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| | Première 'collaboration' [Edward] | |
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Sélène Gallio Mutante de niveau Oméga { ADMINISTRATRICE }
Nombre de messages: 14650 Date d'inscription: 03/10/2006 Localisation: Mars Investigations, ou au Pandora's Box Clan: Damnés Age du personnage: 25 ans en apparence, mais quelques siècles de plus en réalité... Pouvoirs: télépathie par contact, ondes mentales, dématérialisation en fumée noire et contrôle des ombres Profession: patronne de Mars Investigations, co-gérante du Pandora's Box, égérie glaciale des Damnés. Cambrioleuse à ses heures perdues Points de rp: 2498
 | Sujet: Première 'collaboration' [Edward] Lun 1 Nov - 11:39 | |
| La journée avait d’abord commencé par la réparation d’un drame d’un genre un peu particulier. La semaine précédente, Sélène avait eu le malheur de laisser son précieux violon posé sur son bureau à l’agence après s’être fait les dents sur une partition retrouvée dans ses cartons à la villa, et avait eu la désagréable surprise de le récupérer le lendemain matin avec un renfoncement sur le côté gauche de la caisse. S’agissant d’un Oprea Petru et donc d’un violon d’une qualité incontestable compte tenu du soin apporté à sa fabrication pour qu’il soit l’exacte reproduction d’un modèle plus ancien, Sélène ne transigeait pas sur son état : un renfoncement de la caisse était tout simplement insupportable sur ce type d’instruments, et la dissonance que la jeune femme crut percevoir la mit de fort mauvaise humeur.
Ce qui la consolait au final, c’était que dans la mesure où ce splendide instrument avait été dérobé à l’un de ses amants à Vienne quelques décennies plus tôt, elle ne rechignerait donc pas trop à payer une réparation sur un instrument sensé coûter au bas mot 5.400$. Son instrument avait donc été déposé illico presto chez l’un des meilleurs luthiers de New York.
Mais revenons-en à nos moutons. Sélène s’était donc levée de très bonne heure en vue de rencontrer un spécialiste en sciences médico-légales chargé d’examiner des preuves déposées quelques semaines plus tôt. Vêtue d’un jean près du corps d’un bleu presque noir, d’un pull turquoise à boutonnière légèrement entrouverte, la mutante filait à bonne allure dans les rues après avoir garé sa voiture à un endroit où elle ne se ferait certainement pas rayer, et semblait ne pas peiner sur ses talons d’une hauteur vertigineuse pour une femme de gabarit moyen. Les pans de son caban noir flottaient au rythme de ses pas, et son écharpe battait comme un drapeau sous l’effet du vent sans que cela ne la gêne outre mesure. Poussant la porte de la morgue, Sélène s’engouffra à l’intérieur sans particulièrement apprécier de mettre les pieds dans ce genre d’endroit, mais elle avait besoin des conclusions d’un entomologiste sur cette affaire. Et si elle avait détenu elle-même ces connaissance, elle se serait sans aucun doute abstenue d’y mettre ne serait-ce que la pointe de ses bottes…
Un homme au look un peu geek – et sale – lui souhaita la bienvenue et la guida jusqu’au bureau du professeur Perkins, un vieil homme d’une soixantaine d’années à l’air débonnaire qui semblait perpétuellement avoir envie de rire et de s’amuser de tout.
Miss Gallio ! Je ne m’attendais pas à vous voir de si bon matin !
Deux possibilités : lui exploser la tête parce qu’il avait oublié leur entrevue, ou lui exploser la tête parce qu’il sous-entendait qu’elle était une lève-tard. Sélène opta pour une réponse moins violente parce qu’après tout, la journée venait à peine de commencer :
Notre entrevue figurait pourtant en bonne place dans mon agenda, Professeur. Je pensais pourtant que vous opteriez pour une conversation téléphonique pour les questions subsidiaires, et… Subsidiaires à quoi ? Aux conclusions de mon rapport d’autopsie. Vous savez, on me prête beaucoup de capacités utiles à la gestion de mon agence, mais le don de voyance n’en fait pas partie.
Un sourire poli avait étiré ses lèvres malgré cette impression d’incompréhension qui grandissait chez la jeune femme. Le Professeur Perkins parut gêné cette fois, mais finit par reprendre la parole :
En fait… Quelqu’un est déjà passé récupérer mes conclusions il y a deux jours… Quelqu’un ? Je suis la seule à travailler sur cette affaire, et je pense que si mon assistante était passée, elle me l’aurait… Il doit s’agir de votre assistant, alors.
Cette blague était excellente. Si Sélène avait eu un assistant masculin, il y aurait eu fort à parier pour qu’elle le choisisse à la fois compétent et agréable à regarder. En sachant que s’il avait été trop agréable à regarder, elle aurait sans doute passé bien plus de temps à expérimenter diverses contorsions avec lui dans son grand bureau plutôt qu’à travailler…
Je n’ai aucun assistant, hélas. Cet homme m’a assuré travailler pour vous. Je consigne les noms de tous ceux qui viennent retirer mes conclusions ; ça permet de retrouver les étourdis qui perdent les dossiers. Si vous voulez bien patienter quelques secondes, je vais vous donner son nom. Un homme vraiment très courtois, mais qui a définitivement traumatisé deux membres de mon personnel en s’amusant à déduire des choses fâcheuses sur leurs vies à partir de tout et rien… Fantastique. – Le vieil homme leva les yeux de son registre pour fixer Sélène avec incrédulité. – Oh, je ne disais pas ça pour vous, Professeur. Je suis juste un peu contrariée de vous faire perdre votre temps… et de perdre le mien par la même occasion alors que quelqu’un a sans doute cru bien faire en venant récupérer ce rapport.
L’index gauche du Pr. Perkins se posa sur la ligne qui l’intéressait, et il prononça le nom à voix haute :
Edward Livingston. Il aura sans doute voulu m’épargner un déplacement.
Avouer qu’elle n’avait aucune idée de qui il s’agissait aurait été admettre qu’elle ne connaissait pas les noms de tous ses employés. Et c’était juste inadmissible.
Un employé visiblement prévenant, mais étourdi. Vous devriez lui en toucher deux mots… Je penchais plus pour un savon… juste pour le principe. Vous avez l’air contrariée, miss… ? Ce n’est rien. En tout cas, je vous remercie pour ce renseignement et je vais donc aller récupérer ce rapport qui me fait défaut pour boucler cette affaire proprement. Je vous en prie. Passez une excellente fin de journée, miss Gallio. Vous de même, Pr. Perkins.
Remettant la bandoulière de son sac à main sur son épaule, Sélène quitta la morgue et pressa le pas pour rejoindre sa voiture avant que l’orage qui venait d’éclater ne la trempe comme une serpillère. Une fois à l’abri, elle composa le numéro de Bérénice sur son portable :
Oui, patronne ? Bérénice, j’aurais besoin que tu me confirmes que l’agence emploie bien un certain Livingston. Edward Livingston. Qu’est-ce qu’il a encore fait ? Donc j’imagine que c’est une confirmation… Euh… En fait patronne… M. Mars l’employait à titre de consultant et de manière ponctuelle. Vous n’avez pas encore eu affaire à lui, mais… Enfin il est spécial. Pas dans un sens positif… Il est tout bonnement excécrable avec tout être humain qu’il est amené à croiser, et en tant que secrétaire/comptable, je m’en suis souvent pris plein la tronche juste parce que je n’appréciais pas ses petites insinuations ! Concrètement… est-ce que quelqu’un lui a demandé d’aller réceptionner un rapport, ou… Ah non, on évite de faire appel à lui pour des trucs que l’on peut accomplir ou résoudre nous-mêmes ! C’est plus sage… J’ai l’impression qu’on parle d’un type atteint de la peste, là… La peste aurait pu être plus supportable, patronne. Mais non, on ne lui a rien demandé depuis le départ en retraite de M. Mars… Est-ce que tu aurais un numéro de téléphone ou une adresse à laquelle je pourrais aller lui botter le cul pour lui apprendre à ne pas empiéter sur mes enquêtes ?
Un rire se fit entendre à l’autre bout de la ligne.
Je t’envoie ça par mail, ça sera plus simple. Merci beaucoup, Bérénice. Ah, par contre… Oui ? Vu qu’il n’a ni ordre de mission ni contrat pour cette mission, faudra lui dire qu’il ne touchera pas un centime en remboursement de ses frais ! La comptabilité, c’est ton domaine… non ? Oui, mais… Je préfère éviter d’avoir affaire à lui. Je risque de pas rester professionnelle bien longtemps si je dois l’appeler ou le rencontrer une nouvelle fois…
Derrière Bérénice résonna un « Tu parles de Livingston ? » ainsi qu'un « Il en loupe pas une, lui... » prononcé par deux employés que Sélène ne parvint pas à identifier, et la mutante passa une main lasse devant ses yeux clos. La fin de matinée risquait d’être musclée, et cela même en faisant une totale abstraction de tout ce qu’elle avait pu entendre jusque là à son sujet…
Je récupère mon dossier et je vois pour les modalités de non-paiement. Merci. Bonne chance !
La communication s’acheva, et Sélène balança son portable sur le siège passager alors qu’elle démarrait son Aston et entreprenait de quitter son emplacement de stationnement. Un bip sonore se fit entendre et elle pu ainsi prendre connaissance de l’adresse à laquelle elle devrait se rendre. Par chance, elle connaissait la localisation de ce quartier, ce qui simplifierait grandement la chose.
C’est à ce moment précis que son téléphone sonna de nouveau, et Sélène prit la communication tout en slalomant à vive allure entre les voitures sur un grand boulevard. Le luthier en avait terminé avec son violon, et il fallait qu’elle aille le récupérer au plus vite puisque le propriétaire partait en vacances dans la soirée et fermerait donc son atelier pour un mois et demi. Un coup de volant plus tard, Sélène décidait de faire un détour pour récupérer son instrument, et elle se gara à proximité de l’adresse indiquée par Bérénice aux alentours de 09h50.
Quittant son véhicule avec l'étui de son violon dans les bras - à présent qu'il était réparé, autant ne pas se le faire voler -, Sélène détailla la bâtisse du regard avant de grimper les marches du perron et de sonner pour signaler sa présence. Elle n’eût guère à attendre parce que la porte ne tarda pas à s’ouvrir :
Bonjour. Je souhaiterais m’entretenir avec M. Livingston…
Et il avait intérêt d’être là. _________________  | Le devoir est une série d'acceptations. [ Victor Hugo ] |
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|  | | Edward Livingston Humain
Nombre de messages: 247 Date d'inscription: 17/04/2010 Localisation: New York Age du personnage: 32 ans Pouvoirs: aucun Profession: Détective (a son compte,peut aider la police ou Mars investigation)
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 | Sujet: Re: Première 'collaboration' [Edward] Lun 1 Nov - 19:56 | |
| La récupération de la conclusion d’autopsie du professeur Perkins n’était ni l’action d’une personne prévenante, ni le fait de quelqu’un voulant bien faire. Encore moins quand le rapport en question avait été récupéré par Edward qui n’entrait dans aucun de ses critères. Non, la récupération de ce rapport était un long cheminement de petites choses dont la début fut causé par William. Si bien, qu’en toute logique, si toute cette histoire avait lieu, ce n’était que de la faute du docteur et non pas de Livingston. Une précision qu’il semble bonne de faire…
Tout avait commencer il y a trois jours. William avait atrocement débarquer dans le lieu de vie d’Edward, qui au plus bas de sa forme s’enfermait les rideaux fermés dans une léthargie sans nom en manque d’enquête. N’ayant pas quitter ses appartement depuis une semaine, William avait cesser d’être patient et avait ordonné, à sa manière, que Livingston prenne une enquête au hasard – la seule chose qui semblait éveiller son esprit – en lui fournissant un petite pile de journaux. Les négociations avaient été à leur images à tous les deux, et c’est William qui avait eu gain de cause en menaçant d’ouvrir les rideaux violemment un à un. Du moins, Edward avait promis d’aller faire un tour à Mars investigation pour voir si il pouvait se mettre quelque chose sous la dent. Ce qu’il avait fait.
Arrivé sur les lieux, rien ne se passa comme il l’avait réellement imaginé. Avant d’entrer dans le bureau de la comptable, il avait surpris une conversation parlant d’un rapport d’autopsie à aller récupérer, qui serait près le lendemain. Un rapport d’autopsie ? Donc il y avait au moins un mort. Ca lui suffisait. Il n’allait pas faire le compliqué. Du coup, sans même se prendre la tête à croiser quelqu’un ou demander quelque chose, il était repartie et avait passé la fin de la journée à lire tous les faits divers de ses derniers jours, à appeler la morgue pour avoir le nom du mort et faire une pré-analyse de la situation. Le lendemain – donc il y a deux jours – il avait été à la morgue aux premières heures pour récupérer le rapport du Professeur Perkins, en assurant être là pour Mars Investigation. Après tout, il était bien consultant, ce n’était donc pas véritablement un mensonge. Rapport en main, il avait également demandé à voir le corps qu’il examina à sa manière avant de lire quoique ce soit dans le rapport. En fin de matinée, il avait retrouvé la chemin de la demeure commune.
Fièrement, en rentrant, il avait secouer le rapport devant le nez de William pour lui dire qu’il avait une affaire. Mais que, maintenant, tout le monde était prier de ne pas le déranger. Il avait besoin de calme pour mettre toutes les pièces du puzzle ensemble. Et cela impliquait forcément un enfermement plus ou moins long dans son lieu de vie. Le rez de chaussé était la partie commune, et comportait une chambre pour Anna-Maria. Le premier étage était celui de William, où il avait monter son cabinet de médecin. Le deuxième étage était celui de William. L’endroit se traduisait par une unique porte donnant sur une pièce principale. Cette dernière ressemblait à un vaste salon, avec un bureau. On pouvait voir une autre porte au fond de cette pièce qui donnait sur une petite chambre avec juste un lit et une salle de bain mitoyenne. Si il utilisait la salle de bain régulièrement, ce n’était absolument pas le cas de sa chambre. Surtout dans ce genre de moment.
Edward était donc arrivé dans son salon-bureau avec un nouveau dossier d’autopsie et divers papier se rapportant à l’affaire qu’il venait d’ « emprunter » à Mars Investigation. Ce qui se traduisait par un remaniement de son lieu de vie. Sa dernière période de léthargie ayant mit un bordel son nom, il se contenta de débarrasser son bureau en balançant tous les papiers un peu partout dans la pièce. Un tableau ou était épingler des informations diverses fut vider pour y épingler les infos sur la nouvelle affaire. Fier de son rangement, il regarda autour de lui… Son sourire s’évanouie. William le tuerait si il montait et Anna-Maria ferait un début de crise cardiaque. Mettre un pied devant l’autre sans marché sur une feuille était compliqué, il y avait des pile de livre divers un peu partout. Une table où il faisait ses expérience laissait entrevoir les mélanges en cours. En fait l’endroit était difficile à décrire tellement s’était un bordel sans nom. Seul rescapé de toute cette pagaille – qu’il affirmait l’aider à réfléchir – fut un de ses deux fauteuils dans lequel il s’installa avec le rapport d’autopsie qu’il détailla dans tous les sens. Et c’était partit… Il ne bougerait pas de sa pièce sans avoir conclu quelque chose, à moins d’avoir à pêcher d’autres informations sur le « terrain ». Il fallait avouer une chose, la plus part du temps il n’avait pas à se déplacer, les choses s’imbriquant de manière assez logique pour qu’il n’ai pas à bouger. Toutes les affaires n’étaient pas des plus exceptionnelles.
On entrait donc dans la période critique pour Anna-Maria et William. La première laissait des plateaux repas devant la porte n’osant même pas frapper. Les deux étaient continuellement déranger par de la musique écoutée ou jouée trop forte, par l’odeur nauséabonde des diverses expérience scientifique qu’Edward pouvait faire, et par le bruit de toutes les autres expériences qu’il pouvait effectuer. Personne ne le voyait, mais tous savaient qu’il était là haut, dans une de ses robe de chambre, négligeant coiffage et rasage. La seule chose qu’ils pouvaient faire, c’est attendre que ça passe. Edward était une personne que William trouvait fortement agréable et très intéressante dans ses bons jours. Mais il savait également qu’il n’y avait pas que des bons jours. SI il avait le droit à un traitement de faveur, c’est aussi parce qu’il savait prendre son mal en patience dans ce genre de moment. Edward était vraiment une personne particulièrement à part qu’il convenait de ne pas aborder comme la plus part des gens.
En ce jour, il n’avait toujours pas quitter sa pièce une seule fois. William et Anna-maria ne l’avaient donc pas vus depuis près de deux jours. Du coup, quand on frappa à la porte, ce ne fut pas étonnant que ce soit Anna qui vienne ouvrir. Et puis, elle était également là pour toutes ces petites choses. Sur le perron une jeune femme, en tout cas en apparence, demanda à voir Livingston. La première réaction d’Anna-Maria fut de s’étonner. Cette jeune avait l’air tellement distingué, tellement plein de chose qu’elle ne devait pas savoir ce qu’elle demandait. Cependant, Anna n’était pas en droit de refuser quoique ce soit, imaginez que ce soit pour une affaire, Edward la découperait en morceaux si elle lui faisait perdre l’affaire du siècle. Car, il faut préciser, qu’il arrivait souvent que des personnes viennent ici pour affaire.
« Mr. Livingston ?! Se reprenant pour masquer son étonnement, elle reprit en ouvrant en grand la porte. Entrez donc, je vais voir ce que je peux faire.»
Si elle ne pouvait refuser de dire à Livingston que quelqu’un était là pour lui, une chose était certaine : Ô grand jamais elle ne monterait pour le prévenir elle-même. Pas dans ce genre de période. Laissant entrer la jeune femme dans le couloir de l’entrée, Anna appela William qui se trouvait dans le salon commun. L’homme, bien sous tout rapport à première vue, était vêtu d’un costume gris allant recevoir sous peu la visite d’un patient. Seule chose notable, ses pieds qui étaient munis de pantoufle marron, refusant de marcher en chaussure dans sa propre maison. Bien sur il ne demandait pas de faire de même, allez dire à un patient de retirer ses chaussures, il n’allait pas faire beaucoup affaire. Une main tendue en direction de la jeune femme, en arrivant dans l’entrée, il se présenta.
« Bonjour, William Brown. » « Madame est venue pour voir Monsieur Livingston. » « Ah ? Ce fut à son tour d’être surprit par cette déclaration. Pardonnez moi, mais est-ce vraiment urgent. J’ai bien peur que vous ne passiez pas au meilleur moment. Edw… Monsieur Livingston est quelque peu… Heu… Quelque peu occupé, dirons nous, en ce moment. »
Bien évidemment il ne refuserait pas une audience avec Edward si elle le souhaitait. Mais il fallait qu’il s’assure que cela soit assez urgent ou important, sinon ils passeraient tous un sale quart d’heure si on venait à le couper pour des broutilles. Cependant, si elle tenait absolument à le voir, il se ferait une joie de la mener au deuxième étage. William n’avait jamais été une personne méchante ou malfaisante, mais déranger Edward dans ce genre de moment si c’était nécessaire n’était qu’un juste retour des choses avec tout ce qu’il était capable de faire endurer aux occupants de cette maison. Et pas qu’à eux, mais aussi aux patients que William pouvait recevoir. Combien de patient avait jurer ne jamais revenir après avoir entendu des bruits étranges à l’étages ou des odeurs impossible qui arrivaient franchir le palier du premier étage ?
« Alors peut être que je pourrais lui transmettre un message pour qu’il vous contact quand ses activités seront un peu moins oppressante pour lui ? » |
|  | | Sélène Gallio Mutante de niveau Oméga { ADMINISTRATRICE }
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 | Sujet: Re: Première 'collaboration' [Edward] Mer 3 Nov - 0:58 | |
| Debout sur le perron en essayant de faire abstraction du vent froid, Sélène se demandait ce qu’elle avait pu dire pour provoquer cet arrêt chez la femme – une gouvernante, sans doute – qui venait d’ouvrir la porte. Un ange passait, et Sélène congelait. L’espace d’un instant, elle envisagea l’hypothèse de s’être trompée de porte et d’avoir pressé le bouton de la sonnette d’une voisine atteinte d’Alzheimer. Discrètement, la mutante leva les yeux pour apercevoir le numéro de la maison inscrit sur la lanterne qui était suspendue un peu plus haut, mais elle semblait visiblement se trouver au bon endroit. Une voix féminine et interrogative s’éleva et Sélène en revint à la gouvernante, qui avait simplement répété le nom de celui que Sélène recherchait.
Oui. Il habite toujours ici, n’est-ce pas ?
La porte finit par s’ouvrir toute grande pour laisser Sélène entrer, et la gouvernante expliqua qu’elle allait voir ce qu’elle allait pouvoir faire. En plus d’être un coursier peu consciencieux, il fallait négocier une entrevue. Génial. Vraiment génial. La journée allait en se bonifiant… ou pas. Alors qu’elle attendait seule dans le hall d’entrée, Sélène avait essuyé une seconde fois les semelles de ses bottes alors que son regard avait glissé sur les rares éléments de mobilier qui étaient à portée de vue. Le tout était sobre, et rien ne dénotait.
Un homme vêtu d’un costume impeccable et d’une paire de pantoufles sortit finalement d’une pièce attenante. A première vue, il avait l’air bien élevé, propre sur lui et aimable. Une main se tendit en direction de Sélène, et elle serra celle de celui qu’elle prenait pour Livingston avant de se présenter à son tour :
Sélène Gallio, enchantée.
La gouvernante précisa le motif de la visite de Sélène, et ce fut au tour de William de s’étonner. Cette fois-ci, la mutante ne pu s’empêcher de hausser un sourcil interrogatif qui s’éleva encore un peu plus lorsque William lui demanda si ce qui l’amenait suffisamment urgent pour déranger Livingston, qu’il disait occupé « en ce moment ».
Bien. Je n’ai pas encore réellement exposé les raisons de ma visite, et je vais faire en sorte de réparer ce tort. M. Livingston travaille pour mon agence en tant que consultant, et très récemment, un rapport d’autopsie a atterri entre ses mains… Il se trouve que ce rapport m’était destiné et j’espère donc qu’il aura pu s’exercer de manière utile sur les conclusions du Professeur Perkins, parce que je n’ai pas souvenir de l’avoir vu s’occuper de quelque enquête qui soit depuis mon arrivée à la tête de l’agence…
Sourire poli à l’appui, Sélène venait de donner toutes les informations nécessaires. C’était son agence qui employait Livingston en qualité de consultant, et de ce fait elle ne voyait pas comment sans être employé à temps plein il avait pu avoir vent de cette affaire, et décider de se rendre au labo médico-légal pour récupérer un rapport d’autopsie.
William proposa de lui transmettre un message pour qu’il la recontacte plus tard, et Sélène cala une mèche bouclée derrière son oreille droite avant de poursuivre, un sourire légèrement plus discret et un regard perçant à l'appui :
Je crains que cela ne puisse attendre, M. Brown. Pardonnez-moi d’insister, mais une famille entière attend de récupérer le corps pour enfin faire son deuil… et cela ne sera pas envisageable tant que l’enquête n’aura pas été résolue. _________________  | Le devoir est une série d'acceptations. [ Victor Hugo ] |
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|  | | Edward Livingston Humain
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 | Sujet: Re: Première 'collaboration' [Edward] Mer 3 Nov - 22:15 | |
| Anna Maria avait hoché la tête de manière exaspérée après que la jeune femme lui ai demandé si Livingston habitait toujours ici. C’était bien ça le problème d’ailleurs, il vivait quelque part. Fallait que ça tombe sur cette maison. Tous les voisins auraient pu confirmé qu’il habitait ici, bien qu’ils auraient appréciés que ce ne soit pas le cas. Tout le monde était donc à l’intérieur de la maison, dans l’entrée. Quand William s’était présenté, après son arrivé, il eu le loisir d’entendre le nom de la jeune femme. Sélène Gallio. Voilà qui était intéressant. Vraiment très intéressant. Elle n’avait pas besoin de dire pour qui elle travaillait, cela avait été assez médiatisé pour ignorer sa nouvelle promotion au sein de Mars Investigation. Mais loin d’être aussi doué que son ami, il ne savait pas les raisons de cette visite. Cependant, il espérait qu’elle aurait une affaire pour Edward, peut être que ça le réveillera un peu. Bien qu’il ne croyait pas trop à cette hypothèse, pourquoi se déplacer en personne, et puis Edward avait bien avoir eu une affaire il y a deux jours. C’était peut être en rapport avec cela.
Cependant, Livingston était dans une phase ou il convenait de ne pas le déranger, à moins d’une véritable urgence. Ce que William avait tenté de faire comprendre à Mademoiselle Gallio. Celle-ci lui expliqua brièvement les raisons de sa visite, une histoire de rapport d’autopsie qui devait lui revenir, mais qui avait malencontreusement finit dans les mains de Livingston. William n’eu d’autre choix que de réprimer un sourire un peu nerveux. Y a des fois où il se ferait un plaisir d’étrangler lui-même son ami avec les méthodes qu’il était capable d’employer. Sélène annonça, même, que Livingston n’avait pas été mit sur une affaire depuis qu’elle dirigeait l’agence. Pourquoi est-ce que cela ne l’étonnait pas ? Mieux, pourquoi avait-il cru les paroles de son ami quand il lui avait dit qu’on l’avait mit sur une affaire. Oh, il ne doutait pas qu’il était effectivement sur quelque chose, mais il avait encore du se mettre sur cette affaire avec ses propres méthodes.
Il ne connaissait rien de Sélène et la première pensée qu’il eut pour elle fut : la pauvre. Edward était vraiment quelqu’un de spécial, et l’avoir dans ses consultants devait être un véritable casse tête tellement il ne disait jamais rien sans savoir de quoi il retournait, et tant ses méthodes n’appartenait qu’à lui. Il espérait seulement qu’elle ne soit pas le genre de personne à n’oser rien dire, sinon elle allait frôler la crise de nerfs. Mais il ne pouvait juger de cela. Par acquis de conscience il avait aussi demandé si elle voulait laisser un message, ultime tentative pour la dissuader d’un entretien avec Livingston. Tentative vaine. Il fallait régler l’affaire pour rendre le corps à la famille, donc cela ne pouvait pas attendre.
« Je comprend tout à fait, alors Anna Maria va… » « Hors de question ! Lança-t-elle vivement. Je ne monte pas là haut. »
Sur ces paroles, elle tourna les talons et s’engouffra par une porte qui donnait sur la cuisine, mettant fin à toute éventuelle négociation qui l’obligerait à monter. Ce qu’elle ne pouvait faire, si Edward passait plus d’une journée enfermé dans ses appartements, alors elle refusait de monter. Un point c’est tout. Du coup, William se retrouvait seul dans l’entrée avec mademoiselle Gallio, qui venait d’être témoin. Ce qui pouvait être un peu gênant, mais un peu trop récurant pour que ce soit vraiment le cas.
« Veuillez l’excusez, c’est à cause de… Préférant laissez les explications elle secoua doucement la tête. Veuillez me suivre. »
Ce fut à son tour de tourner les talons, mais avec un mouvement de la main invitant Sélène à le suivre. Il n’avait fait aucun commentaire sur tout ce qu’elle avait pu dire, pas qu’il n’avait pas écouté un seul mot, mais ce n’était pas à lui de réagir à ce genre de chose. Après tout, Edward l’appréciait aussi pour sa capacité à ne pas se mêler d’affaire quand il ne devait pas le faire. Il invita Sélène à monter les marche qui menait au deuxième étage. C’est en montant les marches qu’il se décida à laisser quelques mots.
« Juste pour vous prévenir, il ne s’attendait pas à de la visite, alors il risque de ne pas être des plus présentable. »
Il ne savait pas pourquoi il avait dit cela, sûrement pour dire à demi mot qu’il ne fallait pas se fier aux apparences. Une fois la porte ouverte, il ferait surement une mauvaise impression. Une impression qui serait justifier, mais William savait aussi qu’Edward était doué dans son domaine, ce qui pouvait ne paraitre une évidence au premier abord. Ils étaient maintenant devant la porte et c’est William qui frappa à la porte de Livingston.
« Edward ? »
A travers la porte, un énorme fracas comme si il venait de tomber. En réalité, c’est ce qui s’était passé. Avachi sur son fauteuil, il s’était relevé rapidement, mais s’était prit les pieds dans une pile de journaux ce qui avait impliqué une chute de tout son long. Pour éviter de nouveau ce genre de désagrément, il resta au sol pour se trainer jusqu’à la porte à quatre pates. Au moins, il ne risquait pas de tomber plus bas. Arrivé devant la porte il se releva et l’ouvrit. Une seconde ou l’on pu voir Edward complètement décoiffer, avec une barbe naissante et recouvert par une robe de chambre du plus mauvais goût par-dessus des vêtements qu’on pouvait qualifier de pyjama. Une vision qui ne dura qu’une seconde, car quand il vit que William était accompagné, il referma vivement la porte aux nez des personnes se trouvant devant. Le dos collé à sa porte, cherchant un truc et jetant un œil à la pièce, il estima que la situation avait un côté critique.
« William pourquoi ne pas m’avoir dit que vous étiez accompagné ? » « Parce que vous n’auriez pas ouvert. Maintenant qu’il ne fait aucun doute que vous êtes là, vous pourriez peut être ouvrir de nouveau. »
Un juron étouffé se fit entendre à travers la porte, suivit de tout un tas de bruit. Edward courait dans tous les sens, les mains sur la tête pour tenter de se recoiffer, plaçant des dossier dans un endroit qui ne serait pas visible en un coup d’œil et décrochant les feuilles de rapport qu’il avait épinglé sur son tableau. Il fallu deux minutes pour qu’il revienne vers la porte, passe une dernière fois ses mains dans ses cheveux – ce qui n’arrangeait rien – pour finalement ouvrir de nouveau la porte. Dans l’encadrement de cette dernière, il paraissait essouffler, mais gardait un certain port pour donner l’air de ne pas avoir couru partout. Il fusilla gentiment William du regard, pour ce coup bas… Encore un. Puis il posa son regard sur la jeune femme.
« Mademoiselle Gallio. Noté que j’attendais votre visite plus tard dans la journée. Je vous imaginait moins matinale, en réalité. Du coup, vu que j’avais prévu une entrevue pour plus tard. Vous n’avez qu’à repasser dans… Disons… 3 heures. Oui, trois heures ça me parait bien. Y a un très bon café en bas de la rue. A plus tard. »
Sans attendre de réponse il ferma à nouveau la porte de sa pièce. Et il prit soin de ne pas rester derrière, parce que… Est-ce qu’il y avait un meilleur moyen de tester son seuil de tolérance et de patience ? Cela dit il n’avait pas mentit sur un point, il attendait vraiment sa visite, mais un peu plus tard. Il était évident, pour lui, qu’elle viendrait. Si il n’avait pas voulu la voir débarquer, jamais il n’aurait donné son propre nom en allant chercher le rapport d’autopsie. Du coup, il s’installa sur le fauteuil face à la porte. Si elle passa cette dernière, elle ne pourra pas le rater et lui non plus. De l’autre côté de la porte, William posa un regard sur Sélène.
« Il est tout à vous. Bon courage. »
Et il descendit l’escalier, de simple mots signifiants qu’elle n’avait pas à se gêné vu l’accueil qu’Edward lui avait réservé. Après tout, ne la connaissant pas, il ne savait pas si elle était du genre à foncer, ou à attendre gentiment. |
|  | | Sélène Gallio Mutante de niveau Oméga { ADMINISTRATRICE }
Nombre de messages: 14650 Date d'inscription: 03/10/2006 Localisation: Mars Investigations, ou au Pandora's Box Clan: Damnés Age du personnage: 25 ans en apparence, mais quelques siècles de plus en réalité... Pouvoirs: télépathie par contact, ondes mentales, dématérialisation en fumée noire et contrôle des ombres Profession: patronne de Mars Investigations, co-gérante du Pandora's Box, égérie glaciale des Damnés. Cambrioleuse à ses heures perdues Points de rp: 2498
 | Sujet: Re: Première 'collaboration' [Edward] Sam 6 Nov - 19:47 | |
| La gouvernante avait un instant paru exaspéré suite à la demande de confirmation formulée par Sélène, et l’espace de quelques secondes la jeune femme avait craint que Livingston ait réellement déménagé en laissant l’endroit dans un état affligeant. Mais non, la logeuse confirma l’information transmise par Bérénice un peu plus tôt : Livingston habitait encore ici. William était ensuite arrivé puis s’était présenté à Sélène, avant que la jeune femme ne fasse de même. Elle avait lu sur ses traits qu’elle n’était pas une inconnue dans son esprit. C’était tout à fait normal, même si en étant loin d’être une célébrité, Sélène avait déjà vu quelques articles la concernant dans la presse, et visiblement il en était de même pour son interlocuteur.
S’il ne fallait visiblement pas déranger Livingston, Sélène ne pouvait se permettre d’attendre indéfiniment pour récupérer ce rapport puisque le deuil d’une famille dépendait des conclusions de cette enquête. Ce que par chance, William comprit très bien. Il commença une phrase que la logeuse interrompit d’une manière qui fit hausser un sourcil à Sélène : elle ne monterait pas pour prévenir Edward. Cela laissa la mutante perplexe, et elle réussit à retenir un sourire jusqu’à ce qu’Anna-Maria disparaisse derrière une porte. Le regard de la jeune femme se posa de nouveau sur William, qui excusa la logeuse avant de s’interrompre au beau milieu de sa phrase sans réellement avoir fourni d’excuse à ce refus catégorique de s’aventurer dans les étages. William secoua la tête avant d’inviter Sélène à le suivre, ce que la jeune femme accepta avec un sourire poli. Tout en gravissant les marches, elle ne pu retenir une remarque faite sur un ton amusé :
A en juger par l’attitude de cette brave jeune femme, on pourrait croire que cet escalier mène à un lieu où il vaut mieux ne pas mettre les pieds…
Ils passèrent le palier du premier étage et continuèrent leur ascension vers le deuxième. Inconsciemment, Sélène leva les yeux au-dessus d’elle en espérant apercevoir quelque chose qui lui permettrait de comprendre la réaction d’Anna-Maria, mais elle ne pu que constater qu’en dehors d’une horrible odeur de brûlé, le deuxième étage n’avait rien de plus choquant que le premier ou le rez-de-chaussée… William frappa à la porte tout en appelant Livingston, et un bruit résonna de l’autre côté de la porte quelques secondes après, faisant sursauter Sélène en raison du fracas auquel elle ne s’était pas attendue. La porte finit par s’ouvrir sur… euh… personne en fait. Ou du moins, jusqu’à ce que Sélène aperçoive au sol un homme ayant sans doute un fort lien de parenté avec un quelconque artiste aux tenues extravagantes – ou un clochard -, si on en jugeait par son vêtement élimé aux motifs impossibles à identifier. Le reste de ses vêtements autant que sa coiffure et sa barbe de plusieurs jours se passèrent de commentaire puisque l’individu était avachi par terre en paraissant pendu à la poignée de la porte. Fallait-il rire de cette situation ou au contraire, commencer à avoir un peu peur, à l’instar d’Anna-Maria ? Sélène n’eût pas le temps de dire quoi que ce soit, car la porte fut claquée bien avant qu’elle ou William ne puisse dire ou faire quoi que ce soit.
Sélène oscilla entre l’air scandalisé et un sourire incrédule, mais la porte était belle et bien close devant elle, coupant court à tout commencement de conversation. Il finit par jurer avant de reprocher à William de ne pas avoir signalé qu’il n’était pas seul, et ce dernier précisa que s’il l’avait fait, la porte serait sans doute restée close. Sélène leva les yeux au ciel, se demandant réellement sur quel énergumène elle était tombée. Ainsi donc, Livingston était la goule qui vivait au dernier étage de cette maison et terrorisait la logeuse. Et William semblait être le seul qui osait gravir ces marches…
Un tas de bruits finirent par se faire entendre de l’autre côté de la porte, et Sélène cala un peu plus confortablement l’étui de son violon dans ses bras en songeant un peu trop tard que cette entrevue au travers d’une porte ne la mettrait probablement pas dans de bonnes dispositions à l’égard de son consultant, sur lequel elle imprimerait bien volontiers la marque de son fouet pour lui apprendre à lui refermer la porte au nez… Avant même que Sélène n’interroge William sur les habitudes de Livingston, la porte s’ouvrit une seconde fois et Sélène orienta son regard vers le sol en s’attendant presque à l’y trouver une seconde fois. En apercevant deux jambes d’un pantalon – de pyjama ? – la jeune femme laissa ses yeux remonter plus haut, remarquant une robe de chambre assez décrépie et une tignasse qui se voulait disciplinée mais qui n’en avait aucunement l’air au-dessus de deux yeux perçants posés sur elle. Visiblement essoufflé, il finit par prononcer son nom, et enchaîna sur le fait qu’il ne l’attendait que plus tard dans la journée parce qu’il l’imaginait moins matinale. Alors que Sélène écarquillait les yeux en se demandant si elle devait le gifler pour le claquage de porte au nez ou pour cette insinuation ne se basant sur rien, Livingston lui demanda de repasser dans 3 heures avant de lui indiquer un très bon café dans le quartier. Concluant que la conversation était terminée, il claqua de nouveau la porte sans même laisser à Sélène le temps de dire quoi que ce soit. Sélène conserva son regard bloqué sur la porte, avant d’en revenir à William, qui venait de déclarer qu’il était tout à elle avant de lui souhaiter bon courage. A voix suffisamment audible pour que William entende et suffisamment basse pour ne pas être entendue à travers la porte, Sélène répondit avec humour à défaut de se ruer directement à l’intérieur de la pièce :
Je prends ça comme une bénédiction…
Alors que William redescendait, Sélène posa sa main sur la poignée de la porte et pénétra dans la pièce sans aucune hésitation, laissant claquer la porte derrière elle tant ce qu’elle voyait la laissa perplexe. Dans cette pièce régnait un bordel sans nom, et en baissant les yeux elle pu remarquer que ses bottes étaient en train de piétiner quelques feuilles qui avaient sans doute un jour eu leur utilité mais que leur propriétaire ne s’était pas décidé à ramasser pour les jeter. Son regard balaya la pièce en faisant mine d’ignorer Livingston qui était insolemment installé dans son fauteuil et s’imaginait sans doute qu’elle ne l’avait pas vu. C’est à ce moment précis que Sélène constata que l’odeur de brûlé venait d’ici, lorsque cette odeur la prit légèrement à la gorge. Quelques tubes à essai contenant des substances impossibles à identifier, des piles de livres et de papiers ça et là, un couteau planté dans une table sans doute pour servir de presse-papier – il avait intérêt à ne pas avoir fait subir sa méthode de non-rangement au rapport d’autopsie, nom d’un chien ! – et même un plateau repas abandonné à même le sol. Pour le reste de la « décoration », Sélène ne pouvait qu’apercevoir quelques étagères mais absolument rien de leur contenu puisque la pièce était plongée dans la pénombre.
La mutante s’approcha finalement du fauteuil faisant face à celui de Livingston et y déposa l’étui de son précieux violon avant d’enlever son caban pour le déposer négligemment sur le dossier du fauteuil. Elle n’avait pas accordé un seul mot ou regard à Livingston et s’éloignait à présent vers la partie gauche de la pièce sans que ses talons ne produisent le moindre bruit en raison de tout ce qui jonchait le sol. En songeant que la pénombre était gênante, la mutante avait avisé deux immenses fenêtres actuellement occultées par d’épais rideaux qui coupaient toute entrée de lumière, et bien vite la jeune femme attrapa le rideau de la première fenêtre et l’ouvrit dans un geste parfaitement calculé : la lumière abonda de manière sans doute désagréable pour une personne étant habituée au noir presque complet, et Sélène pivote de nouveau sur ses talons sans donner l’impression que la lumière retrouvée lui posait plus de problème que l’odeur qui flottait dans cette pièce. Elle traversa de nouveau la pièce en passant juste derrière le fauteuil qu’occupait Livingston et se dirigea vers la seconde fenêtre dont elle écarta les rideaux en procédant de la même manière et sans aucun égard pour l’occupant principal de l’endroit.
Bien vite, elle revint vers le fauteuil et déplaça l’étui de son violon pour y prendre place, croisant ses jambes dans un crissement de jean tout en réunissant ses mains à hauteur de sa poitrine. Elle balaya de nouveau la pièce du regard avant de poser enfin son regard sur Edward en feignant de sursauter :
M. Livingston ! Encore un peu et j’aurais pu ne jamais vous apercevoir au milieu de tout ce bazar. J’imagine que même si j’étais revenue trois heures plus tard, cela ne vous aurais pas suffi à rendre vos appartements suffisamment présentables pour y faire entrer une femme… à moins que vous ne préfériez laisser le bazar s’accumuler pour qu’aucune femme ne cherche à y entrer. – Son sourire s’étira avec amusement, alors qu’elle repensait à la réaction de la logeuse. – J’imagine également que trois jours de recherches ne suffiraient pas à retrouver mon rapport d’autopsie dans ce chaos…
C’était lui qui avait lancé les hostilités. Mieux valait ne pas s’étonner, donc. _________________  | Le devoir est une série d'acceptations. [ Victor Hugo ] |
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|  | | Edward Livingston Humain
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 | Sujet: Re: Première 'collaboration' [Edward] Lun 8 Nov - 22:16 | |
| Dans les escaliers qui avaient mené deux étages supérieurs, Mademoiselle Gallio n’avait pu s’empêcher une réflexion sur ce que pouvait supposer l’endroit où ils se rendait, grâce à la réaction d’Anna Maria. Un endroit où il ne vaux mieux pas mettre les pieds, selon ses termes. William n’avait répondu que par un bref et très léger rire. Elle n’était pas si loin de la vérité, en y réfléchissant bien. Lui-même, alors qu’il était un ami depuis des années de Livingston, ne savait jamais réellement ce qu’il allait trouver en ouvrant la porte du second étage. Mais, ce n’était pas la peine d’en informer, avec trop de détail, cette jeune femme venu voir le détective. Après tout, elle aurait tout loisir de constater les choses par elle-même.
La première image qu’elle pu avoir de Livingston fut des plus fugace et, la deuxième fois, il trouva le moyen de lui claquer la porte au nez une nouvelle fois sous prétexte qu’il l’attendait plus tard. Il lui avait conseillé un café, pour qu’elle puisse patienter pendant trois heures ce qui, pour être franc, ne surprenait pas réellement William. Edward avait toujours cette façon bien à lui de se présenter pour la première fois, le pire c’est qu’il ne le faisait pas tout le temps exprès. Quoiqu’il William souhaita bon courage à Sélène, qui prit ça comme une bénédiction, ce qu’il affirma avant de tourner les talons de te retourner en bas. Combien de temps arriverait-elle à tenir là haut ? Il n’osait prendre les paris sur le potentiel mal-menage de cette jaune femme a priori charmante.
Edward était donc à l’intérieur de sa pièce, regard fixé sur l’entrée en comptant silencieusement les secondes depuis qu’il avait entendu la première marche de l’escalier grincé. Le premier étonnement, qu’il ne laissa nullement paraitre fut que la poignée s’ouvrit en moins de quelques secondes, démontrant un manque totale d’hésitation. Deuxième observation, elle n’était pas entrée en furie, en hurlant au scandale ou avec une mine boudeuse, elle ne prit même pas la peine de le regarder. Non seulement elle n’avait pas hésiter et en plus de cela, elle avait un assez bon contrôle d’elle-même pour ne pas s’énerver alors qu’elle aurait pu en avoir le loisir.
Si elle ne daigna pas le regarder, lui eu tout le loisir de le faire. Une main callé sous son menton, les yeux légèrement plissés et habitués à cette obscurité il aurait été mentir de dire qu’il était passé à côté du côté perplexe de cette jeune femme. Elle ne disait pourtant rien, pas même une simple exclamation. Ce qui était tout à son honneur. Même pas un « ahhh » de dégoût ou de surprise qui aurait échappé à son contrôle, alors que les circonstances amenaient à ce genre de chose. La nouvelle patronne de Mars Investigation – Par la Reine ! Avait-il une femme pour patronne, maintenant ? L’horreur ! – posa un étuis de violon sur le fauteuil faisant face à Edward, il était au regret d’avouer que de posséder un tel instrument était un bon point. Le deuxième était le fait qu’elle l’amusait à ne pas daigner le regarder, ou feindre de ne pas le voir. Car, comment le rater à moins de le vouloir réellement, même dans cette pénombre ? Méthode intéressante, même si il se demandait encore ou elle venait en venir avec ce genre de réaction.
Ce qui fut nettement moins amusant fut le premier rideau qu’elle tira. Les rétines d’Edward lui donnèrent l’impression de bruler rapidement. Sous la surprise il laisser échapper une discrète exclamation, mais du prendre sur lui de ne pas hurler sur la femme qui venait de bafouer son sanctuaire en laissant entrer une lumière si agressives. Ses expériences, ne pensait-elle pas ? Certaine ne fonctionnait qu’en l’absence de rayon UV. Il allait devoir recommencer l’une d’entre elle. Deux bons points pour elle qui venait de s’envoler en fumée et, pour le principe, elle en perdit trois autres. Ce qui la menait dans les négatif du point de vue du barème très particulier d’Edward.
Quand elle traversa la pièce pour ouvrir la seconde fenêtre, Edward du faire un effort surhumain pour ne pas tomber à la renverse. Effort qui fut vain, vu que dans le sursaut qu’il ne pu empêcher son fauteuil se renversa et il se retrouva les pieds en l’air et le dos contre le dossier qui était à même le sol. Avant que Sélène n’est pu se détourner de la fenêtre, il avait balancer les pieds de manières à se relever. Elle l’avait sûrement vu faire mais, au moins, elle ne l’avait pas vu dans cette posture fâcheuse. Pour se donner l’air de rien, il réajusta sa robe de chambre avec toute la dignité dont il était capable, le regard qui donnait l’air de rien et cet air presque supérieur qu’il donnait si souvent l’impression d’avoir.
Sélène s’installa sur le fauteuil, pendant qu’il redressait le sien en ce voulant discret. Et voilà qu’elle fit semblant de sursauter en le voyant, pour annoncer qu’elle aurait été capable de ne pas le voir dans ce bazar. Alors c’était ça la raison de toute cette indifférence, faire référence à l’état de ses appartements. Original. Peut être un peu décevant, surtout quand son égo pouvait en avoir prit un coup après une chute du à l’ouverture d’un rideau, par exemple. Il reprenait place sur le fauteuil quand elle estima que même trois heures n’auraient pas été suffisant pour rendre l’endroit présentable pour y faire rentrer une femme, sauf si bien évidemment c’est ce qu’il recherchait. C’est sur cette réflexion là qu’il se mit à sourire en agitant doucement son majeur comme si il venait de comprendre une évidence même.
« Ah...Je comprend pourquoi on vous à nommer à la tête de Mars Investigation, vous faites preuves d’une observation et d’une déduction remarquable. »
Il était impossible de passer à côté de l’ironie de sa phrase, sa réflexion faisant plus preuve de critique que de compliment. Avait-il dit qu’il avait attribuer 5 points en moins avec l’ouverture du deuxième rideau et encore 5 points pour la chute que cela avait entraîner. Si ces calculs étaient juste – et ils l’étaient forcément, même si il se trompait – ca menait Sélène Gallio à un totale de -13 points. Et encore il était gentil, parce qu’il était capable d’enlever des points sous le simple prétexte qu’elle était une femme et encore plus parce qu’elle pouvait être sa « patronne » sur certaines affaires. Ce qui, de toute évidence, serait le cas sur le papier mais pas en pratique. Faut pas abuser. Bref dans ses grandes déductions elle imagina qu’il lui faudrait également beaucoup de temps pour retrouver son rapport – il nota bien le mot « mon » qu’elle prononça comme une annonce – dans tout ce bordel.
« Je serais tenté d’affirmer que c’est faux et que je peux vous le sortir en moins de trente secondes, mais j’ai bien peur que cela ne soit qu’une ruse pour savoir où il est et que vous le réclamiez comme votre du. Ce qui, tout à fait entre nous, n’est pas vraiment une réalité étant donné qu’il ne comporte aucun nom. Si vraiment vous le vouliez pour vous, vous n’aviez qu’à donner l’ordre expresse qu’il ne soit remit à personne d’autre que vous-même. A moins que vous n’avez pas fait cela par pure paraisse en imaginant envoyer quelqu’un d’autre à votre place. »
S’enfonçant un peu plus sur son fauteuil, le coude sur l’accoudoir et la main sous le menton, il observait la jeune femme qui lui faisait face. Tant de maitrise de soit dans une si jeune personne, quelle était son histoire ? Elle se maitrisait, agissait de manière réfléchit, et semblait avoir de l’esprit. Qualités assez rare chez les personnes de son âge. Mais pas impossible.
« Je me pose une question sur votre compte. L’intelligence est ce qui vous a parmi d’accéder à votre nouveau statut ou est-ce des disposition plus intime que vous auriez eu avec Monsieur Mars ? »
Il ne croyait pas vraiment à sa dernière théorie, mais elle avait décidé de répondre aux hostilités alors il fallait pas s’étonner ! |
|  | | Sélène Gallio Mutante de niveau Oméga { ADMINISTRATRICE }
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 | Sujet: Re: Première 'collaboration' [Edward] Jeu 11 Nov - 1:04 | |
| Sélène n’était pas vraiment le genre de femme qui aimait faire de la demi-mesure – tous domaines confondus. Pour ce qui était du cas de Livingston, la mutante n’avait pas loupé le léger rire qui avait échappé à William lorsqu’elle avait laissé entendre qu’il y avait dans les étages quelque chose d’hautement traumatisant qu’il convenait d’éviter. Elle n’avait rien dit de plus, et la suite s’était enchaînée assez rapidement et la porte avait claqué à deux reprises avant que William ne décide de redescendre en lui souhaitant bonne chance. Cette fois, il n’y eût aucun rire ou élément destiné à la mettre en garde, la dissuader ou… n’importe quoi d’autre.
Sélène était donc entrée avec tout le calme la caractérisant, et la poignée de la porte lui avait échappé des mains lorsque ses yeux avaient aperçu le bordel ambiant qui saturait littéralement l’espace. Ignorer la présence de Livingston ne lui posa absolument aucun problème ou cas de conscience particulier. Déposant ses affaires dans le fauteuil face à celui que le détective occupait, elle s’était dirigée assez rapidement et sans aucune gêne vers les fenêtres pour faire entrer un peu de lumière dans cette pièce à l’air bizarrement odorant. Vieux livres, restes de nourriture, tabac… et brûlé. Surtout le brûlé, en fait.
L’ouverture du premier rideau s’était accompagné d’une brève exclamation qui ne troubla pas pour autant l’attitude détachée de Sélène, même si elle se demanda l’espace d’un instant ce qu’il pouvait bien lui arriver. Le second rideau fut écarté de la même manière, et cette fois Sélène ne pu s’empêcher d’ignorer la chute du détective suite au basculement de son fauteuil. Etait-il à ce point gêné par la lumière ? Est-ce qu’il n’en rajoutait pas un peu pour se faire plaindre ? Tss, les hommes avaient toujours le don de se plaindre pour un rien… Livingston redressa son fauteuil et s’y réinstalla un peu avant que Sélène ne prenne place face à lui. Ce qui était assez étrange, c’était qu’il restait désespérément silencieux malgré une intrusion non-autorisée dans ses appartements, ce qui revenait à se demander s’il n’avait pas secrètement espéré qu’elle ose rentrer dans cette pièce.
Feignant la surprise avec cette perfection caractéristique – avec près de 795 ans de métier, Sélène avait eu le temps de s’entraîner ! – Sélène avait fini par laisser échapper l’un de ces traits d’humour complètement décalés dont elle était capable. Son interlocuteur s’anima finalement après quelques secondes de silence, et un sourire finit par étirer ses lèvres alors qu’il agitait son index (j’imagine que c’était l’index, parce qu’avec le majeur ça revient à un doigt d’honneur, hein ^^, et là c’est la main de Sélène dans sa tronche directement MDRR !). Ses paroles furent considérées de manière exacte par la mutante, c'est-à-dire avec l’ironie grinçante dont elles étaient imprégnées. Et après ? Est-ce qu’il s’attendait vraiment à ce qu’elle se vexe, sourit niaisement ou lui balance une baffe dont il se souviendrait pendant longtemps ? Assurément, c’était mal la connaître.
Cela nous fait déjà un premier point commun, assurément…
Au jeu du cynisme et de la mauvaise foi, il valait mieux éviter de trop la pousser. Sourire poli à l’appui, il était impossible de douter du fait qu’elle ne s’était absolument pas formalisée de ce qui avait été dit. Ce sourire qu’elle apercevait lui donnait déjà envie de lui taper dessus, mais il était peut-être encore trop tôt pour céder à ce genre de pulsions destructrices. Dans un genre plus discret, il restait encore la migraine par ondes mentales interposées… Au moins, ça ne laissait pas de trace.
Parce qu’elle n’avait pas été celle qui avait choisi d’engager les hostilités, Sélène avait choisi de s’adresser à Edward sur un ton égal. Et un petit sourire étira les lèvres de la mutante lorsqu’elle constata qu’il ne semblait pas vouloir s’arrêter là et faire amende honorable. Il affirma d’abord avec humour être capable de ressortir le dossier en moins de trente secondes, avant de se raviser et de conclure que sa remarque n’était sans doute qu’une ruse pour mettre la main dessus de manière déloyale. Il laissa ensuite entendre que si ce dossier lui était réellement destiné, elle n’avait qu’à faire inscrire son nom dessus. Il était sérieux, là ? Un sourcil haussé, Sélène se cala davantage dans le fond de son fauteuil, se mettant clairement à l’aise là où une jeune femme de son âge se serait probablement crispée et tortillée nerveusement sur son siège. Vint ensuite le moment où il sous-entendit qu’elle était suffisamment fainéante pour envoyer une autre personne chercher le dossier à sa place.
Pour votre méthode de rangement, je serais curieuse de vérifier si vraiment vous pouvez me ressortir ce dossier en moins de trente secondes et en évitant de marcher dans un restant de ragoût de mouton… Juste par curiosité, parce qu’il ne faudrait pas que vous imaginiez que cela ne serait qu’une occasion de vous portez une clé de bras pour simplement 12 pages de conclusions… - Son sourire s’étira, alors que son regard brillait de malice. – Concernant ce dossier que vous avez en votre possession alors que ça ne devrait pas être le cas… Je n’ai pas pour habitude de marquer mon territoire à la manière de certains animaux, M. Livingston. Cet endroit est le lieu où vous vivez, mais vous n’avez pas jugé utile de marquer votre nom à la craie sur la porte pour que toute la maisonnée soit certaine qu’il s’agissait de vos appartements…
Il en est de même pour ce rapport. Le Professeur Perkins savait que je devais passer le prendre, et à moins de lui avoir servi un baratin dont j’imagine à peu près la teneur, il ne vous l’aurais jamais confié…
Il s’agissait d’un homme de confiance. Artemus Mars le lui avait dit peu avant la passation de pouvoirs, et Sélène avait eu 6 mois pour apprendre à travailler avec le vieil homme. Perkins avait parlé d'un "assistant" envoyé par Sélène, alors à moins qu'Edward ne se considère réellement comme son homme à tout faire, il avait forcément embobiné le vieil homme...
En termes de fainéantise, M. Livingston, je ne vous ferais pas l’insulte de vous rappeler depuis combien de mois vous ne vous êtes occupé d’aucune affaire liée à Mars Investigations. Ce qui m’amène à considérer que dans cette pièce, le plus fainéant des deux n’est peut-être pas celui qu’on croit… - Sélène eût un mouvement de main. – Mais soit. Après quelques mois de blackout cérébral, j’imagine que vous avez eu le temps de vous intéresser à ce rapport et d’en tirer des conclusions…
Récupérer son rapport était en bonne position sur la liste des choses à régler aujourd’hui. Juste derrière la remise au travail de gré ou de force de l’insolente feignasse qui était installée face à elle. Jamais personne ne s’était permis de la traiter ou de la juger de cette manière depuis de très longues années, et tou(te)s avaient fini par retrouver la raison. Majoritairement après s’être frottés à la mauvaise humeur de Sélène, mais ce n’était quun détail.
Edward l’observait toujours, le menton en appui sur sa main et le bras accoudé contre le fauteuil. Sélène faisait de même, conservant le silence alors que contre sa jambe elle sentait son portable vibrer sans don sac. Peut-être quelque chose d’important, vu que cela faisait déjà la seconde fois. Une dernière question fut finalement formulée par Livingston, et Sélène ne pu retenir une exclamation :
Oh… - La suite ne tarda pas à arriver malgré l’air faussement peiné et absolument pas crédible qui s’était peint sur son visage toujours neutre. – Vous avez cru que… ? Si c’est de cette manière que vous avez été recruté, ce n’est absolument pas mon cas. Tout le monde n’est pas obligé d’en arriver là pour obtenir un job ou pour le conserver…
Sélène croisa ses jambes dans l’autre sens, prenant son temps en semblant parfaitement à son aise dans ce milieu hostile. En d’autres circonstances, elle aurait probablement joué la jeune écervelée rougissant et minaudant pour s’assurer une bonne couverture. Mais Livingston était trop irritant pour lui donner ne serait-ce que l’impression qu’il l’avait mise mal à l’aise…
Cela dit… Si nous en avons terminé avec les piques d'usage, peut-être pourrions-nous envisager de prêter intérêt à cette affaire de laquelle ni vous ni moi ne semblons décidés à nous défaire.
Elle n’était pas venue là pour lui faire exploser la tête ou le rendre fou à coups d’ondes mentales – d’accord, ça lui avait brièvement traversé l’esprit… - mais bien pour parler boulot. _________________  | Le devoir est une série d'acceptations. [ Victor Hugo ] |
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|  | | Edward Livingston Humain
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 | Sujet: Re: Première 'collaboration' [Edward] Sam 13 Nov - 22:55 | |
| Dans l’ironie de la première réplique d’Edward, faisant valoir une raison qui avait pu poussé Monsieur Mars à mettre Sélène à la tête de cette agence, cette dernière ne trouva rien de mieux à répondre que cela leur faisait un point commun. Notons, donc, à cette réponse, un certain scepticisme de la part de Livingston. Mais peu importe en réalité vu que tout était sur un ton dont il ne fallait pas se formaliser. Elle ne faisait que répondre au ton qu’il mettait et, il avouait, qu’elle ne s’en sortait pas trop mal. C’est d’ailleurs ce qui lui avait valu l’arrivée d’un barème de point pour l’évaluer mentalement. Même si ce barème se trouvait dans les négatif, elle en possédait au moins un, ce qui n’était pas accordé à la première personne venue. Soyons honnête, Sélène n’aurait eu aucun barème si elle avait été tranquillement se poster au café qu’il lui avait proposé pour revenir trois heures plus tard. Son entrée, sans invitation dans la pièce, avait été jugée positivement, ce qui pouvait étonner pour peu qu’on soit au courant de cela.
Un autre point qui n’était pas à négliger chez Livingston c’est qu’il aimait voir jusqu’à quel point les personnes pouvaient garder leur calme. Il était donc évident pour lui que repartir à zéro après que tout le monde est répondu sur le même temps, soit une chose non envisageable. Il s’étonnait intérieurement de la maîtrise qu’elle pouvait avoir d’elle-même alors que, physiquement, elle n’atteignait pas les 25 ans. Pour ce qui était de ses attitudes et de sa façon de parler, c’était une toute autre chose. Bien sur, il était loin d’imaginer l’âge qu’elle pouvait avoir en réalité. Qu’elle puisse vivre depuis plusieurs siècles ne fut même pas à l’ordre du jour. Et il s’accordait à dire qu’il pouvait y avoir des jeunes personnes plus évoluées que la moyenne, ce qui était une bonne chose sinon il mépriserait probablement le monde dans son intégralité.
Bref, si elle restait toujours calme, Edward alla un peu plus loin en annonçant qu’il ne voulait pas donner le dossier, même si il était capable de le trouver en moins d’une minutes. Après tout, si c’était son dossier à elle, elle n’avait qu’à mettre son nom dessus. Bien sur, Sélène ne croyait pas au fait qu’il puisse trouver ce dossier aussi rapidement en évitant ce qui pouvait se trouver sur le sol, allant même jusqu’à dire qu’elle n’usait pas de ruse l’obligeant par la suite à une clé de bras. Là, un sourire se dessina sur le lèvres d’Edward. Le pire, chez lui, c’est qu’il serait capable d’aller chercher le dossier, refuser de lui donner, juste pour savoir comment elle s’y prendrait avec sa clé de bras. Quelle meilleure manière pour juger une personne que de faire les frais de ses capacités ? Au moins, il saurait à quoi s’attendre pour la prochaine fois.
Mieux, encore, alors qu’il avait parlé de manque de nom sur le dossier, elle parlait de marquer son territoire à la façon des animaux. Et pour donner un exemple, elle parla de cette pièce ou la porte ne comportait aucun nom pour signifier que c’était bien ses appartements. Pouvait-on réellement comparer ce lieu avec un dossier ? Il ne le pensait pas, ce qui fait que la réflexion lui passa un peu au dessus de la tête, bien qu’elle l’amusa quelque peu intérieurement. Mais avant de répondre quoique ce soit, il la laissa finir pour qu’elle puisse sous entendre qu’il avait eu ce dossier par la ruse étant donné la confiance accordé au professeur Perkins. Ce qui, en toute objectivité, il ne pouvait pas nier.
Avoir fait référence à une éventuelle fainéantise de la part de Sélène semblait avoir fait mouche, par contre. Elle estimait, par ailleurs que c’était lui qui devait se considérer comme cela étant donné qu’il n’avait pas travailler pour Mars Investigation depuis plusieurs mois. Là, c’est elle qui faisait un peu mouche. Parce que les raisons étaient toutes autres, et il comptait bien les exposer. Du coup, ayant fini, il entreprit de répondre à tout ce qui venait de se dire.
« Si vous êtes capable de faire référence à un quelconque ragoût dans cette pièce, je n’ose imaginer ce que vous penserez de ce sur quoi vous vous êtes assise ! »
C'est-à-dire sur rien, mais le doute était franchement permit en vue du reste de la pièce. La phrase en elle-même avait été dite avec un ton qui tendait vers cette hésitation : disait-il vrai ou non ? Après tout elle était capable d’être passé à côté de quelque chose vu l’obscurité de la pièce à son arrivée. Mais cette phrase visait à dire, également, qu’il savait parfaitement ce qui se trouvait ou non dans cette pièce et l’endroit ou cela se trouvait. Il ne mentait pas quand il disait être capable de sortir le dossier en moins de trente seconde. Mais sans arrêter il continua.
« Pour ce qui est de marquer les lieux, je ne sais pas d’où vous vient votre référence et ce que vous imaginez que je fais dans cette pièce. Mais le fait d’y penser me donne certain doute quand à votre manière de voir les choses dans votre propre demeure. Pour ma part, mon nom est affiché sur une boite aux lettres à l’entrée de la maison, ce qui me semble bien suffisant étant loin de penser à faire une quelconque référence avec des animaux contrairement à vous. »
Si elle avait déjà vu, ou pratiquait, un marquage de territoire de cette façon, c’était son problème. Pas celui d’Edward. Il trouvait juste étonnant qu’elle ait pu sortir une telle comparaison. Mais peu importe, suivant toujours ce qu’elle avait pu dire, il ne s’arrêta pas pour autant afin de suivre le fil des raisonnements qu’elle avait eu.
« Je n’aurais pas la prétention de rejeter vos idées sur la teneur de ce qui à pu se dire avec le professeur Perkins, vu que vous semblez vous plaire dans des déductions. Je vous les laisse. Mais en ce qui concerne mon manque d’activité, il n’est peut être pas utile de vous stipuler la teneur de mon contrat qui me lie avec Mars Investigation. Il n’a jamais été question que je travail sur toutes les affaires qui passent et que la personne la plus lambda puisse résoudre, un blackaout cérébral, pour reprendre vos termes, est bien plus avantageux. Encore plus quand des affaires m’appel ailleurs, l’exclusivité de mon travail n’appartenant pas qu’à votre agence. »
Que ce soit clair, son raisonnement pouvait paraître des plus prétentieux. D’ailleurs il était difficile de voir les choses autrement, pourtant ce n’était pas le cas. Il était convenu, en vue de son caractère invivable, que faire appel à Livingston se ferait que sur des affaires un minimum compliquées. Si il n’avait pas été appelé ses derniers mois c’est que les affaires qui étaient tombées pouvait être résolue par une autre personne, alors pourquoi se prendre la tête à se déplacer. En dehors de cela, Mars Investigation n’était pas son unique source de revenu. Edward travaillait à son compte depuis un bon moment, et commençait doucement à travailler avec la police de cette ville. Affirmer une fainéantise de sa part n’était donc pas justifié. Tout comme le fait qu’elle ne l’était pas en remettant ce trait de caractère sur Sélène.
Allant toujours plus loin dans sa quête qui visait à savoir à partir de quand elle perdrait patience, Edward avait laisse passer l’insinuation qu’elle avait pu avoir recours à ses charmes pour avoir ce poste. Elle ne n’avait, cependant, pas réagit de la manière qu’il s’était imaginé. Elle fut faussement étonnée et peinée pour dire que si lui avait eu le travail de cette façon, ce n’était absolument pas le cas pour elle. Elle alla même sous entendre qu’elle, elle n’était pas obliger d’en arriver là pour avoir ou conserver son emploi, ce qui n’était pas le cas de tout le monde. Edward plissa les yeux.
« Est-ce que je dois voir dans cette dernière phrase une sorte de menace visant à dire que je dois en arriver là pour conserver ma place ? Non, parce que si vous vous rappeler bien ce que je vous ai dit je vous ai laissé le choix entre coucherie et intelligence, vous avez sauté sur la première proposition pour en défendre. Pour ma part, je ne vois même pas l’utilité de me justifier où de définir mes méthodes étant donné que c’est la deuxième solution qui m’a permit d’avoir cette place. »
Oui il y avait peu de chance pour que l’on ne considère pas Edward comme une personne prétentieuse, à la première rencontre. Cela dit, son sens du jugement et de l’observation l’interdisait d’être prétentieux. Il avait juste une vision assez nette des choses et savait s’évaluer. Mais comment le savoir si on ne le connaissait pas ou si l’on ne savait pas ses résultats ? Le connaître, travailler avec lui, permettait de se rendre compte qu’il n’était pas prétentieux et qu’il était tout à fait capable de dire quand quelque chose lui échappait ou qu’il buttait sur un détail. Là, n’avait jamais été le problème.
Sélène fini par demander si leur joute verbale touchait à leur fin afin de pouvoir se concentrer sur l’affaire car, selon elle, aucun des deux ne semblaient vouloir s’en défaire.
« En réalité, Mademoiselle Gallio, je vous laisse aisément le soin de cette affaire qui, j’en suis navré, n’est pas aussi compliqué que ce que j’avais pu imaginer. »
Compliqué, elle l’avait été en un certain sens. Quand ça ne l’était pas il avait tendance à vite trouver une solution. Là, il avait du user de deux jours d’isolement, de test, d’expérience, pour finalement arriver à une conclusion ou il lui manquait que quelques détails qui, de toute façon, ne changeait pas la résolution de cette affaire. Enfin tout était une question de point de vue étant donné qu’Edward était capable de considérer le coupable comme un détail sans importance, la chose la plus intéressante étant le mode opératoire et les raisons.
« Mais si vous semblez si pressée de finir cette affaire pourquoi refuser de répondre à votre téléphone. Il y a de grandes chances que c’est un rapport avec l’affaire puisque, vous avez du prévenir vous en occuper, ou du moins le signifier étant donné que vous avez sûrement du appeler l’agence pour avoir mon adresse. Ou alors ce cher professeur Perkins pour savoir si vous avez bien le dossier. Oh et pourquoi pas la personne à qui vous aviez prit ce violon. Non parce que si vous avez pu vous le payer avec le salaire de Mars Investigation, je demande une augmentation rapidement. »
En réalité il y avait beaucoup trop de choix pour l’appel qu’elle recevait depuis un petit moment, pour qu’il puisse savoir de qui il s’agit. Avoir parler du violon, sous entendre qu’elle l’avait prit, c’était plus pour tester qu’autre chose. Bien qu’il ne pensait pas, sincèrement, que le salaire de Mars Investigation puisse l’aider à s’acheter ce genre de chose. Comment le savoir alors qu’il n’avait même pas vu à quoi il ressemblait ? Elle l’avait avec elle plutôt que de le laisser dans la voiture, c’était déjà une indication de choix, entre autre chose. |
|  | | Sélène Gallio Mutante de niveau Oméga { ADMINISTRATRICE }
Nombre de messages: 14650 Date d'inscription: 03/10/2006 Localisation: Mars Investigations, ou au Pandora's Box Clan: Damnés Age du personnage: 25 ans en apparence, mais quelques siècles de plus en réalité... Pouvoirs: télépathie par contact, ondes mentales, dématérialisation en fumée noire et contrôle des ombres Profession: patronne de Mars Investigations, co-gérante du Pandora's Box, égérie glaciale des Damnés. Cambrioleuse à ses heures perdues Points de rp: 2498
 | Sujet: Re: Première 'collaboration' [Edward] Dim 14 Nov - 1:51 | |
| Sélène était dotée d’une patience incroyable. Et à chaque seconde qui passait sans qu’elle ne se soit levée pour coller une baffe à Livingston, elle se félicitait d’avoir acquis cette qualité plus que positive au cours des siècles qu’elle avait traversés. Les pulsions violentes n’était pourtant pas habituelles, mais il fallait reconnaître qu’elle se trouvait là face à un interlocuteur suffisamment insolent pour lui donner envie de lui coller une gifle magistrale pour lui apprendre qui était la patronne. Oui, Sélène aimait asseoir sa domination en un certain nombre de domaines, et elle ne se laisserait faire sans broncher ni par un employé, ni par un consultant. Ce qui revenait plus ou moins au même puisque c’était elle qui signait les chèques de Livingston au final… Ou plutôt qui était sensée les signer, parce qu’il n’avait pas encore travaillé pour l’agence depuis qu’elle avait pris ses fonctions.
Sélène était capable de se montrer conciliante jusqu’à un certain point, et malgré tout ce que ses employés avaient pu lui dire au sujet de Livingston, elle n’était absolument pas prête à lui céder en quelque domaine qui soit. Cela n’impliquait pas qu’elle resterait là jusqu’au lendemain et lui exploserait la tête à coups d’ondes mentales juste pour récupérer les 12 pages qui lui étaient destinées, en sachant qu’elle pourrait en obtenir une copie auprès du Professeur Perkins… Elle n’avait pas envie de batailler pour rien, ou de fournir une distraction à l’homme qui se trouvait face à elle et semblait ne pas vouloir la quitter du regard. Etait-il en train de la jauger ? Ca ne faisait aucun doute. Après tout, les hommes éprouvaient certaines difficultés dès lors que leur supérieur hiérarchique était une femme, alors quoi de plus normal que de chercher à voir ce qu’elle avait dans le ventre ?
Livingston tenta une diversion en précisant que si elle avait identifié les restes d’un ragout de mouton, il n’osait imaginer sur quoi elle était assise. Si le but avait été de la faire se lever comme une furie en hurlant « mes vêtements tous neufs et hors de prix », c’était raté. Sélène étrécit les yeux, pratiquement certaine de n’avoir senti aucune épaisseur désagréable sous ses fesses lorsqu’elle s’était assise. Il s’agissait peut-être de sauce ou d’un liquide encore indéterminé, mais de ce dont elle pouvait juger et parce que l’étui de son violon posé précédemment dans le fauteuil était encore aussi propre qu’à son arrivée, elle n’était assise sur rien d’autre qu’un fauteuil. Quelques secondes passèrent avant qu’elle ne reprenne la parole :
Dans le doute, le montant de la note du teinturier sera déduit de vos futurs honoraires.
Elle avait prononcé cette phrase avec toujours ce calme olympien qui n’allait que difficilement avec l’âge qu’elle était sensée avoir : pourquoi vociférer comme une hystérique au sujet d’un problème qui pouvait être réglé de manière simple ? Plus exactement, si la pièce était particulièrement encombrée, il n’y avait rien qui puisse être réellement qualifié de « sale ». Il y avait certes un plateau repas, mais son contenu demeurait dessus et non étalé sur les papiers jonchant le sol. Ce qui traduisait malgré tout un certain sens de la propreté – avec de gros guillemets. Le désordre ne rimait pas nécessairement avec saleté, et Sélène ne s’y était pas vraiment trompée avec ce qu’elle avait vu lorsqu’elle s’était dirigée vers les fenêtres pour faire entrer un peu de lumière dans la pièce.
Edward finit par rebondir sur une comparaison un peu malheureuse que Sélène avait établie, en laissant entendre que la propreté de ses propres appartements n’était peut-être pas réellement garantie si elle procédait de la sorte. L’espace de quelques secondes, elle leva les yeux au ciel avant de poser son regard sombre sur son interlocuteur :
A l’extérieur figure également la plaque d’un médecin, M. Livingston. Ce qui signifie qu’il pourrait être aisé de se tromper de porte une fois à l’intérieur de cette demeure lorsque l’on n’est pas habitué à y pénétrer… Pour ce qui concerne ma demeure, je crains que vous ne soyez très loin du compte. Mais passons sur les considérations concernant le nettoyage et l’ordre, je crains que cela ne soit pas le plus important au final.
Il semblait faire une fixation sur le « marquage de territoire », mais Sélène n’avait aucunement envie de se lancer dans des parallèles historiques inédits desquels elle n’était même pas sensée être au courant puisqu’elle n’était pas sensée avoir plus de 25 ans. Edward ne nia pas avoir embobiner le Professeur Perkins, et conclut qu’il laissait à Sélène ses déductions. Ce qu’il pouvait être grossier sans même s’en rendre compte, ça dépassait l’entendement ! Ou alors il s’en rendait parfaitement compte et s’en amusait allègrement. Avec une pédance incroyable, il lui rappela qu’il n’avait aucun contrat d’exclusivité avec Mars Investigations, et que de ce fait il pouvait être amené à travailler ailleurs et sur d’autres affaires. Sélène ouvrit la bouche sans qu’aucun son n’en sorte, mais lui répondre quelque chose ressemblant à « Encore heureux parce que cela signifierait de venir récupérer des dossiers volés tous les matins » ne parut pas une excellente idée après coup. La jeune femme se félicita intérieurement de sa retenue.
Je suis parfaitement au courant de ce que le mot « consultant » signifie, M. Livingston. Je sais en revanche ce que cela ne signifie pas : voler des dossiers sans prévenir la personne chargée de l’affaire. Comprenez que je n’ai rien contre le fait que vous ne soyez pas employé à plein temps à l’agence, mais j’ai en revanche un gros problème avec le fait que des dossiers disparaissent alors que personne n’a fait appel à vous…
Toujours aussi calme, Sélène venait de lui expliquer en quelques mots que le fait d’être consultant impliquait qu’il ne pouvait pas débarquer à l’agence, laisser trainer ses oreilles et voler l’affaire sous le nez d’un employé à temps plein juste parce qu’elle était digne de lui. Non mais, qu’est-ce qu’il ne fallait pas entendre ! Lui non plus, ce n’était pas la modestie qui l’étouffait. Ah, les hommes ! A la remarque aux sous-entendus sexistes que Sélène avait retournée contre l’envoyeur, Edward ne trouva rien de mieux que de répondre par une insinuation du même type, à savoir qu’il lui demanda s’il lui faudrait en passer par là s’il souhaitait lui-même conserver sa place.
Je ne conserve pas mes employés pour ce genre de compétences ; vraiment désolée.
Cette fois-ci, ce fut un sourire parfaitement ironique qui étira les lèvres de la mutante alors qu’elle ignorait une première vibration de son sac. Livingston lui rappela ensuite qu’il lui avait laissé le choix entre deux hypothèses concernant la manière dont elle avait obtenu sa place, en précisant qu’elle avait sauté sur la première en laissant la seconde de côté. Il eût ensuite le culot de préciser que lui avait obtenu son poste du fait de ces capacités et qu’il n’avait aucunement besoin de s’en justifier. Sa modestie autant que la douceur de ses propos avaient sans doute également contribué à ce choix d’embauche, et Sélène ne remercierait jamais autant Artemus Mars qu’au moment précis où elle envisagea clairement de balancer n’importe quel objet à la face de Livingston pour en faire disparaître ce sourire irritant. Son regard se porta sur une petite table qui en plus de se trouver à portée de bras supportait une arme… Un sourire indéchiffrable étira ses lèvres : s’il ne lui rendait pas ce dossier et ne cessait pas de se moquer d’elle, elle lui clouerait le bec et lui collerait une balle dans le corps par la suite. Non mais oh. Aucun homme n’avait jamais eu ce genre d’attitude à son égard, et tout britannique qu’il semblait être, Edward Livingston était sans doute l’homme le plus pédant et le plus culotté qu’elle ait croisé ces 300 dernières années ; Jason Wyngarde arrivant en 1ère place toutes époques confondues.
Eliminer la possibilité la plus grotesque laisse place à la possibilité exacte, je pensais qu’au vu de vos capacités présumées, il n’était pas utile de vous infliger un « Puisque je n’ai pas couché pour réussir, ça veut dire que j’ai eu ce poste au mérite ».
Il aimait souligner qu’il possédait des capacités ? Sélène mettrait cet état de fait en doute aussi longtemps qu’il mettrait les siennes en doute. L’arroseur arrosé, en quelque sorte. Et s’il ne mettait pas un terme à sa petite mascarade, Sélène n’aurait aucun scrupule à pousser plus loin le parallèle, même si cela l’exaspérait d’avance parce qu’elle n’avait que faire de ce genre de joutes verbales ne débouchant sur rien. Edward finit par conclure qu’il lui laissait l’affaire parce qu’elle n’était pas aussi complexe que ce qu’il avait d’abord cru, et Sélène haussa simplement un sourcil. Alors c’était tout ? Il lui laissait l’affaire et point barre ? Sélène n’eût pas le loisir de poser la question qui lui brûlait les lèvres parce qu’il poursuivit en lui suggérant de répondre à son téléphone qui vibrait à présent pour la seconde fois. Une idée grandiose ; ça lui éviterait de lui coller une balle dans l’épaule et de le séquestrer chez lui jusqu’à ce qu’il implore sa clémence…
Vous semblez passer légèrement à côté de mes motivations concernant cette affaire…
Sélène porta son portable à son oreille gauche, et la voix de Bérénice retentit à l’autre bout du fil :
Patronne, j’ai récupéré une copie du rapport d’autopsie ! Le professeur nous l’a faxé il y a quelques minutes, donc tu peux t’enfuir à toutes jambes dès que tu en auras l’opportunité. A vrai dire, je ne m’attendais pas réellement à ce genre de nouvelle… J’imagine qu’il a du être odieux et… Du tout. – Son regard se posa de manière appuyée sur Edward. – Ce fut très divertissant, en réalité…
Un éclat de rire résonna dans le combiné, obligeant Sélène à l’éloigner de son oreille pendant quelques secondes pour préserver l’intégrité de ses tympans. Bérénice parvint à calmer son hilarité assez rapidement :
Sérieusement ? On en reparle tout à l’heure. Il t’a rendu ce qui avait été volé ? On en reparle tout à l’heure. Patronne !
Sélène mit fin à la conversation et laissa glisser son portable dans son sac. Elle avait un double du rapport, ce qui pouvait écourter cet entretien avec Livingston de manière significative, mais pourtant son visage n’avait pas bougé d’un iota et ne s’était troublé d’aucune expression. Du moins, jusqu’à ce qu’Edward laisse entendre que le violon qu’elle transportait avec elle avait été « pris » et que dans l’hypothèse où elle l’avait acheté au lieu de le voler, il comptait demander une augmentation. Le regard de la jeune femme resta posé sur lui un moment avant de glisser vers l’étui de son violon alors qu’un sourire amusé étirait ses lèvres :
J’ignore quelle est la réponse que vous attendez au sujet de ce violon, mais je peux en revanche vous assurer qu’il vous faudra commencer par travailler un minimum avant de pouvoir prétendre à une quelconque augmentation. Cette affaire qui n’est absolument pas compliquée pourrait être une bonne occasion de vous y remettre, puisque vous avez déjà jeté un œil au rapport d’autopsie. Vous avez le rapport, mais il y a encore quelques documents que vous pourrez lire sans avoir besoin de les voler… - Elle laissa sa phrase en suspend avant de poursuivre. – Est-ce que cette affaire a vraiment perdu tout intérêt à vos yeux ?
A demi-mots, elle lui suggérait de se bouger le derche et d’accepter de travailler avec elle… mais c’était formulé de manière bien plus civilisée, et avec plus de classe. L’étui de violon fut saisi, et Sélène le posa sur ses genoux avant d’ouvrir l’étui de manière à empêcher Edward d’apercevoir son instrument. Saisissant simplement l’archet qui tournoya brièvement entre ses longs doigts avant de s’immobiliser dans la position adéquate pour un joueur de violon, la mutante posa de nouveau ses deux prunelles noires sur Edward :
S’agit-il d’un violon volé par une néophyte en la matière pour le revendre ensuite, ou a-t-il été acquis pour un dessein bien précis, à votre avis ?
Savoir tenir un archet correctement n’impliquait absolument pas qu’elle savait jouer d’un violon ou qu’elle en connaissait les subtilités. Absolument rien ne pouvait permettre de tendre avec certitude vers l’une ou l’autre des hypothèses… Sélène pouvait également être très joueuse pour peu qu’on ne cherche pas à l’exaspérer d’entrée de jeu. _________________  | Le devoir est une série d'acceptations. [ Victor Hugo ] |
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|  | | Edward Livingston Humain
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 | Sujet: Re: Première 'collaboration' [Edward] Dim 14 Nov - 21:58 | |
| Mademoiselle Gallio ne s’était pas relevé d’un bond pour regarder, sous elle, si elle était assise sur quelque chose d’inconnu. Non, elle s’était contenter de rester assise, peut être une petite seconde de réflexion, mais pas de réflexe comme aurait pu avoir un bon 75% des gens. La seule phrase qui lui échappa, toujours avec ce grand calme qui la caractérisait et qu’il ne comprenait pas, était pour expliquer à Livingston que le prix du teinturier serait à déduire de ses prochains salaires. Ce à quoi il haussa un sourcil, avant de répondre rapidement.
« Hors de question que je paye pour une action que vous n’avez même pas été invité à faire. »
D’une elle n’avait pas été invitée à entrer dans cette pièce. Deux, elle n’avait pas été conviée à s’asseoir, de ce simple fait, elle n’avait aucun droit concernant une éventuelle déduction sur ses futurs honoraires. Edward ne savait pas si la « menace » était réelle ou non mais, dans le doute, il refusait de faire les frais de quelque chose dont il n’avait pas à se sentir coupable. Il y avait, quand même, une limite à tout. Et, de toute façon, la question ne se posait pas vraiment vu qu’elle n’était pas assise sur quelque chose qui pourrait compromettre ses vêtements. Le bordel était une chose, la propreté en était une autre. Les deux étaient trop souvent associé de manière injuste… Enfin, peut être pas si injustement que cela.
En ce qui concerne un éventuel marquage, où Edward s’était justifier par le nom sur la boite aux lettres, Sélène trouva à répondre qu’un autre nom y figurait également. Elle ajouta, donc, qu’il était possible de se tromper et que, concernant son appartement, la supposition de Livingston était loin de la vérité. Cela dit, il avait dit cela pour répondre à sa précédente réplique, ce qui n’impliquait pas une vérité absolue comme il pouvait faire sur certaine personne, après les avoir entrevus.
« Plaque qui se situe, également, sur la porte du premier étage. Ce qui laisse, en toute logique, plus qu’un nom de possible pour la porte du second étage. Mais peut-être n’était-elle pas assez grande ou brillante pour être vue. »
La dernière phrase eut un ton ironique un peu plus poussé afin que cela soit bien prit en considération. On pouvait y voir une forme de critique, cela lui importait peu en réalité. Qu’elle prenne les choses comme bon lui semble. Bien qu’elle semblait bien trop maîtresse d’elle-même pour en venir à, enfin, s’emporter. La faire sortir de ses gongs était une chose qui ne semblait pas possible. Il pensa qu’il allait peut être y arriver, en parlant du fait qu’il était loin d’être sans enquête. Un instant, elle ouvrit la bouche sans qu’aucun son n’en sorte. Il réprima un sourire en se disant que, même si elle n’en venait pas à s’énerver, il avait au moins réussi à lui faire avoir une expression non contrôlé. Et cela lui était, déjà, bien suffisant pace que ça admettait qu’il y avait moyen de la faire sortir de ses gonds. Bien que cela demanderait beaucoup d’acharnement, à moins de trouver un sujet ou elle soit particulièrement successible. Cela dit, elle trouva le moyen de se reprendre très vite, évitant de dire ce qui lui était passé par la tête en premier. Sûrement peu flatteur pour le détective. Bon, il voulait bien lui accorder le fait que « consultant » n’impliquait pas de « voler » des dossiers. Cela dit, le terme était un peu fort, non ?
« En réalité, je l’ai emprunté et non pas voler. A la limite je veux bien qu’on m’accuse, également, de prise d’otage de dossier qui me donne l’occasion de pousser cette discussion un peu plus loin mais… Voler… Jamais je ne pourrai faire une chose de ce genre, mais méthode en deviendrait, en quelque sorte, illégale et… Disons que ce n’est pas comme si c’était une habitude. »
Le ton employé était faussement vexé, ce qui était fait exprès. Que ce soit clair, il n’avait aucunement l’impression que Sélène était la première sotte venue, encore moins qu’elle est eu son poste par coucherie – même si il aimait poser cette hypothèse – de ce fait, il pensait aisément que Sélène pourrait comprendre que le ton qu’il employait n’était pas des plus sérieux. Et, si elle comprenait cela, alors elle comprendrait également que tout ce qu’il avait dit était à prendre dans le sens inverse. Il avait bien « emprunté » le dossier, cela dit il avait toujours agit sur le fil de la légalité, dépassant souvent cette ligne imaginaire. Et ça, ça ne changerait pas. Soit elle l’acceptait, soit elle rompait ce contrat de consultant qu’il pouvait avoir.
Pour ce qui était de cette histoire de coucherie pour garder son post, ce qu’elle avait insinué en parlant de « garder » un post et non pas seulement de l’ « avoir », elle s’excusa mais elle ne conservait pas les gens de cette manière. Edward lâcha un soupir de soulagement, accompagner d’un geste de la main qu’il porta sur son cœur, comme pour montrer grossièrement à quel point il était soulager de savoir qu’il n’aurait pas à coucher pour garder sa place. Cela dit comme tout cela était partit d’une supposition visant à voir ses réactions, il n’allait pas s’amuser à revenir éternellement dessus. Cela n’avait pas le moindre intérêt à ses yeux.
Sélène se défendit en assurant que si elle avait éliminer la possibilité la plus débile, il restait forcément celle qui impliquait qu’elle est eu son travail par ses capacités. Ce dont, il ne doutait pas, bien qu’il afficha un regard des plus septique et un haussement d’épaules accompagner d’un :
« Si vous le dites… »
En aucun cas il ne se sentit agresser par les propos de Sélène qui, de ce fait, mettait en doute sa propre capacité d’analyse. Ce qui n’était pas le cas, vu que la réflexion de base était faite pour tester la jeune femme et non pour réellement insinuer qu’elle avait pu coucher pour avoir son emploi. Et connaissant Monsieur mars pour l’avoir rencontré plusieurs fois, il doutait fortement que ce soit le genre de cet ancien patron qui avait réussi à embaucher Edward, malgré son côté invivable, juste parce qu’il avait des résultats. C’était forcément la même chose pour Sélène. Même si les deux avaient pu avoir des rapports plus intimes, il y avait peu de chance pour que cela soit entré dans le jugement de Monsieur Mars.
Sélène fini par décrocher son téléphone, après avoir stipuler qu’Edward semblait passer à côté de ses réelles motivations concernant cette affaire. Mais il n’ajouta rien, vu qu’il était impoli de parler pendant que quelqu’un se trouvait au téléphone. Il n’entendait que les paroles de Sélène, difficile de ne pas les entendre, même en le voulant. Quelque chose en rapport avec Edward fut très divertissant, selon la jeune femme. Jusqu’à ce qu’un éclat de rire s’entende à l’autre bout du fil. Un rire qui eu pour but de faire écarter le téléphone des oreilles de Sélène et de rapporter cet éclat de rire, sans l’ombre d’un doute à Bérénice de Mars Investigation. Mais Edward resta sans la moindre expression.
La réplique sur le violon entraîna un moment de réflexion, jusqu’à ce que sélène prenne l’étui et l’ouvre, tout en cachant son contenu à Edward, pour en sortir un simple archet. Du moins, avant d’en arriver là, elle avait tenté une sorte de nouvelle approche concernant l’histoire. Ce que nota, particulièrement, Edward fut qu’elle ne demandait plus le dossier. Quoiqu’il en soit, il était bien difficile de ne pas saisir le message qu’elle était en train de transmettre. Et, il devait avouer que c’était franchement tentant, surtout la manière dont elle l’alpaguait en mettant en avant d’autre document qu’il pourrait lire, sans avoir à les voler.
« Que cela serait ennuyeux d’avoir accès à tout sans le moindre soucis ! »
Bon honnêtement c’était juste une façon de gagner un peu de temps, parce que plusieurs paramètres étaient de lui venir en tête et qu’il fallait qu’il démêle un peu tout ça avant de prendre la moindre décision. D’ailleurs, le fait qu’il ne souhaite pas répondre devait se voir par le fait qu’il n’avait pas répondu à la dernière question qui visait à savoir si l’affaire avait perdu tout intérêt à ses yeux. Il y avait plus qu’à espérer qu’elle le comprenne et qu’elle le laisse revenir sur ce sujet quand il en aurait envie.
On en était donc à ce moment ou elle avait l’archet entre les mains, le faisant tourner avec dextérité, pendant qu’elle lui posait une question. Est-ce que selon lui, c’était un violon voler par une néophyte, ou un violon acquis pour quelque chose de précis. Edward resta silencieux, il se pencha en avant, son coude poser sur sa jambe, sa tête soutenu par son poing qu’il avait caller sous son menton. Plissant les yeux, et sous le nouvel éclairage parfait qu’offrait l’ouverture des rideaux, il observa la jeune femme tenir l’archet de manière correcte. Quelques secondes passèrent, sans qu’un mot ne soit prononcé, sans qu’il ne bouge ne serait-ce que le petit doigt. Finalement, il s’anima quelque peu, ne changeant pas pour autant sa position et il commença.
« Un violon volé ? Aucune idée sur la question, n’ayant pas la moindre idée de vos revenus ou de vos passes temps. Par une néophyte ? Ce n’est, assurément, pas le cas. Je pourrais dire que je tiens cela de votre façon de tenir l’archet, mais ça serait faire une erreur de jugement car cela peut être à la portée de tout le monde. Mais le port de votre main, le bout de vos doigts gauches, tente à prouver que vous jouez, au moins de manière régulière. Alors je pencherai sur le fait que cette possession est entre vos mains pour une raison bien particulière. Il s’enfonça à nouveau dans son siège, laissant ses mains sur chaque accoudoir du fauteuil. Mais, si je peux me permettre, il y a des question bien plus difficile sur votre compte, auquel vous me verriez facilement sécher sur la réponse comme, par exemple : Quelle vie avez-vous bien pu mener pour avoir une telle maîtrise. Est-ce ce genre de vie compliquée et dure, comme on le voit trop souvent, qui donne l’impression que ceux qui l’ont subi on vécu plusieurs vie à vingt ans ? »
Chose pour laquelle il planchait plus particulièrement vu qu’il n’était pas en mesure de comprendre, ou de penser, qu’elle pouvait effectivement avoir vécu l’équivalent de trop nombreuses vies. Cela dit, afin de ne pas rester sur un sujet qui pouvait paraître trop personnel, le but n’étant pas de lui faire exposer sa vie, il reprit bien assez vite.
« Ou alors vous pourriez m’expliquer les raisons des rires de cette chère Bérénice, et ce que vous avez qualifier de divertissant ? » |
|  | | Sélène Gallio Mutante de niveau Oméga { ADMINISTRATRICE }
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 | Sujet: Re: Première 'collaboration' [Edward] Sam 20 Nov - 0:47 | |
| Cela aurait sans doute amusé Livingston que Sélène se lève en gesticulant et en hurlant, mais malheureusement elle n’en avait rien fait pour une raison toute simple qu’elle avait résumée en une phrase, et une seconde qu’elle avait tue parce qu’elle faisait appel à suffisamment de bon sens pour qu’elle n’ait pas à l’expliciter davantage : un espace encombré n’était pas nécessairement un espace complètement dégueulassé par son occupant principal. La jeune femme avait ensuite éludé l’apparente difficulté posée par son interlocuteur en concluant qu’elle retiendrait le montant de la note du pressing sur ses prochains honoraires. Bien entendu, cela provoqua un haussement de sourcil témoignant de l’incrédulité provoquée par cette remarque, et Livingston ne tarda pas à conclure que c’était hors de question parce qu’il ne l’avait pas invitée à s’asseoir.
J’avais effectivement été invitée à aller m’asseoir dans un café du quartier, mais pas dans ce fauteuil. - Son sourire s’étira légèrement et elle eût un geste évasif de la main avant de poursuivre. - Malheureusement, je ne suis pas aussi patiente que d’autres et exige assez souvent réparation pour peu que cela soit justifié.
La retenue sur salaire était une chose absolument fabuleuse, mais la fin de phrase de Sélène concernant la nécessité que la retenue sur salaire soit justifiée laissait entendre qu’il n’avait absolument pas proposé cela sérieusement cela pour ce cas précis, mais qu’elle ne rechignerait pas à y recourir pour chaque débordement qui viendrait à être constaté de sa part comme de celle de n’importe quel autre employé de son agence. Elle le devinait suffisamment intelligent pour comprendre qu’elle n’était pas du genre à abuser du pouvoir que lui conférait son statut de patronne, et qu’elle ne prenait pas non plus un malin plaisir à retenir certaines sommes sur les salaires de ses subordonnés.
Edward fit ensuite une remarque relative à la plaque de médecin fixée au 1er étage qui indiquait parfaitement qu’il s’agissait là du propriétaire de la pièce, et que si sa propre porte ne comportait pas de plaque, il était tout de même logique qu’il s’agissait de ses appartements. C’était presque le même raisonnement que celui de la mutante, à savoir que si on écartait une possibilité sur deux, il restait forcément la bonne. Sélène se contenta d’un haussement d’épaules alors qu’elle affichait un air particulièrement sceptique : dans cette maison, il n’y avait donc que deux portes, deux possibilités et il était donc impossible de se tromper pour peu que l’on aperçoive la plaque du médecin fixée à l’étage inférieur. Donc il n’y avait pas de porte à la cuisine dans laquelle avait disparu Anna-Maria ; Sélène avait du halluciner temporairement. Oui, ça devait être ça.
Si vous le dîtes…
Son visage ne témoignait d’aucune vexation ou hostilité. Elle n’était absolument pas convaincue par ce qu’il avait dit, et optait donc pour un éludement du sujet qui passerait sans doute pour un commentaire formulé pour ponctuer la conversation tout en ayant l’avantage de dissimuler de manière satisfaisante le fait qu’au final Edward n’avait peut-être pas fourni un argument incomplet et qu’effectivement sa théorie pouvait se tenir dans certains cas bien particuliers. Mais l’admettre ne faisait pas partie du programme, et plutôt que d’avancer un contre-argument vaseux, Sélène préférait dissimuler son scepticisme par une phrase qui pouvait tout et rien dire…
C’est avec un ton vexé qui ne paraissait pas vraiment convaincant qu’Edward poursuivit sur le sujet du dossier volé, et Sélène apprécia cette subtilité avec laquelle il admit avoir pris une chose qui n’était pas à lui tout en se défendant de manière imaginative de l’avoir volé. Un sourire très léger étira les lèvres de la jeune femme, alors qu’elle bougeait très légèrement pour croiser ses jambes dans l’autre sens. Elle n’ajouta rien, mais le message était compris. Edward avait ses méthodes qui pouvaient la plupart du temps paraître vraiment bizarres ou abusives, mais il était capable de faire la différence entre une action qu’il pouvait accomplir et une action que la loi lui interdisait formellement d’accomplir mais qu’il s’arrangeait pour accomplir avec subtilité. Cela pouvait être illustré par ce vol de dossier, puisqu’au final le Pr. Perkins l’avait pris pour un assistant, et que Sélène avait malgré elle appuyé ce mensonge pour ne pas admettre qu’elle ignorait qui était ce Livingston dont on lui parlait… ce qui rendait toutes poursuites impossibles, vu qu’elle était allée dans le sens du britannique. Objectivement, elle n’avait pas l’intention de le poursuivre pour ce genre de broutilles attendu qu’Edward et ses méthodes peu orthodoxes produisaient d’excellents résultats sur des affaires complexes.
Le détective trouva amusant de laisser échapper un soupir de soulagement exagéré, portant également la main à son cœur comme s’il avait un instant frôlé l’arrêt cardiaque avant que Sélène n’annonce qu’elle ne conservait pas que les employés qui avaient couché avec elle. Un sourcil se haussa de nouveau, et cette fois la mutante se pencha légèrement vers lui : un éclat malicieux passa dans ses prunelles sombres l’espace d’un instant, et ses lèvres s’étirèrent en un sourire énigmatique avant qu’elle ne prononce à mi-voix :
Je ne sais pas encore si je dois me montrer également effrayée à l’idée de songer à faire quoi que ce soit de sexuel avec vous, M. Livingston… Dans le doute, je préfère réserver mon opinion sur la question. Il ne faudrait pas juger d’une chose un peu hâtivement, n’est-ce pas ?
Plutôt que de lui balancer à la figure qu’il y avait des générations d’hommes qui s’étaient charcutés gaiment pour obtenir ses faveurs et qu’il y en avait même un qui lui courrait après depuis plus de 500 ans, la chose avait été présentée avec plus d’amusement et beaucoup moins d’arrogance que ce que l’esprit de la mutante lui avait dicté sur l’instant. En dehors d’une tendance bordélique et irritante plutôt manifestes, Sélène ne pouvait passer à côté du charme que dégageait l’homme qui lui faisait face. Il possédait également suffisamment d’esprit pour soutenir une conversation dans laquelle Sélène n’était pas nécessairement mielleuse sans commencer à faire preuve de mauvaise foi ou se croire irrésistible au point d’imaginer qu’elle tomberait follement amoureuse en 10 minutes de conversation… Livingston semait piques et pointes de cynisme avec parcimonie, et c’était ce qui rendait si agréable la question aux yeux de Sélène.
Ce fut ensuite au tour du britannique de se montrer sceptique concernant la manière dont Sélène avait écarté une hypothèse farfelue pour dévoiler la vérité. Elle ne formula aucune remarque, se contentant de le fixer avec une certaine intensité tout en se réinstallant plus confortablement dans son fauteuil. Le téléphone vibra finalement une fois de trop et Edward lui suggéra assez naturellement de décrocher pour finalement échanger quelques mots avec Bérénice : elle avait eu le double du rapport et lui conseillait de regagner l’agence au plus vite. Une copie ? Non, la copie n’était pas du goût de Sélène mais absolument pas pour une question de fierté ou de possessivité : en découvrant Edward Livingston, un certain nombre d’idées lui étaient venues en tête, dont celle qui consistait à lui faire exploiter sa tête pour autre chose que de chercher à lui faire péter les plombs. Restait juste à le convaincre de bouger ses fesses, de retrouver le dossier, et de lui faire quitter ses appartements avec une veste n’étant pas une robe de chambre et après une rencontre prolongée avec un peigne. Après avoir raccroché, Sélène proposa son « marché » en proposant de pouvoir simplement jeter un œil au dossier et de mettre à disposition d’Edward des documents qu’il n’avait pas lus parce qu’il n’avait sans doute pas eu le temps de les voler. Une collaboration, plus exactement. Mais il ne répondit pas, précisant juste que tout serait ennuyeux s’il n’avait pas à piquer les documents pour en prendre connaissance. Quel avantage pouvait-il y avoir à travailler chez Mars Investigations s’il fallait recourir aux méthodes des journalistes pour apprendre des faits sur des sujets dérangeants ? Il était mignon…
S’il faut dissimuler les choses pour qu’elles vous intéressent, votre vie doit être une chasse au trésor permanente.
Il n’y avait absolument aucune moquerie et aucun reproche dans ses paroles ; juste un soupçon d’amusement pour agrémenter son discours. Sa manière de voir les choses était assez haute en couleur, mais sans doute trop pour être exacte. D’où la conclusion à laquelle arriva la mutante concernant une éventuelle diversion… Conclusion qui s’en trouva renforcée par le fait qu’Edward ne répondit à aucune des questions posées concernant cette association qu’elle avait mentionnée à demi-mots. Elle pouvait en revanche se tromper, mais malgré son absence d’éléments tangibles, Sélène avait confiance en son instinct…
Edward était ensuite arrivé au sujet du violon et avait admis ne pas avoir assez d’indices pour conclure ou non qu’il s’agissait d’un objet volé, notamment parce qu’il n’avait aucune idée de ses revenus. Sur le sujet de l’absence d’expérience avec un violon, Edward commença par laisser entendre qu’elle n’était pouvait être une novice parce que tenir un archet était à la portée du premier débutant venu, mais que le port de sa main laissait entrevoir qu’elle savait parfaitement ce qu’elle faisait. Pour renforcer cet indice, Edward mentionna le bout des doigts gauche de Sélène qu’elle s’abstint d’inspecter pour ne pas confirmer ce qu’il semblait avoir justement deviné. Son interlocuteur était très observateur, et cela ne faisait plus aucun doute tout en confirmant ce que Bérénice comme les employés du laboratoire médico-légal concernant ce type qui « cherchait la petite bête »… Le visage de Sélène conserva son air amusé alors qu’elle observait la main dans laquelle l’archet demeurait immobile, puis elle en revint à Edward qui expliquait que ce violon n’était pas entre ses mains par hasard et qu’elle en jouait de manière régulière. Elle vit le britannique s’enfoncer littéralement dans son fauteuil avant de l’entendre conclure qu’il y avait bien plus difficile que cette histoire de violon qu’elle lui avait soumise, parce qu’il séchait justement sur certaines questions. L’index gauche de Sélène glissa le long de son instrument et son regard ne tarda pas à faire de même l’espace de quelques secondes, rendant ainsi cette envie de jouer bien visible sans non plus être criante : elle avait du s’en passer pendant près d’une semaine, et cela avait été particulièrement compliqué parce qu’il ne se passait rarement plus de deux jours sans qu’elle ne s’attaque à quelque mélodie aux sonorités issues d’un autre temps… Son regard se posa de nouveau sur Edward peu après qu’il ne l’interroge sans détour sur sa maîtrise et la vie qu’elle avait pu mener pour donner ainsi l’impression qu’elle avait déjà vécu plusieurs fois.
C’était face à des personnes lucides comme lui et également parce qu’elle détestait faire preuve de faiblesse face à une personne qui paraissait sur le point de l’égaler en matière de vivacité d’esprit – peut-être même la surpassait-il, mais 10 minutes étaient trop courtes pour évaluer ce genre de choses avec précision. Ce qui expliquait assez naturellement qu’elle n’ait plus l’air de cette jeune fille de 25 ans qu’elle était sensée être... et Edward avait vu incroyablement juste.
Ca serait assez long à expliquer, et je crains de vous faire perdre votre temps. - Il n’y avait aucune hypocrisie ou sens caché dans cette simple phrase.– Mais pour résumer de manière incomplète, cela peut se résumer à une certaine méthode d’éducation… Cela confère un certain avantage face à l’inconstance. Peut-être un peu trop, quelques fois…
Et voilà. Elle était consciente que cette éducation particulière était un atout, mais que cet atout pouvait être assez problématique dans certains cas. La manière de formuler sa réponse laissait entendre que même si cela l’avait bien aidée dans certains domaines, ce n’était pas non plus quelque chose qui était 100% positif. En réalité, Sélène estimait que cette distance et cette neutralité qu’elle pouvait manifester était évidemment un avantage de valeur inestimable sur toutes les grues qui déambulaient dans le monde et contre tous ces hommes qui s’estimaient supérieurs intellectuellement aux femmes simplement parce qu’ils possédaient un chromosome Y…
Edward finit par interroger Sélène sur les raisons de l’hilarité de Bérénice et sur ce qu’elle avait trouvé « divertissant » quelques minutes plus tôt.
Aimez-vous la musique, M. Livingston ?
Sélène laissa s’écouler suffisamment de temps pour qu’il puisse lui répondre. Elle ne doutait pas de son goût certain pour le violon puisqu’il avait identifié parfaitement les signes indiquant qu’elle était capable d’en jouer et non qu’elle était simplement capable de le tenir et de faire « comme si ». La jeune femme cala son instrument sous son menton puis posa son regard dans le vide de manière assez particulière avant d’entamer le premier mouvement du concerto #3 de Mozart, ou plus précisément Cadenza, sur lequel elle se faisait les dents depuis quelques années. Pinçant les cordes avec les doigts de cette main gauche dont Edward avait noté la forme et l’aspect propre à la manipulation de cet instrument, Sélène faisait glisser son archet sur les cordes avec une certaine virtuosité qui là encore dénotait complètement avec l’âge qu’elle était sensée avoir. Son masque de toute jeune femme était bien en place, mais ce détective l’amusait suffisamment pour qu’elle sorte de son jeu la carte du contraste détonnant, juste pour voir ce qu’il pourrait tirer de ce nouveau paradoxe qu’elle lui présentait… Fou ? Ca l’était certainement, surtout si on considérait la manière qu’il avait de comprendre et d’interpréter les choses avec un minimum d’éléments. Seulement, le fait qu’elle soit âgée de 800 ans n’était absolument pas inscrit sur son visage… La jeune femme finit par interrompre son jeu, écartant son archet d’un mouvement délicat avant de poser de nouveau son regard sur Edward.
Voilà pour le violon… Certains mots sont parfois trop flatteurs ou trop peu élogieux, et il vaut mieux une démonstration pour apprécier la juste valeur de certaines compétences de manière objective. – Un sourire étira brièvement ses lèvres avant qu’elle n’entreprenne de ranger son précieux instrument, dévoilant malgré elle la griffe du luthier indiquant très précisément sa provenance… et donc sa valeur réelle. – Mes employés ont suffisamment vanté vos « talents » pour qu’il ne soit pas nécessaire que je fasse comme si ne s’était pas agi de Bérénice au bout du fil, M. Livingston...
Elle n’allait quand même pas lui balancer à la figure que Bérénice avait hurlé de rire parce qu’elle avait trouvé le terme « divertissant » absolument inapproprié concernant le détective. « Irritant », « exaspérant » ou tous ce genre de choses lui paraissaient nettement plus appropriés, d’où cet éclat de rire incontrôlable. De son côté, Sélène l’avait trouvé divertissant et potentiellement susceptible de provoquer lui-même son propre malheur en la provoquant sans savoir ce qu’il risquait… Comment l’en blâmer après tout puisque la jeune femme avait cet air particulièrement inoffensif malgré cette lueur particulière qui dansait parfois dans ses prunelles noires.
En toute franchise… cet échange est divertissant. Dans un sens tout à fait positif et sans aucune ambigüité. Comprenez qu’il est assez compliqué de trouver suffisamment de répondant auprès des jeunes gens de mon âge pour lesquels une phrase idéalement construite commence par une grossièreté et se termine par un coup de poing dans une mâchoire. - Le pire, c’était que c’était une histoire vraie observée dans l’enceinte même de son night-club. – J’aime les difficultés, et j’aime également qu’on me tienne tête avec des arguments convenables sans loucher dans mon décolleté ou s’aplatir devant moi sous prétexte que je suis celle qui signe le chèque de fin de mois…
C’est cela et autant d’autres choses qui sont sans doute à l’origine d’un certain accès d’hilarité. _________________  | Le devoir est une série d'acceptations. [ Victor Hugo ] |
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|  | | Edward Livingston Humain
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 | Sujet: Re: Première 'collaboration' [Edward] Mar 23 Nov - 15:32 | |
| Il allait de soit qu’Edward refuserait, tout bonnement, qu’on puisse retirer, sur un salaire, une note de pressing qui n’était en aucune manière sa faute. D’accord, elle ne s’était assise sur rien qui soit gênant, mais cela aurait pu être le cas, et qu’elle vienne dire qu’elle retiendra la note de pressing sur ses honoraires était, extrêmement, dérangeant. Il avait donc dit son désaccord en jouant sur le fait qu’elle n’avait jamais été invitée à s’asseoir à cette place, encore moins à entrer dans cette pièce. Mais elle se défendit en disant qu’elle avait été effectivement été invité à s’asseoir dans un café au coin de la rue, mais que sa patience ne pouvait guère lui faire attendre les quelques heures qu’il avait demandé. Dire qu’elle n’était pas patiente était un point sur lequel il n’était pas spécialement d’accord. Il mettait plus son entrée forcée dans cette pièce sur le caractère qu’elle possédait plus que sur une patience dont elle faisait forcément preuve depuis le début de cette rencontre. Il haussa les épaules.
« Et bien, mettez la note sur le compte de votre absence de patience. Car, dans le cas contraire je ne vois pas en quoi il est justifier de payer pour une action que vous avez délibérément prise, sans même me demander mon avis. »
Le pire, dans toute cette histoire, c’est que cette discussion ne servait pas à grand-chose vu qu’il n’y avait RIEN sur ce fauteuil qu’elle occupait. Tout devait donc être une question de principe. Ou de caractère à la noix, vu que personne ne semblait céder sur le principe même du « qui payerai si il y avait eu problème ». Sûrement pas lui, selon son propre point de vue. Le problème était que Sélène avait le même point de vue à son propre égard. Heureusement qu’il n’y avait pas réellement préjudice, sinon cela pourrait durer de longues heures. Enfin, Edward serait capable de tenir aussi longtemps juste pour ne pas lâcher le morceau, estimant être dans son droit. C’est elle qui avait forcé la porte. Elle qui s’était assise après avoir horriblement ouvert les rideaux. C’était un peu comme si il avait décidé de lui en tenir rigueur parce qu’elle n’avait pas le dossier du professeur, alors que c’était lui qui l’avait « emprunté » avant qu’elle ne se décide à aller le chercher.
Mais, en mettant son fichu caractère de côté, il était tout à fait apte à entendre les derniers mots qu’elle avait prononcés, visant le fait qu’elle n’hésitera pas à utiliser la retenu de salaire quand cela était justifié. Il avait beau avoir sortit sa réplique, il avait parfaitement compris que le cas présent ne faisait pas partit de ce qu’elle trouvait « justifié ». Peut être qu’ils pouvaient, quand même, trouver un terrain d’entente.
« Une question, cependant. Il prit un air vraiment sérieux et suspicieux, mais laissant toute fois laisser transparaître une certaine ironie. La retenue sur salaire, c’est vraiment une méthode qui fonctionne avec vos autres employés ? »
La question avait pour but de, surtout, signifier que cela ne fonctionnerai absolument pas sur lui. L’esprit d’Edward était assez spéciale en soit. Il ne faisait pas se travail pour l’argent, et ne prenait jamais une affaire pour le simple fait d’avoir une affaire. Il avait besoin d’énigme, de chose qui lui ferait tourner son cerveau à mille à l’heure, il avait besoin de s’interroger, de comprendre, de trouver. Là, était son seul salaire qu’il acceptait, et sur lequel il ne ferait jamais une croix. La compensation financière que Sélène pouvait apporter, il n’en avait que faire. Il ne s’empêcherait, donc, jamais d’agir d’une manière ou d’une autre sous le simple prétexte qu’il aurait une retenu sur salaire. C’était foutu d’avance.
Il nota, ensuite, l’air septique qu’elle affichait concernant le fait que si la porte du premier étage était noté à celle du médecin, cela ne laissait guère de doute sur le fait que celle du second étage lui appartienne. Son scepticisme était sûrement du au fait, qu’il y avait quand même possibilité de se tromper de porte. Après tout, il pouvait tout à fait être situer au rez de chaussé. Mais il laissa passer les détails, avec la réponse évasive de Sélène. Après tout, le sujet n’avait que peu d’importance puisqu’il parlait d’un système de « marquage de territoire » qui n’avait pas la moindre importance dans cette discussion… Sauf quand il s’agissait du rapport de ce cher professeur, qu’Edward avait récupérer par quelques moyens peu orthodoxes.
Edward nota également le sourire, discret et rapide, qu’elle avait été capable de faire quand il avait noter une différence notable entre « voler » et « emprunter », tout en laissant comprendre que ses méthodes étaient bien trop souvent à la limite du légale. D’ailleurs, ses méthodes flirter bien trop souvent avec « preuves non recevables ». Mais le sourire qu’il nota prouvait au moins qu’elle n’était pas totalement indigné par ses méthodes et qu’il y avait de grandes chances pour qu’elle le laisse tranquille sur ce point. Comme avait pu le faire Monsieur Mars, avant elle. Ce qui avait souvent été une source d’ennui pour lui, mais ça, elle le verrait bien assez vite, ce n’était pas la peine de l’inquiéter sur ce sujet. Pour peu qu’un sujet puisse vraiment l’inquiéter.
La vraie question qui suivit, fut : comment devait-il interpréter le sourire énigmatique qu’elle était en train d’aborder à ce moment même, concernant la fausse joie soulageante qu’il avait eu en disant qu’il était heureux de ne pas avoir à coucher pour garder sa place. Il faut replacer un certain contexte dans l’esprit de Livingston. Il ne pensait absolument pas comme se homologue masculin. En réalité, même à sa rencontre avec une femme, il se refusait même de songer à si elle était belle ou non ? Avoir ce genre de raisonnement, dans le cas ou elle l’était, pouvait avoir de très fâcheuse conséquence sur sa façon de raisonner par la suite. Un critère de beauté ne devait pas avoir envie de lui dire que la personne était innocente. Alors avant qu’il ne se décide à coucher avec une femme… Cela lui arrivait, bien évidemment, mais il n’y avait jamais rien derrière parce qu’il était toujours désagréable d’avoir un semblant de relation avec quelqu’un – qui lui ferait perdre son objectivité – et d’être un très bon observateur capable de voir tous les travers d’une personne au premier ou second coup d’œil.
Sélène de son côté, semblait dire qu’elle ne savait pas si elle devait être effrayé par cette idée. Ce qui fit sourire Livingston, vu qu’il trouvait cette pensée très intéressante. Sélène préférait garder son avis pour plus tard, afin de ne pas juger trop hâtivement, finissant sa phrase par une question impliquant un avis fournit par Edward. Ce fut, par principe, à lui de sourire de manière énigmatique avant de prendre quelques secondes de réflexion, alors qu’il savait très bien ce qu’il allait dire.
« Pas d’accord. Prendre le temps de réfléchir, finit toujours par impliquer tellement de chose compliqué que cela perd tout son charme. Mais ce qui m’inquiète le plus, c’est que je ne sais pas si vous juger cet acte comme « justifier » pour une retenu sur salaire ou non ? Car, dans ce cas, il va de soit que je préfère l’intégralité d’un chèque. »
Difficile de savoir si il y avait un fond d’avance dans ce qu’il disait. Et, si c’était le cas, est ce que cela pouvait-il vraiment être sérieux ? Surtout qu’il semblait, également, dire qu’il préférait de loin avoir un cheque dans son intégralité, plutôt que moins, et une partie de jambe en l’air. Cela dit, pour cette dernière phrase, elle ne voulait pas dire qu’il préférait de l’argent à Sélène. Avoir moins d’argent voudrait dire qu’elle se payait, et là, ça devenait beaucoup moins intéressant. D’ailleurs, ça la rayerait même définitivement de son droit à un barème par les soins d’Edward. D’ailleurs, à combien en était-elle ? Hmm… Sélène devait osciller vers les -5, ayant fait une pointe à -15 et un maximum de 3 points. Ce n’était pas le meilleur des scores, mais au moins, elle avait à barème. Tout n’était pas perdu.
S’en suit un coup de téléphone, enfin un second, qu’Edward proposa à Sélène de prendre. Pas spécialement envie d’entendre doucement, le vibreur d’un téléphone pendant 20 ans. Bérénice, au bout du fil, facilement identifiable avec son rire qu’elle avait besoin de faire entendre au monde entier. Livingston se mit même à plaindre les tympans de Sélène de manière silencieuse. Enfin, cette dernière, finie par proposer une collaboration à laquelle il ne répondit pas. Besoin d’y réfléchir encore un peu. A la place il avait juste expliqué qu’il trouvait moins drôle d’avoir des dossiers sans même les voler ce qui, selon Sélène, devait faire de sa vie une véritable chasse aux trésors. Il haussa les épaules, sans confirmer ni contredire ce fait.
Finalement il avait observé Sélène, suite à une question qu’elle lui avait posé, pour en conclure certaine chose. Elle jouait du violon, et avait celui là dans un but bien précis, ne serait-ce parce qu’elle affectionnait suffisamment cet instruments pour en posséder un de ce genre. Quand à la manière dont elle l’avait obtenu, il ne savait quoi en dire pour le moment. Avait-elle les moyens de se l’offrir ? Mieux, encore, si elle avait les moyens, préférait-elle se l’acheter plutôt qu’autre chose ? mais il lui fit rapidement par du fait qu’il y avait bien d’autres questions nettement plus difficile, comme la vie qu’elle avait pu mener pour arriver à un tel contrôle de soit même. N’imaginant même pas à quel point il avait pu passer proche de la vérité en parlant de diverses vies.
Malgré la question, qui pouvait paraître tout à fait personnelle, Sélène trouva le moyen de répondre. Une réponse qui fut des plus évasive, parlant rapidement d’une éducation qu’elle avait reçue et de son envie de ne pas importuner Edward en l’assommant de détail. Un court instant, il plissa les yeux, cherchant à en déduire ce qu’il pouvait, mais il garda tout dans un coin de se tête. De toute façon, il savait comment il fonctionnait, si des détails frappant était capable de lui en dire beaucoup en moins de quelques minutes, il y en avait d’autre qui prenait plus de temps parce qu’ils demandaient une accumulation de plusieurs petits détails. Du coup, il ne fit même pas l’effort de dire qu’elle ne le dérangeait pas, pour l’inciter à poursuivre. Deviner était tellement plus intéressant. « Dommage que peu de personne puisse se vanter d’une telle éducation. Sûrement trop peu courante de nos jours. »
Il avait également demandé ce qu’elle pouvait qualifier d’amusant, à Bérénice. Mais au lieu d’une réponse, il eu le droit à une question visant à savoir si il aimait la musique. En considérant l’attitude qu’elle avait eu un peu plus tôt, le regard rivé sur les cordes de son violon, il ne doutait pas de son envie de jouer. Il s’installa, donc, confortablement sur son fauteuil et, d’un mouvement de tête, l’invita à jouer. Peu convaincue qu’elle puisse attendre ce genre de manifestation pour s’autoriser à jouer, vu la manière dont elle s’était autorisé à rentrer dans la pièce.
Une main sous le menton, dont les doigts passaient sur ses lèvres, Edward la regarda jouer. Le violon était connu pour être un instrument difficile à apprivoiser. Les premières années étaient toujours chaotiques, et il fallait beaucoup d’entraînement et de volonté pour pouvoir jouer correctement de cet instrument. Points que Sélène semblaient avoir acquis en vue des sons qu’elle arrivait à reproduire pour jouer ce morceau de Mozart. Edward était un amoureux de la musique, alors oui, il savait reconnaître un bon nombre de morceaux classique. Il l’écouta, sans un bruit, la laissant ainsi remonter dans le positif de son barème un peu spécial. Quoi, +3. Ce n’était déjà pas si mal, si on voyait le début chaotique de cette rencontre et la chute dans les moins qu’elle avait été capable de faire.
Elle s’arrêta, un peu trop tôt à son goût même si il en dit rien. Retirant sa main, il écouta les raisons qui avait poussé Sélène à jouer, et répondit par un hochement de tête. Dans ces instants, son regard avait rivé sur le violon qui dévoila son origine, ainsi que son prix. Puis Mademoiselle Gallio estima qu’elle n’avait pas de raison de faire comme si la personne qu’elle avait eu au téléphone n’était pas Bérénice, évoquant comme raison le fait qu’Edward était connu pour ses « talents ».
« Je ne parlerais pas de talent, mais de tympan. Son rire, je suis sur, pourrait être entendu par ce cher William qui doit encore être au rez de chaussé à compter le temps que vous arrivez à passer dans cette pièce. »
Pourquoi ne pas répondre sur la musique, ou sur ce qu’il pouvait savoir du violon ? Parce qu’il estimait que le moment n’était pas propice. Edward pouvait avoir, souvent, un tas de théorie ou même de réponse à des questions. Mais il s’accordait de toujours dévoiler les choses quand le moment était le plus opportun. Ce n’était pas le cas, présentement. Mais son cerveau n’oublia pas pour autant qu’il n’avait toujours pas répondu à la question visant à savoir si elle avait voler ou acheter l’objet. Du coup, certaines informations restaient en suspend, comme le prix du violon ou le fait qu’elle avait sourit quand il avait dit flirter avec la légalité dans ses enquêtes. Chaque petits détails avaient toujours une importance à un moment ou à un autre.
On en revint donc à Bérénice et le qualificatif employé par Sélène pour parler de son interlocuteur. Elle trouvait les choses divertissantes parce qu’elle avait du répondant et parce qu’Edward ne s’efforçait pas de toujours être d’accord, juste parce qu’elle était techniquement sa patronne quand il bossait pour Mars Investigation. Notant, également, qu’il ne regardait pas le dans décolleté de Sélène.
« Peut être que si vous vous baladiez en tenue de ski et que vous paraissiez moins intimidante, plus de personne oserait. En tout cas, les personnes capables d’aligner quelques mots sans vulgarité. »
Est-ce qu’il était intimider par Sélène ? Non, il ne pouvait se permettre ce genre de chose. Cependant, il serait très mauvais observateur si il ne se rendait pas compte à quel point elle pouvait l’être pour l’ensemble de la population. Sélène semblait jeune, et devait rendre les gens confiant en la voyant arriver. Mais parlez deux minutes avec elle, et vous serez loin de vous croire devant une jeune femme qui vient de passer la vingtaine. A moins d’être inconscient, ou complètement aveugle. Peut être les deux en même temps.
« Cependant, pour ma part, je trouve particulièrement irritant de me trouver fasse à une personne qui puisse avoir autant de contrôle sur soit. »
Sur ses paroles il se leva, fit quatre pas pour atteindre son bureau. Arrivé devant une pile de document, il sembla compter jusqu’à cinq, souleva une petite pile et sortit un dossier. Quatre nouveaux pas le menèrent devant son fauteuil où il prit place pour tendre le bras. Dans sa main le dossier qu’il avait emprunter à la morgue. Sélène pouvait facilement s’en saisir en tendant le bras à son tour. Edward avait mit à peine quelques secondes à sortir le dossier, mais il trouva plus intéressant de ne pas le faire remarquer.
« Pour ce qui est de votre cadavre, le plus important n’est pas forcément la manière dont il est mort – poison, au passage – mais le tatouage qu’il possède sous le pied gauche. Pas mentionner dans le dossier, car sans importance pour un résultat d’autopsie, mais facilement visible sur le cadavre en lui-même. »
Non seulement il s’était payer le luxe de mentir pour récupérer le dossier, mais il avait du doublement mentir pour pouvoir être laisser seul avec le corps pendant quelques minutes. Disons qu’il avait tendance à s’intéresser à tous les détails, même ceux qu’on ne mentionne jamais dans les rapports d’autopsie. Est-ce qu’il acceptait, par cette phrase, à collaborer avec Sélène ? Si il y a bien une chose qu’on apprenait rapidement avec lui, c’était qu’il ne fallait jamais jurer de rien. |
|  | | Sélène Gallio Mutante de niveau Oméga { ADMINISTRATRICE }
Nombre de messages: 14650 Date d'inscription: 03/10/2006 Localisation: Mars Investigations, ou au Pandora's Box Clan: Damnés Age du personnage: 25 ans en apparence, mais quelques siècles de plus en réalité... Pouvoirs: télépathie par contact, ondes mentales, dématérialisation en fumée noire et contrôle des ombres Profession: patronne de Mars Investigations, co-gérante du Pandora's Box, égérie glaciale des Damnés. Cambrioleuse à ses heures perdues Points de rp: 2498
 | Sujet: Re: Première 'collaboration' [Edward] Dim 28 Nov - 14:54 | |
| Sélène avait fait miroiter la retenue sur salaire pour éluder plus rapidement le sujet de la potentielle « chose » dans laquelle elle s’était assise, mais Edward n’en démordait visiblement pas. En mettant finalement cette entrée en force sur le compte de son manque de patience, Sélène n’avait pas imaginé une seconde qu’Edward retournerait cela contre elle… Ou plutôt si, elle s’en était quand même doutée parce qu’il semblait véritablement très doué pour écouter ce qui se disait pour ensuite le retourner dans un sens et un but complètement différent vers la personne qui avait prononcé ces mots. Sélène se contenta d’un hochement de tête lorsqu’il lui conseilla de mettre la note sur le compte de sa patience parce qu’Edward n’avait tout simplement rien demandé. Son sourire ne s’était pas réduit d’un millimètre, indiquant que même si elle ne surenchérissait pas pour défendre son point de vue de chef d’entreprise, elle n’en était pas pour autant d’accord avec Edward. Il fallait dire que Sélène avait ce genre de caractère particulier qui pouvait la rendre extrêmement insistante dès lors que son point de vue était celui qui était le plus logique du fait de certains critères incontestables. Quel patron laisserait ainsi ses employés faire tout et n’importe quoi en en assumant les conséquences financières en souriant ? Si ça fonctionnait chez certains, cela ne serait JAMAIS essayé par Sélène parce que la jeune femme avait tout bonnement autre chose à faire de son argent que de payer pour les indélicatesses des autres…
Edward avait fini par reprendre la parole en affichant un air beaucoup plus sérieux que quelques minutes plus tôt, et avait demandé si le fait de retenir certaines sommes sur le salaire des employés était quelque chose qui fonctionnait avec les autres. Ironie à l’appui, la question sous-entendait de manière assez évidente que si c’était le cas avec les autres, cela ne fonctionnerait pas sur lui.
Ce n’est absolument pas une question de fonctionnement ou de non fonctionnement, M. Livingston. La chose est simple : si au cours d’une enquête un bien public ou privé venait à être dégradé, le montant de la réparation serait naturellement imputé à la personne l’ayant provoquée… Ce n’est pas à l’Agence de réparer les indélicatesses de ses employés, et même si vous paraissez vous amuser de cette méthode, cela n’en changera ni le but ni le fonctionnement…
En clair ? « Ca marche sur les autres et ça marchera également sur toi », parce qu’il était clair que s’il venait à provoquer une catastrophe, le montant qui serait exigé en réparation du préjudice serait tout naturellement soustrait aux honoraires d’Edward, que cela lui plaise ou non. La comptabilité était une chose très précise qui ne souffrait pas de cas particuliers, et si Bérénice pourrait aisément se laisser intimider par Edward, ce n’était pas le cas de Sélène.
Sélène s’était ensuite montrée perplexe au moment de juger si elle devait être soulagée ou non de ne pas avoir à coucher avec Edward pour évaluer ses compétences et décider si elle devait ou non le conserver à son service. Le discours de la mutante avait dessiné un sourire assez difficile à déchiffrer sur le visage du détective, et après quelques secondes de silence, il avait tout simplement rectifié un détail sur ce que Sélène venait de dire : réfléchir finissait par ôter tout le charme d’une chose parce que cela devenait compliqué. Il avoua ensuite son inquiétude concernant une éventuelle retenue sur salaire que pourrait lui valoir le fait de coucher avec elle… Sélène haussa un sourcil avec tant de perplexité qu’Edward ne passerait sans doute pas à côté : était-il en train de lui demander ce qu’elle croyait qu’il était en train de lui demander ? Jamais une baffe n’avait autant été perdue qu’à ce moment précis, mais frapper un collaborateur n’était pas la manière la plus idéale pour installer un semblant d’entente cordiale… Encore que, l’entente cordiale impliquait de ne pas sous-entendre que la personne qui vous faisait face pouvait être une putain en puissance capable de vendre ses charmes pour récupérer un bénéfice sur les salaires de ses employés.
Je crois que je préfère réserver mon jugement malgré cela. – Son ton était toujours aussi calme et il n’y avait eu aucun mot plus haut qu’un autre. – Pour ce qui est de retenir une quelconque somme sur votre salaire, je crains que même en me faisant une piètre impression durant cet acte hypothétique cela ne suffise pas à justifier la comptabilité auprès de l’IRS… Mais vous pouvez bien évidemment disposer à votre guise de votre salaire. Loin de moi l’idée de juger de certains penchants de mes employés…
Bon, l’idée n’était peut-être pas si éloignée que ça au final, comme en témoignait la pique venimeuse qui avait achevé sa déclaration. Edward avait ensuite haussé les épaules sans répondre suite à la remarque de Sélène concernant la chasse au trésor que devait être sa vie de tous les jours s’il fallait absolument que les choses soient cachées pour l’intéresser. Son regard s’était ensuite fait plus pesant sur la mutante lorsqu’elle avait pris son archet en main, et la jeune femme avait laissé échapper quelques mots concernant son éducation, éludant toutefois d’autres précisions qui auraient tout simplement pu l’ennuyer. Ses yeux s’étaient plissés comme s’il considérait la réponse de la jeune femme et les éventuels sens cachés qu’elle aurait pu receler, mais il finit par constater qu’il était dommage que ce type d’éducation ne soit pas plus répandu de nos jours. Sélène acquiesça simplement, considérant que le remercier ou reprendre la parole à ce sujet pouvait être synonyme de prétention…
Edward s’était ensuite installé plus confortablement dans son fauteuil et demeura silencieux pendant le premier mouvement interprété par Sélène. Les yeux clos, la jeune femme n’avait pas réellement cherché à lire de l’approbation sur le visage du détective, mais lorsqu’elle s’interrompit, elle pu constater qu’aucune grimace particulière n’y était lisible et que son regard était à présent rivé sur le violon qu’elle était en train de ranger dans son étui. Edward ne fit aucun commentaire sur le jeu de Sélène, pas plus qu’elle ne chercha à obtenir son opinion à ce sujet : il avait la langue acérée, et de ce fait il ne se serait sans doute pas embarrassé de signifier à Sélène à quel point elle avait malmené ses oreilles. Il choisit en revanche de poursuivre sur le cas de Bérénice et précisa que ce n’était pas de talent mais de tympans dont il était doté, parce que le rire de la jeune comptable avait sans doute été entendu par William qui se trouvait deux étages plus bas. Sélène esquissa un sourire amusé concernant l’activité à laquelle devait s’adonner William – selon Edward – et reprit la parole ensuite :
Je ne pense pas qu’il s’agisse simplement de tympans, M. Livingston… - Elle connaissait sa réputation, et pouvait constater que les ragôts à son sujet étaient certes complètement exagérés mais pas erronés. – Concernant M. Brown, je crains de ne pas être entrée pour battre un quelconque record, en supposant qu’il y en ait un et qu’il soit véritablement en train de chronométrer la durée de cette entrevue…
Elle n’imaginait pas cet homme placide être capable de ce genre d’actes à connotation moqueuse en réalité, mais elle ne l’avait vu que pendant cinq minutes tout au plus. Edward laissa entendre qu’avec une tenue de ski et un air moins intimidant, les personnes douées d’intelligence et d’esprit, les gens oseraient davantage essayer de défendre leur point de vue. C’était peut-être exact, même si Sélène ne considérait pas que ses vêtements soient pour grand-chose dans le respect qu’elle imposait naturellement aux gens qu’elle rencontrait.
C’est sans doute une question de point de vue, mais si ces personnes se limitent aux apparences pour déterminer quoi répondre à un interlocuteur, je crois n’avoir aucune envie de leur faciliter la tâche. - Avec une sucette aux lèvres et des couettes, les gens oseraient plus la contredire ? C’était certain, mais un tel déguisement ne rendrait pas Sélène moins vive, donc au final ces idiots se casseraient tout de même les dents. De manière plus tardive, certes, mais ils se casseraient les dents. - Après tout, un bon argument ne souffre aucun obstacle de ce style puisqu’il se suffit à lui-même… Mais encore faut-il posséder de vrais arguments. Je pense que vous tomberez d’accord sur ce point.
Elle ne savait pas si des gens s’y étaient déjà risqués face à Edward, mais elle avait déjà du faire face à quelques têtes brûlées qui avaient opté pour la mauvaise foi après qu’elle ait démonté leurs arguments dans les règles de l’art. Le détective avoua ensuite son irritation de se trouver face à une personne qui se maîtrisait autant, et Sélène esquissa un sourire malicieux peu avant qu’il ne s’éloigne de quelques pas de son fauteuil.
Sur le même plan, je trouve également irritant de faire face à une personne dotée d’autant de créativité pour titiller ses semblables sans en avoir l’air...
Ce n’était pas un reproche, et Edward percevrait un certain amusement sur les traits de la jeune femme lorsqu’il se tournerait de nouveau vers elle. Occupé à soulever une pile de documents, il ne lui fallu que quelques secondes avant de revenir s’installer dans son fauteuil en tendant le fameux rapport qui avait provoqué cette entrevue. Et effectivement, il l’avait retrouvé en moins de temps que Sélène ne l’avait présumé.
Merci.
Sélène l’avait saisi sans aucune hâte et l’avait ouvert devant elle pour en prendre connaissance. Lorsque Edward reprit la parole en expliquant que ce n’était pas ce qui avait tué qui était important, mais bien le tatouage qui était sous le pied gauche du cadavre, la jeune femme interrompit sa lecture pour fixer le détective.
Parce que rien de tel n’est mentionné dans la description générale du corps, j’en déduis assez logiquement qu’en tant qu’ « assistant » vous avez sans doute jeté un œil au corps…
Cela avait été dit sans ironie, et en reprenant la partie du mensonge qu’Edward avait servi au Professeur Perkins. Sélène tourna quelques pages pour arriver à la section du rapport contenant les photos du cadavre, et seulement une seule où était visible le minuscule tatouage qui n’avait visiblement pas attiré plus que ça l’intérêt du Professeur Perkins. La semaine passée, Sélène avait pu examiner le corps sans même avoir besoin de mentir sur son identité, et c’était à cette occasion qu’elle avait prévenu le vieil homme qu’elle passerait prendre le rapport d’autopsie définitif. Elle était également passée assez rapidement dessus, mais n’avait pas pour autant passé à la trappe ce détail. Edward semblait considérer ce détail comme important, et dans la mesure où Sélène lui avait proposé une collaboration de manière assez sibylline, elle était tout à fait disposée à entendre son opinion sur le sujet.
Vous avez visiblement déjà pas mal réfléchi à la question. Une mort par empoisonnement… - Le rapport fut refermé assez rapidement, et Sélène posa son regard inquisiteur sur Edward. – Parlons de ce tatouage, si vous le voulez bien… En quoi un élément aussi dissimulé aurait-il pu provoquer la mort de cet homme, selon vous ? _________________  | Le devoir est une série d'acceptations. [ Victor Hugo ] |
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|  | | Edward Livingston Humain
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 | Sujet: Re: Première 'collaboration' [Edward] Lun 29 Nov - 18:31 | |
| Quand Edward avait demandé si la retenue sur salaire fonctionnait avec les autres employés, sous entendant que ça ne fonctionnerait pas avec lui, il voulait surtout sous entendre que ce mode de pression lui importait peu. Si d’autres employés se montraient plus attentifs aux objets, par exemple, qui pouvaient les entourer pour ne pas risquer une retenue de salaire, ou si ils évitaient certaines méthodes pour ne pas voir diminuer les chiffres de leurs payes. Cela ne fonctionnerait pas avec Edward. Dans la mesure où l’argent n’était pas ce qui le motivait, il ne se refuserait aucun écart de conduite, juste pour une simple crainte de baisse de salaire. Du coup, si lui parlait en terme de « moyen de pression », Sélène parlait de résultats logiques suivants une action. Une connerie était imputée au salaire. Logique imparable, mais cela ne l’empêcherait d’employer des méthodes différentes quitte à voir son chèque s’évaporer.
Alors il aurait pu dire qu’il voulait surtout savoir si, avec ce fonctionnement, les employés se montraient plus prudent. Une phrase qui aurait eu assez d’ironie pour vouloir dire que c’était bien ce point précis qui ne fonctionnerait pas avec lui. Mais, finalement, il prit une mine un peu contrit, comme si il se sentait vexé d’être mit sur le même plan que les autres, que lui aussi allait payer ses conneries. En réalité, il n’avait rien contre ce fait, mais vu que Sélène lui avait clairement fait comprendre sa logique, il trouva intéressant de faire croire que, lui aussi, il parlait bien de cela. En gros, elle verrait bien par elle-même que le rapport avec l’argent n’empêchait pas Edward d’être incontrôlable. Il n’ajouta rien d’autre à ce sujet.
Et puis à force de parler d’éventuelle parties de jambes en l’air, ou du moins d’aborder le sujet de manière assez peu commune, Edward avait fini par demander – a sa manière – si elle se prenait une commission, ou se faisait payer pour ce genre de chose. Et, alors, le sourcil qu’elle releva à ce moment précis, valait toutes les réactions du monde. Parce que c’était probablement la réaction la plus vive que pouvait avoir Sélène depuis le début de cet entretien. Mais, encore une fois, elle trouva le moyen de s’exprimer de manière calme, sans même hausser la voix. Vraiment énervant de ne pas savoir comment énerver une personne. Elle fini même par une pique envoyé à l’adresse d’Edward concernant d’éventuel petit plaisir qu’il pourrait avoir.
« Payer assure au moins un silence bienvenu. »
Non, il n’avait jamais payé une femme pour ce genre de chose. Non, ça ne lui traversait même pas l’esprit vu qu’il se considérait comme marier à son travail, lui permettant de vivre sans le moindre plaisir charnels. Ce qui, de toute façon, n’était pas le cas. Alors pourquoi sous entendre qu’il payait, au moins pour le silence de la femme en question ? Juste pour répondre à la pique qu’elle avait pu envoyé. Le tout ayant été dit de manière parfaitement sérieuse. Soyons d’accord, Edward ne voyait pas de problème et se que sa « patronne » puisse penser qu’il s’offrait les services de femmes. Ca serait même amusant qu’elle puisse le penser… Il ne savait pas encore. En tout cas la situation l’amusa plus quelle ne l’énerva. Ca devenait bon signe.
Edward n’avait rien dit concernant la mélodie qu’elle avait produit avec son violon, tout comme il passa sous silence ce qu’il avait pu voir de ce même violon quand elle l’avait rangé. Après tout, ce n’était pas le moment. Il avait justifier, par la suite, qu’il n’avait rien dire grâce à un « talent », mais que c’était ses tympans qui lui avait permit de déduire que Bérénice avait été la personne au bout du fil quelques minutes plutôt. Selon Sélène, tout n’était pas une question de tympan. Bien, il serait dommage de la contredire. Mais elle doutait du fait que William puisse être en bas à chronométrer le temps qu’elle passait dans cette pièce. Edward haussa les épaules.
« Vous aurez sûrement le loisir de vous assurer de ce fait en descendant. »
William n’avait sûrement pas les yeux rivés sur la pendule, mais il y avait fort à parier qu’il regardait régulièrement les minutes défilées tout en s’étonnant que l’invitée – pas vraiment invité – d’Edward ne soit pas encore descendue. Mais cela ne constituant pas vraiment un sujet des plus intéressant, il ne s’y attarda pas davantage. Il avait finalement émit l’hypothèse que plus de personne seraient capable de contredire Sélène si elle se baladait en tenue de ski, vu qu’elle avait fait référence aux personnes incapables de se détacher la vue de son décolleté. Mais elle ne semblait pas vouloir faciliter la tache aux personnes s’arrêtant, uniquement, aux apparences, ce à quoi il acquiesça sans le moindre problème. Une action qui fut répétée par la suite, car il était aussi d’accord en ce qui concernait un bon argument. Étant d’accord sur ces points, il n’y avait donc pas lieu d’en discuter pendant des heures.
Alors qu’il avait dit qu’il la trouvait particulièrement irritante avec son calme, elle lui renvoya bien vite la pareille en assurant qu’il l’était aussi avec sa façon de s’y prendre pour s’attaquer aux points sensibles. Edward marqua un sourire, alors qu’il s’était relevé pour aller chercher le dossier.
« Heureux d’apprendre que vous êtes, finalement, irritable, sans que ça puisse en avoir l’air. »
Le ton avait été également plus amusé qu’ennuyé, mais sans s’y attarder davantage il avait sortit le dossier de Professeur Perkins pour le donner à Sélène, après s’être installé, de nouveau, sur son fauteuil. Il alla même à expliquer comment il voyait les choses. D’ailleurs, Sélène en fit bien vite la déduction qu’il n’avait pas seulement récupéré le dossier, mais il avait aussi vu le corps.
« Quel bon assistant se contenterait de prendre seulement le dossier, sans avoir une vue réelle du corps. »
Voilà qu’il disait cela avec le plus grand des naturels, alors que, rappelons le, il n’était pas son assistant, et n’avait aucun droit de vue sur le cadavre de la victime. Mais bon, cela avait été utile, alors pourquoi s’en sentir gêné. Il parla donc du tatouage, qui lui semblait bien plus important que la cause de la mort. Bien que les deux allaient ensemble, selon sa théorie. Le nouveau bon point de Sélène fut qu’elle ne ria pas, en se moquant, pour dire qu’un tatouage n’avait aucune importance, encore moins une plus grande importance que les raisons de la mort en elle-même. Non, elle sembla même chercher à comprendre pourquoi il accordait autant de crédit à ce tatouage.
« 1983, Thomas Scott. Il se pencha en arrière, tendis le bras pour attraper une feuille sur une étagère derrière lui, qu’il tendit à Sélène. Un homme d’une trentaine d’année. Sa mort, selon l’autopsie était du à une crise cardiaque, puis finalement, on accorda le fait que c’était du à un poison donnant les même symptômes qu’une crise cardiaque. Comme votre victime. Thomas Scott avait également ce tatouage sous le pied. »
La feuille qu’avait sélène fournissait avec un peu plus de détail ce que venait de dire Edward. Bon d’accord 1983, ce n’était pas ce qu’on faisait de plus jeune comme affaire. Mais c’est aussi pour ça qu’Edward était doué, il avait une tendance à garder en mémoire pas mal d’affaire, pour pouvoir en faire des liens plus tard. Il était incapable de savoir des choses aussi élémentaire, logique et inutile que qui de la terre ou du soleil tourne autour de l’autre. Mais il savait les grandes affaires de 1983. A chacun son truc.
« A l’époque, Thomas Scott était soupçonné d’appartenir à un groupe de mafieux indiens. A croire que la mafia italienne faisait trop cliché. Bref, du coup… Là, il se leva, et alla chercher un bouquin, sorte d’encyclopédie de la culture indienne qu’il ouvrit à une page pour la montrer à Sélène. Ce signe, équivalent aux tatouages des victimes représente l’appartenance et tout un tas de chose qui est, aussi, le symbole de cette mafia qui vit à New York. Il y a donc de grande chance que la mort de l’homme est un rapport avec cette mafia et, en vue des méthodes, que ce soit eux qui l’ont éliminé. Il se remit dans son fauteuil, posant le livre ouvert au sol. Enfin, ça ne reste qu’une théorie. » |
|  | | Sélène Gallio Mutante de niveau Oméga { ADMINISTRATRICE }
Nombre de messages: 14650 Date d'inscription: 03/10/2006 Localisation: Mars Investigations, ou au Pandora's Box Clan: Damnés Age du personnage: 25 ans en apparence, mais quelques siècles de plus en réalité... Pouvoirs: télépathie par contact, ondes mentales, dématérialisation en fumée noire et contrôle des ombres Profession: patronne de Mars Investigations, co-gérante du Pandora's Box, égérie glaciale des Damnés. Cambrioleuse à ses heures perdues Points de rp: 2498
 | Sujet: Re: Première 'collaboration' [Edward] Sam 4 Déc - 18:10 | |
| La retenue sur salaire qui avait délié la langue d’Edward avait fini par être définitivement laissée de côté. Sélène n’aurait aucun scrupule à déduire les frais de remboursement de dégradations sur les salaires des employés, et cette information semblait amuser quelque peu Edward. Ce que la mutante ignorait, c’était que l’homme qui lui faisait face avait une fâcheuse tendance à considérer les règles à sa manière et à dépasser de quelques millimètres certaines limites… Lorsqu’elle l’apprendrait, il serait fort probable que cela ne change absolument pas son humeur du moment, sauf si les frasques du britannique venaient à remettre en cause l’Agence en elle-même. Sélène était du genre à crocheter les serrures elle-même et à feindre l’innocence au moment d’une perquisition avec un « Il a sans doute du oublier de fermer sa porte. Les verrous ne sont plus ce qu’ils étaient, visiblement… » qui suffisait à convaincre les inspecteurs même les plus soupçonneux. Qui irait en effet soupçonner une femme de son genre de s’adonner à ce genre d’actes punis par la loi simplement pour une affaire ? Personne, mis à part si la personne éprouvait de forts soupçons à la base. Dans le cas d’Edward… Hmm, il n’y avait pas de soupçon de base, mais les policiers avaient une fâcheuse tendance à cataloguer les gens selon leur apparence et malheureusement le côté mal peigné d’Edward et cette barbe naissante combinés à cette tenue débraillée ne jouaient pas en sa faveur dans l’obtention d’une opinion favorable de la part de personnes un peu étroites d’esprit… Mais après tout là n’était pas le propos. Sélène n’avait pas encore entendu tout ce qu’il y avait à entendre sur Edward Livingston, l’homme qui faisait trembler ses employés par la simple évocation de son prénom. Un peu comme si « Edward » rimait fatalement – et horriblement – avec « Livingston », et donc avec « ennuis, remarques gênantes et zizanie »…
La suite avait été une longue succession de répliques visant à déterminer lequel des deux perdrait patience avant l’autre, et malgré son tempérament fort, Sélène n’avait pas prononcé un mot plus haut que l’autre. Elle n’était pas non plus l’une de ces femmes complètement hystériques dès lors qu’on leur manquait de respect, parce qu’elle avait suffisamment vécu pour ne pas bondir à chaque chose qui ne lui plaisait pas totalement, et sa patience s’en était trouvée grandement améliorée. C’était sans doute bien pour sa tension dans le fond, parce qu’Edward possédait un talent certain pour irriter les gens avec efficacité en plus de manier les mots à la perfection. Un interlocuteur comme elle les aimait tant, au final… mais il n’avait pas besoin de le savoir. Concernant les parties de jambes en l’air que pourrait lui procurer ses honoraires, Edward conclut juste de manière laconique que cet argent lui assurait au moins un silence qui était bienvenu, et Sélène n’afficha aucune expression particulière, conservant ce visage neutre alors qu’elle semblait le jauger du regard sans s’en cacher.
Si vous le dîtes…
Elle ne pouvait ni assurer qu’il était un habitué de ce genre de services, ni assurer le contraire. Mais en revanche, rien ne l’empêchait d’essayer de le déterminer… La curiosité était un facteur à toujours prendre en compte concernant Sélène, et surtout lorsque la personne qui lui faisait face attirait son attention de manière positive. Concernant William et son activité de chronométrage, Edward expliqua finalement que Sélène aurait l’occasion de constater ce à quoi s’occupait le médecin lorsqu’elle redescendrait. Acquiesçant avec amusement, la jeune femme essaya de s’imaginer le placide médecin les yeux rivés au cadran d’une montre à gousset en espérant que Sélène battrait le dernier record d’endurance en date face à Edward. Elle ne savait pas s’il existait un record ou même si le médecin possédait une telle montre, mais Edward laissa entendre qu’elle pourrait vérifier l’ensemble en redescendant. Là encore, Sélène acquiesça simplement, poursuivant son examen minutieux alors qu’Edward acquiesçait concernant l’absence d’envie de la jeune femme de faciliter les choses aux imbéciles en adaptant une garde robe qui les mettrait davantage à l’aise. Et puis quoi encore ?! Edward semblait être d’accord, ce qui laissait entendre qu’il ne devait pas être de ceux qui se focalisaient sur les apparences en jurant mordicus qu’une femme avec un décolleté était forcément une niaise et qu’une femme vêtue de manière plus couvrante était – moche – et sans doute trop intelligente pour être dupée. Les hommes avaient des notions vestimentaires assez peu élaborées au final, alors il ne fallait pas leur en vouloir…
Si Edward avait noté le calme olympien de Sélène, la jeune femme n’avait pas ignoré le talent qu’il pouvait avoir pour réellement irriter les gens, et le détective avait esquissé un sourire en considérant les paroles de la mutante comme quelque chose de positif. Ca l’était assurément, mais pas suffisamment pour être un compliment. Néanmoins, cette qualité qu’Edward possédait devait être véritablement pratique face à des personnes nettement moins patientes que Sélène… soit à peu près 90% de la population, au bas mot. La dernière réplique du détective tira un sourire indéchiffrable à Sélène peu avant qu’elle ne reprenne la parole :
Tout le monde est irritable, M. Livingston. Même la personne la plus sereine qui puisse se présenter devant vous. Le tout est de trouver les bons déclencheurs, et quelque chose me dit que vous voyez parfaitement ce à quoi je fais allusion…
Il s’était attaqué à son jeune âge, à son sexe, à la manière dont elle était supposée avoir eu ce poste. A son intelligence, également. Livingston devait sans nul doute être redoutable lors d’une joute verbale, et Sélène eût une pensée compatissante pour ceux qui en avaient fait les frais, et pour ceux qui en feraient les frais dans l’avenir… parce qu’il était certain que des personnes de fort caractère et à la langue trop pendue avaient du essayer d’avoir le dernier mot face à lui en allant jusqu’à tomber dans la mauvaise foi après que leurs arguments peu solides aient été écartés par le détective. Sélène imaginait très bien ce type de scène, avec un type sûr de lui finissant par rester muet à force de voir ses arguments se faire démonter les uns à la suite des autres par un Edward aussi serein que celui qui se trouvait face à la jeune femme.
Suite à l’observation de Sélène concernant le moment qu’Edward avait passé à examiner le cadavre, le détective laissa entendre qu’il était inconcevable d’être un bon assistant sans jeter un œil au corps dont il récupérait les observations concernant l’autopsie. Il avait lancé cette phrase avec un naturel tellement déconcertant que Sélène n’avait pu que sourire avec un amusement qu’elle ne chercha nullement à dissimuler ; signe indiquant qu’au final elle était parfaitement à l’aise face à cet énigmatique personnage que les gens fuyaient dès qu’ils le pouvaient.
Sélène avait assez rapidement déposé le rapport sur ses jambes croisées et s’était intéressée à la remarque d’Edward concernant un tatouage qu’elle avait repéré sans réellement s’y intéresser lorsqu’elle avait examiné le corps quelques jours plus tôt. Loin d’être aussi obtue que certains inspecteurs ou détectives, la jeune femme n’avait pas éludé ce détail d’un banal « on s’en fout, c’est qu’un tatouage », mais avait au contraire manifesté le désir d’en savoir un peu plus puisque visiblement Edward jugeait ce détail digne d’intérêt. Edward commença par se pencher en arrière pour attraper quelque chose – une feuille – qu’il tendit à Sélène après avoir laissé échapper une année et un nom. Sélène fit mine de chercher dans sa mémoire au cas où ce nom prononcé si simplement par Edward ait pu laisser une trace dans son esprit au même titre que le nom d’un Président ou d’un scientifique de renom. Mais non, rien ne lui vint. Baissant les yeux pour examiner le document que lui avait remis Edward, Sélène prêtait une oreille attentive au récit qu’il lui faisait d’une affaire impliquant un homme possédant ce tatouage quelques dizaines d’années plus tôt qui avait trouvé la mort de la même manière. Sélène fixa de nouveau son regard étincelant de curiosité sur le détective, se demandant où il souhaitait en venir avec cette histoire de tatouage. Ce qui étonnait également la jeune femme sans que cela ne puisse se percevoir de manière certaine, c’était qu’Edward ait pensé précisément à cette affaire suite à l’examen du cadavre…
Bien vite, le détective évoqua un groupe de mafieux indiens et alla chercher une encyclopédie assez massive qu’il tendit à Sélène. La jeune femme conserva son regard posé sur lui pendant encore quelques secondes avant de s’intéresser aux pages sur lesquelles l’épais volume était ouvert. La suite de sa théorie suivit bien vite et Sélène trouva le tout véritablement intéressant ; suffisamment pour prendre quelques minutes pour y réfléchir, laissant son regard aller de l’encyclopédie à Edward… Lorsque ses idées s’enchaînèrent de manière satisfaisante, la jeune femme reprit la parole :
Donc si je vous suis… cet homme aurait été impliqué dans les affaires de la mafia indienne à laquelle personne n’avait encore songé jusque là depuis… 1983 ? – Il n’y avait aucune critique ou ironie dissimulée dans ses paroles, comme en témoignait toujours cette étincelle de curiosité qui continuait de danser dans son regard. – Raison de plus pour mettre les pieds dans le plat si tel est le cas…
Sélène avait une fâcheuse tendance à se mettre dans les pires galères de manière toujours consciente, et cela frapperait sans doute son interlocuteur. Sa curiosité était toute professionnelle mais recelait également un fond tout à fait personnel qui l’incitait toujours à essayer de comprendre le pourquoi du comment des choses… ; autant dire que Sélène exerçait le métier idéal pour mettre son nez partout sous couvert de la Loi.
Donc cet homme est susceptible d’avoir été mêlé à des affaires liées à la mafia… Un certain nombre de détails concernant la scène du crime laissent entendre que cet homme n’est peut-être pas mort de manière aussi naturelle que ce que sa crise cardiaque laisse entendre. A moins qu’il n’ait été incapable de nouer ses lacets seul de manière convenable, mais venant d’un homme possédant un permis de port d’arme, j’en doute…
Malgré le soin qui avait été apporté à l’installation du corps à son domicile, un certain nombre de détails avaient frappé Sélène après la troisième minute passée sur place… Son interlocuteur possédant des facultés d’observation assez hors-normes, il pourrait être intéressant de l’amener sur les lieux du crime – pour la mutante, c’en était un même si elle en ignorait les motivations – pour voir ce qu’il pourrait trouver qui avait échappé à tout le monde jusqu’à maintenant… Sélène avait les accréditations et pouvait de ce fait aller et venir sur la scène de crime parce qu’elle avait été mise sur cette affaire par la famille du défunt de manière nominative. Ce qui impliquait qu’Edward n’avait pas pu se rendre sur place à moins d’une effraction… et d’une balle dans le corps de la part des retraités malades de la chevrotine qui vivaient en face et passaient leurs journées – et nuits – à surveiller les alentours en étant persuadés qu’un gang de dealers avait établi son quartier général dans le quartier…
Avez-vous quelque chose de prévu pour la fin de journée, M. Livingston ? – Un sourire malicieux étirait les lèvres de la jeune femme alors que son index courait le long de la page de l’encyclopédie qu’elle était en train de lire. – Si ce n’est pas le cas, peut-être apprécieriez-vous de pouvoir confronter cette théorie avec la réalité de la scène de crime…
Elle n’avait toujours obtenu aucune réponse claire concernant une collaboration entre eux, mais le simple fait qu’Edward lui rende le rapport et partage l’une de ses théories avec elle suffisait à deviner qu’il s’agissait d’une collaboration tacite qui n’avait sans doute pas besoin d’être officialisée par des paroles… On ne pouvait que considérer la courtoisie que mettait Sélène dans cette échange, mais il était en revanche impossible de penser qu’elle amadouait son subordonné incontrôlable de la manière la plus parfaite qui soit justement parce qu’il aurait fallu être télépathe pour éventer les idées de Sélène. Elle ne pensait absolument pas à se servir d’Edward et préférait de très loin établir une relation professionnelle digne de ce nom avec cet étrange personnage. C’était bien plus intéressant que de simplement se servir de lui comme pourrait essayer de le faire la première venue, et c’était également bien plus à la mesure de ce que Sélène pouvait être capable d’accomplir… _________________  | Le devoir est une série d'acceptations. [ Victor Hugo ] |
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|  | | Edward Livingston Humain
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 | Sujet: Re: Première 'collaboration' [Edward] Mer 8 Déc - 23:31 | |
| Tous les sujets de discussion, divers et variés, qui avaient été abordé avec Sélène avaient réussi à trouver une fin. De toute façon, Edward ne cherchait pas à jouer à celui qui avait le dernier mot, le tout était surtout de pouvoir se faire une idée de l’autre. A croire que tous les deux avaient une manière bien particulière de s’y faire. Le seul sujet sur lequel il aurait pu revenir fut quand elle annonça que tout le monde pouvait être irritable, à condition de savoir ou taper, elle était d’ailleurs persuader qu’Edward savait ce qu’il convenait de dire pour tenter de la froisser un peu, malgré la retenue qu’elle pouvait avoir. Mais, finalement, la seule réponse qu’il lui fit fut ce sourire un peu énigmatique qui ne voulait tout dire et rien à la fois. Si il devait s’amuser à tenter de l’irriter, elle aurait tout le loisir de savoir si elle avait eu juste ou non dans sa déduction. Mais il trouvait beaucoup moins marrant d’affirmer ou non cette supposition, c’était tellement plus drôle quand sa restait qu’une simple hypothèse qu’il pouvait faire vérifier à n’importe quel moment.
Il nota, mentalement, tout un tas de petite chose. Par exemple : le sourire qu’elle avait pu faire quand il avait dit avoir examiner le corps –jouant sur le fait qu’il devait être un « bon assistant »- et non pas un soupir ou quelque chose montrant que ce genre d’attitude pouvait lui déplaire. D’ailleurs il avait déjà noté ce genre de réaction quand il avait rectifier ses dires en disant qu’il n’avait pas voler le dossier mais « emprunter ». Des réactions qui laissaient penser qu’elle ne devait pas être des plus innocente quand elle s’occupait d’affaire. Le tout était de savoir si cela ne s’arrêtait pas qu’à des affaires. Après tout, il était loin d’avoir oublier la question qu’elle avait posé sur l’acquisition de son violon, dont il connaissait un peu près le prix quand elle l’avait rangé dans son étui.
Puis il en était venu à cette histoire de tatouage, expliquant la démarche qu’il avait faite – documents à l’appui- alors que sélène l’écouta sans avoir à le couper, à rire, ou à poser tout un tas de question avant qu’il n’est fini. Ce qui était franchement appréciable parce qu’il y avait un nombre incalculable de personne qui ne le laissait jamais finir, le bombardant de question avant qu’il est fini. Mais là, il eu le loisir de pouvoir tout dire, d’une seule foulée, pendant qu’elle semblait l’écouter en prenant soin de regarder ce qu’il pouvait lui donner en même temps. Puis, une fois qu’il eut fini, il s’installa à nouveau sur son fauteuil, clôturant sur le fait que ce n’était qu’une théorie. Encore fallait-il le savoir mais quand il se mettait à donner ses avis, c’est qu’il y avait de grande chance que ce soit ça. Il avait beaucoup de mal – il était même dans l’incapacité – de dévoiler quoique ce soit sans être pratiquement certain que ce soit véridique. Bien sur, il pouvait changer sa version en cours de route, suffisait d’un nouvel élément pour tout faire voler en éclat.
Sélène prit le temps de réfléchir à tout ça, ce qui était tout à son honneur, pour finalement reprendre la parole. Résumant le tout par le fait que personne ne semblait s’être occupé de cette mafia depuis, au moins, 1983. La phrase, venant d’une autre personne, aurait pu facilement passer comme une critique. Mais l’expression qui éclairait le visage de Sélène ressemblait tellement plus à de la curiosité qu’il était impossible pour Edward de le prendre mal. Il fit même un léger sourire pour l’envie de Sélène de mettre « les pieds dedans » si tel était le cas. Là, même si elle avait été loin dans les négatif, elle repassait forcément dans les positif. Edward avait tellement en horreur les gens qui ne voulaient pas s’impliquer dès qu’une affaire s’avérait compliquée ou dangereuse. Au moins, ce n’était pas le cas de Sélène et, quoiqu’elle ait pu faire ou dire avant, ça la faisait forcément passer dans les positifs sur le système de point d’Edward.
« En réalité, il y a bien une personne qui avait émit l’hypothèse de l’implication de cette mafia en 83, une certain… Il chercha dans sa mémoire un court instant. Grant… James… John… Non, Jake Grant, voilà c’est ça. Jake Grant, inspecteur de police à New York. Mais peu de temps après il a donner sa démission et à disparu de la circulation avec sa famille. Personne n’a trouvé ça bizarre, personne ne s’est inquiété, tout le monde pensait qu’il était un peu barge et voulait à tout prix l’affaire du siècle. Bref, tout le monde à imaginer qu’il avait fabulé le lien entre le mort et la mafia. Il n’empêche qu’il a quand même fui. »
Il y avait de grande chance que, pour avoir emmener son nez dans certaine affaire, on est fini par le menacer. Il était partit. Edward n’en savait pas tellement plus sur ce qu’était devenu ce type. Après si il disait cela c’était surtout pour prévenir, même si Sélène l’avait déjà comprit, que si l’hypothèse d’Edward était bonne alors… Alors ça risquait de ne pas être de tout repose. L’hypothèse d’Edward avait peut être trouver une oreille attentive parce que Sélène ne croyait déjà pas à cette histoire de crise cardiaque. Selon ce qu’elle semblait dire – à demi mot- cela ne collait pas avec la scène du crime. Rien que de penser à la scène du crime le regard d’Edward s’alluma. Pas étonnant qu’on le prenne pour quelqu’un de franchement déranger, c’était la seule personne capable de hurler de joie à l’annonce d’un meurtre horrible, mais inexplicable. Oui, il avait peut être un grain. Enfin, en réalité, c’est juste qu’il était complètement détacher de ce que pouvait représenter une vie humaine.
C’est la suite qui l’obligea à sourire, quand elle lui demanda si il avait quelque chose de prévu. Parce que, jusqu’à présent, il ne lu avait pas répondu ouvertement sur sa demande de « collaboration » mais résister à l’appel d’une scène de crime était quelque chose de pratiquement impossible, sauf si le crime était d’une banalité à mourir. Parce que si elle avait vu quelque chose qui ne collait pas, alors que tout semblait indiquer que c’était une crise cardiaque, c’est que le tueur avait du grandement maquiller la scène. Et là, c’était ce qu’il aimait tout particulièrement. Tout était dans les détails trop parfaits, et ceux qui était négligés. Une sorte d’énorme puzzle fait tout spécialement pour son cerveau. Non, il ne pouvait pas refuser ce genre de chose.
« Il faudrait voir avec ma secrétaire mais je ne pense pas qu’il y ai de s… »
Il s’arrêta au beau milieu de sa phrase, des gyrophares bleu clignotant pouvant se faire voir à travers le mur en face de sa fenêtre. Il bloqua son regard sur cette légère lueur de dehors quand il entendit la sonnette de la maison, qui fut bien vite suffit de la voix forte et indignée d’Anna Maria. Le cerveau d’Edward roulant à une vitesse folle, il se releva rapidement et sauta par-dessus son fauteuil pour aller s’enfermer dans la salle de bain mitoyenne avec cette pièce. Dans ces déplacements, il parla tout de même à l’intention de Sélène.
« Quoiqu’il arrive, resté là, ne bouger pas. Il ne devrait pas en avoir pour longtemps. »
Edward avait eu un accrochage avec un inspecteur de police. Un truc débile parce qu’Edward avait pas voulu donner ses conclusion au type, estimant qu’il était beaucoup trop stupide pour comprendre quoique ce soit. En fait ce type l’énervait depuis un bon moment et là, ça avait été plus fort que lui, il avait sûrement été un peu trop loin. Bref, l’inspecteur en question avait juré que les choses n’en resteraient pas là. Le gyrophare, l’entrée forcée en vu des cris d’Anna, tout portait à croire que c’était lui. Et, pour Edward, il était hors de question de se présenter dans cette tenue. Du coup il avait filer à salle de bain, enfiler un pantalon, une chemise, une veste et aplati ses cheveux. Une dernière action qui ne fut pas des plus probante. Bref, il avait moins de deux minutes et sortait de la salle de bain en courant pour sauter dans son fauteuil quand la porte s’ouvrit sans même qu’on est prit la peine de sonner.
« Police, on vient pour une perquisition. » « Y a un écriteau sur ma porte qui dit qu’on peu entrer comme on veut ? »
S’interrogea Edward de manière très convaincante. Deux fois dans la même journée c’était quand même plus qu’étonnant. Mais l’inspecteur agita un papier à bout de bras.
« On a un mandat ! » « Inspecteur Barry, vous devriez arrêter de l’agiter aussi fièrement on dirais que c’est votre première fois, ou que vous en faites une affaires personnelle. » Le grand sourire avait du finir d’énerver l’inspecteur en question qui libéra le passage. « Allez y, et fouiller chaque recoin de cette pièce. »
Laissant tout le monde entrer, de toute façon il n’avait pas vraiment le choix. Il vit bien vite William et Anna sur le pas de sa porte inquiet de ce qui était en train de se produire, ce qui ne manqua pas de faire soupirer Edward. Ok, ses appartements étaient devenus l’attraction du jour. Super. Il porta un regard sur Sélène.
« Et vous, vous êtes libre aujourd’hui, parce que si ils veulent vraiment tout inspecter j’ai peur de ne pas pouvoir me libérer dans les minutes qui viennent. » |
|  | | Sélène Gallio Mutante de niveau Oméga { ADMINISTRATRICE }
Nombre de messages: 14650 Date d'inscription: 03/10/2006 Localisation: Mars Investigations, ou au Pandora's Box Clan: Damnés Age du personnage: 25 ans en apparence, mais quelques siècles de plus en réalité... Pouvoirs: télépathie par contact, ondes mentales, dématérialisation en fumée noire et contrôle des ombres Profession: patronne de Mars Investigations, co-gérante du Pandora's Box, égérie glaciale des Damnés. Cambrioleuse à ses heures perdues Points de rp: 2498
 | Sujet: Re: Première 'collaboration' [Edward] Sam 18 Déc - 22:44 | |
| Sélène avait la particularité de ne jamais se fier à une première impression lorsqu’elle rencontrait quelqu’un, et dans ce cas précis c’était dans l’intérêt d’Edward. Elle l’avait d’abord aperçu en version « loque humaine » à moitié avachi sur le sol et avec un look global qui aurait rendu jaloux un clochard, lui avait ensuite fait face en mode « particulièrement irritant » et avait fini par apprécier cette manière de s’exprimer et l’observer, comme s’il guettait le moindre signe susceptible de lui prouver… quelque chose. Sélène ne savait pas trop ce qu’il cherchait à détecter chez elle, mais elle s’en accommodait parfaitement parce qu’elle-même était également en train de tester cette personnalité que tout le monde trouvait détestable au plus haut point. Contrairement à ce qu’on lui avait dit, Edward n’était pas cet irritant mal élevé qu’on lui avait décrit. Il avait certes un certain talent pour exaspérer les gens, mais son éducation ne pouvait pas être remise en question, ou du moins pas pour le moment et pas avec le peu que Sélène avait pu voir de lui.
Concernant ce gang de mafieux auxquels ce tatouage pouvait être relié, Edward avait expliqué que personne n’avait fait le lien à l’époque en dehors d’un homme dont il prit quelques secondes pour retrouver le nom. Sélène avait conservé un visage neutre animé seulement par un regard empreint de curiosité, mais elle n’était pas habituée à côtoyer des personnes capables de retenir ce genre de détails qui au premier abord avaient tout d’anecdotes absolument inutiles. Sélène était assez impressionnée sur ce plan, mais pas au point de le laisser entrevoir à son interlocuteur. Elle n’avait pas réussi à s’assurer une longévité aussi importante en laissant apercevoir ses émotions à n’importe qui et n’importe comment !
Donc cet inspecteur a disparu avec sa femme et enfants… - Elle avait dit cela plus pour elle-même que pour en obtenir une réelle confirmation.– Et cela n’a véritablement inquiété personne… Sans non plus crier au loup, quand il est question de la mafia, rien n’est à négliger, et surtout pas la disparition d’une famille complète.
Oui, Sélène avait un problème fondamental avec la police et tous ceux qui portaient un uniforme indiquant qu’ils faisaient partie des forces de l’ordre. Elle avait un goût certain pour les effractions et cambriolages, mais ce sentiment n’était pas uniquement du à cela, mais également à l’irritante tendance que les représentants de l’ordre avaient de se focaliser sur des détails parfois inutiles alors que parallèlement à cela ils se méprenaient ou ignoraient des détails pourtant importants. La jeune femme était bien placée pour en attester, parce qu’elle avait croisé quelques inspecteurs du genre nerveux de la gâchette sur chacune des affaires pour lesquelles les familles de victimes étaient venues la trouver à l’Agence. Et même en faisant abstraction des affaires qu’elle avait résolues ces derniers mois, ses employés avaient également montré aux policiers qu’ils étaient sans doute un peu limités dans leur manière de procéder…
Cela dit, il aurait pu tout simplement décider de changer de vie ou de rejoindre une secte… Mais l’hypothèse de la fuite pour sauver sa vie me paraît largement plus plausible compte-tenu de la nature de sa dernière enquête.
Sélène avait ensuite évoqué ses conclusions préliminaires rapport à cette « crise cardiaque » et l’état de la scène de crime. Son regard sombre posé avec attention sur son interlocuteur lui permit de ne pas louper cet espèce de flamboiement dans ses yeux, et un sourire amusé étira ses lèvres l’espace de quelques secondes. Proposant assez naturellement de l’accompagner voir la scène de crime « au cas où ça l’intéresserait » - il était évident que cela l’intéressait, à présent – Edward évoqua la nécessité de voir avec sa secrétaire mais laissa entendre qu’il n’y avait selon lui pas de souci. Sa phrase resta en suspend, et Sélène vit assez distinctement son regard changer d’orientation pour se poser sur quelque chose qu’elle ne pouvait apercevoir du fait de sa position et de l’orientation de son fauteuil. Des éclats de voix leur parvinrent en provenance du rez de chaussée, mais Sélène ne reconnut pas la voix de la logeuse qu’elle n’avait entendue que pendant quelques secondes. Edward semblait comme bloqué en mode « pause », et Sélène se risqua à orienter son regard dans la direction qui semblait tant intéresser le détective mais s’interrompit au moment où il s’anima de nouveau pour jaillir hors de son fauteuil… Ce fut un haussement de sourcil qui accueillit sa demande expresse de ne pas bouger de là où elle était, et elle l’observa disparaître derrière une porte sans mot dire.
Quelques minutes passèrent avant que le détective ne réapparaisse dans une tenue qui n’avait plus rien de commun avec celle dans laquelle il avait reçu Sélène contre sa volonté – c’est qu’elle était douée pour forcer l’entrée – et l’amusement de la jeune femme s’inscrivit de manière bien lisible dans ses yeux sombres alors que son visage continuait de refléter une certaine perplexité. Edward paraissait à présent moins froissé et paraissait encore plus impressionnant dans ces vêtements que dans sa robe de chambre élimée et pelucheuse. Enfin du moins, cela devait être le cas, parce que Sélène imaginait que sur des esprits moins matures que le sien, Edward devait produire des ravages en un seul regard.
Sélène s’était contentée d’un hochement de tête silencieux en réponse à la demande d’Edward, et bien vite la porte s’ouvrit derrière Sélène au moment où résonnait un « Police, on vient pour une perquisition » qui la laissa perplexe mais silencieuse. Ses jambes se croisèrent dans un crissement de jean alors qu’un inspecteur s’avançait vers Edward en agitant bizarrement ce qui devait être le mandat qu’il venait d’évoquer. Au premier coup d’œil, Sélène trouva cet inspecteur nerveux particulièrement exaspérant ; sans doute à cause de cette manière qu’il avait de se comporter en donnant clairement l’impression que cette action de justice l’amusait et le faisait jubiler. Edward sembla tiquer sur la même chose et charria l’inspecteur sur ce comportement puéril qu’il avait, accompagnant sa réplique d’un sourire énorme. Sélène passa une main devant ses yeux pour dissimuler sans réellement le désirer le sourire amusé qui avait étiré ses lèvres : en réalité, elle se moquait parfaitement que ce sourire soit vu et qu’il choque qui que ce soit parce que ne faisant pas partie des meubles, elle n’était pas concernée par l’objet du mandat qui se faisait secouer presque comme un drapeau par l’inspecteur. Des ordres furent rapidement donnés à des simples flics qui avaient suivi leur chef de section jusque là. Se retournant légèrement, Sélène pu apercevoir Anna-Maria et William, qui avaient sans doute préféré monter pour voir s’il ne se passait rien de grave à cet étage. Sélène leur adressa un sourire poli avant de faire de nouveau face à Edward, son portable entre les mains.
| échange de sms a écrit: | Ce n’était qu’un rapport à récupérer. Livingston était en train d’exposer des idées intéressantes… La police n’était pas nécessaire. La POLICE ?? Oui. Il n’y avait ni prise d’otage, ni vol qualifié. Enfin pas au strict sens de la loi. La police a débarqué chez Livingston ? |
Sélène avait expédié son téléphone aux tréfonds de son sac à main avec une exaspération qu’elle ne chercha pas à dissimuler. Si ce n’était pas Bérénice qui en était à l’origine, cela signifiait que cette perquisition risquait de durer pendant un petit moment parce que Sélène risquait de ne rien pouvoir dire pour leur faire entendre que cette histoire de rapport emprunté n’était qu’un malentendu. Et puis d’abord, qu’est-ce que cet inspecteur cherchait ici ? Edward reprit la parole après un soupir clairement audible, interrogeant la mutante de manière indirecte sur le programme de sa journée en précisant que si les policiers souhaitaient réellement tout retourner, cela risquait de durer un moment…
Je pense pouvoir leur accorder quelques minutes pour trouver ce qu’ils pensent pouvoir trouver ici… - Baissant d’un ton pour n’être entendue que d’Edward, Sélène poursuivit. - Ensuite je perdrais sans doute patience avec une courtoisie toute féminine, et enfin, je passerais quelques coups de fil…
Sélène pouvait être une véritable peste lorsqu’elle commençait à faire jouer ses relations pour gagner du temps, et ce trait de caractère ne devait pas être négligé. La mutante leva les yeux vers l’inspecteur, essayant de lire le contenu du mandat qu’il avait à présent arrêté de secouer dans tous les sens :
La Loi vous donne le droit de débarquer ici et d’interrompre une entrevue professionnelle. Elle vous impose également d’informer les personnes présentes des motifs de cette perquisition… - Sa main droite se tendit en direction de celui qui menait cette opération – Sélène Gallio, Mars Investigations. – Ca avait toujours le don d’impressionner les gens lorsqu’elle casait dans la même phrase son patronyme et le nom de l’agence, mais là c’était surtout pour laisser entendre au type que si Edward avait moins de marge de manœuvre parce que la perquisition était chez lui, Sélène pouvait en toute impunité pointer du doigt tout manquement à la procédure parce qu’elle la respectait chaque jour plus ou moins à la lettre selon ses besoins. - Que pensez-vous trouver ici, sérieusement ? – Un sourire amusé s’inscrivit sur ses lèvres. – Oh attendez... ne me dîtes pas que vous espérez trouver de la drogue ou ce genre de choses illégales, je pense que vous aurez bien plus de chance en perquisitionnant sur le campus… - Son regard se posa sur Edward. - Dîtes-leur qu'un campus ou une boîte de nuit sont plus propices à ce genre de trouvailles, surtout si ça peut faire gagner une heure à tout le monde.
Elle aurait bien voulu leur dire de foutre le camp et de la laisser travailler en paix avec son employé, mais cela n’aurait fait qu’attiser les suspicions des policiers. Ecartant l’étui de son violon du chemin d’un policier qui venait de faire tomber une pile de livres d’une étagère sans même la ramasser, Sélène retint un soupir particulièrement exaspéré. Pourquoi fallait-il que les flics débarquent toujours au mauvais moment ? D'autres livres et objets rejoignirent le sol sans que les policiers ne songent à les ramasser ou à faire plus attention à leurs mouvements... _________________  | Le devoir est une série d'acceptations. [ Victor Hugo ] |
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|  | | Edward Livingston Humain
Nombre de messages: 247 Date d'inscription: 17/04/2010 Localisation: New York Age du personnage: 32 ans Pouvoirs: aucun Profession: Détective (a son compte,peut aider la police ou Mars investigation)
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 | Sujet: Re: Première 'collaboration' [Edward] Jeu 30 Déc - 19:25 | |
| Sélène était loin d'être la jeune femme cherchant à tout prix à montrer qu'elle méritait sa place. Elle aurait pu passer pour ce genre de personne, en forçant la porte de la pièce d'Edward, comme pour dire que c'était elle la boss et qu'il était hors de question de se laisser dicter sa conduite. Mais elle était bien loin de tout cela. D'ailleurs, il n'arrivait pas réellement à se faire une idée précise de la jeune femme. Elle avait un côté bien trop mature pour son âge, et pouvait se montrer d'un calme apparent impressionnant. Pourtant, sans cherche à se vanter, il avait plutôt une rapide tendance à taper sur le système des gens, plus qu'autre chose. Mais, là, où elle était loin de chercher à asseoir sa position, c'est qu'elle était toute disposer à écouter la théorie d'Edward, et de lui accorder un certain intérêt. Combien d'inspecteur avait-il vu qui, preuve à l'appui, se refusaient de l'écouter sous prétexte qu'il n'était qu'un privé, alors qu'eux étaient réellement de la police. A croire que, juste ce statut, leur donnait raison à chaque fois. Sélène aurait pu être le genre de personne à dire que vu qu'elle était la boss de Mars Investigation, elle avait la science infuse, savait tout, et une théorie qu'elle n'avait pas envisager n'était, justement, pas envisageable. Ce n'était pas le cas, et tout à son honneur. Du coup, il était appréciable pour Edward de pouvoir lui exposer son point de vue, documents à l'appui, même si pour le moment ça ne restait qu'une hypothèse qu'il n'avait pas pu vérifier dans les moindres détails.
Il sentait, même, dans les réponses de Sélène une certaine amertume - voir critique - envers la police. Tous n'étaient pas à jeter, fort heureusement, mais il est vrai qu'il y avait beaucoup trop d'éléments incapables de pouvoir admettre que quelqu'un d'autre est la solution. Et d'autre qui était du genre à boucler une affaire selon des évidences sans chercher plus loin. Allez, histoire de ne pas tout leur mettre sur le dos, on va invoquer un manque évident de budget. Excuse à laquelle Edward ne croyait pas trop, mais le but n'était pas de descendre un corps de métier qui retrouvait des couleurs agréables grâce à certains éléments. Concernant l'homme qui avait disparu à la suite de la première affaire similaire, datant de plusieurs année, Sélène évoqua la possibilité qu'ils aient pu fuir pour échapper à la mafia, ou changer de vie. Ce qui, d'un point de vue technique, était tout à fait possible. Mais fuir au moment où l'on soupçonne la mafia, était quand même une drôle de coïncidence. Et les coïncidences... Disons qu'Edward était du genre à penser que cela n'existait pas réellement. Cela dit, il serait bien mal avisé de dénigré la possibilité d'un changement de vie, juste pour le plaisir. Comme dit plus haut, tout cela découlait d'une hypothèse qui demandait encore quelques vérifications. Du coup, il avait hocher la tête de manière positive pour dire qu'il était d'accord. Ca pouvait être un simple changement de vie, ou une véritable fuite. Si, toute fait, la famille en question était encore en vie quelque part.
Mais la discussion n'avait pas été plus loin. Edward s'était levé brusquement afin de pouvoir se changer et de reprendre sa place pour que, quand la porte s'ouvrit, il soit installer confortablement sur son fauteuil devant le regard amusé de Sélène. Enfin, l'amusement laissa bien vite place à un côté perplexe, à peine visible sur son visage toujours aussi calme, alors que l'inspecteur barry agitait son mandat autorisant une perquisition chez le détective. En tout cas, dans ses appartements. La façon dont fut agiter le bout de papier en question fut rapidement mit en évidence par Edward qui ne devait pas être le seul à avoir remarquer cette façon de faire vu que Sélène ne chercha pas vraiment à dissimuler son sourire. Il n'en dit rien, la laissant pianoter sur son téléphone pendant que l'inspecteur laissait entrer trois autres policiers qui commencèrent les fouilles sous les ordres de l'inspecteur Barry. La seule chose dont Edward était capable était de dire à Sélène que cela prendrai plus longtemps que prévu si, vraiment, l'inspecteur comptait tout regarder.
Sélène, ne chercha pas à jouer de patience, annonçant clairement son manque de courtoisie à venir si cela venait à prendre trop de temps. Ce qui ne manqua pas de faire sourire Edward qui se demandait ce que cela pourrait donné. Un face à face, Barr-Gallio semblait franchement intéressant à voir. D'ailleurs elle fini par lever les yeux vers l'inspecteur pour lui glisser quelques mots, en tendant une main vers l'homme en donnant son nez. l'inspecteur lui serra la main pour finalement répondre rapidement à ses premières question.
" Inspecteur Jeff Barry, pour ce qui est des raisons de cette perquisition, je crains de ne pouvoir vous répondre étant donné quelle concerne les affaires de Monsieur Livingston. Nous nous devons à une certaine discrétion. Cependant, veuillez vous assurer que votre présence n'est nullement obligatoire et que vous pouvez tout à fait aller vaquer à d'autre occupation, si vous le désirez. "
C'est après que les choses prirent une tournure un peu moins amusante. Sélène, sourire amusé sur les lèvres, commença à demander ce qu'ils espéraient trouver dans cet endroit, évoquant sans détour des substances illicites. Et au moment où son regard se posa sur Edward pour qu'il confirme que l'inspecteur aurait plus de chance dans un campus ou une boite de nuit, elle pu avoir le loisir de voir Edward - qui se trouvait dans le dos de l'inspecteur - lui faire des grands signes, avec de gros yeux, pour lui dire de se taire. Signes et tête qu'il arrêta de faire sur le champs, quand l'inspecteur en question se retourna vers lui, comme pour savoir la réponse d'Edward.
" Campus et Boite de nuit... Assurément, c'est là où vous aurez le plus de chance de trouver des drogues. "
l'inspecteur se retourna, à nouveau, vers Sélène ce qui fit qu'Edward pu faire signe à Sélène de ne plus repartir dans ce genre de réponse, ou de question. L'inspecteur barry n'ajouta rien de plus et alla dans la pièce pour aider à chercher ce qu'il était venu trouver pendant que William s'approchait de Sélène pour lui glisser à l'oreille, au même moment où Edward se relevait pour aller dans leur direction.
" Vous devriez éviter de parler de drogue, ou substance illicite. " " C'est pour la science " Lança doucement Edward avec un visage parfaitement innocent.
Pour la science ! Mais bien sur, personne vivant dans cette maison ne croyait à ce genre de chose. Mais il reprit de manière bien plus audible pour tout le monde.
" L'inspecteur barry, ici présent, s'est retrouver plusieurs fois sur ma route... " "C'est vous qui étiez sur la mienne, je vous rappel ! " Lança l'inspecteur en question en relevant la tête de document trouver sur le bureau. " Mes excuses. Les supérieurs de l'inspecteur, ici présent, le trouvant trop stupide pour résoudre une enquète mon mit sur son chemin... C'est mieux de cette manière, inspecteur ? Inspecteur ouvrit la bouche pour rétorquer mais Edward reprit trop vite, s'adressant de nouveau à Sélène. Peu importe. Quoiqu'il en soit, j'ai refuser de partager certaines théories vu qu'il se bornait à voir que la surface des choses et ce à trois reprise. Du coup, j'imagine qu'il à du trouver une solution pour venir me faire perdre mon temps. Oh, j'imagine qu'il a du avoir son mandat en prétextant que si j'avais une facilité à résoudre des affaires c'est que je devais y être mêler d'une certaine manière. " " Voyez-vous une autre explication logique à cela ? " demanda l'inspecteur. " Oui, Mademoiselle Gallio, voyez vous une autre explication, hormis son incompétence à résoudre une affaire ? " |
|  | | Sélène Gallio Mutante de niveau Oméga { ADMINISTRATRICE }
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 | Sujet: Re: Première 'collaboration' [Edward] Dim 2 Jan - 16:52 | |
| S’il y avait bien un facteur important qui pouvait faire agir Sélène de manière légèrement différente de son mode de fonctionnement habituel, c’était bien la curiosité. Et à cet instant précis, ce n’était pas tant le fait de récupérer le rapport dont elle possédait une copie à l’agence qui l’intéressait, mais bien la théorie improbable de son interlocuteur. Ce qui était vraiment improbable au final, c’était le fait que personne n’ait pu envisager ce genre de chose là où un inspecteur participant à une enquête était sensé passer chaque possibilité en revue, mais personne n’avait pensé à envisager l’hypothèse de la mafia même une seule seconde… Le fait de tomber sur une personne qui non seulement connaissait une affaire similaire et qui envisageait cette possibilité avait quelque chose d’assez intriguant. Sélène aimait les idées neuves et les points de vue extérieurs parce qu’elle estimait ne pas avoir la même sensibilité que des personnes exerçant ce métier depuis plus longtemps qu’elle. Il fallait dire ce qui était : quelques mois ne suffisaient pas à acquérir l’ensemble des « bons réflexes » dans ce métier, et la tentation de sauter aux conclusions les plus banales pour boucler une affaire était très tentante pour un débutant… Du moins, c’est ce qu’Artemus lui avait expliqué en précisant toutefois qu’il n’imaginait pas Sélène sabotter un travail qu’elle aimait bien fait.
L’intrusion de cet inspecteur flanqué de quelques ronds de cuir troubla l’exposé de cette théorie de manière assez désagréable, mais Sélène apprécia à sa juste valeur la pique d’Edward adressa à l’inspecteur Bary et à son mandat transformé en drapeau tellement il l’agitait fièrement. Sélène se présenta à lui parce qu’il était hors de question qu’elle soit assimilée à l’un des éléments du mobilier de cette chambre encombrée, et l’inspecteur fit de même, éludant ensuite les questions de la jeune femme concernant les motifs de cette perquisition qui devaient demeurer secrets. Le « si vous le dites » qui lui avait brûlé les lèvres n’avait pas été prononcé mais Sélène ne pu réprimer un haussement de sourcil intrigué peu après que l’homme ait précisé que sa présence n’était pas requise :
Mon occupation pour cette journée et sans doute les deux autres qui suivront se trouve dans cette pièce, inspecteur. Je crains malheureusement de ne pouvoir m’éclipser et revenir lorsque chaque page de livre aura été tournée et chaque objet déplacé, parce que M. Livingston était justement en train de m’exposer quelque chose de très intéressant… - Avisant un officier qui tendait la main vers le rapport déposé sur la table à gauche de Sélène par-dessus l’arme à feu qu’elle avait été tentée d’attraper un peu plus tôt, la jeune femme reprit la parole. – S’il vous plaît. Ce qui est clairement estampillé Mars Investigations ne fait pas partie des effets personnels de M. Livingston et de ce fait je vous prierais de n’ouvrir aucun des dossiers provenant de mon agence… A moins que vous n’ayez un mandat pour cela également, inspecteur. – Sa voix se fit plus mielleuse sans que cela ne devienne déplacé ou trop évident, et Sélène poursuivit. – Si toutefois vous consentiez à m’en dire davantage, je pourrais bien évidemment me montrer plus coopérative concernant ces documents…
Elle n’avait aucune envie de collaborer avec cette bande de cow-boys qui interrompaient un rendez-vous professionnel, mais cela lui permettrait de s’assurer que ce qui était recherché n’avait rien à voir avec des documents papiers. La mutante avait ensuite pris le parti de rire de cette perquisition mystérieuse et avait mentionné des substances illicites, substances qui représentaient environ 45% des perquisitions dans cette ville. Les gesticulations d’Edward avaient attiré son attention de manière presque simultanée, et elle avait ainsi remarqué ses gros yeux et ses mouvements empressés destinés à la faire taire. L’espace d’un instant, elle conserva son regard figé sur lui en songeant que depuis le début de cette conversation, elle ne l’avait jamais vu aussi animé. Ce qui impliquait que ce sujet était quelque chose de délicat. Est-ce qu’il dissimulait des substances illicites ? A première vue : non. A présent qu’il gesticulait : oui.
L’inspecteur fit de nouveau face à Sélène, qui avait retrouvé son sourire amusé, alors qu’Edward donnait raison à Sélène sur les lieux regorgeant de planques à stupéfiants. Une présence un peu trop proche incita Sélène à se retourner un peu trop vivement, avec ce réflexe défensif qu’elle avait toujours et qui consistait à placer son avant-bras entre elle et un éventuel assaillant. Stupide. Complètement stupide, parce qu’il n’y avait personne pour l’attaquer, mais juste William, le gentil médecin qui l’avait menée jusqu’aux appartements d’Edward. Le médecin justement lui conseilla d’arrêter de parler de drogue ou de substances illicites, et un voile d’inquiétude passa devant les yeux sombres de la jeune femme alors qu’Edward expliquait que ce n’était que pour la science. Son air innocent exaspéra Sélène l’espace de quelques secondes avant qu’elle ne réponde à William à voix basse :
Ne me dites pas qu’il n’a pas de prescription médicale pour ce qui pourrait être trouvé ici… ?
Obtenir de quoi légaliser une prise de substances illicites lorsqu’on vivait avec un médecin n’était pas une chose insurmontable, surtout si le médecin en question était un ami. Pourquoi un ami ? Simplement parce qu’il fallait être sacrément proche d’Edward pour se ruer ainsi à la suite des officiers je police et prendre le risque de murmurer ce genre de conseils sous le nez de ces mêmes officiers.
Edward finit par éclairer tout le monde sur ce qui le liait à l’inspecteur Barry, et ce dernier jugea utile de préciser que c’était Edward qui se trouvait sur son chemin. Le nez dans les documents entassés sur le bureau, il avait une certaine ressemblance avec un rat furetant dans un tas de déchets pour y trouver son bonheur. Chassant cette image de son esprit, la jeune femme reprit le fil de la conversation et écouta silencieusement l’exposé de ce qui dérangeait réellement l’inspecteur Bary au sujet d’Edward Livingston. Il fut bien vite question d’une chose logique pour un esprit simple : si Edward résolvait des affaires, c’était parce qu’il y était mêlé. Sélène haussa une nouvelle fois un sourcil lorsque l’inspecteur persista, et posa de nouveau son regard sur Edward lorsqu’il l’interrogea sur l’incompétence de l’inspecteur Bary.
Parler d’incompétence serait sans doute un peu prématuré de ma part, je le crains, mais je pense que j’aurais tout le loisir de mesurer les capacités de l’inspecteur Bary dans les années à venir… Je peux en revanche parler de partialité concernant cette perquisition, et concernant notamment le juge qui vous aura délivré ce mandat sur la base d’un « Livingston résoud des affaires parce qu’il trempe dedans », que n’importe quel spécialiste aurait identifié à une forme de jalousie méchamment refoulée. – Par spécialiste, elle visait au choix un psychiatre ou un psychanalyste… ce qui revenait au même dans le cas de Bary. – Donc de manière très sérieuse et avant que je ne perde réellement patience : quels sont les motifs légaux qui vous donnent le droit d’interrompre cette réunion ? Et par pitié, ne me parlez pas de discrétion parce que la procédure n’y laisse aucune place… Ou vous assumez le motif légal de cette perquisition et vour l'exposez devant vos hommes, les habitants de cette maison et l'élément perturbateur qui est au courant de ce qu'implique le respect des règles inhérentes à une perquisition... Ou alors vous pouvez éventuellement repasser un peu plus tard, le temps de nous laisser terminer...
Trouvant que l’arrivée de tant de nouveaux venus dans la pièce avait fait un peu trop augmenter la température ambiante, Sélène se redressa légèrement et se débarrassa de son épais col roulé en laine pour le déposer sur le dossier de son fauteuil avec son manteau et son écharpe. Dévoilant un tee-shirt noir habilement ajusté, la jeune femme s’adossa de nouveau dans le fond de son fauteuil et posa un regard malicieux sur Edward :
Puisqu’il ne nous sera pas possible de poursuivre cette conversation dans le chaos ambiant, je pourrais peut-être vous jouer quelque chose…
Sélène refusait de travailler dans ces conditions et d’évoquer une affaire devant des personnes qui n’avaient aucune raison d’en entendre parler. Un peu plus loin, un bocal contenant une chose que Sélène n’identifia pas se brisa au sol en tombant d’une étagère, et le policier parut gêné l’espace de quelques secondes. Se dandinant d’un pied sur l’autre, il finit par demander de quoi éponger ses dégâts à Anna-Maria qui se trouvait toujours sur le pas de la porte. _________________  | Le devoir est une série d'acceptations. [ Victor Hugo ] |
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|  | | Edward Livingston Humain
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 | Sujet: Re: Première 'collaboration' [Edward] Lun 3 Jan - 9:38 | |
| Edward écoutait la réponse que Sélène pouvait faire à l’inspecteur Barry, en se demandant si c’était lui qui était considérer comme une éventuelle « occupation » de ces deux prochains jours ? Le terme occupation était plutôt marrant, parce qu’en général ce n’est pas de cette manière qu’on le qualifiait : corvée, était peut être plus juste. D’accord il n’était pas un modèle de sociabilité mais les gens avaient tendance à avoir un esprit beaucoup trop étroit, sans compter que ça l’empêchait de réfléchir, il avait cette tendance à avoir besoin d’un calme absolue, que soit en demandant aux gens de ne parler, mais aussi de ne pas réfléchir. A croire que le mouvement des neurones l’empêchait de se concentrer correctement. Du coup, il était souvent quelque chose, mais rarement une occupation.
Edward ne pu nier une certaine disposition de la part de Sélène, c’était quand même assez fort de dire qu’il était hors de question de toucher à tout ce qui correspondait à Mars Investigation mais que, bien sur, elle était disposé à faire des efforts si on daignait la mettre dans la confidence. La façon de faire était habile. Très habile. Ce qui provoqua un temps d’arrêt chez l’inspecteur Barry qui avait ouvert la bouche pour répondre, mais n’osa pas cherchant à savoir si il était en train de se faire avoir, ou non. Vu qu’il mettait trop de temps pour réfléchir il n’eut pas l’occasion de répondre que, déjà, il était question de substances illicites, ce qui avait provoquer une certaine agitation, uniquement destiné à Sélène, de la part d’Edward. Ne jamais parler de substance illicites dans ses appartements, ça serait se tirer une balle dans le pied.
L’inspecteur était partit pour ses fouilles, alors que William se rapprochait de Sélène. La réaction qu’elle eut n’échappa à Edward. Dans son mouvement, elle fit en sorte de se parer à toute éventualité quand à la personne qui venait de s’approcher, par surprise, derrière elle. La réaction n’avait pas été faite avec une évidence peinte, c’est ce qui l’intrigua encore plus. Il n’était même pas persuader que William se soit rendu compte d’autre chose que d’un mouvement un peu rapide de la part de Sélène. Est-ce qu’elle avait l’habitude de se sentir menacer pour toujours garder une marge de manœuvre entre elle et quelqu’un. Sans parler de ce radar, plutôt utile, qui consistait à lui faire comprendre que quelqu’un se trouvait dans son dos. Décidément, Sélène était une énigme des plus intéressante. Les trois personnes formait un petit cercle, ou la voix basse était de mise. D’ailleurs Sélène s’interrogea bien vite sur le fait que les substances qui pouvaient être trouvés ici, devaient bien avoir une ordonnance. Ce qui ne manqua pas de faire sourire Edward parce qu’il y avait quelque chose de franchement logique dans son raisonnement. William était parfaitement habilité à lui fournir des ordonnances. Pourtant le médecin secoua la tête.
« Hors de question que je puisse l’aider à obtenir ce genre de produit. Parce que, quand il dit que c’est pour la science, ce n’est vraiment pas de cette manière que je qualifierai la chose. » « Rabat-joie. »
William aurait pu rétorquer sans problème, mais après ça finissait en chamaillerie sans nom et ce n’était sûrement pas le lieux pour en venir à de tels enfantillages. De toute façon, Edward ne tenait pas vraiment rigueur à William pour les absences d’ordonnance : d’une parce que cela pourrait nuire à son intégrité si on savait qu’il faisait des ordonnances de tout et n’importe quoi à un ami. De deux, Edward ne voulait pas que William sache tout ce qui pouvait se trouver dans sa pièce. De trois, on demande jamais à un médecin de quoi se drogué, parce qu’il va de soit que la science n’avait rien à voir là dedans, hormis le fait qu’il s’amusait à inventer de nouvelle drogue, trop longtemps tester sur les divers chiens qu’ils avaient pu avoir. Etrange que William n’en veuille plus, d’ailleurs. Bref William était un médecin et il était hors de question de lui demander des ordonnances pour quelque chose qui ne justifiait bien… Bien que, d’une certaine manière ça se justifiait, mais de manière incomprise.
S’en suit un échange entre Edward et l’inspecteur Barry qui, tous les deux, prirent Sélène pour témoin en lui retournant des questions. Elle ne manqua pas de répondre. Elle aurait peut être même pu faire de la politique vu sa façon de dire les choses. Quoique, si on écoutait bien, c’était quand même une bonne critique concernant cette perquisition abusif de la part de l’inspecteur qui ne visait qu’à se venger. Elle réussi, tout de même, à obtenir gain de cause. En redemander une nouvelle fois les motifs de cette perquisition, l’inspecteur lâcha ce qu’il était en train de faire pour poser son regard sur le petit groupe avant de se dire qu’il pouvait tout à fait dire les motifs.
« Lors de la dernière enquête, Monsieur Livingston à fait état du manque d’un téléphone portable appartenant à la victime. Téléphone qu’il à trouver et garder chez lui sans rien dire. » « Vous n’aviez même pas penser qu’il pouvait manquer un téléphone, je vois pas en quoi il vous à manquer ? » Logique, non ? « C’est une obstruction à la justice. » « Non, le mettre entre vos mains pour que vous ne vous en serviez pas, aurait été une obstruction à la justice, je n’ai fait qu’exploiter son potentiel pour résoudre l’affaire à votre place ! »
La discussion cessa soudainement, par la voix de Sélène qui proposait de jouer quelque chose afin de ne plus avoir à supporter le chaos ambiant. Une demande qui bloqua tout le monde, rendant la pièce parfaitement silencieuse jusqu’à ce que le bris de verre se fasse entendre. Edward lança un regard noir vers le policier qui venait de faire tomber un bocal. Il paru réellement gêné et fini par demander de quoi nettoyer à Anna Maria. Edward, William et Anna lancèrent, sans concertation et en chœurs.
« Ce n’est pas une gouvernante, vous avez besoin de quoi nettoyer, vous vous débrouiller tout seul ! »
Les trois personnes se lancèrent un regard en souriant. Combien de fois ils avaient entendu Anna dire ce genre de chose, ils connaissaient cette phrase tellement par cœur qu’ils avaient su la lancer avec la même intonation, la même vitesse pour créer un véritable chœur de voix. Mais vu la gène de l’homme, Edward décida d’en profita pour aller plus loin.
« Vous savez que vous venez de faire tomber un bocal d’œil humain que j’avais passé au micro-onde, pour une expérience. »
Homme avisa la texture à ses pieds pour, soudainement, se mettre à courir en dehors de la pièce, Anna lui désignant la porte ou se trouvait les toilettes. Et hop, un policier en moins. Il en restait encore deux, plus l’inspecteur Barry. D’ailleurs les trois lançait un regard à Edward semblant se demander si tout cela était vrai ou non. Le regard que lança Edward, plein d‘innocence, ne laissait pas de doute sur la véracité de ses propos. Et c’est un autre flic qui reprit.
« Vous passez des yeux dans un micro-onde, vous êtes complètement malade. » « C’est rien comparer au pot que vous êtes en train de tenir, vous savez ? »
L’homme reposa le bocal dans un air de dégoût, lâcha qu’il en avait marre, que ça ne rimait à rien, et qu’Edward était un grand malade et, que de ce fait, il se cassait. Un autre en moins. Edward posa son regard sur Sélène.
« Vous n’avez pas un air entrainant en stock, juste pour les voir partir un par un sur un air sympathique. » |
|  | | Sélène Gallio Mutante de niveau Oméga { ADMINISTRATRICE }
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 | Sujet: Re: Première 'collaboration' [Edward] Lun 10 Jan - 1:27 | |
| Le policier et sa manière de laisser Sélène à l’écart des choses intéressantes avaient suffisamment eu le don d’agacer Sélène pour qu’elle ne s’embarrasse pas de bla-bla inutile : en ne lui disant rien et en poursuivant sa perquisition, le policier empêchait Sélène de poursuivre sa conversation avec Edward parce qu’il était tout simplement impensable d’évoquer une affaire en cours devant un tiers – même policier. Et lorsque Sélène perdait son temps, les autres devaient tout naturellement perdre le leur pour qu’un certain équilibre soit maintenu.
Sans se montrer impressionnée par la supériorité numérique des policiers, Sélène avait clairement interdit l’ouverture de tout document appartenant à l’Agence mais avait promit de se montrer coopérative pour peu qu’on la mette dans la confidence au sujet de cette perquisition. L’inspecteur sembla bloquer quelques instants, parce que visiblement personne ne lui avait jamais posé une coopération à ce prix et avec autant de naturel… Le sourire aimable – mais amusé – de Sélène ne bougea pas d’un iota alors qu’elle sentait le regard d’Edward s’appesantir sur elle, et une présence se faire de plus en plus proche. Elle ne réalisa l’identité de cette présence qu’après avoir stupidement réagi avec trop de prudence, et une question assez banale avait été adressée au médecin pendant que l’inspecteur reprenait ses fouilles dans la pièce. Pourquoi Edward n’avait-il aucune prescription médicale ? Parce que William était un médecin intègre, ce que Sélène appréciait jusqu’à un certain point.
Pour la science… - Son regard intrigué se posa sur le détective avant de revenir à William. – Je vois… Ou plutôt non…
En réalité, elle voyait très bien mais ne pouvait pas tenir son rôle de blanche colombe et tenir pour acquis certains des travers de son interlocuteur. Edward traita son ami de rabat-joie et le sourire de la jeune femme se fit plus large, signe indiquant peut-être un peu trop clairement qu’elle saisissait parfaitement la situation et qu’elle se payait en plus le luxe de s’en amuser. Leurs messes basses s’arrêtèrent peu avant que l’inspecteur n’entende les arguments avancés par la mutante, et il finit par évoquer le motif exact de cette perquisition. Un téléphone portable. Sélène fronça les sourcils, attendant davantage d’éléments de la part de l’inspecteur mais ce fut au tour d’Edward de prendre la parole pour préciser que si l’inspecteur ne soupçonnait pas qu’il pouvait y avoir un téléphone, ce dernier ne pouvait pas réellement lui avoir fait défaut. C’était d’une logique imparable même si c’était assez limite du point de vue de la procédure, et Sélène reporta son regard sur l’inspecteur au moment où il évoquait une obstruction à la justice. Edward retourna l’argument contre l’inspecteur et Sélène parvint à se retenir de rire in extremis.
Donc si je comprends bien, vous cherchez un téléphone portable… qui pourrait être n’importe où dans cette pièce. Ou même… - Son regard s’orienta vers le dossier qu’elle avait empêché un policier de toucher. - … juste ici.
Habile voleuse depuis près de 400 ans, Sélène n’avait pas vraiment eu à utiliser l’ensemble de ses talents pour donner l’impression qu’elle venait de sortir un téléphone portable ressemblant étrangement au sien de sous le dossier portant l’entête de l’agence qu’elle dirigeait. Un policier s’était approché pour s’en saisir, et Sélène replia son bras vers elle et déverrouilla le portable pour y lire l’heure sur l’écran d’accueil.
Ah non, celui-ci est à moi… - Un sourire étira ses lèvres avant qu’elle ne pose le portable sur l’accoudoir du fauteuil qu’elle occupait. Le policier resta planté près d’elle sans savoir quoi faire. – Il est si rapide de perdre ses affaires ici… ! Et sans description précise du portable en question, je ne suis pas certaine qu’il soit possible de mettre la main dessus. Non pas que je sous-entende que vous et vos hommes êtes incapables de chercher et de trouver quoi que ce soit, mais du côté des juges en revanche, il risque d’être compliqué de prétendre avoir trouvé le portable manquant là où en réalité vous ne détiendriez qu’un portable lambda pouvant être issu d’une potentielle collection de portables appartenant à mon collaborateur…
Sélène ne savait pas trop quel type de portable était recherché, mais avec une description aussi vague il y avait fort à parier que l’inspecteur ne trouverait pas grand-chose s’ils ne faisaient pas preuve d’un peu plus de méthode. Elle ne savait pas trop non plus si Edward collectionnait ou non des téléphones de tous âges mais aurait bien aimé que cela soit le cas, juste histoire de rire un peu en regardant les policiers fouiller des cartons entiers de téléphones portables inutilisés.
C’est à peu près à ce moment-là que la jeune femme avait proposé à Edward de jouer un autre morceau pour éviter d’avoir les oreilles emplies par le chaos ambiant provoqué par les policiers, et elle ne fut qu’à moitié surprise que sa proposition incongrue soit accueillie par un silence aussi épais. Silence qui ne fut brisé que par l’explosion d’un bocal qu’un policier avait fait tomber par mégarde. Plein de bonne volonté, il s’adressa à celle qu’il prenait pour une gouvernante pour obtenir de quoi nettoyer et n’obtint qu’une réponse prononcée en chœur par les trois résidents de la maison : en gros, il n’avait qu’à se débrouiller. Après avoir mis ce pauvre homme mal à l’aise, Edward porta le coup de grâce en précisant que le bocal contenait des yeux humains passés au micro-onde, et le policier ne tarda pas à sortir à très grande vitesse. Un autre policier sortit après que le détective ait évoqué le contenu du bocal qu’il avait entre les mains, et le sourire de Sélène s’étira de nouveau avec amusement avant de disparaître lorsque l’inspecteur se tourna de nouveau vers elle au moment où Edward demandait à ce que son hôte lui joue un air entrainant pour accompagner le départ prochain des deux policiers restants.
Quelques secondes de réflexion furent nécessaires avant que Sélène ne sorte de nouveau son instrument de son étui et ne le cale sous son menton, son regard clairement amusé posé sur Edward :
Jig a Jig, East of Eden… nettement moins classique que tout à l’heure, je le crains.
Le morceau datait des années 70 et était suffisamment entrainant pour coller à la situation et bien accompagner le départ prochain des derniers « survivants ». Avisant William qui était toujours positionné à sa droite, Sélène leva les yeux vers lui tout en positionnant son archet sur les cordes sans même les observer :
Vous devriez vous reculer très légèrement. Cela m’ennuierait de vous donner un mauvais coup…
Un morceau plus entrainant demandait en effet beaucoup plus de place. Sélène en profita pour se redresser dans son fauteuil et entama son morceau tout en promenant son regard malicieux autour d’elle, s’arrêtant finalement à Edward complètement vautré dans son fauteuil. Cette matinée n’avait rien de banale et avait même un côté comique auquel elle ne s’était pas attendu la première fois que le détective lui avait claqué la porte au nez… _________________  | Le devoir est une série d'acceptations. [ Victor Hugo ] |
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|  | | Edward Livingston Humain
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 | Sujet: Re: Première 'collaboration' [Edward] Mer 12 Jan - 0:01 | |
| Concernant cette histoire de drogue - qu'Edward préférait considérait comme "des produits de science" - Sélène avisa les deux hommes avant de reporter son regard sur William pour dire qu'elle comprenait, avant de se rétracter. Une attitude qui amusa Edward, ce qui se vit par un simple et très léger sourire. Expliquer le tenant et les aboutissants de cette histoire serait vraiment quelque chose de très long et les personnes qui les accompagnaient n'avaient pas besoin de savoir ce genre de chose. De toute façon, William ne reviendrait pas sur sa décision de ne pas fournir certains produits à Edward, il ne continuait pas le fait qu'on puisse se droguer, juste pour satisfaire un esprit en manque d'énigme à résoudre. Si il avait besoin de se stimuler il n'avait qu'à prendre plus d'affaire... Quoique les affaires qu'il estimait digne d'intérêt ne tombaient - heureusement - tous les deux jours. Et dire qu'à cause de ce refus de faire quelques ordonnances, Edward s'était déjà retrouvé, une fois, à être obligé de se shooter au pacth de nicotine. Il en avait mis plusieurs en même temps mais, là encore, il se défendrait en disant que c'est pour voir les effets que cela pouvait produire sur l'esprit. Aucun des deux hommes n'étant disposé à donner plus d'information à Sélène, en vue des gens qui se trouvaient dans la pièce, Edward se contenta de traiter William de rabat-joie. Ce qui amusa celle qui avait forcée la porte d'Edward un peu plus tôt.
Un tas de chose semblait l'amusé à en juger par la réaction qu'elle pouvait avoir quand Edward avait retourner l'argument du téléphone portable à l'inspecteur. La seule chose que ce demanda Edward c'était de savoir si elle était amusée par le comportement, ou la situation. Serait-elle toujours amusée si, un jour, c'est elle qui se trouve à la place de l'inspecteur ? Parce qu'il était capable de réagir de cette façon avec n'importe qui, même si la personne payait ses chèques en fin d'enquête. Cela dit, l'inspecteur qu'il prenait un malin plaisir à contre dire l'avait bien chercher. C'est qu'il était parfaitement énervant avec son esprit si étroit qu'il ne verrait même pas la présence d'un éléphant dans un couloir. De ce qu'il avait pu comprendre de Sélène, c'était loin d'être le cas. Et puis, elle avait beau avoir forcée sa porte, elle n'était pas là avec une papier disant qu'elle pouvait perquisitionné, du coup il avait beaucoup moins de raison de se montrer aussi peu avenant avec elle qu'il pouvait l'être avec l'inspecteur Barry.
D'ailleurs en parlant de lui, Sélène ne tarda pas à faire un bref résumé de la situation. Les policiers étaient là pour un téléphone, d'un mouvement précis de la main elle sembla sortir un téléphone de sous des dossiers au nom de son agence. Edward ne sembla même pas inquiet du fait qu'elle puisse avoir trouver un téléphone parce qu'il avait, très rapidement, reconnu son téléphone à elle. Un léger sourire passa sur ses lèvres pour la dextérité dont elle avait fait preuve, mais aussi pour l'action qu'elle menait pendant qu'il reprenait sa place dans son fauteuil. Quand elle montra le téléphone l'inspecteur avait fait un pas dans sa direction, les yeux brillant comme si on venait de lui montrer le Graal. Une expression sur son visage qui s'arrêta bien vite au moment ou Sélène expliqua que s'était le sien, laissant l'inspecteur complètement interdit, ne sachant pas comment il devait réagir à tout ça. Suite à la tirade qu'elle sortit, l'inspecteur Barry posa son regard sur Edward.
" Parce que vous collectionnez les portables ? "
De son point de vue, Sélène devait connaître Edward et, donc, si elle parlait de collection de portable, c'est qu'Edward devait bien en avoir une. Du coup le doute s'installa dans un coin de sa tête, Sélène avait raison : comment pourrait-il reconnaître le téléphone en question, si il avait le choix entre plusieurs. Parce qu'il allait de soit que ramener le téléphone d'une personne lambda serait très mal perçu chez le juge et il doutait fort - à juste titre - qu'Edward lui désigne le bon téléphone sans le moindre problème. Décidément, il détestait ce type, ça en devenait viscéral.
" Vous savez, c'est impressionnant le nombre de petites choses qui peuvent s'entasser dans cette pièce "
La phrase fut lancée avec une certaine légèreté, comme si c'était tout à fait normal. Il ne mentait pas, cependant, disons juste qu'il avait tourné une vérité - qui n'avait rien à voir dans l'histoire - de manière à laisser penser qu'il pouvait, effectivement, y avoir une collection de portable. Mais, très vite, Edward se détourna de l'inspecteur pour regarder Sélène qui proposait un morceau. Sans avoir eu le temps de répondre à cette proposition inattendu, il y avait eu l'histoire des bocaux et la sortie de deux policiers. Les choses ne se passaient pas si mal que cela, finalement. Il ne restait, donc, plus qu'un policier te l'inspecteur. Quitte à les faire sortir à leur tour, autant que ce soit fait sur une musique adéquate, ce qu'il demanda à Sélène en approuvant son choix une fois qu'elle l'eu annoncé.
William s'excusa - plutôt deux fois qu'une - en se poussant de quelques pas en arrière afin de ne pas gêner Sélène dans ses mouvements. Le morceau commença sous le regard interrogatif de l'inspecteur Barry. Edward, lui, profitait largement des premières notes jouées, avisant le rythme et la façon de jouer pendant que son cerveau se mettait - à sa manière - en marche. De longues secondes, où il appréciait la musique, passèrent avant qu'il ne quitte les mouvements de Sélène des yeux pour se reporter sur l'inspecteur Barry.
" Il me semble qu'on va arriver au moment, de la musique, ou un départ furibond de votre part serait le plus adéquate. Il balaya l'air de sa main. Question artistique, bien sur. " Comme si le départ de quelqu'un devait forcément se faire de manière artistique, au bon moment d'une musique joué sur place. " Pas sans le portable..." " ... Celui dont vous ignorer totalement l'apparence, c'est ça ? Bon courage. " " Où est-il ? Ca simplifierait bien les choses " " Et ça les rendraient, également, bien moins amusante. "
San suis une suite de réplique sur le fait que l'inspecteur Barry ne trouvait pas que la situation soit amusante, alors qu'Edward trouvait que c'était le contraire, conseillant Barry sur le fait de se lâcher un peu et qu'il verrai peut etre le bon côté des choses. Bref, un échange assez peu utile hormis le fait de faire, doucement, perdre patience à l'inspecteur Barry qui fini par élever légèrement la voix pour demander où était le téléphone. Edward eu une mine pour feindre le type qui venait de débarquer dans la discussion, avec un air innocent sur le visage, pour lui demandé - assez étonné - de quel téléphone il pouvait bien parler. Ce qui fut la réflexion de trop. l'inspecteur Barry ne fit pas qu'élevé la voix, il hurla littéralement :
" LE TELEPHONE, LIVINGSTON ! " " Ahhhh, LE téléphone. Fallait être plus clair depuis le début. Je ne l'ai plus. " " Co... Comment ça ? " " Ce téléphone avait moins de trois mois, vous savez combien j'ai pu en tirer dans un simple dépôt vente ? "
L'inspecteur ouvrit la bouche, excédé, mais la referma en cherchant à se contenir. Finalement, il prit une grande inspiration, annonça qu'ils perdaient leur temps et partit flanquer du dernier survivant. Les deux hommes partis, Edward avisa Anna-Maria, William et Sélène. Forcément un des trois lui demanderai si il avait vraiment osé revendre le téléphone en question. En tout cas, il était certain que William le ferait si personne d'autre ne se décidait, alors autant mettre les choses au clair tout de suite.
" Si quelqu'un se pose la question : non je n'ai pas vraiment revendu le téléphone. Ca aurait été stupide de faire ce genre de chose, on ne sait jamais, ça peut servir. Cela dit, y a jamais eu de téléphone, au moment où je l'ai dit c'était surtout pour ennuyer l'inspecteur et lui mettre une incompétence entre les dents, sans parler du fait que le téléphone à servit de raison pour exposer des théories que cette tête de mule n'auraient jamais écouté en temps normal... Sinon, on en était où ? "
Et voilà qu'il s'enfonçait à nouveau dans son fauteuil comme si de rien n'était. Comme si il était tout à fait logique d'inventé la non présence d'un téléphone, de dire qu'il avait été vendu, tout ça dans le but d'énerver une personne et de ce servir de ce motif pour que quelqu'un veuille bien entendre ses théories qui s'étaient avérées exactes. Franchement, Edward ne se voyait pas dire à l'inspecteur Barry que le téléphone n'existait pas. Ca laisserait tellement d'occasion de l'ennuyer passer à coté de lui. Trop dommage. |
|  | | Sélène Gallio Mutante de niveau Oméga { ADMINISTRATRICE }
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 | Sujet: Re: Première 'collaboration' [Edward] Sam 15 Jan - 1:30 | |
| Le fait que Sélène se reprenne au sujet des « expériences scientifiques » que pouvait mener Edward avec de la drogue sembla suffisamment amuser le détective pour qu’un sourire étire ses lèvres. Dans le fond, la mutante n’avait pas réellement envie d’en savoir plus, parce qu’il y avait certaines choses qu’il valait mieux ignorer en règle générale, même si Sélène aimait bien pouvoir fourrer son nez n’importe où quand elle en ressentait l’envie. Qu’il s’agisse d’une expérience scientifique ou d’une addiction, cela ne regardait pas Sélène tant qu’Edward était capable de travailler correctement et de ne pas entacher la réputation de l’agence. Pour le reste, il faisait ce qu’il voulait, de la même manière que Sélène commettait des effractions dans des musées ou des laboratoires quand l’envie lui prenait et sans avoir de comptes à rendre à personne. Et surtout pas aux autorités.
Cette perquisition avait donc pris une tournure assez improbable, puisque l’inspecteur s’était très vite retrouvé en difficulté face au désordre ambiant d’abord, puis face à Edward lui-même. Sélène aurait pu compatir pour ce pauvre homme ou même en rajouter une énorme couche pour lui prêter main forte si elle n’avait pas pu entrapercevoir certaines qualités chez le détective, et cela malgré le fait qu’il ne mâchait pas ses mots, même face à sa patronne. Et même si ce lien de subordination aussi minime soit-il l’exaspérait.
Sélène avait ensuite mis le doigt sur les détails qui – d’après elle – clochaient dans cette perquisition. Les policiers recherchaient « un portable ». Point barre. Pas de marque, pas de modèle, aucune précision. Ils recherchaient n’importe quel portable, ce qui en gros pouvait signifier tout et n’importe quoi… Feignant de trouver un portable sur un table à sa gauche, la jeune femme sembla décevoir les policiers lorsqu’elle précisa qu’il s’agissait du sien et qu’elle avait réussi à l’égarer en quelques minutes dans le bordel ambiant. Edward afficha de nouveau ce sourire amusé, auquel répondit le regard malicieux de la jeune femme avant qu’elle n’adresse un sourire compatissant à l’inspecteur qui s’était immobilisé près d’elle en pensant récupérer une pièce à conviction. Son visage avait perdu toute expression et une interrogation très profonde semblait mobiliser ses facultés intellectuelles parce qu’il lui fallu quelques secondes avant de réagir et de poser une question stupide à Edward. Un sourcil se haussa sur le visage de la mutante parce qu’elle n’en revint pas : venait-il réellement de croire ce qu’elle avait pu dire quelques secondes plus tôt ? C’est en voyant ce genre de policiers que Sélène comprenait pourquoi elle avait du mal à collaborer avec les autorités pour les affaires sur lesquelles elle intervenait parfois…
Edward choisit d’aller dans le sens de l’inspecteur puisqu’après tout, c’était lui qui avait tendu le bâton pour se faire battre : des tas de choses s’entassaient dans cette pièce, donc en gros il pouvait très bien y avoir des portables qui trainaient un peu partout pour peu que quelqu’un cherche au bon endroit… Il n’avait rien infirmé ou confirmé, mais la mine de l’inspecteur indiqua qu’il y croyait dur comme fer maintenant que cette possibilité avait été évoquée. Donc en fait si on poussait le raisonnement jusqu’au bout, il suffisait d’évoquer une hypothèse quelconque devant lui pour qu’il se mette à y croire dur comme fer sans même chercher à déterminer si elle était fondée ou non ? Une information bonne à prendre et qui servirait sans doute dans le cas où la mutante viendrait à se retrouver sur la même enquête que cet inspecteur…
Sélène avait ensuite proposé de jouer quelque chose au violon et avait averti William de ne pas rester si près d’elle à moins de vouloir prendre un coup d’archet dans les côtes. S’excusant très sincèrement, le médecin s’écarta et la laissa ainsi commencer à jouer le morceau entrainant demandé par Edward. Le regard de Sélène accrocha celui du détective qui l’observait jouer, alors qu’elle battait la mesure avec discrétion du bout de son pied gauche. Edward délaissa finalement la mutante du regard et reporta son attention sur l’inspecteur Bary, précisant de manière assez grossière qu’il était temps que tout le monde reparte, en mettant cela sur le compte du rythme de l’air qui résonnait dans la pièce. L’inspecteur refusa assez naturellement de partir tant qu’il n’aurait pas le portable, et Edward le coinça sur le détail qui avait fait tiquer Sélène quelques minutes plus tôt : comment allait-il reconnaitre le portable qu’il recherchait s’il n’avait aucune description technique ? Le britannique lui souhaita bien du courage, alors que l’inspecteur espérait naïvement qu’il obtiendrait une réponse à sa question. Sélène entama un second mouvement en se détachant pendant quelques minutes de la conversation qui ne déboucherait sur rien parce qu’Edward n’avait visiblement aucune intention de coopérer de quelque manière qui soit à présent que cet inspecteur avait presque forcé sa porte.
Ce dernier finit par hurler, faisant sursauter le dernier policier présent et incitant également Sélène à ouvrir les yeux pour conserver un œil sur la situation. Juste au cas où… Edward conserva cet air innocent pour préciser qu’il avait vendu le téléphone et l’inspecteur blêmit en une fraction de secondes, avant d’opter pour une expression contrite qui se voulait sans doute très zen. Et finalement, il prit son collaborateur et quitta la pièce à grandes enjambées, sous le regard assez neutre de la joueuse de violon. Lorsqu’ils furent enfin partis, Sélène immobilisa son archet et posa l’instrument sur ses genoux avant d’accrocher de nouveau le regard d’Edward qui avait repris la parole pour préciser qu’il n’avait pas vendu le téléphone parce que cela aurait été stupide. Il précisa ensuite qu’il n’y avait jamais eu de téléphone et que cela n’avait jamais été qu’un prétexte pour pouvoir développer une théorie que Bary n’aurait jamais voulu considérer sans cette « preuve tangible » qu’il n’avait pourtant jamais pu apercevoir.
Edward s’enfonça de nouveau confortablement dans son fauteuil tout en laissant entendre qu’il souhaitait reprendre la conversation interrompue par l’arrivée des policiers :
Il était question d’une secrétaire pour ce qui était de votre disponibilité concernant cette affaire de meurtre… - Un sourire étira ses lèvres, indiquant qu’elle ne croyait pas un mot de ce qu’elle venait de dire. - … et donc d’une enquête qui pourrait mobiliser vos neurones au même titre que vos expériences scientifiques impliquant des substances desquelles je ne préfère rien savoir. Par la même occasion et comme je n’ai émis aucun commentaire au sujet de ce portable que cet inspecteur pensait trouver, je vais me permettre quelques mots qui simplifieront grandement les choses dans le cadre d’une collaboration : toute théorie est bonne à examiner pour peu qu’elle repose sur quelque chose un minimum tangible…
En clair ? « Mentez-moi, volez des preuves et ça risque de devenir rock’n roll entre nous ». C’était dit de manière plus polie et toute en sous-entendus, donc complètement à son image. Et même si à première vue elle pouvait paraître inexpérimentée dans pas mal de domaines et chétive, Sélène n’avait aucune pitié lorsqu’il s’agissait de venger un affront qui lui avait été fait, aussi bien de manière légale que de manière clandestine.
Cet inspecteur s’est révélé particulièrement divertissant par son obstination autant que par sa crédulité… - Ses jambes se croisèrent avec classe dans un crissement de jean. – J’imagine qu’il reviendra avec encore plus d’hommes pour soulever chaque feuille, chaque livre qui se trouve dans cette pièce… _________________  | Le devoir est une série d'acceptations. [ Victor Hugo ] |
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|  | | Edward Livingston Humain
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 | Sujet: Re: Première 'collaboration' [Edward] Dim 16 Jan - 22:12 | |
| Edward avait imaginé que les choses prendraient plus de temps. S’était sans compter la facilité avec laquelle Sélène avait pu mettre le doute dans l’esprit de l’inspecteur concernant une éventuelle collection de téléphone portable. Bien qu’Edward soit loin de porter cet inspecteur dans son cœur – comme environ toute la population de cette terre – il fallait tout de même admettre qu’il avait quelques circonstances atténuantes pour avoir si facilement des doutes. Ne jamais jurer de rien avec Edward, l’inspecteur Barry en avait fait les frais à de nombreuses reprises, ce qui faisait qu’il imaginait que tout était possible avec Livingston. N’avait-il pas dit un jour, en s’adressant à Edward, qu’un jour, le meurtrier rechercher serait Livingston parce que, simplement, résoudre des affaires ne lui suffiraient plus. Ce qui, d’un côté parfaitement objectif, ne pouvait pas être nier en block. Il y avait peu de chance pour qu’Edward en arrive là, il ne fallait pas exagérer non plus, mais mettre un meurtre en scène, prodiguant les indices que l’on voulait laisser, envoyant les inspecteurs sur des pistes déjà définies, est ce que ce genre de chose ne constituait pas un défi intéressant à relever ?
La prouesse était intéressante, assurément. Le concept lui plaisait beaucoup moins. Il pouvait sauter de joie quand on lui annonçait une nouvelle victime, morte dans des conditions incroyable – même si le côté incroyable passait par le côté vraiment horrible de la façon dont la victime était morte – parce que cela ne lui faisait ni chaud, ni froid, d’apprendre la mort de quelqu’un. Après tout, la mort s’était mortellement définitif, plus rien ne pouvait être fait pour la personne, pourquoi s’encombrer de sentiment de peine ? Mais il y avait une large marge entre penser de cette manière et mettre soit même un terme à la vie d’une personne, voilà pourquoi il y avait peu de chance que la théorie de l’inspecteur Barry puisse voir le jour. La probabilité que cela ne voit pas le jour était de plus de 90%, mais en dessous de 100%, ce qui avait été un frein pour Edward à affirmer que cette théorie était fausse. Et puis, c’était tellement intéressant de voir l’inspecteur Barry avec des doutes.
Pour aujourd’hui, il avait laisser tombé. Embarquant le dernier policier qui avait réussi à rester dans cette pièce, il avait quitter la chambre jusqu’à ce que la porte de l’entrée se fasse entendre, ainsi que la voiture vrombissante de l’homme. Anna et William étaient toujours dans la pièce, écoutant l’explication d’Edward concernant le téléphone qui n’avait jamais existé. Anna ne semblait pas vraiment comprendre ce qui se passait ou ce qui se disait. William avait envie de sourire, parce qu’il reconnaissait là Edward, mais chercha tout de même à se contenir. Officiellement il ne pouvait pas encourager ce genre de comportement.
Comme si de rien n’était Edward avait demandé le fil de la conversation précédente, ce qui fit halluciné William c’est que la jeune femme lui répondit, comme si de rien n’était également. Elle n’avait pas descendu l’escalier en courant et en cirant en au scandale, tenant bien plus que d’habitude pour une inconnu en présence d’Edward – en sachant qu’elle avait quand même décidé d’entrer sans y être invitée – et voilà que les deux semblaient se comprendre en faisant comme si il n’y avait jamais eu d’interruption d’ordre policière. D’accord, en fait, Edward et Sélène devaient venir de la même planète, ce qui expliquerait beaucoup de chose !
A en croire les mots de la jeune femme, William comprit qu’il était question d’une affaire… Et d’une secrétaire, ce qu’il ne comprit pas vraiment, il faut avouer. Brièvement il fut question des substances qu’Edward pouvait utiliser mais comme elle avait ajouter ne rien vouloir savoir, aucun des deux ne vit l’intérêt de faire le moindre commentaire à ce sujet. Une fois une règles de vie expliquer, concernant le fait que Sélène préférait se pencher sur toutes les théories plutôt que d’en venir à inventé un téléphone, et après qu’elle est émit l’hypothèse que l’inspecteur Barry puisse revenir avec plusieurs hommes, Edward se décida à répondre concernant l’enquête.
« Concernant la secrétaire, dont vous semblez douter, je ne suis pas certain qu’il me soit autorisé de partir sur une nouvelle enquête pour le moment. » « Bien sur que si ! »
William comprit son erreur en prononçant ces quelques mots un peu trop vivement. Les mots étaient sortis tous seul parce qu’il fallait qu’Edward retrouve une affaire. Mais en répondant de la sorte, ne venait-il pas de prouver, en quelque sorte, que Livingston avait bien une secrétaire. UNE ??? William se maudissait, il maudissait également Edward. D’ailleurs c’est lui qu’il détestait le plus sur ce moment là, parce qu’il savait parfaitement que William aurait été incapable de le laisser refuser une affaire, le poussant ainsi à donner son avis et passer pour « une » secrétaire. Pendant qu’il cherchait comment il allait pouvoir se venger, Edward s’était penché légèrement en avant une main à côté de la bouche en chuchotant à la manière d’un secret à l’intention de Sélène, bien que William était parfaitement apte à comprendre.
« Ne le répété pas, il a toujours aimer qu’on le voit comme « une » secrétaire, ou qu’on parle de lui avec le pronom « elle »… » « Edward ! S’empourprant légèrement il posa son regard sur Sélène. Ce n’est… Non, enfin… » Dans un soupir il laissa tomber toute tentative d’explication, qui n’aurait servit à rien de toute façon. Il finit par reprendre dans un haussement d’épaule. « La secrétaire vous apprend, qu’i n’a rien en court, qu’il est libre comme l’air et que si il venait à refuser cette offre ce n’est que parce que vous l’intimidé. Car, si ce n’était pas le cas, il vous aurait déjà mit à la porte depuis longtemps juste pour avoir forcé l’entrée. Si il ne l’a pas fait, c’est juste parce qu’il doute pouvoir vous forcer à quoique ce soit et si il doute pour si peu, il pourrait avoir des réticence à un emploi qui lui procurait d’autre doute sur l’influence qu’il ne pourra pas avoir sur vous. »
Avec un grand sourire à l’appui, il tourna le talon et sortit de la pièce, accompagné d’Anna-Maria, qui regardait encore autour d’elle en cherchant à comprendre ce qui venait de se passer. Pour Edward, il avait légèrement plissé les yeux. Voilà pourquoi il était bon de ne jamais être accompagné de personne, encore moins d’une personne capable de vous comprendre et de balancer des trucs, juste parce que lui avait voulu s’amuser un peu. Ce n’était pas juste !
« Quand il est vexé il a toujours à tendance à dire un tas de chose qu’il ne faut pas forcément prendre au sérieux mais, je ferais mieux d’accepter cette affaire de meurtre ou je risque la scène de ménage pendant au moins les trois jours à venir. »
Il était peut être un peu tendancieux de parler de scène de ménage quand il n’était pas question de couple à proprement parlé. Mais ce n’était pas la première fois que le doute pouvait persister entre les deux hommes, vis-à-vis des regard extérieur, alors il y avait quelque chose d’assez amusant à pouvoir laisser entendre qu’ils étaient réellement ensemble.
« Si la proposition d’aller voir la scène de crime tient toujours, je vous suis quand vous voulez. Mais pour revenir à ce que vous avez dit, je doute qu’il y ai une nouvelle perquisition d’ici peu. Un jour peut être, à moins qu’ils songent enfin à me faire travailler avec une autre personne que cet inspecteur. » |
|  | | Sélène Gallio Mutante de niveau Oméga { ADMINISTRATRICE }
Nombre de messages: 14650 Date d'inscription: 03/10/2006 Localisation: Mars Investigations, ou au Pandora's Box Clan: Damnés Age du personnage: 25 ans en apparence, mais quelques siècles de plus en réalité... Pouvoirs: télépathie par contact, ondes mentales, dématérialisation en fumée noire et contrôle des ombres Profession: patronne de Mars Investigations, co-gérante du Pandora's Box, égérie glaciale des Damnés. Cambrioleuse à ses heures perdues Points de rp: 2498
 | Sujet: Re: Première 'collaboration' [Edward] Lun 17 Jan - 1:04 | |
| Sélène avait sans doute imaginé pas mal de choses durant les quelques secondes qui précédèrent le moment où elle avait sonné à la porte d’entrée, mais jamais elle n’aurait pu imaginer que la police débarquerait quelques minutes plus tard. Elle n’avait déjà pas imaginé tomber sur un spécimen du genre d’Edward, mais alors la perquisition avait eu quelque chose d’étrangement anachronique sans pour autant que cela la dérange outre mesure. Bien au contraire, même, si on considérait la manière dont la jeune femme avait compliqué la tâche du perturbateur en exigeant des précisions ou en avançant de faux arguments, et qui pouvait la blâmer d’avoir simplement plaisanté ? Si l’inspecteur Bary prenait pour argent comptant tout ce qui était dit en sa présence, après tout ce n’était pas de sa faute à elle…
Cela dit, il était quand même assez drôle de constater que Livingston avait été contraint d’inventer une pièce à conviction pour que l’inspecteur prenne ses théories en compte, alors qu’un élément vraiment anecdotique avancé par Sélène avait été considéré comme vrai du premier coup. Ou plutôt non, pas exactement : Bary avait visiblement des difficultés à distinguer le vrai du faux en ce qui concernait le détective, et malgré l’expérience de Sélène en termes de tempéraments compliqués et difficiles, elle ne pouvait considérer qu’elle avait parfaitement cerné son interlocuteur sans mentir ouvertement…
Les policiers avaient donc déguerpi, et il n’avait fallu que quelques dizaines de secondes pour que la porte d’entrée située deux étages plus bas claque avec fracas. Comme s’il ne s’était rien passé, Edward avait choisi de poursuivre la conversation, et de manière encore plus incroyable, Sélène avait fait de même en provoquant sans le savoir l’étonnement de William. La jeune femme composait depuis de nombreuses années avec des interruptions aussi diverses que variées, notamment lorsqu’elle forçait des coffres ou assistait à une fusillade lorsqu’elle accompagnait une équipe de policiers, pour ne citer que ses expériences les plus récentes. A chaque fois, elle avait du composer avec sa propre exaspération ou un taux d’adrénaline trop élevé pour poursuivre sereinement ce qu’elle entreprenait juste avant cette interruption… Ce n’était guère différent dans cette situation précise, et Sélène en faisait une brillante démonstration, parce qu’il était plus simple de conserver le fil d’un raisonnement ou d’une discussion lorsque aucune arme n’était impliquée dans la scène.
Edward évoqua la secrétaire que Sélène avait soupçonné n’être qu’une invention de sa part pour ne pas avoir à répondre tout de suite, et la jeune femme resta silencieuse un instant, alors que le détective expliquait qu’il ne serait sans doute pas autorisé à prendre une enquête de plus. Le sourcil droit de Sélène se haussa avec perplexité, avant de retrouver sa position initiale lorsque William prétendit le contraire de ce que venait de dire Edward. Un demi-sourire étira alors les lèvres de la mutante, alors qu’elle observait le médecin avec intensité pendant quelques secondes. Ce n’est que lorsqu’elle sentit Edward bouger qu’elle le fixa de nouveau, prenant note de sa position de comploteur prêt à révéler un secret d’état. William était sa secrétaire et aimait que l’on parle de lui au féminin. Nouveau sourire amusé accompagné d’un très léger étrécissement de ses yeux sombres, alors que William protestait vivement et essayait de rectifier assez inefficacement avant de retrouver le silence pendant quelques secondes.
Sentant qu’il n’avait pas terminé, Sélène demeura silencieuse tout en réprimant un léger rire et conserva son regard inquisiteur posé sur le médecin, alors qu’il expliquait qu’Edward était tout à fait libre, et qu’il refusait l’affaire proposée par Sélène simplement parce qu’elle l’intimidait. Ce fut cette fois un haussement de sourcils qui accompagna cette révélation, bien vite renforcée par deux arguments de poids qui rendaient le tout véritablement intéressant à considérer : Edward hésitait parce qu’il était clair qu’il ne pourrait manipuler Sélène aussi facilement que l’inspecteur Bary, et qu’il ne pouvais pas non plus espérer pouvoir la mettre à la porte alors qu’elle avait forcé l’entrée de son appartement. Le regard de Sélène s’appesantit davantage sur Edward, comme si elle essayait de démêler le vrai du faux, mais absolument rien dans son attitude n’indiquait qu’il était intimidé ou animé de l’un des deux dilemmes évoqués par le médecin. Son regard se reporta sur le médecin qui souriait, visiblement fier de son petit effet, et la mutante le suivit du regard jusqu’à ce qu’il quitte la pièce avec la logeuse qui n’avait presque rien suivi de la conversation. Son regard s’appesantit de nouveau sur Edward – avec un peu trop d’intensité, sans doute – alors qu’elle se penchait vers lui comme pour l’observer de plus près.
Le détective expliqua que lorsque William était vexé, il lui arrivait de dire un certain nombre de choses à ne pas prendre au sérieux, mais temporisa en expliquant qu’il prendrait cette affaire pour ne pas avoir droit à une scène de ménage pour les trois jours à venir. Le sourire de Sélène s’étira avec malice :
En admettant que M. Brown n’apprécie pas que sa part féminine soit exposée de manière aussi évidente, j’ai du mal à comprendre comment la perspective d’une scène de ménage pourrait vous pousser à ce point à prendre une affaire qui vous laissait pourtant dubitatif quelques minutes plus tôt… Néanmoins, il est assez amusant de voir que l’homme ploie devant la perspective d’une scène de ménage d’une longueur certaine… - Sélène marqua une légère pause avant de poursuivre. - Votre secrétaire nous accompagnera-t-elle ou préfèrera-t-elle jubiler toute l’après-midi de manière à pouvoir se faire boudeuse lorsque vous rentrerez ? - Les yeux de Sélène se levèrent brièvement au ciel, indiquant qu’elle ne croyait qu’à moitié à ce qu’elle venait de dire, ou du moins, qu’elle ne croyait que les détails qui l’intéressaient vraiment. – Je suppose également qu’il serait particulièrement déplacé d’imaginer que je puisse avoir sur vous cette influence dont parlait M. Brown, tout comme il pourrait être peu opportun de considérer que vous puissiez en avoir sur moi à cet instant précis… Néanmoins, je trouve ce qui vous lie véritablement intéressant – la tension sexuelle comprise, bien entendu.
Son sourire n’avait pas bougé d’un iota et une étincelle de malice dansait à présent dans ses yeux sombres. Sélène ne mâchait jamais ses mots lorsqu'il était question de débauche, de près comme de loin, et elle se plaisait à disséminer les pires sous-entendus comme les plus inattendus dans son discours. Si elle avait senti le changement d'atmosphère lorsqu'il avait été question de la "féminité" de William ? Oui. Si elle avait ressenti la pression exercée par ce dernier sur Edward pour avoir le dernier mot ? Oh que oui. Bref, les choses risquaient d'être véritablement intéressantes à cette allure-là... Edward manifesta de nouveau son intérêt pour l’affaire en cours, précisant qu’il suivrait Sélène quand elle le souhaiterait, précisant ensuite qu’il ne pensait pas que les policiers reviendraient dans un avenir proche.
Il faudra sans doute un petit moment à l’inspecteur Bary pour se remettre de sa déconvenue. Sa crédulité reste tout de même impressionnante, et si vous et moi avions eu encore quelques minutes à perdre, il aurait été intéressant d’expérimenter un certain nombre d’autres choses… - Son regard sembla flamboyer l’espace de quelques secondes. – Nous devrions y aller...
Tendant le bras pour attraper son rapport sur la table située sur sa gauche, Sélène le glissa dans son sac à main sans même avoir à le malmener et referma son étui. Quittant son fauteuil avec cette souplesse un peu surnaturelle qui lui collait à la peau, la jeune femme se redressa et noua son écharpe autour de son cou, roulant son épais pull de laine en boule pour le fourrer dans son sac. Son caban fut ensuite enfilé, et une main experte releva ses cheveux au-dessus de sa nuque l’espace de quelques secondes avant de les laisser retomber librement en une cascade de boucles brunes par-dessus le col montant de son manteau. Passant la lanière de son sac à son épaule droite et calant l’étui de son violon dans ses bras, Sélène posa de nouveau ses yeux sur Edward :
Si cela peut vous éviter de sortir votre voiture, la mienne est juste sous vos fenêtres.
Fallait-il le mettre en garde contre la conduite de Sélène façon « pilote de rallye » ? Absolument pas. Elle détailla un instant le détective du regard, constatant par anticipation qu’il serait largement plus grand qu’elle lorsqu’il se serait levé de son fauteuil. Malgré d’impressionnants talons. A croire que les hommes s’étaient ligués pour être plus grands qu’elle... _________________  | Le devoir est une série d'acceptations. [ Victor Hugo ] |
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|  | | Edward Livingston Humain
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 | Sujet: Re: Première 'collaboration' [Edward] Mar 18 Jan - 21:07 | |
| Après le départ de William et d’Anna-Maria, Sélène posa son regard sur Edward et, ce dernier, se demanda si il devait s’approcher un peu plus pour qu’elle puisse avoir le loisir de mieux le voir, vu l’intensité qu’elle mettait dans ce regard. Mais, finalement, il ne bougea pas. Tout comme le fait qu’il ne laisserait pas passer une expression qui voudrait dire que ce que William à pu émettre comme théorie soit vraie. Parce qu’il allait de soit qu’il y avait un fond de vérité dans ce qui avait été dit, bien que dans la finalité Edward n’aurait pas refuser cette affaire. Cette affaire qui l’intéressait et qui devait encore plus intéressante avec Sélène. Il y avait quelque chose chez elle qu’il n’arrivait pas à déterminer et il comptait bien pouvoir mettre le doigt dessus à un moment où un autre. La mutation avait quelque peu compliqué ses capacités de déductions, car si tout avait une logique sans faille avant, maintenant il fallait prendre en considération les possibilités de capacités spéciales chez quelques personnes. Une des raison qui l’empêchait de comprendre un tas de chose chez Sélène. Si, de manière automatique et logique, il avait pu prendre en considération le fait qu’elle avait quelques siècles à son actifs, il aurait trouver que cela expliquait bien des choses. Mais comment en venir à une telle déduction quand il n’est franchement pas courant d’avoir l’air d’avoir vingt ans et d’avoir, en réalité, vécu beaucoup plus de temps ?
Dans un sourire, elle ne manqua pas de parler de ce qui venait de se passer entre Edward et William. Sélène exprima même sa non compréhension concernant le fait que la simple perspective d’une dispute puisse permettre à Edward de prendre une affaire. Très bien, elle ne devait pas vivre en couple, alors. Il était impressionnant de voir à quelque point une personne pouvait vous pourrir la vie, juste parce qu’elle l’avait décidé. Chez William, bien qu’ils n’étaient pas question de couple à proprement parlé, ça se traduisait par des intrusions horribles dans son propre lieu de vie. Edward était peut être doué pour énerver les gens mais, il fallait se méfier de William, qui pouvait l’être également envers Edward. A croire que William était né pour pourrir la vie d’Edward et que ce dernier, sûrement poussé par un côté un peu maso, l’appréciait pour ces raisons. Décidément, ils étaient vraiment à part tous les deux.
« Oh vous savez, il a l’air adorable comme ça, mais faut se méfier. Quand il décide de faire ses scènes, c’est très réussi et assez ennuyeux. Il vaut mieux éviter d’en venir là et d’accepter l’affaire. Levant les yeux au ciel dans un soupir. Les hurlement et la vaisselle cassée, ça devient vite lassant. »
Chose que William n’avait jamais fait, en réalité. Cet homme était d’une patience d’ange, surtout quand on voit ce qu’Edward était capable de lui faire endurer en tant que colocataire et, même, en tant qu’ami. Bien sur il se permettait des entrées fracassantes en ouvrant tous les rideaux, en forçant Edward à prendre des affaires ou à le réprimander sur un tas de choses. Mais quand Edward poussait vraiment les bornes, William avait juste une tendance à soupirer et à laisser courir comme si ce n’était qu’une fatalité. En fait il n’y avait personne d’autre que William pour convenir parfaitement à Edward. Ca c’était un fait.
« Et oui, il y a des chances que William nous accompagne. Ne serait-ce que pour défendre son territoire, je suis certain que vous avez piquer sa jalousie étant donné que vous êtes la seule, hormis lui, à être rester autant de temps dans cette pièce. »
Vrai ou faux, difficile de savoir. William viendrait parce qu’Edward avait besoin de lui sur ses affaires et aussi parce que William avait besoin d’être sur une affaire. Mais il y avait fort à parier, sans parler de jalousie –ce qui serait un peu poussé- que William devait être intrigué par le fait qu’une personne ne soit pas encore partie en claquant la porte. Pour ce qui était de l’influence expliquer par William un peu plus tôt et remit en évidence par Sélène, Edward ne pu s’empêcher de sourire.
« Vous pouvez toujours penser que vous avez une quelconque influence mais j’ai bien peur que cela porte à la désillusion quand vous comprendrez que ce n’est pas le cas. »
En toute sincérité, il n’y avait qu’une personne à avoir de l’influence sur lui. Et cette personne était justement celle qui avait dit que Sélène pouvait en avoir sur Edward. Elle l’intriguait, c’était clair. Il avait envie de poursuivre son « étude » sur elle, c’était un fait. Mais de là à évoquer une influence… Cela pouvait paraitre assez inhumain de songer à faire une « étude » sur quelqu’un, comme on pourrait étudier n’importe quel être. Cela dit ce n’était pas quelque chose de particulièrement péjoratif venant d’Edward qui ne voyait pas vraiment les gens comme des personnes, mais plutôt comme une multitude d’objets d’études plus ou moins intéressant. Et Sélène était un « sujet » particulièrement intéressant.
« Mince, Faignant d’être réellement surpris, la tension sexuelle est si visible que cela ? »
Le ton qu’il avait employé, cette fausse expression qu’il avait prise prouvait, en soit, qu’il ne croyait pas vraiment à cette histoire de tension sexuelle. Il trouvait, cependant, très amusant que Sélène puisse l’évoquer sans détour, sans sous entendu, et de manière aussi légère. Décidément, elle était de plus en plus intéressante. Ce qui ne l’empêchait pas de rester dans les négatif dans le barème de points d’Edward. D’accord, elle était proche de la neutralité, mais il ne fallait pas exagérer non plus, elle avait tout de même ouvert les rideau et forcée l’entrée de cette chambre ! Cela dit il restait assez curieux de ce qu’elle pouvait déduire de la relation qu’il avait avec William. Mais poser la question ainsi ne lui semblait pas approprié pour le moment.
Pour ce qui était de l’inspecteur Bary et de cette perquisition qui avait prit fin, Edward fit un léger soupir avant de reprendre en balançant légèrement la main comme si il cherchait à mettre cette discussion loin derrière eux. Après tout il se fichait un peu de l’inspecteur quand il y avait une affaire intéressant en cours.
« Ce qui est étrange avec lui, c’est qu’il n’a toujours pas compris qu’il était un parfait sujet d’étude pour, justement, tester la crédulité d’une personne quand on le fait régulièrement tourner en rond. »
Il fut, en tout cas, bien convaincu dans son hochement de tête quand Sélène annonça qu’ils devraient y aller. Cela dit, avant de bouger, il regarda -sans en avoir l’air – la manière dont elle enfila ses affaire et rangea son étui. Cette manière rapide et concise de tout mettre en ordre en quelque seconde. A croire qu’elle avait fait ça toute sa vie. Ce qui était débile, étant donné qu’elle ne dépassait pas les vingt cinq ans. Le pire était sûrement sa façon de se redresser, de se déplacer. De manière presque involontaire, un léger sourire parcouru les lèvre d’Edward. Ce violon n’aurait pas été acquis de manière légale qu’il ne s’en étonnerai même pas. D’ailleurs cette question, posée plus tôt et restée sans réponse, allait doucement vers le côté illégale de la chose à cause d’un tas de petites choses qu’il serait bien long d’énoncer. Mais pour résumé : cette souplesse qu’elle avait, le prix du violon en vue de la griffe qu’il avait pu voir, cette façon qu’elle avait de jouer avec les autorités, …
Pour ce qui était des modalités de transport, Sélène proposa de prendre sa voiture qui était juste à côté. Se levant histoire de pouvoir partir en sa compagnie, il avisa d’un dernier coup d’œil dans la pièce avant de décider qu’il n’avait rien à prendre ici.
« Votre voiture, ça sera très bien, effectivement. »
Pas la peine de préciser qu’il n’en avait pas. Pas la peine de le mettre au volant de ce genre de chose, sinon ça serait une véritable catastrophe, il passait tellement de temps à tout regarder qu’il en oubliait la route. Bref, il valait mieux qu’elle prenne sa voiture plutôt que de risquer de finir dans un arbre. Ouvrant la porte de la chambre, il invita Sélène à passer devant pour refermer et la suivre. Une fois en bas, il retrouva William dans l’entrée qui lui balança son manteau qu’Edward attrapa au vol pour l’enfiler dans la foulée. Edward posa son regard sur Sélène.
« Vous avez une place en plus dans votre voiture, ou il doit nous suivre ? Pare que si vous avez une collection de violon dans vote voiture, je ne voudrais pas déranger quoique ce soit. » |
|  | | Sélène Gallio Mutante de niveau Oméga { ADMINISTRATRICE }
Nombre de messages: 14650 Date d'inscription: 03/10/2006 Localisation: Mars Investigations, ou au Pandora's Box Clan: Damnés Age du personnage: 25 ans en apparence, mais quelques siècles de plus en réalité... Pouvoirs: télépathie par contact, ondes mentales, dématérialisation en fumée noire et contrôle des ombres Profession: patronne de Mars Investigations, co-gérante du Pandora's Box, égérie glaciale des Damnés. Cambrioleuse à ses heures perdues Points de rp: 2498
 | Sujet: Re: Première 'collaboration' [Edward] Dim 30 Jan - 16:33 | |
| Les paroles de William avaient amené Sélène à réfléchir sur un aspect de cette situation qu’elle n’avait pas considéré jusque là. C’était véritablement intéressant, au point que cela mériterait un examen plus approfondi dès que possible, ou… Pourquoi pas maintenant ? La jeune femme s’était donc penchée vers Edward afin de l’examiner avec intensité et de plus près, ce qui ne sembla ni le gêner, ni l’exaspérer, comme c’était pourtant le cas avec les coupables ou les personnes qui avaient des choses à cacher et qui de ce fait ne pouvaient s’empêcher de fuir le regard sombre de Sélène.
La suite de leur conversation tourna pendant un petit moment autour de William, le gentil médecin, qui d’après Edward pouvait être capable de lui faire les pires scènes malgré son air adorable. Le détective mentionna des hurlements et de la vaisselle brisée, ce qui étira très légèrement les lèvres de Sélène alors qu’elle se remémorait le nombre de fois où elle s’était montrée véritablement chiante avec les deux hommes qu’elle avait aimés. En reconsidérant la chose, Edward avait raison sur le fait que la perspective d’une dispute pouvait dissuader l’autre de se mesurer à la volonté de sa moitié, mais c’était tout de même assez étonnant quand on considérait le personnage qui lui faisait face : est-ce que réellement William pouvait avoir une telle emprise sur lui ? La réponse était positive, sans l’ombre d’un doute. Il y avait juste cette histoire de vaisselle brisée qui restait tout de même un peu trop forte pour coller complètement au tableau, et Sélène soupçonnait surtout le médecin d’être capable de faire mouche pour exaspérer ou calmer Edward avec de simples paroles, surtout après les révélations concernant Edward qu’il avait pu laisser échapper avant de sortir et sur lesquelles Sélène s’interrogeait toujours.
Le détective confirma ensuite que sa secrétaire les accompagnerait pour cette visite sur les lieux du crime, et surtout à présent que Sélène avait « piqué sa jalousie ». Un sourire amusé étira de nouveau ses lèvres, alors qu’Edward précisait qu’en dehors de William, personne n’avait réussi à rester dans ses appartements aussi longtemps.
Assurément. – Ca, ajouté à la tension sexuelle… il y avait vraiment de quoi s’imaginer un certain nombre de choses. Ce que Sélène ne fit pas, préférant éviter de s’engager sur une voie qui visiblement amusait Edward. – Vous n’êtes pas facile à approcher. C’est sans doute le type d’excuse vaseuse que certaines personnes peuvent avancer après avoir subi une déconvenue… Mais j’aime forcer les portes closes. – Le sous-entendu lui fit lever brièvement les yeux au ciel ; Sélène s’amusait de ses propres paroles. – Pour votre secrétaire, il faudrait songer à la rassurer concernant le fait que face à moi, elle détiendra toujours la première place pour ce qui sera de rester le plus longtemps que possible dans cette pièce… Non pas que votre compagnie me soit désagréable, bien au contraire.
Après tout, n’était-il pas normal que « madame » détienne ce record ? En toute objectivité, Sélène n’avait pas envie d’en savoir plus sur la relation qui unissait les deux hommes parce que cela n’apporterait pas grand-chose de plus à l’image qu’elle avait du détective. En revanche, cela ne voulait absolument pas dire qu’elle ne marcherait pas dans ce qui ressemblait à un jeu en y allant de ses propres sous-entendus juste pour pimenter la chose. Sélène n’était absolument pas mal à l’aise et ne l’avait sans doute pas été depuis le début de cette entrevue un peu hors normes parce qu’à l’âge qu’elle avait et avec l’expérience des relations humaines qui était sienne, elle était capable à la fois d’être une facilitatrice, une garce ou – comme c’était le cas présentement – une personne qui apprenait de ce qu’elle voyait. Dire qu’elle avait vu des dizaines de spécimens du genre d’Edward aurait été l’un de ses plus gros mensonges, et la mutante était bien décidée à vérifier si ce qui se disait de ses capacités était exact, ou du moins plus exact que le portrait de lui qu’on lui avait grossièrement brossé. « Chieur », « narcissique », et « insupportable »… Ca demandait réflexion, et Sélène n’avait pas vraiment l’impression d’avoir obtenu les bonnes informations concernant le britannique.
Concernant ensuite l’influence que Sélène pouvait avoir sur Edward – d’après William – le détective esquissa un sourire avant de lui laisser entendre qu’elle pouvait toujours penser ce qu’elle voulait concernant l’existence de cette influence, mais qu’elle finirait par comprendre que rien de tel n’existait. Ce fut au tour de Sélène de sourire, alors qu’elle observait toujours le détective, légèrement penchée vers lui :
Je crains ne pas être suffisamment aveugle pour aller jusqu’à imaginer ce genre de choses, M. Livingston. Il faudrait également en plus d’être aveugle que je sois suffisamment prétentieuse pour pouvoir prétendre avoir une influence sur vous fondée sur 30 minutes de conversation…
Elle ne parlerait pas une seconde fois du fait que c’était elle qui signait ses chèques, parce que cela serait véritablement de très mauvais goût. Les relations patron/employé étaient tellement surfaites à cette époque ; tout se perdait, franchement… Le sujet de la tension sexuelle sembla surprendre Edward, même si Sélène n’était pas certaine de la manière dont elle devait interpréter sa réaction, particulièrement lorsqu’il demanda si c’était vraiment aussi visible que ce qu’elle avait laissé entendre. Bien entendu que c’était visible, elle n’allait quand même pas lui démontrer la chose par A+B, ou alors s’il le fallait réellement, il avait sans doute volé sa réputation… Tout cela au final l’incita à considérer que malgré son air surpris, Edward ne devait probablement pas se rendre compte de l’existence de cette tension. Encore un détail égarant à ajouter à la longue liste que la jeune femme avait déjà en tête et qui comprenait la liste des détails qu’elle trouvait assez révélateurs. Mais ça non plus, il n’avait pas besoin de le savoir.
Sans doute pas aussi visible que ce que vous semblez croire… - Son sourire s’étira avec un amusement qu’elle ne chercha aucunement à feindre. - … mais il m’aurait été vraiment difficile de passer à côté.
L’inspecteur Bary avait laissé une étrange impression d’incompétence à la mutante, et elle avait eu suffisamment d’esprit pour s’en amuser même si en soit, c’était franchement affligeant d’être à ce point naïf en exerçant ce genre de métiers. Les paroles d’Edward provoquèrent un léger étrécissement des yeux de Sélène lorsque le mot « sujet » fut prononcé : si un tas de choses étaient hors-normes chez Livingston, le fait d’assimiler un être humain à un « sujet » avait quelque chose de véritablement peu commun, au point de réveiller une certaine méfiance dans un coin de l’esprit de Sélène. Les « sujets » les plus récents auxquels une affaire avait fait référence étaient de pauvres bougres sur lesquels on testait des médicaments aux formules non stables. C’était l’affaire que lui avait légué en héritage Mathias lorsqu’il avait été assassiné, et Sélène avait fait enfermer le chef de cette bande de scientifiques pour une petite centaine d’années dans une cellule de haute sécurité… en Afrique, ce pays qu’il avait adoré dévaster.
Quelque chose me dit qu’il n’est pas votre unique sujet…
Le ton avait été amusé mais Sélène réprouvait mentalement l’utilisation de ce mot éveillant des horreurs encore bien trop présentes dans son esprit. Malgré un dégoût parfaitement refoulé car absolument pas dirigé contre Edward, Sélène avait conservé son sourire et n’avait pas bougé d’un millimètre, son regard toujours posé sur le détective de cette manière indiquant clairement qu’elle l’observait avec plus d’intérêt que ce que la décence autorisait.
Ils décidèrent ensuite de s’en aller, et durant chaque seconde que Sélène prit pour ranger ses affaires et enfiler de nouveau son manteau, elle sentit le regard du détective posé sur elle. Mais pas comme ces pervers qui avaient coutume de la fixer les soirs où elle prêtait main forte à John au night-club ; là, il s’agissait de quelque chose qui ressemblait à une espèce d’observation-évaluation discrète mais pas trop. Cela n’empêcha pas Sélène de conserver son naturel et de proposer de prendre sa voiture pour plus de praticité. Edward accepta tout en invitant Sélène à regagner le rez de chaussée, et la jeune femme descendit sans même avoir besoin d’utiliser la rampe pour se guider. Elle ne s’amusait pas à retenir l’état des surfaces sur lesquelles ses pieds se posaient, mais le fait de s’introduire dans des endroits pour y voler certaines antiquités laissait un certain nombre de réflexes, comme notamment celui de ne toucher aucune surface ou aucun objet à moins que cela ne soit expressément requis. Arrivant au bas de l’escalier, Sélène vit passer un manteau à gauche de son champ de vision et ne fut guère surprise d’entendre Edward demander s’il y avait une place dans son véhicule pour que William puisse également venir, expliquant que si elle transportait une cargaison de violons, cela ne serait probablement pas le cas. Sélène fit de nouveau face à Edward alors qu’il enfilait son manteau, le regard posé sur elle :
On ne m’a dotée que de deux bras, donc tout autre violon ne me serait d’aucune utilité, je le crains. – Se tournant vers William, la mutante lui adressa un sourire aimable. – Il y a une place pour vous si vous souhaitez nous accompagner sur la scène de crime…
Sélène resserra l’écharpe autour de son cou et fut la première à sortir de l’immense maison, son portable coincé entre son épaule et son oreille gauche :
Inspecteur Lloyd, Sélène Gallio – Mars Investigations. Je serais à l’appartement de notre victime d’ici… - La jeune femme jeta un œil à sa montre avant d’attraper les clés de son Aston dans la poche de son manteau. – 10 minutes, très exactement. Je serais accompagnée de l’un de mes hommes ; si vous pouviez prévenir les agents sur place pour nous faciliter les choses, ça serait vraiment adorable… - Sélène s’interrompit l’espace de quelques secondes, écoutant ce que l’inspecteur disait à l’autre bout du fil. – Bien entendu. Edward Livingston. – Sélène immobilisa sa main à la sortie de sa poche, oubliant pour le coup ce qu’elle comptait faire avec sa clé à présent qu’elle s’était immobilisée devant sa voiture. – Bien entendu. Je me permets de vous rappeler que le fait d’être une femme détective ne me rend pas plus naïve que la première contractuelle venue… - Sélène soupira sans réellement s’en cacher. – J’ignore absolument ce à quoi vous faîtes allusion. Je peux simplement vous dire que je n’ai pas recours à des consultants pour les laisser sur le pas de la porte comme des parapluies trempés… - Une objection fut soulevée à l’autre bout du fil alors que la jeune femme déverrouillait les portières pour pouvoir déposer son violon côté conducteur et permettre aux deux hommes de prendre place. Sa main frappa légèrement le toit de la voiture avant que Sélène ne poursuive. – Je ne sais pas ce que vos collègues ont pu vous raconter, et particulièrement l’inspecteur Bary qui a un contentieux certain avec M. Livingston pour des broutilles sans importance, mais cela ne m’empêchera pas de débouler dans 10 minutes au domicile de la victime.
Il ne manquait plus que ça à présent : Bary se faisait éconduire et ridiculiser et s’arrangeait pour blacklister Edward sur des affaires auxquelles il n’avait même pas encore pris part. Autant dire que Sélène n’avait aucunement l’intention de se prendre la tête avec qui que ce soit sur la base de vieilles rancœurs :
Jeffrey… Durant ces quelques mois vous avez pu remarquer que chacun de mes collaborateurs remplissait les critères requis pour se voir confier une affaire ou intervenir sur une scène de cime. Je vous propose de me retrouver là-bas pour en juger par vous-même… - Sélène marqua une légère pause alors que son air contrarié disparaissait au profit d’un franc sourire. – Faisons comme ça. A tout de suite…
Sélène rangea le portable dans son sac à mains et s’installa derrière le volant, calant son sac sous son siège. Se tournant légèrement vers William qui était à l’arrière, Sélène lui tendit son précieux violon :
Je peux vous le confier, M. Brown ? C’est un objet auquel je tiens beaucoup…
Sourire adorable à l’appui, Sélène s’était tournée face à la route pour fermer sa portière et mettre le contact. Composant un autre numéro sur son portable, la mutante le coinça entre son épaule et son oreille tout en bouclant sa ceinture et en contrôlant très superficiellement si la voie était libre pour qu’elle quitte sa place de stationnement. Cette fois également, Sélène préféra éviter de mentionner le fait qu’elle interprétait le code de la route à sa façon, notamment pour ce qui concernait l’utilisation de son portable en conduisant, le respect des feux tricolores lorsque le carrefour était désert, ou les limitations de vitesse. Chaque trajet que faisait Sélène en voiture qui ne se soldait pas par une contravention était une sorte de miracle ou la preuve criante de l’incompétence de ceux qui étaient normalement sensés la verbaliser pour sa conduite dangereuse…
Lorsque sa communication avec Mathias s’acheva sur un « Essaie de ne pas lui briser le nez comme l’autre fois » faisant référence à un médecin particulièrement stupide, Sélène quitta la route des yeux pour ranger le téléphone dans son sac. Une chose qu’elle faisait très souvent même si ce n’était encore une fois absolument pas recommandé. Dotée d’un calme olympien et d’une maîtrise de l’exercice sans doute un peu flippante, Sélène avait ainsi parcouru à une vitesse supérieure à la limitation en vigueur plus de 500m sans même poser les yeux sur la route. Elle fut néanmoins contrainte de freiner un peu brusquement à un feu passé au rouge bien trop rapidement à son goût, parce que même si elle aimait conduire comme un pilote de rallye lorsqu’elle était pressée, il y avait certaines intersections où il valait mieux faire preuve de prudence justement parce que d’autres automobilistes étaient loin de posséder cette même maîtrise de la conduite.
Sélène immobilisa le véhicule quelques minutes plus tard dans un quartier de New York visiblement très aisé, et elle quitta assez rapidement la voiture, resserrant de nouveau l’écharpe qu’elle portait pour éviter de prendre froid pour de bon. Repoussant ses boucles rebelles, elle referma sa portière et attendit que les deux britanniques quittent le véhicule pour en verrouiller les portières après s’être discrètement assurée que William n’avait pas laissé son violon à l’intérieur. Un homme se trouvait devant l’entrée de l’immeuble fumant tranquillement. Quittant le mur contre lequel il était appuyé, il s’avança vers Sélène et la salua d’un basculement vers l’avant de son chapeau en feutre gris. L’homme avait un certain âge, et dans ses yeux se reflétaient les étincelles de l’expérience et de la curiosité.
Il tendit assez naturellement la main à William puis à Edward tout en se présentant comme étant l’inspecteur Lloyd, naturellement en charge de cette affaire mais prêt à collaborer avec Mars Investigations puisque la famille les payait pour faire la lumière sur cette affaire. Sélène sourit au vieil homme et remit la lanière de son sac d’aplomb sur son épaule alors qu’il les invitait à entrer dans le hall chichement décoré et sécurisé par un accès à pass magnétique sur lequel Sélène avait déjà fait intervenir un technicien pour inspecter l’historique des allées et venues des locataires et les déverrouillages à distance commandés par les locataires le jour du décès de leur victime. Après avoir emprunté un ascenseur, ils arpentèrent le couloir du troisième étage jusqu’à arriver devant une porte sous scellés gardée par deux agents en uniforme qui se levèrent de leurs chaises lorsqu’ils virent leur supérieur arriver. Quelques mots furent échangés entre eux, et la porte fut assez rapidement ouverte, permettant à tout ce petit monde d’entrer.
A l’intérieur, tout était décoré dans un style très japanisant sans réellement qu’il soit sûr qu’un décorateur d’intérieur ou qu’un natif soit convaincu que le fait de mettre du rouge et du noir partout pouvait constituer une décoration typiquement japonaise. Quelques vieilleries contrefaites se trouvaient sur les étagères d’une immense bibliothèque pleine de livres qui faisait le tour des trois quarts de la pièce. Quelques objets étaient brisés au sol, ce qui d’après les conclusions préliminaires indiquaient que la victime avait essayé de se déplacer en sentant qu’elle était en train de faire une attaque… Sans succès, malheureusement.
Sélène se tourna vers Edward, visiblement impatiente de vérifier si ce qui se disait de lui et de ses méthodes étaient vrai… Pure curiosité professionnelle, bien entendu. _________________  | Le devoir est une série d'acceptations. [ Victor Hugo ] |
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|  | | Edward Livingston Humain
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 | Sujet: Re: Première 'collaboration' [Edward] Sam 5 Fév - 3:27 | |
| Le fait que Sélène puisse se pencher vers lui pour l’examiner avait, en réalité, quelque chose d’amusant. En temps normal c’était lui qui avait ce genre de comportement, peut être pas de manière aussi prononcé à moins de vouloir mettre sciemment la personne mal à l’aise – était-ce qu’elle cherchait à faire ? -, les seules fois où on le regardait avec une certaine intensité c’était surtout parce qu’on le prenait pour une bête curieuse. Ce bout de femme l’intriguait sur bien des points, certaines choses ne collaient absolument entre ce qu’elle semblait être – son âge, surtout – et ce qu’elle faisait ou disait. Il y avait chez elle une maturité qui était rare. Et, pas vraiment le genre de maturité qu’on pouvait avoir avec un passé compliqué, dans une famille complètement décaler, ou par une enfance des plus malheureuse. Elle n’avait pas la maturité de la personne qui avait un vécu difficile, elle avait la maturité de quelqu’un qui avait, tout simplement, un vécu. Un vécu qui ne collait pas avec son apparence physique. Ca ne collait pas et il voulait savoir, comprendre, pourquoi ça ne collait pas à ce point. Edward était le genre de personne à détester ne pas avoir de réponse à ses questions. Sélène aurait bien des occasions pour comprendre ce trait de caractère, parmi tant d’autres.
Edward avait fini par annoncé, qu’effectivement, William viendrait avec eux, allant un peu plus loin en parlant de jalousie de la part de William. Ce qui, bien évidement, n’était pas le cas. Du moins pas qu’il le sache. Sélène, faisant référence à sa façon d’entrée –bien qu’Edward y voyait plus que la référence à ce simple fait – semblait dire qu’elle aimait forcer les portes. Une phrase qui s’incrusta quelque part dans le cerveau d’Edward, au même endroit que le prix du violon, sa façon d’aimer se jouer des autorité, de ne pas faire une crise pour des techniques peut conventionnel, et sa question posée plus tôt pour savoir si elle avait eu son violon de manière légale ou non. Un ensemble de petites choses anodines entassées dans un coin de sa tête pour faire pencher la balance d’un côté ou de l’autre concernant cette question. Autant dire que, sans qu’il puisse en être encore certain, la balance penchait vers le côté peut légale de la chose.
Sélène annonça, ensuite, qu’il fallait rassurer William sur la place qu’il tenait. Elle assura que c’était lui et restera lui qui détiendrait le record de temps passé dans cette pièce. Ce qui était vrai, et restera vrai. En réalité la relation entre Edward et William pouvait vraiment paraître ambigu parce que, d’une certaine manière, elle l’était réellement. Personne ne prendrai la place de William. Il restera celui qui passera le plus de temps dans cette pièce, restera celui qu’Edward écouterai en priorité, et resterai la personne numéro dans l’estime d’Edward. Aussi sur qu’il se savait douer dans ce domaine, il savait que ce fait ne changerait pas. L’avenir lui apprendra que d’autres personnes pourrait entrer dans son petit monde, mais William ne changera pas de place.
« Bien qu’il soit évident qu’il gardera la première place, je vais me garder de lui dire. Plus il a de doute et plus il est serviable, je ne vais quand même pas risquer de compromettre le fait qu’il va être au petits soins pour être certain de garder sa place »
Edward s’était légèrement penché en avant pour dire cela sur le ton de la confidence, avec un sérieux à toute épreuve. Mais la vérité était bien loin, il y avait peu de chance que William se sente menacé. Il y avait encore moins de chance que cela puisse lui poser le moindre problème, après tout c’était lui qui travaillait à une certaine sociabilité de la part d’Edward. Le détective était loin de reconnaître un côté possessif chez son ami, peut être qu’il ne lui connaissait pas ce côté parce que la situation ne s’était jamais présenté. Jusqu’à présent, William avait été le seul à pouvoir s’attirer l’amitié d’Edward, alors de quoi pourrait-il se sentir menacé ?
Un autre bon point pour elle, juste parce qu’elle ne pensait pas être suffisamment aveugle pour penser avoir une influence quelconque sur lui, comme avait pu le dire William. D’une certaine manière, on pouvait imaginer que c’était le cas, vu que tant qu’il n’aurait pas de réponse à ses questions il serait capable de chercher à passer du temps avec elle. Mais cela s’arrêtait là. En tout cas dans l’ordre actuelle des choses. Mais rien n’était figé dans le temps, les choses pouvaient évoluées. Edward ne trouva pas nécessaire de répondre à ce qu’elle venait de dire vu qu’ils étaient d’accord sur ce point, il y avait que trop peu d’intérêt à en discuter pendant des heures. Il y avait bien d’autres choses plus intéressantes en cours.
Cette histoire de tension sexuelle entre William et lui ne faisait pas partie de ses priorités. Il avait prit un air surpris et Sélène expliqua qu’il était vraiment difficile de passer à côté de ce détail. Ce qui était étonnant vu que lui-même était passé à côté de cela. Ou pas… En réalité la question ne s’était jamais réellement posée. Un tas de personne semblait vouloir croire que William et Edward entretenaient une relation. Et, dans un certain sens, c’était vrai. Aucun des deux n’avait jamais prit la peine de démentir vivement ce genre de pensée. Dans le fond, il y avait réellement quelque chose d’ambiguë dans leur relation, mais aucun des deux ne semblaient décidé à pousser le raisonnement plus loin. Les choses, dans l’état actuel, leur convenaient parfaitement alors pourquoi s’interroger d’avantage ?
« Si vous le dite… »
L’importance n’étant pas situer dans la relation qu’il entretenait avec William, là encore, il ne voyait pas l’intérêt d’épiloguer pendant des heures sur le sujet. Peut être une autre fois, sûrement pas avec sélène, d’ailleurs. Edward avait donc fini par définir l’inspecteur Bary comme un sujet d’étude, avant de le définir comme une personne à part entière. Sélène exprima le fait qu’elle ne pensait pas qu’il puisse être le seul à être considéré comme un sujet d’étude. Edward n’eu pas le loisir de s’apercevoir de la retenue dont elle pouvait faire preuve, ou du dégoût qu’elle pouvait ressentir au terme de « sujet » étant donné que son visage ne changea pas d’un pouce. Après tout Edward analysait de ses observations, si il n’avait pas le moyen de voir quoique ce soit, il n’avait plus rien à analysé. Ce fut le cas pour ce qu’elle pouvait ressentir au fait que l’on puisse considérer une personne comme un sujet. Elle semblait d’ailleurs sur du fait que Bary n’était pas le seul alors, techniquement, cela ne demandait pas de confirmation, pourtant c’est ce qu’il fit brièvement.
« Se pourrait-il que vous ayez vraiment eu ce travail pour vos compétences ?! On ne peut décidément rien vous cacher ! »
On ne pouvait passer à côté de l’ironie de sa phrase. Mais, contrairement aux premières paroles qu’ils avaient échangés, il y avait un certain amusement dans le timbre de sa voix ce qui prouvait, contrairement au début, que le but n’était pas d’attaquer juste pour le plaisir d’attaquer. C’est juste qu’Edward restait Edward et qu’on n’allait sûrement pas le changer maintenant. Ca serait trop bête !
Une fois en bas, pour se diriger vers la scène du crime, Edward enfila son manteau – envoyé par William – tout en écoutant Sélène lui expliquer que dans la mesure où elle n’avait que deux bras, elle ne voyait pas l’intérêt d’avoir plusieurs violons. Et, de ce fait, William avait sa place dans la voiture. Il acquiesça rapidement au fait qu’il voulait bien venir, pendant qu’Edward revenait sur cette histoire de violon unique.
« Sait-on jamais, pour l’amour d’un instrument on peut en posséder plusieurs et, disons qu’on aurait pu tomber sur le jour de la révision chez le luthier de tous les violons que vous pouvez posséder. »
Un demi sourire sur le coin des lèvres après avoir laisser sous entendre qu’il savait que le violon sortait de chez le luthier, et les voilà sur le perron pour prendre la direction de la voiture de Sélène afin qu’Edward puisse enfin voir l’endroit ou était mort la victime d’un, soit disant, accident cardiaque. Une fois de plus Sélène attrapa son téléphone pour, apparemment, prévenir de son arrivé sur les lieux. Edward se mit à sourire en comprenant à moitié ce qui pouvait se dire à l’autre bout du téléphone, juste avec les réponses que pouvait faire Sélène. Y a des fois où il aimerait bien pouvoir avoir une ouïe assez développer pour comprendre ce qui pouvait se dire, même si il comprenait ce qui était dit dans l’ensemble. Pas besoin d’entendre les réponses de l’inspecteur Lloyd pour comprendre ce qu’il disait.
La façon dont Sélène défendait son opinion et l’action qu’elle comptait mener n’étonna absolument pas Livingston. Après tout, elle avait forcée la porte de sa chambre alors il y avait peu de chance qu’elle se laisse impressionner ou dicter sa conduite par un inspecteur. Un inspecteur qui se faisait, maintenant, appelé par son prénom et non par son nom de famille ou par son grade. Nouvelle information qu’Edward laissa dans un coin de sa tête, sait-on jamais que ça puisse servir à un moment ou à un autre. C’était justement avec ce genre de détails à la noix, que personne ne prenait la peine de retenir, qu’il était capable de faire des observations et des théories par la suite.
Finalement tout le monde fut installé dans la voiture, William prenant soin du violon qui lui avait été confier pendant qu’Edward regardait la route, peut soucieux de la conduite que pouvait avoir Sélène. C’est à peine si il remarquait sa façon de conduire. Du moins, si, il notait sa façon de faire mais cela ne le perturba pas plus que cela, vu que son esprit était plus occuper à regarder la multitude de choses qui lui passait sous les yeux. Bien trop de chose pour qu’il puisse avoir le temps de s’inquiéter d’une conduite quelconque. Bon bien sur, il appuya sa main sur le plateau de bord quand elle freina un peu trop vivement, histoire de ne pas se faire tranché par sa ceinture de sécurité, alors que William s’était accroché très fort au violon pour pas que celui-ci ne fasse un vol plané, ou ne se cogne contre quelque chose. Aucun des deux ne fit le moindre commentaire.
Une fois garée, William estima qu’il devait sortir avec le violon. Si Sélène était entrée chez eux avec, c’est qu’elle n’avait aucune envie de le laisser sans surveillance, du coup c’est assez naturellement qu’il l’embarqua avec lui. Elle pu donc fermer ses portières tranquillement. Distraitement il salua, quand se fut son tour, l’inspecteur qui s’était avancé vers eux. Distraitement ? Pourtant il était capable de fermer les yeux et de le décrire, de dire quelle marque de cigarettes il fumait, et tout un tas de chose visible par ses vêtements, ses mains, sa posture… chose qu’il garda pour lui préférant porter son attention sur ce qui l’entourait, vu que tout allait lui servir à un moment où à un autre. Le hall fut regarder, l’endroit qui nécessitait un pass également, l’entrée de l’appartement et les personnes qui la gardait. Et une fois à l’intérieur, plus rien ne semblait exister pour Edward, hormis les lieux… Quand Sélène se tourna vers Edward –ce qu’il ne semblait même pas remarquer – c’est William qui parla doucement non loin de son oreille.
« Je crois que c’est une des parties de je préfère. »
Il suffisait de voir Edward pour comprendre de quoi William était en train de parler. Le détective passait tout au peigne fin, une sorte de loupe sortie de sa poche il examinait de nombreuses choses. Puis une fois que ce fut fait, ce qui dura un bon moment, il se mettait couché sur le sol, se relevait, faisait quelques pas, se remettait au sol, s’accroupissait, détaillait la sol, les objets, les étagères. En fait il semblait vraiment faire n’importe quoi, ce qui pouvait –en général les premières fois – le faire passer pour un parfait guignol qui se donne plus en spectacle plutôt que de réellement chercher quelque chose. Le tout lui pris environ 10 minutes. Finalement, il se releva, rangea sa loupe, posa son regard sur la trace définissant l’endroit où le corps avait été retrouvé.
« Je ne pencherai vraiment pas pour une crise cardiaque. En fait je dirais qu’il y a eu un assassin, qui devait mesurer environ 1m70. Que les deux personnes se connaissaient et qu’ils sont arrivés ensemble. Le hall comporte un pass a passé, mais pas de caméra, du coup la personne qui l’accompagnait n’a pas eu à être noté. Il est juste passé en même temps que la personne. Poison, ingurgité par un thé bu ensemble, probablement. »
Si quelqu’un entrait dans son cerveau au moment de son explication, un tas de chose pouvait passer en défilage automatique. Quand Edward avait parler de la taille d’une personne il avait en tête cette étagère sur laquelle il manquait un objet, qui se trouvait au sol. Vu la hauteur, cela avait servit à définir la taille, vu que de toute façon il avait fallu lever le bras pour faire tomber cet objet – la trace sur l’étagère prouvant qu’il n’était pas assez au bord pour tomber sans y être poussé -. Quand il avait parlé d’une arrivée de deux personnes, dans sa tête passa l’image du paillasson à l’entrée de l’appartement, ou deux traces de chaussures différentes se mélangeaient. Dans cette image la pointe bien défini d’un talon, ce qui amenait à penser que la deuxième personne était une femme : précision qu’il avait passé sous silence. Puis quand il avait parler de thé, il avait en tête l’image de la trace infime de liquide sous la table, sûrement du à un tremblement et le fait qu’aucune trace de tasse n’était dans la pièce. Par contre quand il avait fouiller vite fait dans la cuisine il avait vu deux tasses, rangées, et récurer à fond.
Il se passait d’autre chose dans son esprit, qu’il ne rapporta pas. Par exemple le fait que la tache au sol, près de la table, se situait sur une place qu’habituellement la victime n’utilisait pas, comme pouvait le montrer les traces d’usure sur la table qui prouvait qu’il avait tendance à s’asseoir en face en temps normal. Ce qui tentait à prouver qu’une autre personne était présente avec lui. Pareil la trace qui définissait le corps sur le sol était située, logiquement près de la tache. Il s’était relever, mais s’était écroulé rapidement. Pour les objets tombé au sol, contenu de la position du téléphone – ce qui aurait du être le réflexe de l’homme en cas de crise cardiaque -, certains n’avait pas leur place logique au sol. Comme cet objet trop haut pour être au sol. Qui levait les bras pour attraper un objet – alors que le téléphone se situe plus loin et plus bas – lorsqu’il était en train de faire une crise cardiaque ?
« Cela dit ce n’est que mon opinion » |
|  | | Sélène Gallio Mutante de niveau Oméga { ADMINISTRATRICE }
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 | Sujet: Re: Première 'collaboration' [Edward] Dim 13 Fév - 18:54 | |
| On pouvait prêter à Sélène un certain nombre d’intentions, mais mettre Edward mal à l’aise n’en faisait pas partie à ce moment précis. Ce qui n’empêchait pas qu’elle puisse un jour chercher à le mettre mal à l’aise de pas mal d’autres manières n’incluant pas l’utilisation de son regard. Les hommes étaient des créatures faciles à manipuler lorsqu’on savait sur quels boutons appuyer et à quel moment le faire, et avant d’acquérir ce savoir-faire il lui avait fallu un certain nombre d’années de pratique, à minauder pour paraître inoffensive tandis qu’elle se perfectionnait sans en avoir l’air… Elle avait déjà pu tirer quelques observations concernant le détective, et notamment le fait qu’elle ne pourrait pas l’embobiner aussi facilement que les autres représentants du sexe masculin qui croisaient régulièrement son chemin. Cela dit, Edward restait un phénomène assez amusant à observer, notamment lorsqu’il interagissait avec les représentants des forces de l’ordre…
Le fait qu’Edward et le gentil médecin puissent entretenir le genre de relations formellement condamnées par les religieux bien-pensants et convaincus de tout savoir mieux que les principaux concernés dans un nombre hallucinant de domaines n’étonnait absolument pas Sélène même si elle n’avait aucun moyen de le vérifier pour le moment. La vérité était qu’elle se moquait éperdument de vérifier si Edward était bel et bien intime avec William, parce que leur complicité démontrait qu’ils passaient de longues heures ensemble au point que le second puisse avoir de l’influence sur le premier alors que personne ne semblait réellement être capable d’ennuyer Edward de manière efficace. Cela n’était pas une chose que n’importe quel colocataire pouvait prétendre faire, ce qui amenait Sélène à la conclusion selon laquelle ils étaient plus que des colocataires habitant au même endroit. Des amis, peut-être ? Cela resterait à déterminer de manière plus précise.
Après s’être légère penché comme pour lui faire une confidence, Edward confirma donc que la place de William ne serait jamais accessible à quelqu’un d’autre mais qu’il ne le lui assurerait pas de manière claire parce qu’il n’était jamais aussi serviable que lorsqu’il était habité d’un doute concernant son statut. Sélène esquissa un demi-sourire, prenant note de la manière dont Edward plaisantait et présentait des choses qui n’étaient sans doute absolument pas constatables dans le monde réel. A le regarder, il n’y avait aucune raison de douter de sa sincérité, mais la chose paraissait incroyable sur le coup… Son air surpris avait ensuite amusé Sélène tout en instillant un doute à peine perceptible dans ses grands yeux sombres, parce qu’après tout elle ne le connaissait pas suffisamment pour être capable de déterminer s’il feignait ou s’il était réellement étonné qu’elle puisse avoir ressenti les choses de cette manière. Néanmoins le détective laissa cela de côté, semblant considérer tout comme la mutante que le plus important n’était pas là…
Concernant l’inspecteur Bary et son statut de « sujet », Sélène n’avait pas pu s’empêcher de ressentir un certain dégoût suite à l’emploi de ce mot mais n’avait offert à son interlocuteur qu’un visage amusé alors qu’elle s’interrogeait à voix haute sur l’attribution de ce terme à d’autres personnes. Edward s’interrogea de la même manière sur le fait que Sélène ait eu ce boulot pour ses compétences, concluant qu’on ne pouvait rien lui cacher. Si quelques minutes plus tôt ces mêmes mots avaient eu la saveur de la provocation, cette fois-ci le timbre légèrement amusé – et très ironique - du détective avait fait se dessiner un léger sourire sur les traits de Sélène sans qu’elle n’ajoute rien de plus parce qu’aucune réponse ou confirmation n’était nécessaire.
Une fois dans l’entrée, Edward avait trouvé amusant de suggérer que Sélène puisse transporter une cargaison de violons dans sa voiture pour justifier qu’il n’y ait pas de place pour William, et la jeune femme précisa que n’ayant que deux mains un seul instrument lui suffisait. La réponse du détective fut tout à fait logique parce qu’il n’était pas rare qu’un passionné possède plusieurs modèles d’un même instrument et les utilise à tour de rôle suivant les occasions. Cela aurait même pu être tout à fait possible si Sélène avait eu tendance à collectionner autre chose que les amants… Edward acheva sa tirade en laissant entendre qu’aujourd’hui était peut-être le jour de la révision de tous ses violons chez le luthier, et Sélène lui adressa un regard suspect avant de lui adressa un sourire mutin :
Si cela avait été le jour de leur révision à tous, pourquoi n’aurais-je emporté que celui-ci avec moi et abandonné les autres dans mon véhicule ?
Ca se tenait complètement : si Sélène était incapable de laisser son précieux violon à la vue de tous sur le siège passager alors qu’elle se rendait chez Edward, pourquoi aurait-elle laissé les autres dans la voiture, et particulièrement si elle y tenait de manière égale et qu’ils étaient tous aussi hors de prix que celui qu’elle avait calé dans ses bras ? C’était autre chose, et Edward laissait apparaître de manière très visible un demi-sourire pour laisser entendre qu’il savait pour le luthier. La jeune femme ne savait pas pourquoi ou comment il pouvait savoir d’où le violon venait même s’il était clair qu’il n’était pas commun de se rendre à un laboratoire médico-légal en compagnie de son instrument favori, et qu’elle l’avait plus que probablement récupéré en cours de route…
Quelque chose me dit que je n’ai pas besoin de confirmer ou d’infirmer votre hypothèse concernant le luthier. Cela dit, je serais tout de même curieuse de savoir ce qui a pu vous mettre la puce à l’oreille…
Sourire toujours amusé, il était clair que Sélène ne prenait absolument pas mal le fait qu’il ait pu deviner un détail aussi anodin la concernant parce que ce n’était qu’un violon, après tout. Ils étaient ensuite sortis et Sélène avait averti l’inspecteur en charge de l’enquête de son intention de se rendre sur les lieux en compagnie de l’un de ses hommes. Son coup de fil n’avait au départ pas rencontré l’accueil escompté et la jeune femme avait assez vite mis ce changement de personnalité de l’inspecteur sur le compte d’une intervention de l’inspecteur Bary. Lorsque tout fut réglé – avec une certaine autorité enrobée de miel par Sélène – tout le monde prit place dans son Aston et la mutante fila à vive allure en direction des lieux du crime. Fort heureusement, aucun des deux britanniques ne trouva à redire sur sa façon de conduire, ce qu’au final tout le monde s’abstenait toujours de faire par crainte de la distraire lorsqu’elle effectuait des dépassements à vive allure et doublait même jusqu’aux taxis pourtant connus pour rouler bien au-delà de la vitesse autorisée. Sélène détestait perdre son temps, et cette vérité prenait tout son sens à ce moment précis…
Sélène avait fini par garer sa voiture à quelques mètres seulement de l’immeuble où ils se rendaient. William avait conservé son précieux violon avec lui, et la jeune femme pu donc verrouiller les portières et s’avancer vers l’inspecteur qui la salua avec la distinction propre aux hommes qui avaient au moins vécu une cinquantaine d’années. Tous pénétrèrent à l’intérieur de l’immeuble après s’être salués, et Sélène remercia discrètement William de prendre soin de son instrument, le gratifiant d’un sourire adorable. Le regard de Sélène s’attacha à surveiller de manière très discrète les mouvements d’Edward et la manière dont il opérait pour essayer de comprendre la manière dont il pouvait construire les raisonnements dont on lui avait parlé à grands renforts d’exagérations. William finit par s’adresser à Sélène à voix basse après s’être approché d’elle, expliquant que c’était à présent l’un des moments qu’il préférait. Le regard toujours posé sur Edward, Sélène l’observait évoluer dans la pièce, plaçant sous sa loupe chaque détail attirant son attention, se couchant parfois au sol avant de se relever pour s’intéresser aux étagères avec attention. Sélène s’adressa à William à voix basse, craignant presque d’interrompre la scène qui se jouait sous ses yeux :
Fascinant…
Elle n’avait pas quitté le détective des yeux mais avait sans doute été entendue par le médecin. L’inspecteur Lloyd s’était écarté pour laisser le champ libre à Edward pour ne pas le gêner, et était venu se placer derrière Sélène et William. Un murmure lui échappa également, comme s’il était conscient qu’il ne fallait pas déranger le détective dans ses déambulations :
Il procède toujours ainsi ?
L’inspecteur s’imagina soudain l’ensemble des hommes placés sous son commandement pour cette affaire faire de même, fouillant et reniflant partout à la manière d’Edward, et un sourire amusé étira ses traits alors qu’il sortait son calepin pour prendre quelques notes. Livingston s’était intéressé aux étagères, au sol, et aux détails qui avaient également monopolisé l’attention de l’inspecteur. Que trouverait-il de plus ? C’est cette interrogation qui l’incitait à demeurer silencieux afin de ne pas le troubler dans son examen des lieux, réellement désireux de voir ce qu’il pourrait apporter de neuf sur cette scène de crime…
Edward se releva finalement et rangea sa loupe, posant ensuite son regard sur le contour du cadavre délimité par du scotch blanc. Il confirma une partie des conclusions préalables de Sélène, à savoir qu’il ne s’agissait pas d’une crise cardiaque parce que certains éléments ne collaient pas, et que l’homme avait lui-même fait entrer l’assassin chez lui. Les autres éléments avancés par Edward – taille de l’assassin, arme du crime – prirent une certaine signification dans l’esprit de Sélène, et la jeune femme posa son regard sur le détective pendant quelques secondes avant de se diriger vers l’étagère qu’avait examiné le détective, constatant effectivement que la statuette que les policiers avaient ramassé quelques jours plus tôt sur le parquet ciré se trouvait sur une étagère accessible à une personne mesurant au minimum 1m70. Elle-même n’était guère loin de cette taille lorsqu’elle ne portait pas de talons, et malgré ceux sur lesquels elle était perchée, Sélène n’eut aucune peine à conclure que c’était une estimation de taille très précise. Changeant de place pour se diriger vers la table où les traces d’un liquide à présent asséché étaient encore visible, Sélène prit assez brièvement appui sur le bras d’Edward pour enjamber la marque correspondant au corps au lieu de perdre du temps à faire le tour. Sa main dénudée entra très brièvement en contact avec la main du détective et un vacarme sans nom résonna dans sa tête sans prévenir : les choses semblaient défiler à une vitesse incroyable dans son esprit, l’empêchant de saisir les trois quarts des choses si ce n’était un détail bien précis qui ne tarda absolument pas à lui échapper alors qu’elle achevait de passer par-dessus la marque :
Une femme…
Sélène reposa ses deux pieds sur le parquet et sembla l’inspecter de manière distraite, se demandant si elle avait vraiment dit ce qu’elle avait dit sous l’influence du cafarnaum qui régnait dans la tête du détective. Son regard s’appesantit sur lui alors qu’elle relâchait son bras pour remettre en place une mèche bouclée, retournant la situation et ce qui venait de se produire sans qu’elle n’ait pu y faire que ce soit.
Le poison est en général utilisé pour tuer de manière « propre », ce qui convient d’avantage à une femme qu’à un homme capable d’en étouffer un autre avec un oreiller…
Son regard balaya la pièce l’espace de quelques instants, et ce fut au tour de Lloyd de reprendre la parole :
Ca et également l’ongle verni cassé que Mlle Gallio avait trouvé dans le tapis. Tout est effectivement impeccablement propre, alors cet ongle ne se trouve pas là depuis très longtemps… Si j’ai pu le trouver, un maniaque du ménage était capable de le trouver bien plus rapidement. Il y a une quantité impressionnante de lingettes dans le placard sous l’évier, M. Livingston, ainsi qu’un étiquetage très précis des aliments dans le frigo que vous n’avez pas pu voir parce que tout a été emmené au labo pour examen toxicologique après le premier passage de votre patronne… Est-ce que de nouvelles empreintes ont été découvertes quelque part ? Des cheveux, des fibres ? Des fibres rouge carmin. Nos techniciens planchent encore dessus. Et une trace triangulaire sur la moquette de la chambre... On cherche encore le meuble auquel elle correspond.
Sélène orienta son regard vers Edward, semblant chasser peu à peu ce bourdonnement installé dans son esprit suite à ce contact avec le détective. Ses battements de cœur s’était légèrement accélérés, et c’était vraiment son habitude de la dissimulation qui lui permettait de ne pas laisser entrevoir son trouble aux personnes présentes dans cette pièce. L’espace d’une fraction de secondes, Sélène se demanda ce que pourrait produire dans son esprit de télépathe un contact plus long ou plus approfondi avec le détective, et une lueur de malice dansa dans les prunelles qu’elle avait braquées sur lui. Le tout ne dura là encore qu’une fraction de secondes, et la jeune femme reprit le fil de ses pensées :
A-t-on pensé à examiner les tasses dont parlait M. Livingston ? A moins que l’on ne m’en ait rien dit, il ne me semble pas que les forensics se soient penchés là-dessus parce que tout le monde croyait dur comme fer à la crise cardiaque… Assurément.
L’inspecteur posa de nouveau son regard sur Sélène, un demi-sourire étirant son visage ridé :
C’est dur pour certains de se dire qu’une femme ayant la moitié de leur âge a mis le doigt sur un élément intéressant… Cela dit, cela n’excuse en rien le fait que certaines pistes n’aient pas été exploitées. – Ses yeux se baissèrent sur son carnet, et il y ajouta quelques notes, se plaçant aux côtés de William. – Quelque chose à ajouter ?
Sélène avait évoqué « ses hommes », et comme William ne s’était pas présenté comme étant un médecin, l’inspecteur Lloyd pensait que lui aussi était là pour apporter des éléments nouveaux. _________________  | Le devoir est une série d'acceptations. [ Victor Hugo ] |
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|  | | Edward Livingston Humain
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 | Sujet: Re: Première 'collaboration' [Edward] Dim 20 Mar - 14:56 | |
| Edward avait, de manière logique, qu’il était tout à fait possible de posséder plusieurs violons. Ca pouvait être le cas pour de nombreux passionnés et, pour jouer de cet instrument –très difficile à apprendre – il fallait être, un minimum, passionné. Il faut dire que c’est de manière tout aussi logique que Sélène s’interrogea sur le fait que si ça avait été le cas, pourquoi aurait-elle laissé les autres dans la voiture ? La réponse d’Edward sortit de manière parfaitement spontanée, faisant référence au nombre de bras qu’elle avait, comme elle en avait fait référence un peu plus tôt.
« Parce que vous ne possédez que de deux bras, comme vous l’avez si justement précisé. Les autres auraient pu avoir une valeur bien moins importante à vos yeux. Après tout, un oprea petru, on à tendance à y faire attention. »
Le prix moyen était élevé, on ne pouvait pas dire, non plus, que c’était le meilleur violon du monde. Cependant, il convenait d’un prendre soin, car ce n’était pas le premier violon que tout le monde achète. Pour ce qui était de son passage chez le luthier, Edward eut le droit à un sourire, plus qu’à une attitude quelque peu énervée. Ca énerve toujours les gens quand on leur balance quelque chose que l’on peut savoir de part des simples observations. Enervement souvent justifier par la peur de pouvoir savoir autre chose. Mais pas Sélène. Elle demanda juste ce qui avait pu le mettre sur cette voix.
« Plusieurs choses, en fait. L’odeur quand vous l’avez ouvert. Le fait qu’il est plutôt inhabituel de se balader avec un violon qui serait beaucoup plus en sécurité chez soit que dans des voyages en voiture. Enfin des petites choses. »
Il ne fallait jamais grand-chose pour partir sur une théorie, c’est surtout ce qu’il essayait de dire. Il n’y avait jamais de sûreté à 100% dans ce qu’il disait. En général, le 100% arrivait au moment où il balançait ce qu’il pensait, et que la réaction des personnes allait dans le sens de ce qu’il annonçait. Dire qu’il ne se trompait jamais aurait été un parfait mensonge. Il y avait toujours des erreurs, qu’ils corrigeait la plus part du temps en cours de route parce que, après tout, il y avait toujours un tas de possibilité et, même si il se savait très logique, il était toujours possible de passer à côté d’une possibilité.
Passons, donc, le coup de fil qu’elle avait passé, les présentations avec l’inspecteur qui était sur les lieux du crime et l’arrivée dans l’appartement. C’est assez rapidement qu’Edward se mit au travail, à sa manière particulière de faire les choses. William, de son côté avait annoncé, doucement, que c’était la partie qu’il préférait. A son grand étonnement, Sélène trouvait ça fascinant. Bien la première fois que l’on qualifiait la façon de faire d’Edward de cette manière. En général les gens le prenaient plus pour un guignol qu’autre chose, ou ils se contentaient d’être étonné par cette façon de faire. Mais la réponse qu’apporta Sélène, finalement, fit sourire le médecin. Il doutait de moins en moins, en vue des méthodes de Sélène, que les deux personnes puissent trouver un terrain d’entente.
La réaction de Llyod était, déjà, plus normale. Si on pouvait parler de normalité, en demandant si Edward avait toujours agit ainsi. Le ton restait de l’ordre du murmure, à croire que personne n’avait envie de perturber Edward dans ce qu’il faisait. William, hocha positivement la tête, avant de laisser échapper un « oui. Toujours. » à l’intention de l’inspecteur. Toujours n’était peut être pas une réalité absolue, mais il avait toujours cette fâcheuse tendance à se traîner un peu partout juste pour vérifier des choses qui, la plus part du temps, échappait complètement à William.
Lloyd semblait être un bon inspecteur, selon Edward. Parce que si l’enquête avait penché vers uns crise cardiaque, il ne chercha pas à rire ou démonter ce que venait de dire Edward. AU contraire, il cherchait même à écouter pour en tirer une nouvelle piste. Et un inspecteur capable de bien vouloir ouvrir les yeux sur d’autres possibilités était, généralement, un inspecteur pas trop stupide. Où, du moins, un inspecteur qui ne pensait pas avoir la science infuse en sachant tout mieux que tout le monde. Quant à Sélène, elle n’ajouta rien, mais alla voir de plus près les choses qu’Edward avait pu examiner. Le fait que, de base, Sélène ne croit pas à cette histoire de crise cardiaque prouvait qu’elle avait convenablement observer les alentours une première fois. Finalement, Edward ne pensa pas lui apprendre grand-chose. Il y avait bien cette histoire de femme qu’il pensait avoir en plus, mais cette certitude ne dura pas longtemps.
Fait étrange, il y eut un contact avec Sélène et, pendant une mini fraction de seconde, Edward eu l’impression que quelque chose n’allait pas. Sans prévenir, Sélène lâcha deux mots « une femme », ce à quoi il songeait. Il plissa les yeux, à la fois surpris par le fait qu’elle puisse évoquer cette hypothèse. Bonne surprise. Mais un peu vexé. Cette information était à lui, et n’était censé lui appartenir à lui seul. Il était là pour ça : voir les choses que les autres loupaient. Mais là, elle l’avait déjà vu. Sans avoir conscience qu’elle avait pu piocher quoique ce soit dans son esprit, il avait cette désagréable impression de ne servir à rien. Si elle savait ce qu’il savait, a quoi bon perdre son temps sur cette affaire ?
L’explication de Sélène, pour en déduire que c’était une femme, tenait dans le fait que le poison était plus féminin qu’autre chose. Edward plissa les yeux, juste pour être vexé de ne pas détenir seul cette information, il avait déjà mille et un contre arguments pour dire que ce n’était pas suffisant. Le poison pouvait être utiliser par un homme, vu que la victime avait le droit à un port d’arme – ce que Sélène lui avait apprit plus tôt – il n’était peut être pas judicieux de passer par un affrontement frontale. Et puis si on veut faire croire à un accident cardiaque, homme ou femme, il valait mieux passer par du poison. Mais, Edward garda tout ça pour lui, parce que balancer ce genre de chose serait complètement puéril, tant qu’il comptait le faire juste pour dire que lui avait une bonne raison de penser que c’était une femme. Alors, qu’en y réfléchissant bien, Sélène avait sûrement, également, de très bonnes raisons. Après tout, jusqu’à présent, elle avait fait preuve d’une véritable capacité en ce qui concerne les enquêtes.
« Mais difficile, pour un homme, de faire passer son meurtre pour une attaque cardiaque avec un oreiller. »
Voilà c’était dit, mais de manière carrément correcte et pas puérile. En fait il avait lancé ça comme on balançait une réflexion à haute voix. Le but, maintenant, n’était pas de casser l’argument de Sélène pour le plaisir, ou juste par ce qu’il était vexé, mais juste de dire que ça ne tenait pas. Homme ou femme, ça aurait été la même chose. Cependant, il ne vit pas l’intérêt d’épiloguer longtemps sur ce point vu, qu’au final, tout le monde était d’accord sur le fait qu’il valait mieux s’orienter sur une femme. N’empêche que l’argument de Sélène, un peu faible selon Edward, fit réfléchir le détective. Juste qu’à présent elle avait toujours eu de très bons arguments, sauf cette fois selon lui. Et ça arrivait au moment ou elle replaçait une mèche de cheveux, qu’elle fit mine de s’intéresser au décor, alors que brièvement, il avait eu cette impression de malaise. Tellement furtif qu’il avait du mal à savoir si il l’avait imaginé ou non. Ce qui pourtant collerait avec le fait de balancer le premier argument qui pouvait venir. Pareil, que tant d’autre chose, il calla ça dans un coin de son esprit pendant que l’inspecteur expliquait que Sélène avait trouvé un bout d’ongle.
Ah, pourquoi n’avait-elle pas commencé par ça, plutôt que de parler de méthode ressemblant plus aux femmes qu’aux hommes ? Quelque chose lui avait échappé concernant Sélène, il en était certain. Mais quoi ? Finalement il se demanda ce qui était le plus intéressant : cette enquête, ou l’énigme que représentait la jeune femme ? La deuxième solution serait, assurément, la plus compliquée à comprendre.
S’en suit un échange entre Sélène et l’inspecteur sur l’ongle qui avait été trouvé, et le pourquoi du comment Sélène le trouvait important. Ce fut au tour des lingettes et des étiquetage dans le frigo sur la nourriture, qu’Edward ne pouvait voir vu qu’ils avaient étés emmené en analyse. Sélène semblait porter un crédit à ce qu’Edward disait vu qu’elle reparla des tasses en demandant si une analyse avait été faite, ce qui n’était pas le cas selon Llyod. Pourquoi se prendre la tête alors qu’il ne s’agissait que d’une crise cardiaque ? Pourquoi avoir prit soin d’analyser sa bouffe, si ce n’était qu’une crise cardiaque ? Y a des choses qui échappaient à Edward. Enfin, c’était sûrement une façon pour les flics du coin de se donner une bonne conscience.
« Les tasses ne donnerons rien. Enfin, ça ne donnera rien si vous chercher des traces de poisson. Il faudrait, si possible, savoir avec quoi elles ont été récuré, ce qui donne, en général, un point de départ sur ce qu’on à chercher à effacer. »
Puis finalement l’inspecteur avoua qu’il était un peu compliquer d’avouer qu’une femme pouvait être meilleure que lui, surtout si elle était deux fois plus jeune. Edward passa complet sur ce genre de chose, alors que l’inspecteur s’adressa à William pour avoir son avis, ou du moins si il avait quelque chose à ajouter. Se sentant un peu stupide et pris de court, la seule chose qu’il arriva à sortir fut un truc du genre « mon truc c’est les corps ».
« Il est médecin » Rattrapa Edward, avant de continuer sur sa lancée. « Mademoiselle Gallio, de quelle couleur était le vernis sur l’ongle ? » Il fallait toujours un certain temps avait que toutes les informations apprissent puisse ressortir sous forme de question. « Est-ce qu’on peut voir la montre de la victime ? Savoir ses déplacements ? » Puis, comme si il se rendait compte qu’il avait oublier quelque chose, il reprit rapidement « Oh, et, cette trace sur le sol, grande, petite, moyenne ? » |
|  | | Sélène Gallio Mutante de niveau Oméga { ADMINISTRATRICE }
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 | Sujet: Re: Première 'collaboration' [Edward] Dim 1 Mai - 17:19 | |
| Sélène trouvait que la conversation avec edward était un sport au moins aussi intéressant qu’un échange entre deux escrimeurs. Elle n’avait sans doute eu qu’un petit aperçu du répondant dont le britannique pouvait faire preuve, mais quelque chose lui laissait entendre – à juste titre – que ceux qui essayaient de le prendre pour un imbécile ou de le mettre en boule trouvaient toujours leur compte dans les deux cas, et sans doute même un peu plus parce qu’il était vraiment créatif pour froisser les gens…
Le détective venait d’identifier avec précision la griffe du violon de la jeune femme, et Sélène n’avait pu s’empêcher de hausser un sourcil avec un étonnement très sincère mêlé d’au moins 40% d’exagération juste pour procurer l’illusion qu’elle n’était pas parfaitement apte à dissimuler ses émotions. C’était surjoué mais pas trop en fait ; à peine de quoi laisser entendre qu’elle était étonnée de voir qu’il avait remarqué et retenu ce détail, et plus encore, qu’il connaissait la valeur que pouvait avoir un violon portant cette griffe. Si Edward utilisait tout pour en apprendre plus sur les gens, Sélène faisait de même avec les réactions qu’il pouvait avoir face à elle. Pour faire court, c’était un peu comme faire se rencontrer deux personnes très bonnes dans un domaine précis et les laisser chercher la faille dans les méthodes de l’autre… Son sourire s’étira de nouveau avec appréciation :
Votre connaissance du violon dépasse le degré de connaissance de base du simple mélomane. Il est assez rare de rencontrer des personnes connaissant la valeur de ce type de violon, parce que même pour certains musiciens aux moyens plus modestes que les miens, un violon reste un violon à moins qu’il ne s’agisse d’un…Stradivarius - Sélène avait ensuite confié son violon à William. – Vous arrive-t-il de jouer, M. Livingston ?
Sélène ne possédait pas son sens de l’observation et ne pourrait de ce fait faire allusion à aucune corne légère sur ses doigts ou détails de ce genre, donc elle posait la question en toute innocence et sans arrière pensée. Elle ne connaissait pas vraiment de personnes possédant un niveau suffisamment bon pour pouvoir l’égaler, du coup même s’il ne jouait pas régulièrement ou pas du tout, la connaissance violonesque d’Edward lui désignait là un interlocuteur avec lequel il pourrait être intéressant d’échanger sur le sujet.
Sélène avait ensuite demandé quelques précisions concernant ce qu’Edward avait pu dire, à savoir que son violon sortait tout juste de chez le luthier. Le britannique évoqua l’odeur si particulière de la cire utilisée par les luthiers les plus soigneux et les plus réputés, ainsi que le fait peu courant que l’on se plaise à balader son instrument partout lorsque cela n’était aucunement nécessaire. Sélène acquiesça, ne trouvant aucune raison de chipoter sur le fait qu’elle aurait très bien pu avoir un cours à prendre en fin de matinée et qu’elle avait préféré emporter son instrument maintenant plutôt que d’avoir à retourner le chercher à quelques kilomètres de là.
C’est bien vu. Du coup, le fait que cette odeur soit familière fournit un début de réponse à ma précédente question concernant les contacts que vous pouvez avoir avec un violon.
Aucune trace d’exaspération dans son attitude ou dans sa voix, parce qu’il en fallait davantage à Sélène pour prendre la mouche, et surtout concernant des détails qui ne mettaient en péril ni sa clandestinité en tant que mutante Externelle, ni ses activités annexes de monte-en-l’air… Pour tout le reste, sa patience était suffisante et très développée par les siècles qu’elle avait traversés.
Une fois à l’intérieur de l’appartement, Sélène n’avait trouvé aucun mot pour qualifier le spectacle qui se jouait sous ses yeux, avec Edward en vedette. « Fascinant ». D’ailleurs, elle aurait eu de la difficulté à trouvé plus approprié, quand on considérait la chose de manière purement objective, parce que même si elle n’avait pas 30 ans d’ancienneté dans le métier comme l’Inspecteur Lloyd, elle n’avait jamais rien vu de tel au cours de l’examen d’une scène de crime. Lloyd s’était inquiété de tant de simagrées mais n’avait émis aucun jugement dévalorisant ou péjoratif concernant cette manière de faire parce qu’à son âge, il ne cessait jamais d’être étonné par les méthodes que l’on apprenait aux plus jeunes dans les écoles de police. La réponse de William concernant les méthodes du détective tirèrent un sourire amusé à l’Inspecteur qui le suivit du regard pendant toute la durée de cet examen un peu hors-normes, semblant conscient qu’Edward ne faisait pas cela juste pour amuser la galerie, mais précisément pour remarquer ce qui avait échappé à d’autres. D’ailleurs, Lloyd avait déjà sorti son crayon de papier, prêt à prendre des notes sur son calepin. Un peu comme s’il savait qu’Edward trouverait quelque chose…
Et il trouva quelque chose, sauf que c’est Sélène qui le révéla bien malgré elle après avoir brièvement pris appui sur l’avant-bras du détective pour enjamber la marque délimitant les contours du corps. Un cafarnaum sans nom régnait à présent dans son esprit, mais Sélène restait parfaitement stoïque, apportant d’autres arguments pour étayer cette conclusion qui n’était pas vraiment la sienne, mais concernant laquelle elle avait quelques certitudes du fait des indices qu’elle avait pu trouver dans cet appartement. Edward avait plissé les yeux et fixait à présent Sélène de manière étrange, au point que la jeune femme se demanda l’espace d’un instant si en plus de lui avoir volé une conclusion, elle ne lui avait pas transmis quelques pensées au passage… ou quelque chose qui justifierait cet étrécissement du regard qu’il conservait posé sur elle alors qu’elle n’avait rien fait qui puisse être visible à Lloyd ou à William. Son regard changea finalement et Edward rebondit sur ce que Sélène avait dit plus tôt, à savoir que l’on ne simulait pas une attaque cardiaque avec un oreiller. La jeune femme acquiesça avant qu’il ne soit question du morceau d’ongle trouvé quelques jours plus tôt et d’autres éléments que Lloyd détailla pour permettre au détective et à son binôme de suivre cet échange qu’il avait avec Sélène.
Il fut bientôt question des tasses et d’une recherche de traces de poison, et Lloyd prit quelques notes sur les indications d’Edward. Lui n’était pas expert en médecine légale, il collectait les preuves et les techniciens du labo faisaient le reste et transmettaient les conclusions. Il formulait un certain nombre d’hypothèses que les preuves venaient vérifier, mais si on lui disait qu’il n’y avait pas de traces de rien du tout, il n’allait pas insister comme un gros lourdaud en affirmant le contraire. Lloyd prit donc note de faire réexaminer ces tasses en se concentrant sur le produit qui avait été utilisé pour les nettoyer :
Les produits ou substances pour nettoyer laissent toujours des traces. Je vais transmettre aux gars du labo, merci…
William avait ensuite apporté sa réponse à la question un peu hésitante de l’inspecteur, et Lloyd avait affiché un air perplexe suite au « mon truc c’est les corps ». Edward précisa que William était médecin, et Lloyd interrogea Sélène du regard pour savoir s’il avait également son assentiment concernant cette enquête. La jeune femme acquiesça en silence, et l’Inspecteur reprit la parole :
Est-ce qu’il faut vous fournir une copie du rapport du légiste ? A moins que vous ne l’ayez déjà eu en mains…
Edward posa ensuite quelques questions auxquelles Sélène ne manqua pas de répondre tout en examinant de nouveau la pièce du regard :
Le vernis était de couleur pourpre. La nuance exacte ne m’a pas encore été communiquée…
Lloyd soupira et sembla noter ce détail sur son carnet.
Si vous me suivez jusqu’au Central, je peux vous montrer où ont été consignés les effets de la victime et tous les objets que nous avons placés sous scellé. Qu’est-ce que vous pensez que sa montre pourra nous apprendre ?
Là tout de suite, Sélène pensait qu’avec un peu de chance des fragments de peau étaient restés coincés sur la montre au cas où le corps ait été déplacé par le meurtrier. Il y avait peut-être autre chose qu’Edward souhaitait vérifier, et Sélène était intéressée par ce détail, sans doute autant que Lloyd pouvait l’être.
Je vous faxerais une copie des derniers déplacements relevés dès mon retour au Central. Concernant la trace, c’était quelque chose de petit en taille au point de douter qu’un meuble ait pu produire une telle trace… 6 cm de large avec une pression inégale. Longueur, 3 cm. Rien de plus pour l’instant, malheureusement… Si vous désirez la voir, elle se trouve dans la chambre juste derrière vous, près de la table de nuit. Mes hommes ont bien failli la rater…
D’un mouvement de main, il avait invité Edward à aller jeter un œil à ladite marque. _________________  | Le devoir est une série d'acceptations. [ Victor Hugo ] |
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|  | | Edward Livingston Humain
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 | Sujet: Re: Première 'collaboration' [Edward] Sam 11 Juin - 16:32 | |
| Dans la voiture, quelque chose se mettait en place. Edward ne savait pas, il ne savait pas sur quoi ça déboucherai mais, une chose était certaine : ça lui plaisait. Qui cherchait des informations sur qui ? Qui cherchait à comprendre le fonctionnement de l’autre ? En étant des plus objectifs et sincères, il n’était pas le seul à chercher à comprendre son interlocutrice. Elle faisait de même, de manière tout aussi remarquable, dans un certain sens. Ses phrases étaient… Ses phrases et ses questions étaient logiques, elles pouvaient tout à faire intervenir dans la discussion, pourtant il y avait plus que des questions : comment fonctionnait l’autre ? Voilà ce qu’ils semblaient chercher tous les deux.
Jouait-il ? Le fait qu’une odeur lui semble familier laissait sous-entendre que cela pouvait être le cas, du moins c’est ce qu’elle semblait dire. Edward lâcha du regard le décor que lui offrait la rue pour tourner la tête vers Sélène dans un sourire.
« Non, je ne joue pas. »
Les raisons étaient diverses mais le but n’était pas d’entrer dans des détails dont tout le monde se fichait éperdument. Il ne jouait pas mais connaissait l’odeur de certaines cires, voilà qui était, en réalité, une réponse à la question « comment fonctionnait l’autre ? ». Il s’intéressait à des choses, sans forcément les pratiquer. Retenait jusqu’à une odeur, sans pour autant être en contact permanent avec. Voilà comment il fonctionnait. Il retenait et notait le moindre détail. Son sourire se figea un instant, le temps de sa phrase, puis il repartit dans la contemplation de la route qui défilait.
De toute façon, Sélène aurait tout le temps de comprendre son mode de fonctionnement. Elle allait vite en avoir un aperçu quand il était entré sur la scène du crime – parce qu’il était évident que c’était un crime et non pas une crise cardiaque – mais, lui aussi en apprenait sur elle. Elle était surprenante et avait de réelle qualité en termes d’enquêtrice et de raisonnement, un peu trop même. Elle avait déjà les réponses qu’il pouvait apporter, ce qui était vexant. Mais, il ne fallait pas se leurrer, l’enquête en cours n’avait que peu d’intérêt à côté de celui qui consistait à comprendre cette énigmatique jeune femme. Et il avait peu de chance d’avoir les réponses à ses questions dans les peu de temps à venir, elle allait constituer un défis de taille. Et, bordel, ça lui plaisait !
Trop de chose lui échappait il en était parfaitement conscient. Mais ce n’était pas important, il savait que pour le moment il avait juste besoin d’emmagasiner des informations et serait travailler avec plus tard, dans un moment plus propice. Notant les choses dans un coin de son cerveau, il gardait une oreille attentive et un coin de son cerveau concentré sur l’enquête de ce meurtre qui, selon lui, était bien secondaire depuis la rencontre avec Sélène. L’inspecteur l’informa qu’il donnerai les tasses au labo pour une analyse, tout en le remerciant. Même pas un hochement de tête de la part d’Edward pour lui signifier une sorte de « de rien ». Fallait pas trop lui en demander non plus.
Et puis une question avait pris William au dépourvus qui avait répondu un peu vite, avant qu’Edward ne rattrape les choses. L’inspecteur ne mit pas longtemps à demander s’il y avait besoin de la copie du rapport du légiste. Avant ça, l’inspecteur avait quand même demandé un accord muet à la jeune femme, ce qu’Edward trouva intéressant. William reprit un peu plus de contenance pour répondre cette fois.
« Si c’était possible ce n’est pas uniquement la copie du rapport que je voudrai voir mais le corps en lui-même. »
Edward aurait pu dire qu’il avait déjà eu l’occasion d’examiner le corps mais c’était inutile. Parce que même si il était doué dans son domaine, celui-là restait surtout celui de William. Edward serait trouver les détails presque invisible, William en trouverait la cause et connaissait tout le côté scientifique. Il se garda aussi de dire qu’il avait pu avoir le rapport entre les mains, après tout si il y avait possibilité d’aller jeter un œil nouveau à ce corps, pourquoi s’en priver.
Pourpre… C’était la couleur du vernis que venait de donner Sélène, qui ne s’avançait pas sur la couleur exacte et c’était tout à son honneur. Elle avait, au moins, eu le mérite de retenir la nuance de base, alors que beaucoup ne se serait même pas attaché à ce détail. Une info en plus de noter dans un coin de son cerveau pendant que l’inspecteur proposa quelque chose de très intéressant, pour finalement s’interroger au sujet de la montre. Edward s’avança un peu de l’inspecteur et déposa un rapide coup d’œil sur la montre de l’homme.
« Vous ne supportez pas être en retard. A tel point que votre montre à 10 minutes d’avance, une façon de s’assurer que même si vous trainez, vous serez à l’heure. Vous n’imaginez pas ce qu’une montre peu nous apprendre. »
Un léger sourire avait traversé ses lèvres afin de montrer que la question de l’inspecteur ne l’avait pas irrité outre mesure. Pour ce qui était de ses paroles, il ne se serait pas hasarder sur cette piste si la montre de l’homme avançait de quelques minutes. Mais, 10 minutes était un chiffre beaucoup trop rond pour être ignoré. Et à voir sa tête, Edward n’avait pas vraiment de doute sur ce qu’il venait de dire. Pour finir, Edward eu plus d’indication sur la nature de la trace, avant d’être invité à aller voir la marque en question. Ce qu’il fit, pourquoi se privé d’une telle chose. Arrivé sur les lieux il mit quelque temps à trouver la marque en question. Pas des plus évidentes. Il examina l’empreinte au sol, avant de se relevé et de hausser les épaules.
« Je doute que vous puissiez trouver le meuble qui correspond, par contre pour la couleur de l’objet qui a fait cette trace je miserai – au hasard – sur une couleur entre le rouge carmin et le pourpre. »
Simple hypothèse et sans aucune garantie. Mais entre les fibres rouges et le vernis pourpre, il y avait de grandes chances que la femme qui se tenait ici puisse portée des chaussures de la même teinte… Toujours associé les couleurs. Il n’avait pas parlé de talon mais posa son regard sur Sélène.
« Une preuve de plus qui tendrai à envoyer vers une femme, vous en dites quoi ? »
Puis se tournant vivement vers l’inspecteur.
« A partir de quand on peut aller voir ce que vous avez récupéré ? je vous avouerai que je préfère les voir plutôt que d’avoir des photos ou des rapports. Question de praticité, et là il se tourna vers William pour dire de manière plus basse, c’était bien là ? »
William acquiesça dans un sourire. Oui c’était bien. En fait il faut dire que d’habitude Edward avait tendance à dire un truc du genre « je ne veux pas des rapports parce que vos hommes sont incapable et qu’ils ne voient pas la moitié des choses ». Point sur lequel William s’était efforcer de travailler avec Edward pour ne pas froisser les gens. Il y avait donc de l’évolution, tout n’était pas perdu. |
|  | | Sélène Gallio Mutante de niveau Oméga { ADMINISTRATRICE }
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 | Sujet: Re: Première 'collaboration' [Edward] Mar 14 Juin - 20:07 | |
| Si elle avait pu instiller son pseudopode mental à l'intérieur de l'esprit d'Edward pendant tout le trajet en voiture, Sélène aurait sans doute été flattée d'être considérée comme un défi par son consultant un peu abrupt au premier abord. Ou plus exactement, elle se serait demandé s'il n'était pas un peu maso de la considérer comme tel, elle dont les subtilités les plus tordues n'avaient pas même été mises à jour par des êtres aussi millénaires qu'elle... Cela aurait probablement amusé Sélène au-delà de pas mal d'espérances, et elle aurait sans doute elle aussi adoré redoubler de complexité dans son attitude tout en accentuant ce contraste jeune âge / sagesse qui avait déjà fait tiquer le détective. Mais Sélène n'avait rien saisi de la réflexion d'Edward...
Il y avait en revanche quelque chose qui ne lui avait pas échappé depuis qu'elle était arrivée sur le seuil de ses appartements, c'était qu'il ne l'avait que rarement quittée des yeux. Il ne l'avait jamais fixée comme ces pervers pouvaient quelque fois la fixer avant de bizarrement trépasser dans un lieu désert quelques minutes plus tard. C'était plutôt comme s'il essayait de déchiffrer quelque chose au travers de son attitude ou de la moindre expression qu'elle pourrait afficher. Il avait tendu pas mal de perches pour susciter l'énervement, l'exaspération, donner des envies de licenciement ou de distribution de baffes (et d'ondes mentales), mais Sélène n'avait fait qu'afficher un calme olympien, troublé de temps à autre par de l'amusement, de la malice ou de l'étonnement feint. Elle avait aimé jouer - parce que pour elle, c'était avant tout un jeu - avec Edward parce qu'il ne l'avait ménagée à aucun moment, allant même jusqu'à sous-entendre qu'elle ait pu avoir sa place parce qu'elle couchait avec l'ancien patron, ou que son esprit était médiocre. Tout cela avait eu une saveur de mise à l'épreuve pour elle, et sans doute le britannique avait-il également ressenti cela de cette manière. Sélène aimait bien savoir à qui elle avait affaire, et si elle avait d'abord cru que le détective était encore pire que ce qu'on avait pu lui raconter, elle avait vite appris à lire entre ses lignes pour découvrir un homme poli et bien élevé, mais sans doute un peu trop mû ou par son ego, ou par son horreur de l'ennui. Sélène n'avait eu qu'à observer ses appartements pour y découvrir une foule de détails corroborant ce fait, notamment les piles de livres, les expériences dans des éprouvettes, les impacts de balle dans les murs... Et son rapport d'autopsie. Tout laissait à penser que sous ses airs de oisif en robe de chambre, Edward était un homme qui avait plein d'occupations. Le violon n'en faisait pas partie. Grâce au rétroviseur intérieur, Sélène avait vu se dessiner sur les lèvres du détective un sourire, alors qu'il orientait son regard vers elle. Elle avait pris quelques secondes pour poser son regard sur lui via le rétroviseur puis avait reporté son attention sur la route, acquiesçant simplement sans ressentir le besoin d'ajouter une banalité juste pour la forme. Le silence était parfois bien plus appréciable que n'importe quelle banalité.
L'inspection de la scène de crime avait fourni son lot de choses peu communes - notamment la manière dont Edward avait tenu à observer tout cela - et bien vite Sélène avait commis un premier impair en établissant un contact avec le détective. Contact qui ne l'avait pas déçue, mais qui aurait largement eu de quoi l'étourdir. Ce n'était pas juste sa personnalité qui était intéressante, le contenu de sa tête l'était tout autant sinon plus. Et ça, ça suffisait pour confirmer à Sélène que son consultant n'était peut-être pas aussi dénué d'intérêt que ce qu'on avait pu lui laisser entendre. C'était d'ailleurs assez amusant de voir comment l'homme pouvait classer l'un de ses semblables dans la catégorie "sans intérêt" juste parce qu'il n'avait aucune affinité avec lui...
Ces interrogations et celles d'Edward qui parasitaient son esprit mises à part, Sélène avait émis à voix haute une conclusion qui n'était pas la sienne. Elle se doutait plus ou moins du sexe du meurtrier mais n'avait aucune certitude réelle pour affirmer à 100% qu'il s'agissait d'une femme. Et tout le monde l'ayant côtoyée un minimum savait à quel point elle détestait se tromper sur quoi que ce soit ou manquer un élément qui pouvait être décisif dans un raisonnement. C'est sans doute cela qui faisait d'elle une bonne enquêtrice malgré son arrivée assez récente dans le milieu. Ca, et peut-être aussi cette manie si exaspérante de fourrer son nez là ou il ne fallait pas. Ceci dit et malgré les effets indésirables du contact avec Edward, la situation ne dégénéra pas. Sélène avait maîtrisé les ratés de son pouvoir de manière satisfaisante, et c'était tant mieux. Elle n'avait pas envie de mettre son statut en péril ou de devoir tuer trois personnes contre lesquelles - objectivement - elle n'avait rien.
L'inspecteur Lloyd avait fini par proposer de fournir une copie du rapport à William après avoir obtenu l'accord de Sélène de manière discrète, et le médecin prit quelques secondes avant de répondre, expliquant qu'il aimerait bien jeter un œil au corps directement. Un demi-sourire s'esquissa sur les lèvres de Sélène, peu avant qu'elle ne sente Lloyd l'interroger de nouveau de manière discrète. Sélène acquiesça de nouveau, donnant ainsi l'impression d'être la supérieure de cet inspecteur qui - si on s'en référait à son apparence de jeune femme d'à peine 25 ans - avait l'âge d'être sa fille. Son carnet fut rangé avec soin dans la poche intérieure de sa veste avant qu'il ne reprenne la parole:
Sans problème. Le corps est toujours au laboratoire de médecine légale. Juste le temps de prévenir de notre arrivée...
C'était sans doute la seule chose que Sélène appréciait chez les policiers. Le respect du protocole. Enfin dans une certaine mesure seulement, parce que dans certains cas, cela frisait la débilité absolue, notamment en cas d'urgence ou dans le cadre d'une situation jamais envisagée par ceux qui rédigeaient les manuels des "bleus". Lloyd interrogea Edward sur l'utilité que pouvait avoir la montre de la victime, et le britannique finit par s'approcher de lui, alors que Sélène évoquait l'ongle cassé qui avait été retrouvé et les autres éléments indiquant que - même si ce n'était pas elle qui avait tué - une femme s'était trouvée dans cet appartement peu avant ou peu après la mort de la victime. Lloyd leva les yeux vers Edward, semblant se demander les raisons qui l'avaient poussé à se rapprocher ainsi, et il ne tarda pas à obtenir une réponse aux deux questions qu'il se posait. Pourquoi examiner la montre ? Parce que cela permettait d'apprendre une foule de détails. Pourquoi Edward s'était avancé ? Justement pour lui prouver qu'il ne disait pas cela à la légère. Lloyd déglutit avec nervosité, semblant tout à coup prendre toute la mesure de ce dont ce "simple" consultant était capable.
Je... - L'inspecteur observa sa propre montre. - Mais comment... ?
Un sourire étira les lèvres de Sélène avec amusement; son regard perçant n'avait pas lâché Edward une seule seconde. Lloyd balbutia de nouveau tout en observant lui-même le cadrant de sa montre.
Une simple montre peut vous permettre de conclure ce genre de choses ? - Un sifflement admiratif lui échappa presque sans qu'il ne s'en rende compte. - C'est vraiment impressionnant ! Et en plus vous avez vu juste... !
A quoi bon nier en bloc ce qu'Edward venait de dire s'il avait trouvé précisément la raison qui poussait Lloyd à avancer et sa montre et son portable ? Sérieusement, aucune raison valable ne pouvait permettre de nier cet état de fait, en dehors peut-être de la mauvaise foi dans sa plus pitoyable démonstration. Le sourire d'Edward tendait à démontrer qu'il n'avait cherché ni à faire de l'esbroufe, ni à se la jouer "allez, je vais t'éblouir en deux secondes vu que t'as rien compris". Cela n'avait échappé ni à l'inspecteur, ni à Sélène.
Il fut ensuite question de la marque à laquelle rien ne semblait correspondre. Tous prirent le chemin de la chambre, et Edward disparut presque derrière le lit pour l'observer, suivi de près par Sélène et sa curiosité. Quelques minutes passèrent avant qu'il ne se relève, déclarant qu'aucun meuble ne correspondrait à cette marque bien particulière. Edward évoqua la couleur mentionnée par Sélène quelques minutes plus tôt, faisait du coup percuter la mutante sur la nature de la marque sur laquelle elle baissa les yeux quelques secondes avant de fixer de nouveau le britannique, puis Lloyd, qui ne semblait pas suivre Edward sur ce point:
Chaussure à talons. Et personne ne l'avait envisagé...
Sous-entendu: "même pas moi". C'était quelque peu rageant, surtout lorsque comme Sélène on stockait chez soi des paires de chaussures de couleurs et de tailles diverses dans pas loin de 10m². Une chose était sûre, elle ne possédait pas cette paire. Ce qui éliminait déjà les chaussures classes et à hauts talons de la liste des marques pour lesquelles il faudrait vérifier. Cette grosse marque faisait penser à un pied de table de nuit parce que le talon était assez gros, ce qui en fait ne se trouvait que sur un nombre réduit de paires de chaussures; la mode étant aux talons de plus en plus fins. Lloyd prenait des notes sur son carnet, visiblement étonné que la trace ne soit en fin de compte pas celle d'un meuble, mais d'une banale chaussure. Il s'interrompit lorsque Edward lui demandant quand est-ce qu'ils pourraient jeter un œil aux preuves mises sous scellés, et Lloyd parut réfléchir un instant. Ouvrant une première fois la bouche, il s'interrompit lorsque les deux hommes échangèrent quelques mots à voix basse, avant de fournir une réponse claire quelques secondes après:
Si vous n'avez rien de particulier de prévu, nous pouvons y aller d'ici une dizaine de minutes. Juste le temps de passer un coup de fil...
Lloyd n'avait rien dit, mais cela se voyait sans doute dans son regard qu'il approuvait cette demande qui aurait probablement fait bondir quelques-uns de ses collègues. jeter un œil aux preuves plutôt qu'aux photos ? Quoi de plus normal lorsqu'on avait un tel sens de l'observation ! Lloyd laissa donc tout le monde quitter l'appartement et déverrouilla la porte avant de replacer les scellés dessus. Sur le chemin qui les menait à la sortie, il composa le numéro du secrétariat du professeur Perkins, au laboratoire médico-légal, et passa son appel dès que les portes de l'ascenseur donnant sur le rez de chaussée s'ouvrirent. Sélène lui emboîta le pas, pas mécontente de quitter cette cage de métal dans laquelle elle ne se sentait pas bien, et ses yeux semblèrent interroger le ciel couvert l'espace de quelques secondes avant qu'elle ne jette un œil à son portable. 5 appels manqués - Bérénice, sans aucun doute, puisqu'ils venaient de l'Agence - et 8 mails. Autant de choses dont elle devrait s'occuper d'ici ce soir... _________________  | Le devoir est une série d'acceptations. [ Victor Hugo ] |
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|  | | Edward Livingston Humain
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 | Sujet: Re: Première 'collaboration' [Edward] Mar 14 Juin - 22:56 | |
| Les choses se déroulaient de la manière la plus parfaite qu’il soit. L’inspecteur donna son autorisation pour aller voir le corps – de manière totalement légale cette fois – enfin… On ne pouvait pas vraiment dire que c’était l’inspecteur qui donnait son avis si on en jugeait par le regard qu’il avait lancé à Sélène… Le deuxième, d’ailleurs. Ok c’était l’enquête de Sélène – quoiqu’il y ait peu de chance qu’elle ne soit qu’à elle – mais s’était ses preuves à lui. N’avait-il pas le droit de prendre une décision par lui-même ? Ou alors, il valait mieux avoir l’accord de Sélène pour empiéter sur ses affaires ou risquer ses représailles… Et ça… Ca, Edward, adorait. Est-ce que ses foudres divines pouvaient-elles faire aussi peur pour préférer ne pas faire quelque chose contre son avis ? Il faudrait qu’il test à l’occasion. Il parait qu’on ne fait pas d’omelette sans casser des œufs, de ce fait, il voulait bien tester de voir ce qu’elle était capable, juste pour voir.
Il aurait tout le temps de mettre un plan en place pour voir ce genre de chose mais, pour le moment, il venait de sortir sa tirade sur la montre de l’homme qui… En fait venait de faire passer la théorie d’Edward à 100% de sureté dans ce qu’il venait de dire. Au revoir la marge d’erreur en vue de sa réaction. L’inspecteur fini par lui dire que c’était impressionnant et qu’il avait vu juste. Edward le regarda un instant.
« En fait la montre permet d’avoir des pistes… Les conclusions ne sont arrivées qu’avec votre réaction. Rien d’impressionnant, juste de la logique. »
Il était le premier à admettre qu’il pouvait faire des trucs impressionnant. En déduire ce qu’il venait de déduire à partir d’une montre n’en faisait pas partit. Faudrait qu’il songe, un jour, à se spécialisé dans ces petits objets parce que, après tout, c’était aussi avec une montre que William avait cessé de douter de sa possibilité à analyser… Une bonne chose parce qu’avant qu’il en ait fait la démonstration, William l’avait imaginé complice d’un changement de corps dans une université de médecine. Très peu glorieux comme qualificatif ! Quoiqu’il en soit, pas la peine de diverger pendant des heures sur ce qu’une montre pouvait dire ou non ? Et si on venait à lui dire qu’un corps mort ne pouvait pas avoir de réaction pour frôler le 100% de sureté dans ses déductions, il répondrait que cela n’a pas d’importance. Le tout est d’avoir des théories et de trouver la bonne personne pour les balancer et voir sa réaction. Pas besoin que ce soit le propriétaire de la montre en question. Du coup : direction la chambre. C’est Sélène qui expliqua à quoi ressemblait la marque sur le sol, y allant de sa dernière petite phrase. Était-elle un peu vexée de ne pas en être venue à cette conclusion-là, avant ?
« Faut voir le bon côté des choses. Personne ne l’avait envisagé jusque-là… Cela serait venu une fois la certitude acquise que c’est une femme. »
Vu à la vitesse ou elle avait percuté, rien qu’à la notion de couleur, il ne doutait pas qu’elle aurait mis la main dessus un moment où à un autre. Pour ce qui était de William et le travail de fond qu’il avait fait avec Edward pour qu’il apprenne à demander les choses de manière plus courtoise, il faut croire que ça portait ses fruits étant donné l’accord donné par l’inspecteur. Et au moment même où il venait de finir sa phrase, Edward leva un bras en quittant la pièce et en disant de manière précipitée.
« Je monte devant ! »
Avant qu’il ne puisse y avoir le moindre regard interrogateur, William haussa les épaules d’un air résigné : « Il monte devant. » Juste histoire de dire qu’il n’y avait pas grand-chose à comprendre à ce que venait de dire Edward à la manière d’un gamin qui a peur qu’on lui vole sa place à côté du conducteur… Car William ne doutait pas qu’Edward choisirait d’y aller avec l’inspecteur et non avec Sélène. Edward qui avait quitté les lieux, presque en flèche, n’avait pas pris l’ascenseur avec tout le monde et se trouvait déjà dehors quand tout le monde arriva. Posant son regard sur Sélène, il acquiesça d’un mouvement de tête.
« J’espère que vous n’avez pas laissé de linge à sécher dehors. Puis il se tourna vers l’inspecteur. Je peux monter avec vous. Il est préférable d’y aller à deux voitures histoire, juste, que chacun puisse reprendre son chemin par la suite. »
Pourquoi monter avec l’inspecteur et non pas avec Sélène ? Parce que l’homme avait déjà travaillé avec elle et qu’il serait plus facile de lui soutirer des informations à lui qu’à la jeune femme. Du moins c’était le raisonnement le plus logique qu’il puisse y avoir… En réalité il voulait juste que l’on puisse imaginer ce raisonnement, la force de persuasion pouvait être quelque chose de magique. Même en ayant rien soutiré à l’inspecteur il pouvait aisément faire des allusions qui laisseraient à penser qu’il en a appris beaucoup. Parce qu’en réalité, à moins qu’on ne lui pose une question, il n’avait nullement prévu de parler de quoique ce soit. William, de son côté, monta avec Sélène, se sentant obliger de prendre soin du violon comme elle lui avait demandé à l’allée. Ce qui était stupide parce qu’elle avait été capable de l’amener chez le luthier toute seul, donc il était logique de penser que le violon pourrait survivre à un trajet qui ne serait pas si long que ça.
Arriver au labo, rapidement, un homme s’approcha de Sélène.
« Mademoiselle Gallio, votre copie du rapport je l’ai remis à votre assistant… C’est là qu’il vit Edward qu’il désigna. A cette personne. » « Je ne comprends pas. Fit Edward en secouant la tête et l’air innocent. Je ne suis même pas son assistant. » « Mais… Mais… L’homme se sentit faiblir un instant et essaya de se justifier comme il pouvait. Je vous promets Mademoiselle que cet homme s’est fait passer pour votre assistant. »
Fallait bien qu’il se justifie, ça faisait un peu tâche de se dire qu’il avait remis une copie du dossier à quelqu’un qui n’aurait pas du l’avoir. C’est pour cette raison qu’Edward avait joué l’innocence pure alors qu’il savait que Sélène était au courant. Après tout, elle était venue le chercher en main prendre ce dossier… En quelque sorte en tout cas. |
|  | | Sélène Gallio Mutante de niveau Oméga { ADMINISTRATRICE }
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 | Sujet: Re: Première 'collaboration' [Edward] Mer 15 Juin - 22:51 | |
| Le fait que l'inspecteur Lloyd consulte Sélène pouvait effectivement paraître étrange lorsqu'on ne connaissait pas les méthodes de l'un et de l'autre. Lloyd - autant commencer par lui - était certes l'inspecteur en charge de l'enquête, mais la famille de la victime ayant décidé de faire appel à Mars Investigations, il ne pouvait s'opposer complètement à leur volonté tout en espérant obtenir leur collaboration la plus complète. Il pouvait bien évidemment court-circuiter Sélène s'il le désirait, mais cela n'aurait servi qu'à rendre les rapports avec la famille de la victime plus compliqués... pour ne pas dire tendus. Sélène de son côté, était celle à qui la famille s'était adressée, et menait donc ses investigations avec l'assentiment des proches. Si le corps n'avait pas encore été réclamé de force par le biais de l'intervention de l'avocat de la famille, c'était parce qu'ils faisaient confiance à Sélène pour établir la vérité sur le décès qui ne pouvait être imputé à une crise cardiaque puisque médecin de famille comme proches s'accordaient sur le fait que James Baldwin - la victime - était dans une forme olympique malgré ses 43 ans et qu'en dehors d'une faiblesse du genou gauche, il était aussi frais qu'un jeune homme de 20 ans. Du coup, si la famille apprenait que la police ne respectait pas leur choix, ils s'empresseraient de lancer la procédure légale pour récupérer le corps, et en moins de 48 heures, tous les indices auraient péri au crématorium...
Indépendamment de ces considérations, Lloyd avait déjà eu l'occasion d'assister aux très rares pertes de patience de Sélène et à ce qu'elles pouvaient engendrer comme tracasseries administratives, juridiques et financières. Elle connaissait son boulot et savait exactement jusqu'où elle pouvait aller pour se maintenir sur une enquête où la police ne voulait pas de "civils amateurs". Et pour les rares fois où la procédure aurait du la laisser pieds et poings liés, elle achevait de convaincre ses interlocuteurs à l'esbroufe avec l'air de parfaitement savoir ce qu'elle faisait, si bien que même les inspecteurs les plus anciens finissaient par capituler au profit de leur cadette. Voilà pourquoi les policiers ayant été amenés à collaborer avec elle de manière plus ou moins forcée avaient fait tourner le mot et bénéficiaient ainsi d'une ambiance tout à fait cordiale pour les affaires où Mars Investigations enquêtait en parallèle de ceux qui s'occupaient officiellement de l'enquête au regard de la justice... Si Artemus Mars s'était toujours montré conciliant quitte à parfois reculer sur certaines affaires, Sélène ne lâchait jamais une enquête en cours de route.
Heureusement pour son matricule qu'Edward n'avait pas formulé à voix haute son envie de tester lui-même la puissance des foudres de la jeune femme, parce que la mutante aurait pu l'encourager à se frotter à son mauvais caractère juste pour voir de quoi lui-même était capable en termes d'exaspération. De ce qu'elle avait pu voir jusque là, elle ne doutait pas du degré de nuisibilité que pouvait représenter Edward lorsqu'il était mal embouché ou qu'il ne désirait en faire qu'à sa tête. Seulement, elle se doutait bien qu'il n'avait pas fait appel à tous ses talents en une seule fois ce matin. Non, cela aurait été le sous-estimer que d'imaginer cela...
Epaté par la manière dont Edward venait de procéder, l'inspecteur Lloyd n'avait absolument pas jugé utile de nier ce qui venait d'être dit. Bien au contraire, il semblait s'imaginer que l'on puisse découvrir ce genre de détails en ouvrant simplement les yeux. Edward fixa le vieil homme pendant quelques instants avant de préciser que ce n'était pas la montre qui lui disait tout cela, mais que c'était son attitude à lui face à ses hypothèses qui permettait d'interpréter les détails concernant la montre.
C'est peut-être "juste" de la logique, mais je ne connais pour ainsi dire personne qui soit capable de faire ce genre de choses... D'où le côté fascinant de la chose.
Un sourire étira distraitement les lèvres de Sélène, qui considérait toujours la trace qui était à présent identifiée comme étant celle d'une chaussure. A ce sujet, Edward assura que la nature de cette marque n'aurait pas tardée à être découverte puisqu'il n'était même pas encore établi que l'assassin était en réalité une femme. Le sourire de Sélène ne bougea pas d'un pouce, alors qu'elle utilisait son téléphone pour photographier l'empreinte et l'expédier à l'Agence. Elle regarderait cela en rentrant à l'Agence tout à l'heure... Son regard pétillant se posa un instant sur Edward durant quelques secondes avant de s'intéresser de nouveau à l'empreinte, puis de se redresser, glissant son portable dans l'immense sac à main suspendu à son épaule.
Effectivement, jusque-là aucun des soit-disant comportementalistes qui planchent sur cette enquête n'avait encore évoqué la possibilité qu'il s'agisse d'une femme... Par contre, les hypothèses sont allés bon train sur les opinions politiques du tueur... Enfin ce genre de conneries, quoi...
Lloyd avait beau avoir un esprit très ouvert pour un policier, il y avait certaines salades qui le surprenaient un peu. Lorsqu'il fut question de se rendre au laboratoire médico-légal pour voir le corps, Edward surprit tout le monde en déclarant qu'il montait devant, provoquant la stupeur de l'inspecteur et un haussement de sourcil chez Sélène. William avait bien vite répété avec dépit la même phrase que celle prononcée par Edward, indiquant ainsi qu'il n'y avait aucun sens caché et qu'il avait bien dit ce que tout le monde avait cru entendre. Au moins les choses ne trainaient pas avec lui ! Tous quittèrent l'appartement et retrouvèrent Edward dans la rue, qui ne tarda pas à s'intéresser à Sélène en déclarant qu'il espérait qu'elle n'avait pas laissé de linge à sécher dehors. Le nez dans ses mails, la jeune femme adressa à peine un regard au ciel probablement chargé de nuages compte tenu de la faible luminosité malgré l'heure qu'il était, mais ne manqua pas de répondre au détective sur un ton amusé:
C'est tout à fait charmant de votre part de vous inquiéter pour mon linge. - Elle rangea son portable et adressa un sourire amusé au détective. - Même avec un ciel dégagé, je doute que quoi que ce soit parvienne à sécher là où je vis...
Le bord de mer n'était en effet pas l'endroit idéal pour faire sécher du linge en plein air. Cette observation de la part du détective tendait sans doute à dire qu'ils risquaient de passer un petit moment au centre médico-légal, entre le corps et les preuves à examine... Edward finit par demander à Lloyd s'il pouvait monter avec lui, suggérant qu'en se répartissant dans les deux voitures, chacun pourrait ensuite rentrer chez lui de manière bien plus pratique que si tout le monde s'entassait dans une unique voiture. Lloyd acquiesça, trouvant cette proposition tout à fait logique. Il prit donc place dans sa vieille Ford Anglia venue d'une autre époque, et laissa donc à Sélène le soin de véhiculer William... Invitant le médecin à monter, Sélène lui laissa le temps de s'attacher avant de lui faire expérimenter une seconde fois sa conduite assez particulière en mode pilote de rallye. Elle se força tout de même à respecter le code de la route en ne dépassant pas trop les limitations de vitesse.
Sélène gara son Aston quelques minutes plus tar sur le parking du centre médico-légal et rejoignit Edward et l'inspecteur dans le hall du bâtiment principal, William et son violon sur les talons. La jeune femme se mit en route en tête du groupe, ses talons claquant sur le carrelage au rythme de ses pas, jusqu'à ce qu'un employé ne l'intercepte peu avant l'entrée du labo, arrêtant net sa progression. Il expliqua que la copie du rapport du légiste avait été remise à son assistant... qui justement se trouvait être juste derrière elle. Edward fit mine de ne pas comprendre, expliquant qu'il n'était pas son assistant et faisant augmenter le degré de panique de l'employé qui semblait à présent sur le point de se liquéfier. Sélène l'interrompit d’une voix semblant charrier des glaçons, parce qu’elle détestait perdre son temps:
Faîtes attention à ce que vous faîtes la prochaine fois, et surtout lorsqu'il s'agit de rapports à destination de Mars Investigations... - Au moins le ton était donné. - J'ai reçu en début de matinée une autre copie de ce rapport, donc l’erreur est à peu près rattrapée... mais sans doute pas grâce à vous. - Edward n'en savait rien, mais à présent c'était fait. Il pouvait à présent s'interroger sur le moment où ce rapport avait atterri entre les mains de la jeune femme, et si elle avait réellement eu besoin de réclamer le premier exemplaire en débarquant de bonne heure chez lui. - Sachez juste que si quelque chose se perd encore dans la transmission entre le légiste et moi, ce n'est pas avec une petite tape sur la joue de ma part que vous vous en sortirez, mais avec un appui très ferme concernant votre renvoi. – Son index s’était pointé sur l’employé au visage devenu blême, afin de lui signifier que la mutante ne promettait jamais rien à la légère. Et finalement, un sourire aimable étira de nouveau ses lèvres. - Je vous souhaite une bonne fin de journée.
Sélène se remit en route et poussa les portes battantes par lesquelles on accédait au couloir donnant sur les différentes salles d’autopsie. Un agent de sécurité la salua, puis salua l’inspecteur Lloyd, qui pressait le pas pour rattraper Sélène. Un sourire amusé voguait sur ses lèvres, mais il n’aurait absolument pas apprécié de se trouver dans la situation de cet employé. Ce dernier était d’ailleurs toujours planté comme un piquet près d’Edward et William, les épaules légèrement tombantes de dépit, et une expression indéchiffrable sur le visage… Le moins que l’on pouvait dire, c’était qu’il n’avait pas l’habitude de se faire remonter les bretelles.
On indiqua la salle d’autopsie dans laquelle le corps avait été amené suite au coup de téléphone de l’inspecteur Lloyd, et un médecin en tenue s’avança vers le petit groupe une fois que tout le monde fut arrivé.
Bonjour. Je vais vous demander d’enfiler ces tenues règlementaires afin de ne pas introduire d’éléments étrangers à proximité du corps…
Sélène et Lloyd s’exécutèrent, enfilant l’immonde combinaison bleu ciel par-dessus leurs vêtements. La jeune femme débarrassa William du violon qu’elle lui avait confié, lui adressant un « Merci » chaleureux à mi-voix assorti d’un sourire adorable. Tous purent alors pénétrer dans la salle d’autopsie, où le corps les attendait. _________________  | Le devoir est une série d'acceptations. [ Victor Hugo ] |
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|  | | | | Première 'collaboration' [Edward] | |
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