisme dans le sens ou elle a été trop spontanée et que les formes n’y étaient pas. Je m’en excuse, mais… Mais je suis désolée de vous dire que cela n’enlève rien au fond… »
Finalement, être Australienne, ça devait aussi donner un côté suicidaire.
« Je n’aurais pas du juger car je ne sais pas de quoi il retournai, ni ce qui se disait. Mais c’était un sénateur, potentiellement, quelqu’un d’important. En tout cas forcément plus qu’un entretient avec moi et l’éconduire de cette manière est quelque chose que je trouve tout à fait… » Elle hésita un moment, pas convaincue de comment elle trouvait réellement cela « … Tout à fait déplacé, tout en étant impression. Et vous savez c’est assez perturbant de penser de cette manière, les choses impressionnantes ne devraient pas être assimilées à des choses déplacées, c’est limite à l’opposé. »
Elle se retrouvait dans un dilemme, du coup, elle parlait un peu plus avec les mains et le débit était un peu plus élevé, mais elle restait tout de même compréhensible et calme. C’était tout à fait le genre de situation ou elle pouvait s’emporter pour expliquer pendant des heures les pourquoi du comment des choses. Mais dans le cadre d’un entretien, dans un milieu professionnel, ce n’était pas vraiment de rigueur. Laissant échapper un léger soupir, semblant s’affaler légèrement, avec une légère moue sur le visage, elle reprit encore plus calmement, plus lentement, et surtout, plus sincèrement.
« Monsieur McLachlan, vous êtes horriblement doué pour laisser des impressions complètement contradictoire, et je n’ai pas besoin de bruit de couloir pour vous dire cela, j’ai bien peur que quelques instants d’entretien suffise à le sentir. Je sors d’étude en communication, alors forcément je trouve ça hallucinant qu’on puisse parler de cette manière à un sénateur et, il y a de forte de chance que je pense cela pendant très longtemps. Alors si votre choix devait se porter sur moi, il est clair que je trouverai toujours un moyen de dire que je n’approuve pas cette façon de parler. Après vous rester quelqu’un de compétent si on en juge par la place que vous occupé, votre façon de voir certaine chose, alors vous faites comme bon vous semble, mais je ne resterai pas sans rien dire. Je ne peux pas. La seule chose que je peux faire, c’est mon contrôler un peu mieux et y mettre un peu plus de forme. »
Carrément suicidaire, en fait, elle venait juste de lancer les dès. Il ne semblait pas avoir apprécier sa réflexion et ça ne l’empêchait pas de dire qu’elle continuerait si il la prenait. Ouais, elle aurait sûrement du se mettre des claques, cela dit, on pouvait difficilement faire plus sincère. |
|  | | Virgil McLachlan Mutant de niveau 4 { MAÎTRE DU JEU }
Nombre de messages: 280 Date d'inscription: 18/07/2009 Localisation: Consulat Général [ NY ] Clan: Damnés Age du personnage: 903 ans Pouvoirs: arcanes de téléportation Profession: Ambassadeur australien, Responsable de l’antenne « Génie Génétique & Biotechnologies » des Nations-Unies et Coordinateur des activités humanitaires sur le territoire africain. PDG de la MLC Meat. Consultant pour le NY Times en matière de politique étrangère. Points de rp: 90
 | Sujet: Re: Un entretien pas comme les autres [Virgil] [Fin] Mer 27 Oct - 1:58 | |
| Dire que le père de Virgil le trouvait déjà pénible et intenable 900 ans plus tôt… La question qui lui trottait dans la tête à ce moment précis consistait à se demander ce que son père aurait pu conclure de son attitude à ce moment précis en voyant comme il faisait tourner en bourrique cette pauvre candidate. Traumatiser des candidats faisait partie de ce qu’il affectionnait, tous sexes confondus. Si certain(e)s étaient suffisamment agréables pour lui offrir une belle vue pendant les premières minutes d’un entretien, leur stupidité et leur arrogance avaient toujours fini par lasser le mutant parce qu’au-delà d’une apparence agréable, il fallait bien évidemment que son assistant ait des compétences et une certaine tenue. Inversement, les compétences et la tenue devaient aller de pair avec un certain standing, parce qu’un candidat se pointant à un entretien en jogging avait de forte chances de faire la même chose pour une réunion importante. Les deux aspects pesaient donc dans la balance…
En s’attardant sur le cas de Pepper, il était impossible de ne pas constater qu’elle réunissait l’ensemble des critères requis. Son tailleur n’était certes pas tout droit sorti de chez Chanel, mais elle portait des vêtements adaptés, ce qui était amplement suffisant. Quelques remarques gênantes avaient été prononcées, mais on sentait poindre derrière un certain désir de professionnalisme et une motivation impossible à remettre en question, même lorsque l’on s’appelait Virgil et que l’on pouvait se mettre à faire preuve d’une mauvaise foi franchement épatante en une fraction de secondes.
Pepper refusa poliment le thé proposé par l’Ambassadeur mais Virgil ne s’en formalisa pas outre mesure parce qu’il ne désirait pas embaucher son propre clone – en supposant que ce genre d’expériences fonctionnent sur autre chose qu’une brebis et des cellules isolées – mais bien une personne possédant une bonne force de proposition, et capable de vraiment lui tenir tête lorsqu’il le faudrait sans non plus que les discussions tournent au pugilat. Christian était parfait dans son rôle, mais Virgil lui procurait à la fois trop de boulot et de soucis à force de n’en faire qu’à sa tête lorsqu’il estimait avoir raison sur un point. Et généralement, ça passait. Mais il arrivait que cela casse également, mais de manière moins fréquente cela dit.
Cette brave jeune femme avait réussi à formuler deux critiques sans s’attirer immédiatement les foudres de Virgil. Il y avait ses pieds sur son bureau, puis un rembarrage de Sénateur dans les règles de l’art – encore que, il était resté assez soft avec l’individu – et Pepper avait exprimé son opinion en tant que stricte professionnelle. Pas ces professionnelles qui se déshabillent et ondulent de l’arrière train hein ( ! ), mais comme une conseillère en communication pourrait le faire si elle travaillait dores et déjà pour lui. C’était le genre de choses que les candidats évitaient toujours de faire parce qu’inexplicablement, ils estimaient plus professionnel de balancer du « si vous m’engagez… » à toutes les sauces et en réponse à chaque question posée. N’importe qui savait pertinemment que ce genre de phrases donnait l’impression que le candidat lui-même n’était même pas certain d’obtenir le poste justement parce que son discours fourmillait d’hypothèses. Et puis inversement, il y avait ceux qui considéraient que c’était du tout cuit et parlaient au futur… mais là, c’est encore une autre histoire.
Virgil s’était ensuite lancé dans son grand show et Pepper avait paru légèrement indignée alors qu’elle expliquait qu’elle ne se prétendait pas intellectuellement supérieure à la moyenne. « C’est un fait. » avait été la seule réplique prononcée par Virgil avant même qu’elle n’enchaîne sur la suite, et pas une seule seconde il n’avait perdu ce sourire qui assurément avait l’air de gêner Pepper. Vous avez dit exaspérant ? La jeune femme s’excusa ensuite pour le manque de professionnalisme dont elle avait pu faire preuve, et Virgil acquiesça simplement, sa précieuse tasse de thé toujours entre les mains. Vinrent ensuite les justifications de l’intervention insolente de Pepper concernant la manière dont l’Ambassadeur avait congédié le Sénateur, et le mutant ne pu s’empêcher de lever les yeux au ciel pendant quelques secondes, juste pour voir ce que la jeune femme trouverait à redire à ça aussi. Pepper conclut sur une contradiction qui amusa profondément Virgil, et le mutant posa devant lui sa tasse de thé avant de joindre ses longs doigts et de poser un regard plus perçant sur la demoiselle :
Je vois que vous commencez à voir les choses à ma manière… C’est un bon début, même si je ne peux qu’admettre que vous avez au moins en partie raison. En partie…
Il se l’était répété presque pour lui-même. Virgil n’était pas spécialement narcissique ou profondément imbu de lui-même, mais il accordait une grande importance aux nuances – toutes langues confondues. L’entretien avait ensuite débouché sur un simulacre de mise en boîte de la jeune femme qui l’avait visiblement convaincue – Virgil y avait mis tout son art et tout son cynisme – et avait fait se dessiner une moue sur son visage que le mutant peina à déchiffrer dans un premier temps. Pepper avoua qu’il était doué pour véhiculer des contradictions, et son sourire s’étira avec amusement. Vint ensuite une seconde constatation de l’étonnement généré par la manière dont Virgil avait congédié le Sénateur, puis une mise en garde explicite concernant le fait que dans l’hypothèse où il l’engagerait, elle ne resterait pas sans rien dire. Pourquoi fallait-il qu’elle termine sur une formulation d’hypothèse incluant un « si » ?! Virgil retint un soupir. Le sans-faute linguistique était pourtant presque parfait.
Pendant que nous en sommes aux mises en garde, miss Jameson… - Virgil se leva et se débarrassa de sa veste, avant de contourner le bureau tout en invitant Pepper à le suivre d’une main tendue. - … Commençons par les points essentiels… Il va de soit que je ne peux me permettre d’employer une personne qui restera silencieuse en toute occasion et me passera les rares lubies qui pourraient traverser mon esprit. Le seul moment où je vous demanderais de conserver le silence le plus total quoi qu’il arrive, sera ce moment précis… - Arrivé à proximité d’un canapé en cuir marron, Virgil s’y allongea sans aucune gêne et réunit ses mains sur son torse tout en souriant effrontément à Pepper. - … Une position dans laquelle j’aime réfléchir… et parfois également regarder l’intérieur de mes paupières pendant de longues heures, mais c’est une autres histoire. Interdiction formelle de toucher le canapé, incluant la position assise, la sieste, le dépôt de sacs et de manteaux, de dossiers ou de nourriture à emporter.
Dire que Virgil était un homme bizarre était sans doute un peu euphémique, mais après 900 ans de petites manies, on ne pouvait pas s’attendre à ce qu’il se comporte de manière normale.
J’aime également laisser un bazar sans nom joncher mon bureau – aujourd’hui est un jour faste, voyez-vous – parce que ça m'aide à réfléchir, invectiver quelques mollassons employés ici, invectiver également le livreur de pizzas lorsqu’arrive une pizza froide à 4 heures du matin à 3 heures d’une rencontre importante, invectiver les vigiles qui laissent mes rendez-vous se perdre dans les couloirs, boire du thé à toute heure en prenant garde de ne pas en proposer à ceux qui ne sauront pas l’apprécier, faire de l’humour noir sur la personne de stagiaires et regarder leurs yeux de biche papillonner pendant qu’elles s’efforcent de comprendre la subtilité, et enfin…arriver en retard aux réunions inter-service du mardi matin pour éviter de mourir d’ennui pendant le discours rituel de Grobbach. Non-exhaustivement, j’ajouterais également à cette liste que je suis susceptible de vous couper la parole sans en éprouver de remord pendant tout énoncé trop long d’un discours, que je pourrais vous appeler à n’importe quelle heure de la nuit parce que je ne retrouverais pas un dossier déposé dans le chaos jonchant mon bureau… et que je me ferais pardonner le tout avec force muffins ou cafés achetés au Starbucks du coin. Et un sourire. Ou parfois même juste un sourire.
Virgil se savait suffisamment difficile à supporter pour en jouer au maximum.
Je pense avoir fait le tour… Si vous pensez pouvoir composer avec cela, le poste est à vous… |
|  | | Pepper L. Jameson Humaine
Nombre de messages: 69 Date d'inscription: 27/07/2010 Localisation: New York Age du personnage: 28 ans Pouvoirs: Aucun. Profession: collaboratrice de l’Ambassadeur Australien Virgil McLachlan Points de rp: 57
 | Sujet: Re: Un entretien pas comme les autres [Virgil] [Fin] Mer 27 Oct - 23:03 | |
| Virgil était vraiment un personnage, à la fois, intéressant et… Et… Parfaitement irritant. Il avait les moyens de la démontée en moins de trois phrase, ne serait-ce que son « c’est un fait. » après qu’elle est à peine annoncée qu’elle ne se considérait pas comme plus intelligente que la moyenne. C’était pas tant le fait qu’il balance ce genre de phrase qui la dérangeait, cela serait prétentieux de se croire au dessus de tout le monde intellectuellement – et dans d’autre domaine, aussi -, mais c’était le fait de le dire à ce moment précis, sur ce ton, au moment où elle s’apprêtait à sortir une longue tirade. Déjà qu’il n’était pas évident de se décider à balancer plusieurs chose quand, en face, se trouve Virgil McLachlan. Mais alors, si en plus, il sortait ce genre de chose ?
Sauf que voilà, Pepper restait Pepper. Il était hors de question de se laisser aller à une crise d’hystérie, de pleurs, ou de quoique ce soit. Il pouvait avoir l’opinion qu’il voulait d’elle, dire ce qu’il voulait, de la manière dont il voulait, elle refusait de se laisser aller. Pas dans un cadre professionnel. Mais dire que cela était d’un naturel fou, serait mentir. La jeune femme était prête à décerner une palme d’or à quiconque pouvait tenir tête à Virgil, sans que lui-même ne s’énerve, avec un naturel sans fin. Il fallait forcément prendre sur soit pour pouvoir garder toute sa contenance. Elle n’avait rien qui pouvait lui permettre de rester de marbre face à toute les tentatives – réussites – de déstabilisation de Virgil. La seule chose qu’elle possédait, mais elle ne se sentait pas unique pour autant, c’était la patience dont elle pouvait faire preuve. Si un jour elle s’était imaginé que cela pourrait lui servir pour un entretien…
Quand il leva les yeux au ciel, durant sa tirade, elle prit sur elle de ne rien dire de vive voix. Mais son froncement de sourcil, et son air un peu agacé – parce qu’il était impossible de ne pas l’être un peu – devait suffire à laisser comprendre ce qu’elle pensait de ce genre de réaction. En fait, elle voyait Virgil comme une sorte de grand enfant… Un grand enfant franchement doué. A croire qu’il tenait un tableau où il écrivait fièrement toutes les personnes qu’il avait réussi à pousser à bout et, en combien de temps il l’avait fait. Mais elle continua, pour finir sur un « si », une probabilité d’embauche. Un simple « si » qui lui semblait être important parce qu’elle ne pouvait être certaine de son embauche, surtout avec la manière dont il réagissait. Comment se sentir en confiance dans ce genre de moment, et avec ce genre d’intervention ? Et puis, parce qu’elle n’était pas non plus des plus certaine de vouloir accepter. La question se posait vraiment, si Virgil était comme ça à longueur de temps, est ce qu’il n’y avait pas un risque pour sa santé mentale ? Toute personne, parfaitement logique, devait bien se poser cette question, non ?
Et voilà, elle avait fini. Il y avait peu de chance qu’un verdict ne tombe pas. Quoique cela aurait vraiment été la pire chose qui pouvait lui arriver. Sortir se genre de chose et n’avoir aucune réponse, ça aurait été le summum de la situation horrible par excellence. Mais non, il trouva le moyen de lui répondre en planta son regard sur elle, qui aurait pu la rendre mal à l’aise. Pepper se força à respirer normalement parce que sa première réaction avait été de couper son souffle, juste le temps d’attendre ce qu’il allait pu dire. Plus tard, elle se féliciterai d’avoir su respirer à ce moment précis. Et voilà qu’il annonçait qu’elle commençait à voir les choses à sa manière à lui. L’étonnement fut la chose qui pouvait le mieux se voir sur le visage de Pepper, mais aussi une certaine crainte. Voir les choses à sa manière ? Elle n’était pas franchement convaincue que ce soit un véritable compliment. Si bien qu’elle fut presque soulagée, contre toute attente, quand il ajouta « en partie ». Deux mots, qui auraient sûrement du la déstabiliser un peu, mais au lieu de ça elle retrouva un léger sourire.
Là où elle commença à s’inquiéter c’est quand il décida de continuer sur les mises en garde, tout en se levant. Si elle imaginait qu’il allait seulement retirer sa veste, elle se trompa, vu qu’un bras tendu – après qu’il est contourné le bureau – était le signe qu’elle devait se lever aussi. Ce qu’elle fit, non sans une légère inquiétude. C’est qu’on pouvait s’attendre à tout avec ce genre de personne, le fait d’être séparer par un bureau était plus rassurant que de ne pas savoir où elle allait mettre les pieds.
Elle s’étonna tout de même de l’entendre dire qu’il ne voulait pas une personne gardant le silence en toute circonstance. Cet homme était vraiment à part, trop étrange, et vraiment… Vraiment particulier. Tout diplomate, au même titre que les hommes politiques, ou personne avec de hautes fonctions avait un certain goût pour le pouvoir. Et, qui dit amour du pouvoir, dit aussi amour pour avoir des collaborateurs capable de répondre à tous leurs caprices. Mais pas lui, il semblait vouloir qu’on puisse le recadrer un peu. Cela dit, même si c’était le cas, elle imaginait qu’il n’en ferait qu’à sa tête quoiqu’il arrive. Ca serait beaucoup trop simple de seulement lui dire que telle ou telle chose est déplacée, qu’il réponde par l’affirmative et qu’il rectifie le tir… Même si il avait fini par retirer ses pieds du bureau, il avait quand même fini par les remettre. Une tête de mule.
Et voilà qu’il entreprenait de faire part des exceptions, tout en s’allongeant sur son canapé. Soupirant, il se positionna comme il le voulait et continua son discours. Là, c’était sur ! Elle hallucinait complètement. Le canapé était une sorte d’entité sacré qu’il ne fallait pas touché, ni même posé quoique ce soit dessus. Elle nota, tout de même, que le moment où elle devait garder le silence, c’est quand il était sur ce canapé. Ok. Carrément étrange, cet homme. Elle se tenait devant le canapé, dans son tailleur ne sortant pas d’un grand couturier par manque de moyen, les doigts joint devant elle, les bras tendus.
Puis elle eu le droit à tous les défauts qui lui venait par l’esprit : le bordel sur son bureau, faire savoir son mécontentement, arriver en retard à certaines réunions, couper la parole et appeler n’importe quand si il estimait que c’était nécessaire. Il y avait tellement de trucs qui sortaient qu’elle aurait pu en oublier la moitié, mais non. Elle enregistra tout dans un coin de sa tête, tout comme la manière dont il était capable de se faire pardonné si il en avait envie. Finalement, il lui accorda le poste si elle était capable de faire avec tout cela. C’est sûrement à ce moment là qu’elle aurait du demander quand est ce qu’elle signait le contrat, dire un « oui » super enthousiaste. Enfin faire n’importe quoi, mais rapidement, ne pas donner l’impression d’hésiter. Pourtant… Pourtant c’est ce qu’elle fit.
Pepper n’était pas du genre à accepter un boulot pour le quitter deux semaines plus tard. Et, comme dit plus tôt, elle ne pouvait accepter sans réfléchir à tout ce que cela impliquait. Jamais elle ne s’était sentie aussi contradictoire qu’en présence de Virgil. Est-ce qu’elle serait capable de supporter Virgil McLachan, Ambassadeur Australien des États-Unis, au quotidien et pour une durée plus longue qu’un entretien ? Pepper prit une minute ou deux pour réfléchir, mais elle finit par sourire. Ce boulot c’était celui dont elle rêvait. L’attitude de Virgil pouvait être –serait forcément – compliqué au quotidien. Mais on lui donnait une chance qu’elle n’aurait pas deux fois dans sa vie et… Et même avec tout ses petits défauts, il ne cherchait pas quelqu’un à formater. Pourquoi est ce qu’elle refuserait ? On ne lui proposerai pas un poste de ce genre, en lui laissant une bonne partie de son libre arbitre. Elle ne pouvait pas dire non. Elle n’en n’avait aucune envie.
Alors que Virgil était toujours sur son canapé, elle retourna vers le bureau après avoir fait un léger signe de main pour dire qu’elle revenait. Dans son sac, elle attrapa un bout de papier, prit un stylo sur le bureau et marqua quelque chose sur le bout de papier. Le tout fut rapide et elle revint vers la canapé, en restant à une distance raisonnable pour, enfin, montrer ce qu’elle avait écrit du bout des doigts.
| Bout de papier a écrit: | Canapé = Silence.. Comprit. Pour le reste… Comprit. Pour le poste… Je commence quand ? |
Elle aurait pu faire quelque chose de plus enthousiaste, sauter de joie ou n’importe quoi. Mais voilà, il avait dit que le seul moment où il demandait le silence, c’était quand il était sur son canapé. Ce qu’elle ne tiendrait sûrement pas, si vraiment il y avait quelque chose de vraiment urgent à faire ou à dire, fallait pas exagérer. Mais vu la manière dont il s’y était prit pour lui annoncer les choses, elle trouvait que réagir de cette manière était un juste retour des choses. Bien sur elle ne cherchait pas à être original, ou à se montrer d’une manière quelconque. Ca lui était juste apparu comme une évidence. Et puis, elle ne vit pas l’intérêt de partir dans une longue plaidoirie, une réponse annonçait probablement la fin de l’entretien, qui la mènerait chez elle, ou dans le quartier administratif pour les papiers et sa date d’entrée. |
|  | | Virgil McLachlan Mutant de niveau 4 { MAÎTRE DU JEU }
Nombre de messages: 280 Date d'inscription: 18/07/2009 Localisation: Consulat Général [ NY ] Clan: Damnés Age du personnage: 903 ans Pouvoirs: arcanes de téléportation Profession: Ambassadeur australien, Responsable de l’antenne « Génie Génétique & Biotechnologies » des Nations-Unies et Coordinateur des activités humanitaires sur le territoire africain. PDG de la MLC Meat. Consultant pour le NY Times en matière de politique étrangère. Points de rp: 90
 | Sujet: Re: Un entretien pas comme les autres [Virgil] [Fin] Jeu 11 Nov - 17:56 | |
| Vu de là où il se trouvait, Virgil pouvait constater que ses paroles produisaient leur effet sur la jeune femme qui lui faisait face. Il ne cherchait pas explicitement à la mettre en colère ou à se faire lancer une lampe de bureau en travers de la face, mais bien à tester son seuil de tolérance. Alors oui, la frontière était mince entre ennuyer sciemment une personne et chercher à tester ses limites, mais Virgil faisait parfaitement la distinction entre les deux et comptait bien obtenir une réponse à cet incessant questionnement : tiendrait-elle le coup ou préfèrerait-elle partir en claquant la porte, et devenir caissière dans un supermarché de quartier en attendant de retrouver une aussi belle opportunité ?
Pepper faisait preuve d’une patience rare, et Virgil ne pouvait que saluer cette qualité presque providentielle, parce qu’il fallait un certain degré de patience pour le supporter lorsqu’il se faisait une joie de manipuler les mots de cette manière en vue de semer le trouble dans un esprit pourtant vif. Ou alors il fallait être sourd pour ne rien entendre de ce qui était dit. Et aveugle, pour ne pas apercevoir les expressions qu’affichait le visage du mutant. De manière plus claire, mieux valait éviter de croiser Virgil si l’on souhaitait conserver son calme, c’était bien plus prudent que d’essayer de le supporter… Mais il lui fallait une assistante, ce qui impliquait qu’elle allait à un moment ou à un autre être obligée de le croiser. D’où la nécessité qu’elle soit dotée d’une patience sans limite. C’était donc un bon point pour Pepper, tout comme le fait qu’elle soit bien élevée et qu’elle ne cherche pas à jouer la carte de la provocation juste pour donner l’illusion qu’elle avait plus de répondant que son recruteur. Parce que oui, il y avait une multitude de personnes qui étaient persuadées que parce qu’elles pouvaient enchaîner en dix secondes les mots « ferme ta gueule » et « espèce de connard », cela faisait d’elles de bons orateurs ou des personnes capables d’échanger de manière intelligente.
La conversation aidant, Pepper avait commencé à voir les choses de la même manière que Virgil et le mutant l’en avait félicitée avec amusement. Ce n’était ni une bonne ni une mauvaise chose, parce que si elle venait à trop voir les choses comme lui elle ne lui serait d’aucune utilité en tant qu’assistante, et que si elle avait une vision trop éloignée de la sienne, ils ne se comprenaient sans doute jamais réellement. Donc au final et même si cela lui fit froncer les sourcils, cela restait une bonne chose qu’elle ne fasse que « commencer » à voir les choses à sa manière.
Vinrent ensuite les mises en garde nombreuses formulées par l’Ambassadeur, avec le but complètement avoué de ne pas la laisser dans l’ignorance des choses qu’il lui faudrait supporter. L’invitant à le suivre, Virgil s’était dirigé vers son bon vieux canapé pour s’y installer à son aise, en position allongée. Les yeux clos comme s’il était prêt à faire un petit somme, Virgil attendait une réponse de la part de Pepper. Et visiblement, cette dernière semblait hésiter quant à la teneur de sa réponse. C’était tout à fait normal, et Virgil parvint à ne pas afficher ce sourire amusé qui semblait exaspérer la jeune femme. Ouvrant de nouveau les yeux pouvoir fixer le plafond, il pu apercevoir que Pepper venait de s’éloigner en direction de son bureau, et après un nouveau bruit de talons sur le parquet ancien du bureau, Virgil vit apparaître dans son champ de vision un morceau de papier. Visiblement, Pepper avait parfaitement intégré ses restrictions, et était suffisamment emballée par le poste pour demander quand est-ce qu’elle commençait. Le mutant ne se redressa pas tout de suite, lui laissant encore le temps de douter pendant quelques secondes alors qu’il avait de nouveau fermé les yeux. Si elle ne lui tapait pas immédiatement dessus, cela signifiait qu’elle avait réellement compris que tout ce qui touchait au canapé n’était absolument pas une blague, comme tout le reste de ses petites manies, également.
Se redressant finalement en position assise tout en affichant ce sourire exaspérant, Virgil se releva pour tendre sa main paume vers le haut à Pepper. Lui laissant le temps de la prendre, il l’entraîna vers son bureau et appuya sur l’intercom le reliant à la secrétaire qui se chargeait de faire défiler les candidat(e)s dans son bureau :
Pourriez-vous dire à tous les autres candidats de rentrer chez eux ? Euh… Monsieur ? J’ai trouvé ce que je cherchais. Mais pour les autres candidats… ? Ils peuvent repartir. Comme ça, sans un mot de votre part ou… Oui, comme ça. Vous trouverez bien un petit quelque chose pour les consoler… Mais Monsieur… ?
La communication fut coupée assez rapidement, parce que Virgil ne voyait aucune raison de perdre 5 minutes pour aller leur dire en personne qu’ils pouvaient déguerpir et vite fait. Et puis il fallait qu’il s’occupe de Pepper, à présent… Son regard se posa de nouveau sur la jeune femme, alors que Virgil essayait de mettre la main sur quelque chose dans son bureau :
Vous commencerez dès demain matin, miss Jameson… L’idéal aurait été cette après-midi, mais en raison des informations qui transiteront entre vos mains, certains protocoles seront à respecter. – Son sourire s’étira triomphalement, avant qu’il ne présente une clé à la jeune femme pour qu’elle s’en saisisse. - Clé de l’espace que vous partagerez provisoirement avec Christian, qui collabore avec moi depuis quelques années déjà, le temps que la peinture soit terminée dans votre futur bureau… J’espère que vous n’avez rien contre les couleurs orangées et que vous n’êtes pas épileptique, parce qu’un apprenti-décorateur a décrété que cela serait la couleur de vos murs pour qu'ils soient "tendance".
Lui-même n’était pas véritablement emballé par cette couleur un peu trop criarde, mais il suffirait de faire revenir un autre décorateur pour donner à la pièce une couleur moins susceptible de filer la migraine à Pepper. A voir l’expression qu’affichait son visage, il était impossible de nier que la couleur ne lui plaisait absolument pas, mais après tout ce n’était pas son bureau.
Si vous voulez bien… - Il contourna le bureau et lui offrit son bras, comme n’importe quel gentleman l’aurait fait. - … il nous reste encore certaines formalités à remplir pour officialiser tout ça.
Accès au réseau informatique, photo pour le badge d’accès… Bref, pas mal de choses au final.
(au choix: visite de ton bureau, ou on en reste là ^^) |
|  | | Pepper L. Jameson Humaine
Nombre de messages: 69 Date d'inscription: 27/07/2010 Localisation: New York Age du personnage: 28 ans Pouvoirs: Aucun. Profession: collaboratrice de l’Ambassadeur Australien Virgil McLachlan Points de rp: 57
 | Sujet: Re: Un entretien pas comme les autres [Virgil] [Fin] Sam 13 Nov - 23:22 | |
| Pepper avait hésité avant de retourner vers le bureau pour écrire quelques mots. Son hésitation n’avait aucun but. Cela n’était fait pour prouver quoique ce soit à Virgil. Elle le faisait vraiment pour elle. Accepter ce boulot lui semblait être une évidence tant cela correspondait à toute ses attentes. Et, jamais, elle n’aurait marqué la moindre hésitation si l’employeur, en lui-même, n’était pas Virgil McLachlan. Il avait une façon particulière d’être, un brin héritant. Et encore, Pepper faisait preuve d’une patience sans nom dans sa vie, alors elle n’osait imaginer ce que ce genre d’attitude pouvait produire sur d’autres personnes. Elle avait hésiter parce qu’elle savait que les choses ne seraient pas simple. En tout cas c’était à la conclusion qu’elle était arrivée en considérant ce qu’elle avait pu voir du caractère de Virgil. C’est là ou tout devenait étrange. Elle avait hésité pour lui mais, quand elle était arrivée à la conclusion que cela serait compliqué, elle n’avait plus hésité tant que ça. Le boulot lui plaisait, la difficulté ne lui faisait pas peur. Elle apprendrait sur le tas et, aussi particulier qu’il pouvait être, elle ne doutait pas de pouvoir avoir beaucoup à apprendre avec lui. Cela dit, elle ne deviendra jamais une copie de ce qu’il peut être. Alors elle avait fini vers le bureau écrivant qu’elle acceptait le travail pour se retrouver, une nouvelle fois, devant le canapé à brandir son papier.
Virgil avait ouvert les yeux, vu la réponse mais, au lieu de répondre, il ferma à nouveau les yeux. Pepper coinça la lèvre inférieure entre ses dents pour ne pas en sourire. Elle ne connaissait pas l’homme allongé sur le canapé, l’entretient n’avait pas durée une éternité, et elle se refusait d’émettre le moindre jugement sur lui. Cependant, de ce qu’elle en avait vu, de ce qu’il avait pu lui dire, elle nota que cette réaction était sûrement à prévoir. Du moins, elle aurait peut être su le prévoir si elle arrivait à raisonner de la manière de Virgil, ce qui n’était pas le cas. Mais de le voir faire, lui paraissait pourtant comme quelque chose d’évident pour lui. Voilà pourquoi elle ne soupira pas, ne s’énerva pas, et ne perdit pas patience. Elle fut seulement forcée de cacher un sourire par une mimique qui avait disparu avant qu’il n’ouvre à nouveau les yeux. Sans un mot, vu qu’il était sur le canapé, il prit une position assise avant de tendre une main à l’intention de Pepper. Ce à quoi elle répondit positivement avant de se retrouver non loin du bureau.
Elle resta devant le bureau, ne pouvant pas – même si elle l’avait voulu – passer à côté de la conversation que Virgil avait avec la secrétaire. Les autres candidats n’auraient aucun mot de la part de Virgil, et Pepper s’en voulu de songer qu’elle aurait bien aimer voir la tête du groupe BCBG avec qui elle avait échangé quelques mots avant de venir. Bien que la situation l’aurait amusé de manière tout à fait personnel, elle enleva bien vite cette idée de la tête, n’étant pas ce genre de personne. Après tout elle était quelqu’un de calme et d’assez conciliant pour ne pas avoir à s’amuser de la tête que pourrait faire ce petit groupe de fils et de filles à papa. Elle ne trouva rien à dire, non plus, à la conversation qui venait d’avoir lieu. Allez parler personnellement aux candidats qui étaient venu, n’était pas une chose courante et comportait que peu d’intérêt à part une satisfaction étrange de voir le visage décrépi des ex-candidats. Les raisons qui poussaient Virgil à refuser cette demande de la secrétaire n’était pas connu de Pepper, mais ça semblait être la meilleure chose à faire.
Alors qu’il cherchait quelque chose sur son bureau, elle croisa le regard de l’Ambassadeur qui lui fournit bien vite des informations. Elle commencerait le lendemain matin et non sur le champs pour cause de détail administratif. Elle hocha la tête, pour montrer qu’il n’y avait aucun problème. Dans les deux cas, de toute façon, elle n’aurait su en être déçue. Elle avait bien un boulot d’appoint pour son loyer actuellement, mais ne regretterai pas de le quitter. Juste le temps de son préavis, elle jonglerai avec les deux emplois, mais l’autre étant essentiellement de nuit, elle devrait pouvoir s’en sortir. Sa motivation, à ce niveau là, n’était pas à mettre en doute. Elle ne ferait même pas référence à un autre travail qu’elle avait actuellement, ne voulant pas tuer la chance qu’on lui accordait. Virgil semblait avoir enfin trouvé ce qu’il cherchait si elle en jugeait par son sourire. Et elle récupéra bien vite la clé qu’il lui tendait.
Elle travaillerai donc dans la même pièce qu’un certain Christian, le temps que son propre bureau soit fini. SON bureau. Elle ne pu s’empêcher de sourire à cette idée. Déjà que le bureau de Virgil était plus grand que l’appartement qu’elle occupait en ce moment. Alors avoir son propre bureau, même dix fois plus petit que celui là, c’était juste inattendu. Le orange, elle n’était pas fan, vraiment pas. Mais sur le coup n’importe quelle couleur pouvait lui convenir vu qu’elle aurait son propre bureau.
« Le orange ne me pose aucun problème. Elle lui lança un regard un peu navré. Mais j’ai bien peur qu’une fois l’euphorie de penser que j’aurais mon propre bureau passée, il se peut que j’annonce que le orange ne fait pas partit de mon panel favori. »
La phrase pouvait être un peu étrange vu que la deuxième phrase contre disait la première. Cela dit, elle ne mentait pas en disant que dans l’immédiat ça ne lui posait pas le moindre souci. Mais parce que rien ne pouvait l’ennuyer étant donné qu’elle aurait son bureau à elle toute seule. Une fois cette idée bien acquise, il y a de forte chance qu’elle demande à changer, ou qu’elle ne fasse la démarche elle-même. Mais pour l’heure elle était loin d’avoir ce genre de raisonnement, bien trop heureuse par l’idée d’avoir eu cet emploi. Un placard au fond d’un couloir lui conviendrait.
Virgil fit à nouveau le tour du bureau, et elle vit le bras qu’il proposait. Elle se serait sûrement demandée ce que cela signifiait si elle n’avait pas déjà vu cette attitude dans des films. Sérieusement, elle n’avait jamais vu qui que ce soit faire ça dans la vraie vie. Elle remercierait son peu de connaissance en terme de film plus tard. Alors oui, l’espace d’un court instant, elle marqua peut être une expression de surprise, mêlée à une non compréhension. Cela dit, elle se reprit assez rapidement pour pouvoir se saisir de ce bras, s’en s’y agripper pendant qu’il expliquait qu’il y avait des formalités à répondre.
« Vous savez, si vous avez des choses à faire, je devrais pouvoir réussir à me diriger dans cet endroit. »
Sous entendu elle pouvait très bien se charger des trucs qui étaient à sa portée, en suivant les panneaux directionnels annonçant les divers services. Au pire, il serait déranger par de nombreux coup de fil visant à confirmer qu’elle était bien embauchée pour le lendemain, mais il pourrait vaquer plus tranquillement à ses activités. Le but n’étant pas d’être une perte de temps pour lui. Cela dit elle fut contente d’essuyer un refus, au moins pour la mener jusqu’au bureau administratif. Elle aurait bien fini par trouver son chemin, mais elle aurait sûrement mit une heure ou deux de plus que lui.
Une fois dans le bureau, et elle avait prit un soin particulier à noter le chemin mentalement – en sachant qu’elle en oublierai sûrement quelques détails – Virgil annonça à la personne chargée de s’occuper de Pepper, qu’il serait bien qu’on ne lui perde pas son assistante. La cause invoquée fut les deux jours qu’il s’était tapé à auditionner des candidats et qu’il n’avait pas envie de devoir recommencer. La personne qui accueilli cette annonce semblait plus vouloir plaindre les candidats que l’ambassadeur, mais elle n’en dit rien. Son regard semblait pourtant assez éloquent. Quoiqu’il en soit, elle prit Pepper à sa charge pour lui faire remplir tous les papiers nécessaire, formulaire, badge, photo.
Par la suite, et à la demande de Pepper, elle eu droit à un tour rapide de tout ce qui était important pour son emploi qui serait effectif le demain. En fait, elle passa une grande partie de l’après midi dans l’ambassade à chercher des moyens pour se repérer dans ces lieux, pour noter tout ce qui était important de noter et surtout pour ne pas arriver une heure en retard pour s’être paumée dans les couloirs le lendemain. Le reste de la journée fut un appel à ses parents pour les informer et un passage chez une personne avec qui elle avait fait une partie de ses études, pour lui emprunter temporairement un tailleur. Rien qui ne soit hors de prix, pas les moyens, mais au moins elle aurait quelque chose de différent à mettre le lendemain. Ce n’était pas négligeable. Et c’est franchement heureuse, et un peu inquiète en vu de ce nouveau patron, qu’elle arriva à trouver le sommeil. |
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