
|
|
| | Rencontre autour d'un livre - John Smith | |
| | Auteur | Message |
|---|
Nephtys T. Calloway Humaine
Nombre de messages: 44 Date d'inscription: 02/01/2011 Clan: neutre Age du personnage: 26 ans Pouvoirs: aucun Profession: Graphiste Points de rp: 47
 | Sujet: Rencontre autour d'un livre - John Smith Dim 16 Jan - 17:16 | |
|
Dernière édition par Nephtys T. Calloway le Mar 18 Jan - 11:21, édité 1 fois |
|  | | John Smith Mutant de niveau 2 { ADMINISTRATEUR }
Nombre de messages: 3179 Date d'inscription: 08/04/2009 Localisation: Greenwich Village, NY Clan: réseau d'aide aux mutants Age du personnage: 27 ans Pouvoirs: diffusion de particules microscopiques, création de champ de force et explosions Profession: auteur/scénariste de fictions et leader du Réseau Points de rp: 592
 | Sujet: Re: Rencontre autour d'un livre - John Smith Lun 17 Jan - 17:06 | |
| La nuit avait été particulièrement longue pour David. Le motif tenait en un seul mot, et très exactement en 5 lettres : G.A.R.D.E. C’était ce que les médecins avaient coutume de détester le plus parce que cela les empêchait de disposer de leurs soirées ou de leurs nuits comme ils le souhaitaient… De manière très objective, on ne pouvait pas réellement dire que le fait de ne pas pouvoir faire ce qu’il voulait de ses nuits embêtait particulièrement le jeune médecin, parce qu’il était toujours resté très sage sur ce plan, contrairement à certains collègues qui s’envoyaient à la chaine les infirmières, les internes, avant de jeter leur dévolu sur un médecin résident. Non, Grey’s Anatomy – aussi irréaliste soit cette série médicale – n’était pas totalement le fruit des fantasmes de sa créatrices concernant les médecins, parce que les médecins se tapaient véritablement n’importe qui pour s’occuper durant les interminables nuits de garde.
Ce qui avait motivé David à intervertir son tour de garde avec l’un de ses collègues, c’était quelque chose d’assez banal mais qui pour lui avait une certaine importance. La lecture était l’un des passe-temps favori du jeune homme, et au lieu de s’exercer aux plus improbables acrobaties dans la réserve de médicaments ou dans un placard, il préférait de loin se plonger dans un bon bouquin. Et notamment dans celui que venait de sortir son auteur favori, un certain John Grisham (au besoin, le nom est modifiable s’il ne te convient pas ^^). David en avait dévoré plus de la moitié la veille avant de prendre sa garde, et avait presque atteint la fin au cours de cette longue nuit, progressant péniblement page après page parce qu’après tout il fallait bien veiller les patients qui avaient besoin d’une surveillance médicale ; David n’était pas vraiment payé pour lire tranquillement dans son coin.
Aux alentours de 9 heures, le médecin qui vint prendre la relève trouva le jeune homme à moitié avachi dans le canapé de la salle de garde, sa tête pesamment appuyée contre le mur derrière lui et un livre posé ouvert et à l’envers sur sa cuisse droite. Il n’entendit ni les pas de son collègue, ni ses premiers mots, ou du moins pas jusqu’à ce qu’une main se pose sur son épaule et ne le fasse sursauter :
Dave mon vieux, tu devrais rentrer te coucher…
Le visage comme paralysé par la fatigue, David peina à ouvrir complètement les yeux et distingua enfin le visage de celui qui venait de le réveiller.
Hmm… Il est quelle heure ? A ton avis ? Aucune idée. L’heure de rentrer te coucher. Ou à défaut, de manger un truc et boire un café. Hmm… Bonne idée. – Un soupir lui échappa. – Echanger les tours de garde, c’est mauvais pour mon organisme… Ouais, ça fait s’empâter ton karma. Mon karma ?!
Cette fois, ses yeux étaient bel et bien grands ouverts, et David s’était redressé comme un diable sortant de sa boîte. Devon le fixa un instant en silence avant d’éclater de rire, donnant une grande tape dans le dos de son ami :
Je déconne. Putain, ce que tu peux être susceptible quand tu te lèves ! Pire qu’une gonzesse !
David se frotta les yeux en essayant d’ignorer le fait qu’il avait encore une fois été comparé à une femme par son meilleur ami.
J’espère juste que tu es plus doux pour réveiller tes conquêtes que pour me réveiller moi, parce que franchement… - Le poing de Devon heurta l’épaule de David. – Ouais, même si ça te plaît pas, hein ! T’es le seul que je secoue comme ça. En même temps, mes conquêtes sont jamais de garde ; faut être taré pour essayer de se trouver une petite-amie parmi le personnel de l’hôpital ! Sans commentaire. Tu fais bien. Bon... café ? Avec plaisir. Il faut que je file assez rapidement, d’ailleurs… J’ai du boulot également, t’en fais pas. Rencart ? Non... Ca, c’est le "non" du pote frustré ! Pas dès le réveil, sois cool... Ok ok. Oublie. – Devon enfila sa blouse blanche. - Bowling ce soir ? Yaura l’équipe du service neurologie, l’équipe de réa’… Bref, ça peut être sympa. L’équipe perdante paie sa tournée. 21 heures ? Je passe te prendre.
Environ une demi-heure plus tard, David quittait l’hôpital à pieds en direction de son appartement. Il était à peu près 10h30 lorsqu’il sortit de la douche avec les idées un peu plus claire, et il ne lui fallut guère plus de 5 minutes avant de mettre la main sur une énième tasse de café qui l’aiderait à rester éveiller. Quel breuvage fantastique ! David enfila un jean bleu sombre et chercha longuement dans le panier de linge à repasser un tee-shirt pas trop froissé, ce qui tenait davantage de l’utopie qu’autre chose si on considérait la montagne de linge qui s’accumulait dans la buanderie. Le fer à repasser fut finalement branché et David repassa un tee-shirt marron foncé à manches longues ainsi qu’un tee-shirt d’un marron plus clair et comportant quelques motifs oranges accompagnés d’écritures. Chaussant ensuite une paire de Converses marron, le jeune homme repassa dans la salle de bain pour essayer de faire quelque chose pour les épis qui se formaient en permanence dans ses cheveux courts, mais après 10 minutes de bataille intense, David décréta que cela irait comme ça…
Attrapant sur le guéridon de l’entrée l’invitation pour la conférence de John Grisham rachetée à un collègue chanceux qui ne pouvait faire le déplacement, David quitta son appartement après avoir enfilé un caban noir, enroulé à plusieurs reprises une immense écharpe autour de son cou, et embarqué le livre qu’il pourrait éventuellement faire dédicacer. Cette conférence était une aubaine parce qu’il s’agissait d’un auteur que David aimait beaucoup, et également parce que la conférence en elle-même lui permettrait de se changer un peu les idées après plus de 48 heures sans véritable sommeil.
Arrivé sur place un peu avant le début de la conférence, David se fraya un chemin à travers la foule et eût la chance de pouvoir s’installer au premier rang, juste devant la grande scène où trônait une table et deux micros. Un sourire étira son visage, donnant l’impression que ses traits étaient d’un coup moins tirés par la fatigue, et David ôta son manteau pour l’accrocher sur le dossier de sa chaise. La salle se remplit assez rapidement, et une clameur commença à monter du public, visiblement impatient de voir apparaître celui que tout le monde était venu voir.
Un peu plus loin, des techniciens étaient occupés à régler la lumière des projecteurs et un autre hurlait dans son talkie-walkie à l’attention de l’un de ses collègues que David ne pouvait apercevoir. La suite échappa complètement à ses facultés intellectuelles pourtant bien développées, et sans même comprendre le pourquoi du comment, le jeune homme se retrouva avec quelque chose de lourd qui écrasa désagréablement son pied gauche, une main posée par-dessus son bras lui-même posé sur l’accoudoir… et le visage d’une femme. En très gros plan. Voyant l’air un peu crispé – et rouge – de l’inconnue, David lui adressa un sourire aimable après qu’elle se soit excusée spontanément, et son accent écossais se fit entendre dans la seconde qui suivit :
Rien de cassé ? – Sa position était vraiment étrange, et son regard glissa jusqu’aux chevilles de la jeune femme pour s’assurer qu’elle n’avait qui clochait de ce côté-là. – Au cas où, je suis médecin… - Son visage se figea en une expression assez difficile à déchiffrer. – Mais pas ce genre de médecin !
Sous-entendu : pas le genre de ceux qui disaient être médecins pour draguer ou pour endormir la méfiance d’une femme. John tendit sa seconde main à Nephtys pour qu’elle y prenne appui afin de se redresser en craignant qu’elle ne tombe s’il venait à essayer de dégager l’avant-bras qui n’avait pas bougé de l’accoudoir.
L'enclume que j'ai sur le pied est à vous ?
Sourire amusé à l'appui, David essayait de détendre un peu l'atmosphère pour permettre à la jeune femme de se décrisper. _________________  | Le plus difficile n'est pas de faire son devoir, c'est de savoir où il se place.
[ Jean de La Varende ] |
|
|  | | Nephtys T. Calloway Humaine
Nombre de messages: 44 Date d'inscription: 02/01/2011 Clan: neutre Age du personnage: 26 ans Pouvoirs: aucun Profession: Graphiste Points de rp: 47
 | Sujet: Re: Rencontre autour d'un livre - John Smith Lun 17 Jan - 22:50 | |
| Parce qu’elle ne s’était pas attendu à ce genre de réaction ou parce qu’elle n’était pas habitué à ce genre de réaction, Nephtys eut un léger temps d’arrêt quand il demanda si elle n’avait rien de cassé. Dans son esprit, elle aurait du entendre une plainte, une réponse un peu trop vive, une réaction beaucoup trop vive mais absolument pas une question qui visait à savoir si elle allait bien. Elle fronça légèrement un sourcil, comme si cette action – la seule à sa portée en vue de sa position – allait lui permettre de mieux comprendre ce qui était en train ce dire. Le temps pour elle de comprendre véritablement ce qu’il venait de dire et il envoyait déjà des précisions, comme le fait qu’il était médecin. Ce qui l’arrangeait bien parce que dans la situation actuelle, elle avait du mal à savoir ce qu’elle devait répondre à sa première question, étant donné qu’elle ne s’était pas du tout attendu à cela.
C’est sûrement à ce moment là qu’elle aurait du répondre quelque chose mais ne comprenant pas tout à ce qui venait de se passer en l’espace d’une poignée de seconde, elle cherchait à déchiffrer l’expression qui était en train de parcourir son visage. Mais, rapidement, il finit sa phrase pour expliquer qu’il n’était pas ce genre de médecin. Une suite qui arqua un peu plus le sourcil de la jeune femme, pendant qu’elle avisa la main qu’il venait de tendre pour l’aider à se redresser. C’était vraiment perturbant. Alors qu’elle venait à moitié de lui tomber dessus, lui s’inquiétait de savoir si elle n’avait rien de cassé, et se proposait même à l’aider à se remettre dans une posture plus adéquate à l’aide de sa main de libre. Rapidement, plutôt que de rester comme une truffe sans bouger, elle posa sa main sur celle de l’homme. Pendant qu’elle s’aidait à se redresser, elle posa, assez spontanément, la question qui lui traversait l’esprit.
« Vous êtes quel genre de médecin, alors ? »
Elle pouvait toujours jouer sur le fait qu’elle était blonde si sa question paraissait stupide mais, elle ne comprenait pas vraiment ce qu’il entendait par « pas ce genre de médecin ». Il y avait plusieurs genre ? Enfin, il y avait bien des spécialistes mais elle doutait que sa précision vise ces différences de spécialisation. Elle n’avait pas vraiment vent du fait que le fait d’annoncer que soit médecin soit une super technique de drague. Bien au contraire, qui aurait envie de s’accrocher à une personne qui passerait sa vie dans un hôpital, qui ne verrait que par son boulot et un apprentissage qui se fait de jour en jour tant les méthodes évolues. Quel avantage pouvait-on tirer à dire que l’on était médecin ? Non vraiment, cette hypothèse ne lui traversa pas l’esprit une seule seconde.
Dans un sourire, un peu maladroit parce qu’elle n’avait toujours pas comprit comment elle avait fait pour ne pas se faire hurler dessus, elle le remercia pour sa main avec laquelle elle arriva à se redresser pour retrouver une position un peu plus digne. Histoire de ne pas rester debout inutilement, elle préféra s’asseoir rapidement et éviter que quelqu’un derrière elle ne hurle parce qu’il ne voit rien de ce qui ne se passe pas – vu que l’auteur n’était pas encore sur scène. Elle s’enfonça, même, autant qu’elle pouvait sur sa chaise, cherchant à se faire le plus discrète possible étant donné la manière dont elle s’était faite remarquée. Une attitude qu’elle avait chercher à avoir avant que l’homme ne lui fasse remarquer que son pied se trouvait sous son sac. Le visage de Nephtys changea, pour passer en une mine complètement désolée, bien que lui semblait aborder un sourire amusé. Honnêtement, ça la rassurait de le voir réagir de cette manière.
« Oh… Heu… Désolée. »
Elle se pencha rapidement en avant pour attraper son sac qui, effectivement, pesait pas mal, surtout quand il était tombé comme un poids mort sur le pied de l’homme. Une fois le sac en main, elle se redressa vite fait. Heureusement qu’ils étaient au premier rang, si il y avait eu une rangée devant eux, elle aurait été capable de se prendre un dossier sur le coin de la tête. Elle posa le sac sur ses genoux pour, ensuite, posa son regard sur l’homme à côté d’elle.
« Rien de cassé ? Lança-t-elle dans un léger sourire en désignant son pied et reprenant ce qu’il avait pu dire un peu plus tôt. J’suis pas médecin, de quelque genre que ce soit mais j’ai jamais supporté qu’une converses puisse avoir mal. »
Un type qui ne s’énervait pas au moindre petit problème était déjà une bonne chose. Un type qui ne s’énervait pas et qui, en plus, portait des converses, là, c’était carrément une très bonne chose. Cependant, le sourire qu’elle avait prouvait qu’elle ne s’inquiétait pas vraiment pour sa chaussure mais bien pour son pied. Oubliant par la même occasion de se demandé si elle s’était foulée quelque chose dans sa chute, si c’était le cas, elle le sentirait bien assez vite quand elle se relèverait une fois la conférence fini. Si elle s’inquiétait de savoir si elle ne lui avait pas trop fait, elle avait aussi eu envie de laisser sous entendre qu’elle aimait bien ses chaussures.
Nephtys n’allait pas lui accorder toute crédibilité juste parce qu’il portait des converses, vu le nombre de personne qui en portait ça serait se tirer une balle dans le pied. Surtout quand il s’agissait d’un homme mais elle devait bien avouer qu’il n’avait pas eu le genre de réaction auxquels elle se serait attendu. Cela dit, même si elle avait un sourire lors de sa dernière phrase, ça ne lui enlevait pas vraiment la gène qu’elle pouvait ressentir à l’idée d’avoir manquer de s’écrouler sur lui et de luis avoir écraser le pied. Bien que, on pouvait voir le bon côté des choses : il s’était fait écraser le pied par le livre d’un auteur qu’il devait apprécié si on en jugeait par sa présence ici. |
|  | | John Smith Mutant de niveau 2 { ADMINISTRATEUR }
Nombre de messages: 3179 Date d'inscription: 08/04/2009 Localisation: Greenwich Village, NY Clan: réseau d'aide aux mutants Age du personnage: 27 ans Pouvoirs: diffusion de particules microscopiques, création de champ de force et explosions Profession: auteur/scénariste de fictions et leader du Réseau Points de rp: 592
 | Sujet: Re: Rencontre autour d'un livre - John Smith Mer 19 Jan - 16:16 | |
| La jeune femme resta figée peu après les premiers mots que prononça David, et ce dernier se repassa le film des 40 dernières secondes afin de déterminer ce qu’il avait pu dire d’aussi perturbant. Ses sourcils se froncèrent à moins de 2 centimètres du visage du jeune homme, alors que Nephtys semblait observer ce dernier avec une attention particulière comme pour y déceler la preuve que quelque chose clochait. Jamais David n’avait été ainsi passé à la loupe, ou du moins jamais par une personne inconnue puisque c’était là le jeu favori de son vieux père. L’un des derniers jeux auxquels la maladie lui permettait de s’adonner…
Un autre mouvement de sourcil accompagna la précision du jeune médecin, et Nephtys prit enfin appui sur son second avant-bras pour se redresser tout en lui demandant quel genre de médecin il pouvait bien être. David marqua un temps d’arrêt, pas vraiment certain qu’il avait bien fait d’apporter une précision le concernant alors qu’on ne lui avait rien demandé :
Le genre… bienveillant ? – Le ton employé ne convenait pas à ses propos, et David leva les yeux au ciel. – Bienveillant, oui, c’est certain. Sans doute un peu trop, d’ailleurs, parce que ce métier implique un certain recul… pour ne pas parler d’indifférence. Et euh… - Son regard se posa de nouveau sur Nephtys. – Le genre qui parle beaucoup trop… ?
Un sourire avait accompagné sa dernière question, alors qu’il se retenait de rire de sa propre maladresse. Il ne pouvait tout de même pas avouer directement qu’il n’utilisait pas son statut de médecin pour draguer plus facilement. Cela aurait été tout à son honneur en fait, mais il ne fallait pas non plus négliger le risque d’effrayer cette inconnue qui ne lui avait rien demandé.
La jeune femme le remercia finalement d’un sourire assez crispé pour son aide, et s’installa sur la chaise libre près de David. Le jeune homme la vie s’enfoncer le plus possible sur sa chaise et eut un sourire vraiment amusé, avant de lui faire remarquer avec humour que son sac lui écrasait le pied. Visiblement désolée, elle s’excusa et libéra le pied de son voisin en posant son sac sur ses genoux. David n’avait pas eu le temps de la remercier au nom de son pied gauche que Nephtys lui demandait s’il n’avait rien de cassé, précisant qu’elle n’était pas médecin – peu importait le genre – mais qu’elle ne supportait pas qu’une Converse puisse souffrir. Le sourire de David devint plus prononcé et également plus amusé, alors qu’il faisait bouger son pied pour en vérifier l’état :
Je crois que tout est en ordre… - Son regard glissa sur les chaussures de Nephtys. – Je vois que nous partageons un certain goût pour les Converses… En blanc, elles sont plutôt jolies également.
Quelque chose fit tilt dans son esprit, et David songea à la réaction qu’aurait pu avoir Devon s’il s’était trouvé là. Ou plus précisément à ce qu’il aurait pu dire pour le charrier… Une claque mentale plus tard, David regrettait d’avoir engagé la conversation en parlant de chaussures, parce que c’était assez peu courant de la part d’un homme en règle générale. La comparaison avec une femme lui trottait déjà dans la tête, et cela même sans aucune intervention de la part de son meilleur ami… David n’était vraiment pas aidé.
Sur scène, l'effervescence était à son comble et les techniciens couraient à présent dans tous les sens pour les derniers préparatifs. Un homme de petite taille réclama finalement l'attention de tout le monde et annonça John Grisham, qui ne tarda pas à monter sur scène sous les applaudissements de ceux qui avaient fait le déplacement pour l'entendre parler de son nouveau livre. _________________  | Le plus difficile n'est pas de faire son devoir, c'est de savoir où il se place.
[ Jean de La Varende ] |
|
|  | | Nephtys T. Calloway Humaine
Nombre de messages: 44 Date d'inscription: 02/01/2011 Clan: neutre Age du personnage: 26 ans Pouvoirs: aucun Profession: Graphiste Points de rp: 47
 | Sujet: Re: Rencontre autour d'un livre - John Smith Mer 19 Jan - 17:31 | |
| Pas vraiment en phase avec le fait que certain puisse se servir de leur statut de médecin pour obtenir les faveurs de la gente féminine – pas convaincu que ça marche dans l’autre sens – Nephtys s’était interroger sur le genre de médecin que l’homme pouvait être. Et la réponse avait de quoi faire sourire. Au début quand il avait juste parler de médecin bienveillant elle avait légèrement hoché la tête, plutôt convaincu par ce qu’il venait de dire vu qu’il s’était inquiété de son état au lieu de songer à hurler parce qu’elle lui était tombé dessus. Tout aurait pu en rester là, et elle aurait dit, qu’apriori, d’un premier abord, il était surement, et réellement, bienveillant. Bien qu’elle ne pourrait en jurer sans le connaitre d’avantage. Mais, très vite, l’homme partit dans des explications qui pouvait paraitre inutile bien que cela avait un côté attendrissant dans sa façon de faire. Explication qui se finirent par une question : finalement, n’était-il pas le genre de médecin qui parlait beaucoup ?
Cette fois, sans même avoir besoin à forcer quoique ce soit, le sourire de Nephtys se fit beaucoup plus franc et réellement amusé. Heureusement qu’elle avait assez de tenue, pour ne pas laisser passer un léger rire. Une attitude qui aurait pu passer pour de la moquerie, alors que ce n’était pas du tout comme ça qu’elle voyait les choses. Étant donné que la tirade de l’homme se terminait pas une question, Nephtys ne vit même pas l’intérêt de s’interroger sur le fait qu’elle puisse, ou non, donner une réponse. Vu que c’était clairement le but, même si ne pas donné de réponse n’aurait probablement rien changé.
« Le genre amusant… Se rendant compte de ce qu’elle venait de dire, et que cela pouvait ne pas être interprété comme elle l’entendait, elle reprit assez rapidement. Pas amusant dans le genre complètement débile ou pas du tout sérieux. Mais amusant dans le genre.. heu… Bin oui, mais là elle séchait un peu sur un équivalent à sa réponse. Bref, amusant dans le bon sens du terme. »
Attendrissant aurait été un bon équivalent, mais si elle avait prononcé ce mot, elle aurait été capable de se transformer en tomate géante, à s’empourpré dans tous les sens pour tenter d’expliquer que ce n’était pas dit un but, genre, technique de drague ou quelque chose de ce genre. Elle avait donc préférer s’éviter ce genre de gène supplémentaire, déjà que sa chute n’avait pas été bien glorieuse. Pas la peine d’en rajouter d’avantage. Heureusement qu’elle arriva à trouver assez de dignité pour se redresser avec l’aide de cet inconnu pour reprendre la place qu’elle aurait du trouver dès le départ. Profitant de la réflexion de l’homme pour pouvoir récupérer son sac tout en s’excusant comme elle le pouvait.
Nephtys pouvait s’estimer chanceuse d’être tomber –littéralement parlant – sur quelqu’un comme lui. Il ne semblait absolument pas prendre cette maladresse de travers, arrivant même à sourire à ce qu’elle avait pu dire sur le fait qu’elle ne supportait pas qu’une converses puisse avoir mal. Elle était réellement inquiète pour son pied, mais avait tenter de faire passer les choses en s’essayant à l’humour. Le sourire qu’il fit, fut donc rassurant, dans le sens où il n’avait pas l’air de souffrir le martyr. Et que, si vraiment cela avait été le cas, elle ne risquait pas de subir ses foudres pour cette agression involontaire. De ce qu’elle avait pu voir de cet homme – ce qui équivalait à pas grand-chose – la première pensée qui lui vint à l’esprit fut : pourquoi le monde n’avait pas fait plus de modèle d’homme dans son genre ? Ou si ils étaient nombreux, Nephtys était voué à ne pas croiser leurs routes si on en jugeait par son parcours et les hommes qui avaient pu passer sur son chemin.
Elle fut soulagé – ce qui du se voir sur son visage – quand il annonça que tout semblait être en ordre avec son pied. Ce n’était pas une certitude mais c’était déjà un bon début, non ? Elle vit le regard de cet inconnu glisser jusqu’à ses chaussures à elle. Sérieusement, une pensée complètement décalée lui passa par l’esprit : combien d’hommes, au premier abord, glissait leur regard sur une paire de chaussures féminine au lieu d’un autre endroit ? Une pensée qu’elle fit fuir rapidement, tellement s’était stupide de venir à songer à ce genre de chose. Elle fit même l’effort de ne pas sourire à ses propres pensée ridicule pour ne pas avoir l’air d’une folle souriant toute seule dans son coin.
« En marron, elles ont quelques choses de beaucoup plus originales. »
La phrase était sortie de manière assez naturelle et spontanée. Ce qu’après s’être rendu compte de ce qu’elle venait de dire qu’elle bloqua un très court instant.
« On est réellement en train de parler chaussure ? »
Elle lança un large sourire parce qu’elle trouvait cela vraiment étrange. Elle venait de manquer de l’écraser en lui tombant à moitié dessus, ils étaient tous les deux à une conférence sur un auteur qu’apriori ils appréciaient tous les deux et le sujet de conversation qui tombait était sur des converses ? Pas que ce soit déplaisant comme discussion, c’était juste que c’était totalement improbable. La discussion logique serait : « qu’avez-vous penser de son dernier livre ? – Quel est l’œuvre que vous préférez ? – Ah mais vous avez vu quand machin explique à truc le machin au milieu du livre… vraiment un grand moment. » Mais non, au lieu de ça, ils parlaient couleur de chaussure.
Ce pour quoi ils étaient venu commença à l’arriver de l’auteur sur scène. Dans la mesure où elle était venue pour l’écouter, Nephtys ne joua pas les mauvais cancre en discutant avec son voisin. Après tout elle était réellement intéresser par le discours de l’auteur. Quand les gens furent autorisés à poser des question, Nephtys n’en fit rien. Oh, elle avait plein en tête mais tellement peu originales que toutes les questions qu’elle pouvait vouloir lui poser étaient rapidement posé par d’autre personne. Il y avait peu de doute sur le fait que Nephtys apprécia réellement cette conférence. Elle appréciait vraiment d’avoir l’avis de l’auteur, de l’entendre lui-même parler de son livre, de ses inspirations, des difficulté qu’il avait pu avoir et la façon dont il s’y était prit.
Il avait, également, été annoncé qu’après la conférence, tout le monde serait invité à passer dans une salle annexe ou boissons seraient offerte avec une séance de dédicace. Sûrement l’avantage de venir à une conférence qui ne se faisait que sur invitation, tous le monde étaient bien accueilli. Ce fut en tout cas ce qu’expliqua un homme qui était entré sur scène, après que l’auteur est fini sa présentation qui avait duré un bon moment. Moment que, de toute façon, Nephtys n’avait pas vu passé tant elle avait été intéressé par ce qu’il avait pu dire. Du coup, tout le monde commença à se lever doucement pour aller dans une grande salle adjacente ou se trouverait rafraichissement et l’auteur installé à une table pour signer une longue série d’autographe.
Pas prudence, Nephtys attendit que le voisin dans lequel elle s’était prit les pieds, se leva pour partir avant de se lever à son tour. Mais avant de quitter la rangée, elle posa son regard sur l’inconnu aux converses, et c’est avec un sourire sur les lèvres qu’elle s’exprima.
« Au risque de vous imiter en terme de bienveillance, il est préférable de je passe devant vous, au cas où j’arriverai encore à me prendre les pieds dans quelque chose qui traine et, ainsi éviter que je m’écroule réellement et pour de bon sur vous. Au moins, de cette manière si elle devait vraiment perdre l’équilibre, elle ne risquerait pas de lui écraser quoique ce soit, et elle pourrait même en rire plutôt que d’en rougir comme une tomate. Et pour me faire pardonné, je veux bien vous offrir une des boisson qui nous est offerte. »
C’était un peu incongru de vouloir offrir une boisson qui était, de toute façon, déjà offerte. Cela dit c’était tout aussi incongru que de parler chaussure en rencontrant quelqu’un pour la première fois, donc bon… Mais avant de se mettre en marche, elle lança dans un sourire amusé.
« Et puis, je crois que j’ai toujours rêver de pouvoir offrir un verre à une personne capable de sauver du monde en converses. »
Ce qu’il devait sûrement faire dans le cadre de son travail, pour peu qu’il y aille avec des converses aux pieds.
|
|  | | John Smith Mutant de niveau 2 { ADMINISTRATEUR }
Nombre de messages: 3179 Date d'inscription: 08/04/2009 Localisation: Greenwich Village, NY Clan: réseau d'aide aux mutants Age du personnage: 27 ans Pouvoirs: diffusion de particules microscopiques, création de champ de force et explosions Profession: auteur/scénariste de fictions et leader du Réseau Points de rp: 592
 | Sujet: Re: Rencontre autour d'un livre - John Smith Ven 4 Fév - 22:29 | |
| David n’avait jamais eu réellement besoin de se forcer pour paître sympathique : quelque chose en lui irradiait la sympathie et la bonté sans qu’il ne parvienne réellement à le contrôler. Dans le fond, cela n’était pas réellement dramatique parce qu’on avait toujours plus de plaisir à discuter ou à cohabiter avec une personne sympathique qu’avec la dernière des pourritures. Ce trait de caractère se manifestait principalement dans la manière qu’avait le jeune homme d’aborder les gens avec ce naturel caractéristique, ou dans sa façon de se soucier sincèrement du sort des personnes qu’il pouvait être amené à croiser aussi bien dans sa vie personnelle que pendant ses heures de consultation.
C’était donc en partie pour cela qu’il n’avait pas hurlé sur la jeune femme et qu’il n’avait pas non plus manifesté de mauvaise humeur simplement parce qu’elle avait laissé tomber son sac sur son pied et pris appui sur l’accoudoir qu’occupait son avant-bras. A quoi bon hurler ? Là encore, cela ne faisait pas partie de la ligne de conduite du jeune médecin, et il avait été bien plus naturel pour lui de s’inquiéter pour Nephtys que de l’accabler pour un déséquilibre qu’elle n’avait eu aucun moyen de prévenir.
La précision de David concernant le « genre » de médecin qu’il pouvait être laissa la jeune femme perplexe, et elle ne manqua pas de le questionner à ce propos afin de comprendre quelque chose qui lui avait échappé de manière très visible. David n’avait guère hésité à s’embarquer dans une explication qui lui valut une nouvelle fois de s’emporter de manière trop évidente – ce qu’il pouvait être loquace ! – et la jeune femme déclara qu’il était un médecin du genre « amusant ». Aucune offense ne fut ressentie par David, et son sourire s’étira même encore un peu : être « amusant » était un talent qu’il aimait qu’on lui prête, hormis si cela revenait à sous-entendre qu’il était un clown ridicule. Malgré cela, un doute persistait encore dans son regard concernant le sens réel que la jeune femme donnait à ce mot, et c’est sans doute en se rendant compte de cette ambigüité qu’elle avait décidé de préciser ce qu’elle n’avait pas voulu dire avant de conclure que le mot « amusant » avait été employé selon le bon sens du terme d’après elle. Le sourire de David resta égal alors qu’il acquiesçait, conservant le silence pour ne pas paraître trop lourd ou mettre son interlocutrice mal à l’aise parce qu’avait avait eu l’air de sécher sur la fin de son explication, quand même…
La conversation s’orienta ensuite vers un sujet assez incroyable, et les Converses eurent leur moment de gloire l’espace de quelques minutes : Nephtys trouvait les converses de David originales en marron, et à l’inverse, le mutant trouvait celles de la jeune femme vraiment jolies en blanc… Elle finit par rester silencieuse pendant quelques secondes et finit par demander s’ils étaient réellement en train de parler de chaussures, affichant un sourire visiblement amusé… ou étonné. Enfin on ne devinait pas trop, mais cela semblait la surprendre. David se remémora l’espace de quelques secondes l’une des innombrables vannes de Devon à son intention, et particulièrement celle qui concernait le fait que son célibat n’était en fait du qu’à ses trop bonnes manières et au fait qu’il s’intéressait à des choses « un peu gay sur les bords ». David ne savait pas trop ce qui pouvait être « gay sur les bords », mais il ne pouvait s’empêcher de considérer le fait que parler chaussures avec une femme n’était pas vraiment un sujet de conversation des plus virils… Mais au moins, ça avait l’air de l’amuser, donc c’était plutôt positif.
Je crois que oui… Ce n’est pas ma première fois, pour être honnête…
Parlait-il de ses discussions sur les chaussures ou de ses discussions « gay sur les bords », lui-même n’en savait rien tant ses pensées étaient parties dans tous les sens… Un long épisode silencieux s’installa lorsque l’auteur qu’ils étaient venus voir s’était installé sur scène, et David ne manqua pas le moindre des mots de John Grisham. Il avait attendu la sortie de son livre pendant un long moment, et c’était d’ailleurs la première apparition publique de l’auteur à laquelle il avait eu la possibilité de se rendre. La conférence fut un véritable régal pour le fan que David était, et il ne se pressa aucunement pour partir en voyant les gens à la limite de se marcher les uns sur les autres pour arriver dans la salle de réception les premiers, un peu comme s’ils craignaient une pénurie de petits fours… Bref, pour faire simple, c’était vraiment ridicule. David avait jeté un regard indécis à sa voisine sans réellement le prolonger par peur de paraître vraiment lourd, mais il ne pu que constater qu’elle trainait également à se lever ; sans doute était-elle également affligée par le comportement de ceux qui avaient presque couru pour être les premiers dans l’autre salle. Sa voix résonna de nouveau à gauche du jeune homme alors qu’elle s’était finalement levée sans empressement, adressant un sourire que David ne pu s’empêcher de trouver plus qu’engageant. Ses paroles lui arrachèrent un sourire ravi, et il se leva à son tour tout en enfilant son manteau pour se libérer les mains.
Les bonnes manières m’empêchaient de toute manière de passer devant vous, mais c’est une charmante attention… - Son sourire s’étira davantage peu avant que Nephtys ne lui propose de lui offrir un verre qui techniquement était gratuit. – J’accepte votre invitation si je peux vous offrir également une boisson gratuite. Question d’équité.
Un léger rire échappa à David, avant qu’un sourire amusé ne prenne définitivement place sur ses traits. La dernière réplique de Nephtys eût le don de l’amuser encore un peu plus tout en le surprenant, et c’est avec un sérieux déconcertant qu’il reprit la parole :
Entièrement d’accord. Les pompiers devraient porter des Converses, tout comme le reste de la corporation des médecins. Mais malheureusement, tout le monde ne partage pas cet avis… - Songeant qu’il fallait peut-être penser à se présenter, le jeune homme poursuivit. – David… Et soyez assurée que je ferais mon possible pour vous empêcher de vous fouler une cheville entre ici et la salle de réception ! A quoi serviraient mes Converses si elles ne me permettaient pas de sauver ma voisine, hein ?
Jetant un œil à son biper pour vérifier si sa présence n’était pas requise à l’hôpital, David invita la jeune femme à le suivre jusqu’à la salle de réception. Il ne connaissait pas les lieux, mais le bon emplacement de panneaux indicatifs lui permit d’arriver à l’endroit voulu. Les gens se pressaient autour du buffet, des serveurs et de a zone où devait théoriquement être installé l’auteur pour la dédicace de son nouveau livre… _________________  | Le plus difficile n'est pas de faire son devoir, c'est de savoir où il se place.
[ Jean de La Varende ] |
|
|  | | Nephtys T. Calloway Humaine
Nombre de messages: 44 Date d'inscription: 02/01/2011 Clan: neutre Age du personnage: 26 ans Pouvoirs: aucun Profession: Graphiste Points de rp: 47
 | Sujet: Re: Rencontre autour d'un livre - John Smith Sam 5 Fév - 13:19 | |
| Ce fut une bonne chose que, contrairement à Nephtys qui avait eu l’impression de louper un épisode un peu plus tôt, David ne cherche pas à avoir plus de précision sur le mot amusant selon la jeune femme. Parce qu’elle aurait bien été incapable de lui expliquer comment elle entendait ce mot sans se perdre dans des explications à dormir debout. De fois, il y a des choses ressenties qui ne sont, malheureusement, pas vraiment explicable. Alors ne pas demandé plus d’explication malgré le fait qu’elle n’avait pas été des plus clair, était une très bonne chose. Surtout pour David qui n’aurait pas à tenter de suivre une explication sans aucune structure de la part de Nephtys. Des fois, elle pouvait se montrer particulièrement handicapé dans ses explications.
Tout comme le fait qu’elle se stoppa, à un moment, pour s’interroger à haute voix sur le sujet de leur discussion. Était-ce réellement les converses ? Il était assez nouveau pour elle de parler chaussure avec un parfait inconnu. Il lui arrivait, parfois, de devoir répondre à des questions que le pourquoi du comment elle en venait à personnaliser ses propres Converses de dessins et de phrases sur ses semelles. Mais cela n’allait jamais plus loin, et jamais avec une personne qu’elle n’avait jamais rencontrée avant. David, dont elle ignorait le nom à ce moment, confirma le sujet de conversation, avant d’ajouter que ce n’était pas la première fois pour lui. Nephtys ne pu s’empêcher de sourire largement, en se disant que c’était quand même super étrange de parler de Converses. Elle s’imaginait facilement le fait qu’il puisse en parler souvent, peut être à chaque patient arrivant chaussé de ces chaussures là, ou alors elle le voyait en faire un mode de distinction entre les personnes : « Bonjour Monsieur Converses Bleues, comment aller vous aujourd’hui, votre voisins Converses rouges ne vous a pas trop ennuyé cette nuit ? »
Heureusement que la conférence commença et que son esprit s’y intéressa très rapidement parce que, sinon, elle aurait pu aller assez loin dans ses idées de discussion que l’on pouvait avoir à propos de Converses. Bien que cela ne l’aurait pas dérangé, après tout elle aimait cette marque, enfin les All Star plus que les autres modèles, alors tenir une discussion sur ce genre de chaussures devait être quelque chose de facile pour elle. Mais pour l’heure les explications et discours de l’auteur étaient bien plus importants qu’une paire de chaussure. Une conférence qu’elle aurait aimer un peu plus longue, à moins qu’elle aurait aimé ne pas voir tout le monde se jeter sur la sortie comme si ils avaient attendu cela depuis le début. Pourtant les trois quarts des personnes présentes ne devaient pas manquer de nourriture… Étrange. A croire que plus on de moyen, plus on devient un pique assiette. Le monde tournait d’une manière assez étrange parfois.
A la fin, un peu hésitante pour ne pas paraître insistante, elle avait finit par reprendre la parole. Si elle s’était imaginée se stopper au fait de passer devant lui, le sourire qu’il fit en réponse l’incita à lui proposer une boisson gratuite. D’accord ce n’était pas le meilleur truc qu’on pouvait faire mais elle n’allait tout de même pas payer une boisson offerte, juste pour avoir l’impression de lui offrir un verre. Ca, ça serait complètement stupide. Le jeune homme assura qu’il avait bien l’intention de la laisser passer devant, question de bonnes manières. De façon amusée, Nephtys leva les yeux au ciel, dans une mimique faussement exaspéré.
« Bonne manière forcément inventé par une sorte de pervers. Parce que si on veut pouvoir éviter une chute à une personne, il vaut mieux être devant, elle aura le réflexe de se rattraper à la personne devant elle. Dans le cas contraire, elle est obligée de se fier à la personne de derrière et espérer que celle-ci aura le réflexe de la rattraper en cas de chute. Réflexe que, bien sur, la personne qui a inventé ça n’a jamais eu étant donné que son regard ne devait pas être porté sur les pas de la femme devant lui. Elle leva légèrement une main, comme pour prêter serment. Mais promis, je pensera que vous n’étiez pas au courant de ce fait et que vous voulez suivre les bonne mœurs, ce qui ne fait pas de vous un pervers. »
Elle accentua la fin de sa phrase par un grand sourire amusé, avant de se dire qu’elle se bafferait bien. L’humour qu’elle avait n’était pas nécessairement le même que tout le monde. Bien sur elle ne croyait pas un mot de ce qu’elle avait dit, c’était juste une explication qu’on pouvait inventé lors d’une soirée entre fille, devant un pot de glace en songeant au fait que tous les hommes sont des enfoirés. Pourquoi est ce qu’elle l’avait dit ? Parce que c’était sortit tout seul, qu’elle ne s’était pas inquiéter de comment pouvait être prit les choses. Et puis… Et puis c’était de sa faute à lui, aussi. Si il n’avait pas l’air aussi avenant, sympathique, à ne pas hurler pour un oui ou pour un non, alors peut être qu’elle n’aurait jamais osé sortir ce genre de chose qui n’était, au final, que de l’humour. Manquerait plus qu’il s’imagine qu’elle le prenne pour un pervers. Oui, se baffer aurait été une bonne idée… Enfin, ça saura une bonne idée si, un jour, elle arrive à faire ce geste à qui que ce soit, elle-même comprit.
La bonne nouvelle, et ce qu’il y avait à retenir, c’était que l’invitation à boire un verre avait été acceptée à condition que l’invitation puisse être réciproque. Hey, deux verres pour le prix d’un ! Son père aurait sûrement vu dans cette proposition la possibilité de boire deux fois plus. Heureusement, elle n’était pas son père et ferait tout pour que ce ne soit jamais le cas. La seule chose qu’elle voyait c’était le fait de passer un peu plus de temps avec lui, et deux fois plus de conversation sur les Converses ^^. Du coup elle accepta volontiers, d’un hochement de tête pendant qu’un « d’accord » s’échappait de ses lèvres.
Bien sur, elle ne pu s’empêcher de faire une réflexion sur les chaussures, amenant le tout de manière… heu… A sa manière, en fait. Ce qui, agréablement, fit sourire davantage David avant qu’il ne trouve tout son sérieux pour une explication concernant son idée de mettre tout le monde en converses, pompier comprit. Pour le coup ce fut à Nephtys de rire, amusé par ce discours. Elle voyait assez mal les pompiers aller sur intervention en converses, plutôt que les rangers sécuritaires. Un truc qui leur tombe sur le pied, en Converses ça devait quand même faire sacrément mal. Ce qui ne l’empêchait pas de répondre tout aussi sérieusement, bien qu’un sourire pointait sur ses lèvres.
« Les gens restent accrochés à leurs habitudes, ça devient de plus en plus difficile de leur faire entendre raison sur des choses aussi élémentaire que le port des Converses sur leur lieu de travail. Hallucinant. Puis, se mettant à sourire plus franchement, elle finit : Nephtys… Et rassurez vous, je vais faire en sorte de mettre un pied devant l’autre sans créer de catastrophe. Mais je vous remercie. »
Elle le vit, rapidement, jeter un œil à ce qui ressemblait à un biper. Ce qui, intérieurement, la fit sourire. Au moins, il semblait assez apprécié ce qu’il faisait pour se soucier de savoir si on avait besoin de lui ou non. Tout en s’accordant du temps pour aller voir la conférence d’un auteur. Ce qui, de toute évidence, semblait être une bonne chose. L’autre bonne chose fut que Nephtys arriva à la deuxième salle, sans même se prendre les pieds dans quelque chose. Ce qui n’avait rien de vraiment glorieux vu que le trajet était, tout de même, bien plus facile sans un amas de pied s’entassant dans une allée pas bien large. Dans cette seconde salle, son regard se porta sur les personnes qui semblaient s’agglutiner devant les serveurs et le buffet. Fort heureusement, certains étaient devant l’auteur pour se faire signer leur livre. Encore heureux que tout le monde ne soit pas complètement obséder par la bouffe et la boisson. Nephtys se tourna alors vers David, la mine d’une enfant de 5 ans devant le sapin de noël inscrit sur son visage.
« Au risque de ne plus rien avoir à boire vu à la vitesse ou les gens se jettent dessus, ça vous dérange si on commence par l’auteur ? Son visage semblait exprimer un truc du genre : Dites oui, dites oui, s’il vous plait. Promis, si y a plus rien à boire je vous offre réellement un verre, qui ne sera même pas offert. » |
|  | | John Smith Mutant de niveau 2 { ADMINISTRATEUR }
Nombre de messages: 3179 Date d'inscription: 08/04/2009 Localisation: Greenwich Village, NY Clan: réseau d'aide aux mutants Age du personnage: 27 ans Pouvoirs: diffusion de particules microscopiques, création de champ de force et explosions Profession: auteur/scénariste de fictions et leader du Réseau Points de rp: 592
 | Sujet: Re: Rencontre autour d'un livre - John Smith Mar 22 Fév - 23:40 | |
| Depuis le début de cette conversation, David n’avait guère fait attention à ne pas dire d’âneries au moins aussi grosses que lui et s’était contenté de faire preuve de ce naturel déconcertant pour ceux qui ne le connaissaient pas mais néanmoins apprécié par les patients inquiets qu’il auscultait chaque jour à l’hôpital dans le cadre de ses consultations. Suite à sa proposition de passer la première pour ne pas lui tomber dessus une seconde fois, la jeune femme avait levé les yeux au ciel avec une exaspération peut-être un peu trop visible pour être naturelle, avant d’expliquer que ces « bonnes manières » avaient sans doute été inventées par un pervers. David en resta bouche bée, incapable dans un premier temps de répliquer pour au moins faire valoir son éducation britannique. En fait, il fallait avouer que s’il avait suivi la plupart des préceptes maternels – et paternels – de bon cœur, David ne s’était jamais réellement interrogé sur les éventuels sens cachés ou véritables raisons d’être de ces règles de bienséance, mais force était de constater que Nephtys ne pouvait pas avoir complètement tort : comment pouvait-on empêcher une personne de trébucher lorsqu’on la suivait de près ? Hormis dans le cas d’un déséquilibre en arrière dans un escalier ou d’un dérapage sur une plaque de verglas, David ne voyait effectivement pas comment il pourrait être d’une quelconque utilité à la jeune femme, mais il ferait néanmoins son possible pour lui éviter une mauvaise chute s’il lui était donné de pouvoir faire quelque chose…
Euh… - David essayait de trouver quelque chose à dire, mais rien ne semblait vouloir sortir de manière satisfaisante, sans doute à cause des paroles de Nephtys. – Je n’avais jamais… Non pas que je me sois toujours trouvé derrière une femme avec ce genre d’intentions perverses, mais… Enfin c’est quand même étrange de constater après tant d’années qu’il est presque impossible d’être utile à une personne perdant l’équilibre en étant derrière elle… - Nephtys abrégea les souffrances de David en promettant qu’elle ferait comme si elle savait que son interlocuteur n’était pas au courant de cette contradiction, et le jeune homme lui adressa un sourire reconnaissant. – Merci.
Le sourire amusé de la jeune femme avait quelque chose de véritablement chaleureux, et la nervosité de David fondit presque de moitié. Il y avait tout de même quelques femmes aux manières modérées qui ne perdaient pas l’ensemble de leurs facultés intellectuelles simplement parce qu’elles se trouvaient face à un médecin bien éduqué, et le jeune homme en était véritablement soulagé parce qu’être considéré comme un bon parti ou une sorte de sac à main à ajouter à sa collection n’était pas ce qu’il préférait le plus dans une relation. Relation tout court, parce que ses relations « sentimentales » frôlaient de très près le néant absolu, comme le lui faisait gentiment remarquer Devon lorsqu’il le charriait à ce propos…
Nephtys avait ensuite l’invitation que lui avait retourné David, et le jeune homme avait affiché ce sourire perpétuellement amusé avant de se diriger vers la salle de réception aux côtés de sa compagne du moment. L’idée selon laquelle les pompiers et les médecins seraient plus efficaces avec des Converses aux pieds tira un rire franchement amusé à Nephtys, expliquant avec humour que c’était parce qu’ils étaient accrochés à leurs habitudes comme des moules à un rocher que les gens auraient du mal à passer aux Converses dans ce genre de métiers. Un « Evidemment ! » tout aussi amusé avait franchi les lèvres du jeune médecin avant qu’il ne se présente et que son interlocutrice en fasse de même assez spontanément. Nephtys. C’était peu commun et à la fois très joli. Elle l’avait ensuite remerciée de son offre et avait réussi à mettre un pied devant l’autre jusqu’à destination.
Et finalement, elle fit volte-face tout en affichant l’expression d’un enfant surexcité, expliquant que même si cela impliquait de faire une croix sur le buffet, elle souhaitait commencer par l’auteur. David laissa son regard dévier jusqu’à la table où John Grisham s’était installé, et revint finalement à Nephtys en prenant un air songeur absolument pas crédible. Quelques secondes passèrent.
Allons-y !
Sourire immense à l’appui, il invita la jeune femme à le suivre pour se joindre à la trentaine de personnes qui faisaient déjà la queue pour faire dédicacer leurs livres. Certains avaient même emporté avec eux l’ensemble des livres de l’auteur, et s’attiraient déjà les regards réprobateurs de ceux qui attendaient derrière eux et des vigiles qui devraient à un moment donné leur demander de déguerpir pour laisser une chance aux autres lecteurs d’approcher l’auteur tant convoité… Ils risquaient d’attendre un moment l’un à côté de l’autre dans cette file d’attente et une idée un peu folle germa dans l’esprit du médecin, l’incitant à parler plus vite qu’il ne fut capable de réfléchir :
Est-ce que cette passion pour la lecture occupe intégralement vos journées ? – Manière bien piteuse de lui demander ce qu’elle faisait dans la vie, même s’il se pouvait qu’elle ne comprenne pas, vu la manière brillante dont David s’y était pris… - Euh... Considérez que vous n’avez rien entendu si vous jugez la question trop personnelle… Vous savez, à force de côtoyer des malades inconscients et des collègues asociaux, on finit par perdre un peu la main en termes d’interactions…
Le pire, c’est que c’était sans doute encore plus vrai que ce qu’il avait laissé entendre. _________________  | Le plus difficile n'est pas de faire son devoir, c'est de savoir où il se place.
[ Jean de La Varende ] |
|
|  | | Nephtys T. Calloway Humaine
Nombre de messages: 44 Date d'inscription: 02/01/2011 Clan: neutre Age du personnage: 26 ans Pouvoirs: aucun Profession: Graphiste Points de rp: 47
 | Sujet: Re: Rencontre autour d'un livre - John Smith Dim 1 Mai - 17:30 | |
| C’était probablement grâce au naturel dont John pouvait faire preuve que Nephtys ne s’embarrassa pas de donner l’illusion d’une parfaite jeune femme, qui doit faire attention à tout ce qu’elle dit et qui, ô grand Dieu, ne doit surtout pas dire qu’elle pensait que les bonnes manières étaient inventées par un pervers. Et même si elle avait voulu jouer à la fille parfaite, elle en aurait été bien incapable. Sûrement trop naturelle pour faire ce genre de chose. Cependant, elle devait avouer qu’elle s’inquiétait moins de ce qu’elle disait du fait qu’elle ne semblait pas être la seule à jouer de naturel. Mais, dans le fond, qu’est-ce qu’elle en savait ? Après tout elle ne le connaissait pas et elle avait, depuis bien longtemps, perdu toute confiance dans l’homme. Mais pour l’heure elle ne s’encombra pas de ce qu’elle pouvait penser des hommes ou des craintes qu’elle pouvait avoir. Que risquait-elle, de toute façon, dans un endroit avec autant de personne ?
Bref elle n’hésita pas à balancer sa théorie sur les bonnes manières qui consistait à marcher derrière quelqu’un pour la retenir en cas de chute. La réaction de John eut quelque chose d’attendrissant. Hésitation. Réflexion. Justification. Si bien qu’elle avait fini par lui dire qu’elle lui donnait le bénéfice du doute et qu’elle ne l’accuserait pas de pervers. Ce que, bien sûr, elle n’aurait pas fait de toute manière, après tout, elle avait ce léger sourire sur les lèvres qui montrait qu’elle ne s’offusquait d’aucune manière. Encore moins après un homme qui n’avait même pas su s’énerver ou élever la voix parce qu’elle lui était tombé à moitié dessus en manquant de lui écraser le pied avec son sac. Alors quand il la remercia de ne pas le prendre pour un pervers elle plaqua un large sourire sur ses lèvres pour lâcher un « De rien », comme si c’était le moins qu’elle puisse faire après que lui est si bien prit le fait qu’elle avait manqué de lui aplatir les pieds.
Le truc avec Nephtys c’était que Médecin ou pas, cela ne changerait rien de sa manière à agir avec lui. Elle n’avait jamais jugé sur ce qu’était les gens dans leur vie professionnelle. Après tout elle venait d’un quartier assez pourris pour savoir que juger sur ce genre de chose était stupide. Tous les policiers n’étaient pas des héros, loin de là, et tous les dealers n’étaient pas forcément des personnes justes bonnes à être enfermées. Du coup elle ne pouvait changer sa manière d’être avec une personne à cause de son emploi, elle ne faisait qu’être plus ou moins réservée selon la manière dont agissait les gens et la manière dont elle les « sentait ». Et, en ce qui concerne ces derniers points, John était plutôt bien placée, il faut avouer.
Elle appréciait la manière dont il avait de ne pas tout prendre strictement au sérieux. Tous les médecins ne rigoleraient avec le fait de porter des converses, beaucoup auraient même levés les yeux au ciel en trouvant le sujet plus qu’inintéressant. Dans le fond ils n’auraient pas tort, il y avait bien plus important qu’une histoire de chaussure, ça pouvait paraitre superflu. Mais est ce qu’il convenait, réellement, de ne parler que de choses importantes tout le temps ? Ca ne semblait pas être le cas pour John et ça avait quelque chose de léger et d’appréciable surtout par les temps qui couraient en ce moment. En tout cas, elle pouvait être fière, elle avait réussi à atteindre la pièce suivante sans se prendre les pieds dans quoi que ce soit. Heureusement qu’elle avait attendu que les rangées se vident pour ne pas avoir la tentation de shooter dans les pieds d’une nouvelle personne et risquer la gamelle.
En tout cas maintenant qu’elle se savait à porter de l’auteur elle avait vraiment beaucoup de mal à se dire que boire et manger quelque chose était une priorité. Elle n’était pas réellement venue pour le buffet. Pas du tout, en fait. Mais l’idée de boire un verre avec John ne lui déplaisait pas franchement, du coup, elle avait demandé si il était possible d’inverser l’ordre des priorités. C’était peut-être égoïste mais ça lui permettait de faire ce pour quoi elle était venue et, en même temps, pouvoir profiter d’un peu plus de temps avec John. Cependant, il fallait que les choses soient claires. Elle ne le connaissait pas et si, pour une raison ou une autre il venait à s’évanouir dans la nature, elle ne se mettrait surement pas à le supplier de rester. Penser de cette manière n’avait rien de vexant ou de méchant mais elle n’était pas le genre de personne croire qu’il faut cinq minutes pour tomber accro à quelqu’un. Et que, de toute façon, même si c’était le cas, il ne fallait guère plus de temps pour s’apercevoir que cette personne n’en valait pas le coup. Pour dire à quel point elle avait peu de foi dans l’homme.
Le fait de se sentir égoïste dans cette demande fit accroitre sa crainte qu’il le prenne mal, surtout quand il se mit à prendre un air pensif. Même si ce dernier n’était pas crédible, elle le vit presque comme tel. Une mine légèrement inquiète se dessina sur son visage, en se demandant si c’est à ce moment qu’il allait finir par dire non, que finalement, il avait autre chose à faire, ou un truc dans le genre. Puis voilà que, tout d’un coup, il acceptait. Sans même s’en rendre compte ce fut un sourire soulagé qui passa sur son visage, contente de ne pas être prise pour une gamine capricieuse qui était à deux doigts de taper du pied pour aller voir son auteur favori. D’un léger bond joyeux, elle finit par le suivre pour aller en direction de la file d’attente, pas du tout perturber par les personnes déjà présentes ou par les gens qui avaient plusieurs livres à faire signer. Vu le poids de son sac, elle ne pouvait pas critiquer ce fait.
Une fois dans la file d’attente elle fut surprise d’entendre John parler avec un débit qui aurait pu traduire ce qu’elle ressentait à l’idée d’être ici, bref il y mettait un enthousiasme qu’elle ne comprenait pas. Surtout si c’était pour lui demander si elle passait son temps à lire. Sur le coup elle avait envie de penser à un type qui, lui, n’avait fait que ça. Et qui semblait enthousiasme à l’idée que ce soit le cas pour quelqu’un d’autre. Ce qui n’était pas vraiment le cas. Mais elle avait du mal à imaginer que ce soit le cas pour lui aussi étant donné qu’il était médecin. Ces interrogation entraina une mine qui allait avec, tout ça parce qu’elle cherchait à comprendre sa question et, surtout, son enthousiasme. Elle ouvrit la bouche pour tenter une réponse, mais voilà qui lui demandait déjà d’oublier ce qu’il venait de dire. Ok, là, elle ne comprenait plus rien. Ce qu’il expliqua par un manque de relations sociales dues à son métier. Étrange elle aurait plutôt imaginé les médecins débattre pendant des heures sur les cas de leur patients, ce qui était une sorte de sociabilité, non ?
« Vous savez, si vous êtes plus à l’aise, on peut parler de mon dossier médical. Mais je ne crois pas que ça tiendra le temps de la file d’attente parce qu’on risque de vite faire le tour. Après pour ce qui est de votre question… non excusez-moi, je suis censée l’avoir oubliée heu… alors, on recommence. Vous savez j’apprécie beaucoup cet auteur, je regrette seulement de ne pas avoir assez de temps pour lire ses livres plus rapidement. Enfin je ne pense pas être aussi occupée qu’un médecin. Ah, j’aurais peut-être dû commencer par-là, je suis... »
Puis soudain, ça fit tilt dans sa tête. Est-ce que c’est ça qu’il avait cherché à savoir en lui posant sa première question ? A cette éventualité elle se mise à sourire de plus belle parce qu’il fallait bien l’avouer ce n’était pas la solution la plus pratique pour savoir ce qu’elle faisait de sa vie. Elle allait dire ce qu’elle faisait quand soudainement une personne devant elle se mise à hurler contre une autre. Deux hommes, le premier accusant le second de vouloir le doublé. En moins de deux secondes le ton monta assez haut. Et alors qu’elle allait dire quelque chose, pour une raison qui pouvait semblait obscure, Elle se figea complètement. Dès que le ton montait elle avait l’impression de se retrouver à nouveau de son père, même si tout cela ne s’adressait pas à elle.
Essayant de mettre tout ce qu’elle pouvait penser de cette situation, parce qu’après tout ce genre de chose arrivait souvent, elle chercha à se reprendre. Inspirant un grand coup, elle posa son regard sur le sol, comme si cette action allait suffire à ne pas montrer le moindre trouble pour reprendre la phrase qu’elle avait arrêté.
« …Graphiste. Je suis graphiste. » |
|  | | John Smith Mutant de niveau 2 { ADMINISTRATEUR }
Nombre de messages: 3179 Date d'inscription: 08/04/2009 Localisation: Greenwich Village, NY Clan: réseau d'aide aux mutants Age du personnage: 27 ans Pouvoirs: diffusion de particules microscopiques, création de champ de force et explosions Profession: auteur/scénariste de fictions et leader du Réseau Points de rp: 592
 | Sujet: Re: Rencontre autour d'un livre - John Smith Mar 14 Juin - 20:23 | |
| Il y avait des moments où David pouvait faire preuve d'une tenue et d'un humour irréprochable en société, et il y en avait d'autres où il se vautrait lamentablement. Par chance, il se trouvait à présent dans le premier cas de figure, et sa maladresse n'était pas encore trop voyante pour le moment. En tant que médecin, il avait sacrifié pas mal de choses pour arriver là où il était aujourd'hui, et l'apprentissage des relations humaines et des codes qui les régissaient faisait partie de ces choses qui avaient été laissées de côté, au même titre que les femmes, la mécanique, le bricolage, la conduite... Bref, la liste et longue. Ses seuls véritables loisirs étaient la cuisine et la lecture, encore que cela ne lui demandait pas de fréquenter qui que ce soit pour s'y adonner. Ceci expliquait cela.
Nephtys semblait un peu plus à l'aise qu'au moment où elle avait cru lui avoir piétiné le pied, et c'était déjà une victoire pour le jeune homme qui était trop habitué à faire déguerpir les gens sans même savoir pourquoi. Nephtys avait elle aussi un humour particulier que David n'était pas parvenu à identifier comme tel, notamment lorsqu'elle avait qualifié son intention d'appliquer une règle de courtoisie un brin machiste de "perverse". Il avait ramé, sur-ramé avant de se perdre dans ses propres explications et de s'excuser assez piteusement. C'était précisément dans ce genre de situations que David regrettait de ne pas pouvoir passer plus de temps avec des gens valides et vivants, et carrément moins cloîtré dans un hôpital, à observer les électro-encéphalogrammes de patients de toute manière condamnés parce qu'atteints de maladies incurables... Mais tout de même, le fait que ces mourants ne puissent rien répondre lorsqu'il leur adressait quelques mots avait quelque chose de confortable; au moins avec eux, il ne passait pas pour un idiot. David avait finalement remercié Nephtys de sa clémence - pour ne pas le traiter de pervers, soit la pire insulte qui soit pour un homme aussi bien élevé et aussi prévenant envers ses semblables - et la jeune femme lui avait retourné la politesse avec un sourire. Charmant, le sourire. David n'avait pu retenir également un sourire, du genre ravi mais malgré tout empreint d'une certaine timidité ou de réserve, c'était assez difficile à définir même pour lui.
L'auteur pour lequel ils étaient tous deux venus n'était plus qu'à quelques mètres de distance, et les gens autour d'eux trépignaient d'impatience. David restait calme, se persuadant mentalement qu'il ne dirait rien de stupide à la place des mots qu'il comptait adresser à John Grisham. Il avait prévu de simplement le remercier pour les longues heures de lecture passionnée qu'il lui avait apporté durant ses gardes à l'hôpital, et également durant son internat. C'était simple, et c'était dépourvu de l'hystérie dont faisait justement preuve une adolescente pendant que son livre se faisait dédicacer. David secoua la tête en silence, s'abstenant de commentaire en essayant de s'auto-persuader avec davantage de volonté du fait qu'il n'aurait pas cette attitude ridicule lorsque son tour viendrait...
Lorsque le débit de parole de David s'emballa considérablement, Nephtys sembla se perdre dans ses pensées. Bon, ce n'était quand même pas la première fois que le jeune homme se payait un vent monumental de ce genre, mais il n'avait pourtant rien dit de trop énorme ou bizarre pour provoquer ce moment d'interrogation. Réflexe machinal: lui demander d'oublier ce qu'il venait de dire. Au moins, si ça pouvait l'amener à arrêter de réfléchir ainsi, c'était toujours ça de pris ! Nephtys avait entre temps tenter de répondre mais s'était interrompue, écoutant son interlocuteur expliquer - et démontrer par A + B - que les relations humaines n'étaient pas vraiment un domaine dans lequel il excellait. Nephtys eut une réponse charmante en proposant de parler de son dossier médical si ça pouvait le mettre à l'aise, ce qui fit naître un sourire franchement amusé sur les lèvres de David; sourire qui s'agrandit lorsqu'elle précisa que cela serait insuffisant pour combler le temps d'attente. Elle revint sur la question qu'il lui avait demandé d'oublier et expliqua qu'elle appréciait beaucoup cet auteur même si elle n'avait que peu de temps pour lire ses livres plus rapidement. David la laissa poursuivre, toujours en conservant ce sourire amusé, alors que Nephtys précisait qu'elle n'était sans doute pas aussi occupée que lui.
Oh il ne faut pas croire que les médecins soient réellement débordés. Sieste, dvd et films pendant les heures de garde, et puis à peine 4 heures de travail par jour... Enfin c'est ce que disent les gens. - L'ironie n'était pas son mode de discours préféré, mais David trouvait que les gens avaient une vision erronée du travail de médecin. Heureusement, ce n'était pas le cas de Nephtys. - En fait... Les livres sont effectivement mes compagnons pendant les nuits de garde. Egalement dans le métro... Un peu partout, en fait. Mais il est vrai que si j'avais un métier moins prenant, je pourrais tout de même lire davantage.
Nephtys s'embrouilla l'espace d'un instant, approchant doucement du métier qu'elle exerçait, s'interrompant pour afficher un grand sourire. David y répondit, se demandant ce qu'il pouvait avoir dit qui puisse provoquer ce genre de réactions - les femmes devraient être équipées d'un mode d'emploi en 60 volumes, au moins cela éviterait à David ce genre de moments de solitude - avant que des éclats de voix ne se fassent entendre. Instinctivement, le regard du jeune homme s'orienta dans cette direction pour évaluer la situation et éventuellement anticiper un mouvement de foule. Il fixa pendant quelques secondes les deux hommes avant de remarquer que Nephtys fixait à présent ses pieds et qu'une étrange impression de crispation semblait émaner d'elle. Le premier réflexe de David fut d'observer son interlocutrice pour essayer de détecter un problème quelconque: s'était-elle pris un coup donné par inadvertance ? A première vue, non. Simultanément, il l'écarta légèrement des deux hommes qui semblaient sur le point d'en venir aux mains - un petit gros avec des lunettes, et engoncé dans une veste en cuir, et un homme semblant tout droit sorti d'un magazine de mode - et leur adressa quelques mots en vue de calmer la situation sur le point de dégénérer:
S'il vous plaît... Si vous souhaitez absolument régler votre différend, attendez d'être sortis. Si vous vous battez maintenant, la sécurité interviendra et vous aurez perdu l'occasion de voir John Grisham pour les 2 années à venir...
Le rythme d'écriture de l'auteur étant ce qu'il était, David savait que son argument était valable, surtout si ces deux types étaient déjà incapables de patienter une vingtaine de minutes sans se mettre sur la tronche. Ils se fusillèrent un instant du regard et s'éloignèrent l'un de l'autre sans accorder le moindre regard à David... C'était sans doute mieux. En cas de bagarre, David aurait certes eu l'avantage de la taille, mais certainement ni celui de la force, ni celui du savoir-faire. Son attention se porta de nouveau sur Nephtys, qui venait de déclarer presque mécaniquement qu'elle était graphiste, fixant toujours le sol de manière obsessionnelle. Les deux hommes semblaient de nouveau se chamailler plus loin dans la file d'attente, et alors qu'il essayait de les apercevoir de nouveau au milieu de la foule, John avait posé une main protectrice sur l'épaule de la jeune femme sans même s'en rendre compte. Se rendant compte une fraction de secondes plus tard qu'il n'avait pas été autorisé à avoir ce genre de démonstrations, il retira bien vite sa main, la mine confuse... Nephtys fixait le sol et semblait toujours aussi tendue, mais un début de solution s'imposa à David... qui s'installa en tailleur à même le sol, apparaissant ainsi dans le champ de vision de la jeune femme, un sourire amusé aux lèvres:
Graphiste, hein... Et vous êtes plutôt dans la publicité ou... ? C'est un domaine que je ne connais pas, et donc je serais ravi que vous m'en parliez, si cela vous dit.
Appuyant son coude droit sur son genou, David cala son menton sur sa main, semblant tout à coup prêt à entamer une longue discussion dans cette position, la tête et les yeux levés vers Nephtys. Avec un peu de chance, ça l'amuserait - ou la gênerait - suffisamment pour qu'elle en oublie sa tétanie venue de nulle part... David ne se l'expliquait toujours pas. Peut-être avait-il dit quelque chose de déplacé sans même s'en rendre compte... _________________  | Le plus difficile n'est pas de faire son devoir, c'est de savoir où il se place.
[ Jean de La Varende ] |
|
|  | | Nephtys T. Calloway Humaine
Nombre de messages: 44 Date d'inscription: 02/01/2011 Clan: neutre Age du personnage: 26 ans Pouvoirs: aucun Profession: Graphiste Points de rp: 47
 | Sujet: Re: Rencontre autour d'un livre - John Smith Mar 14 Juin - 22:55 | |
| Nephtys aurait dû sortir toute sa tirade d’un coup. Lui proposer de parler de son dossier médical, ce qui avait fait sourire l’homme qui l’accompagnait. Sourire fort appréciable, en passant. Et, répondre à la question qu’il lui avait demandé d’oublier, comme si elle n’y répondait pas réellement. Mais elle avait fini par s’interrompre en réalisant quelque chose : le but avait-il de savoir ce qu’elle faisait dans la vie, ce qu’elle avait commencé à amorcer comme réponse. Une interruption qui laissa sûrement penser qu’elle avait fini étant donné que David reprit assez rapidement sur son temps de travail. Ou, du moins, sur le temps qu’il pouvait disposer pour lire un livre. La petite blonde ne put s’empêcher de sourire au cliché qu’il pouvait sortir sur les occupations en temps de garder. Cliché… Forcément. Ou alors elle se faisait une image bien trop surévalué d’un médecin.
C’est le reste qu’elle loupa un peu. Elle comprit que son travail lui prenait du temps – ce dont elle ne doutait pas – mais, dans le même instant, elle se concentra surtout pour occulter la dispute qui venait d’éclater. Elle s’en voudrait et, elle le savait. S’était tellement stupide de réagir de cette manière et, surtout, elle allait paraitre super étrange. Qui avait peur, de nos jours, de deux personnes se hurlant dessus pour une histoire de priorité dans une file d’attente ? Ce genre de chose était tellement monnaie courante que ça ne viendrai pas à l’esprit de quelqu’un de se dire que quelqu’un pouvait en avoir peur. Et si c’était le cas ? Elle passerait pour la grande trouillarde, comme on n’en faisait plus. Super. Mais, malheureusement, elle ne pouvait pas aller contre ce genre de chose.
Ses pieds… Le sol… Voilà qui lui permettait de se concentrer sur autre chose. C’était vraiment pathétique, si elle n’était pas contre la violence, elle s’autoriserait quelques claques pour se réveiller. Elle était tellement concentrer, qu’elle bougea légèrement quand David l’écarta un peu. Une action qui… Si la boule dans sa gorge n’était pas aussi solidement cramponnée, c’est un « merci » qu’elle aurait sorti. C’est ce qu’elle aurait voulu dire, même si son remerciement n’aurait pas été compris comme elle le pensait. Mais, à ce moment, David se mit à parler avec les deux types et, du coup, elle s’inquiéta accentuant cette boule qui l’empêchait de parler. Il l’avait écarté et mettait ce qu’il pouvait en œuvre pour désamorcer le conflit. Est-ce qu’il existait vraiment des exceptions dans ce monde ? A première vue, ça en avait l’air…
Les arguments de David avaient tapé juste, du moins c’est ce qui semblait vu qu’ils s’éloignaient. Et, histoire de ne pas paraitre trop stupide par son inaction, la seule chose que Nephtys trouva à faire fut de finir la phrase qu’elle n’avait pas pu finir jusque-là. Graphiste. Voilà c’était dit. Mais son regard ne semblait pas vouloir quitter le sol, ou les motifs qu’elle avait dessinés sur ses imitations Converses. Les paroles des deux hommes arrivèrent toujours aux oreilles de Nephtys, même s’ils étaient plus loin, ils trouvaient quand même le moyen de chercher à régler leur différend. Un contact. Une main sur son épaule qui lui fit relever les yeux un très court moment. Le même moment qu’il avait fallu à David pour la retirer avec une mine confuse. Elle avait réussi à sourire, juste pour lui dire que ce n’était pas grave, qu’il n’y avait pas de soucis mais… Mais son sourire avait été à l’adresse du sol vu qu’elle avait rebaissé les yeux. Il était peut-être temps qu’elle fasse quelque chose contre ce genre de peur à la noix ?
Mais plus que sa peur, ce fut l’étonnement qui l’emportait en voyant, dans son champ de vision, le visage de l’homme. Elle eut une seconde ou deux de non-compréhension sur le comment il en était arrivé là. Deux secondes pour voir qu’en fait il s’était installé au sol, en tailleur, pour reprendre la conversation. Et là, la seule réaction qu’elle eut fut la plus spontanée : Un éclat de rire. Rien de moqueur dans ce rire, c’était inattendu, surprenant et… En fait, c’était vraiment adorable. Elle en oublia un instant les deux autres hommes, regardant David qui s’installait, continuant la conversation comme si de rien n’était. Jamais elle ne se serait attendue à ça. Du coup elle avait ce regard à la fois attendri, et remerciant pour ce qu’il venait de faire. Un court instant, elle avisa la file devant elle pour voir que cela n’avançait pas si vite que ça. Alors… Après tout, pourquoi pas…
Enlevant son sac qu’elle avait mis en bandoulière, elle le posa au sol, et s’installa à son tour. Les gens autour les regardèrent un instant, semblant se demander ce qui se passait. Peut-être qu’ils s’imaginaient qu’ils avaient fait ainsi pour être plus à l’aise pendant l’attente ce qui, de toute évidence, fini par donner des idées. Plusieurs personnes se mirent à faire pareilles. Elle se doutait bien que le but de David en se mettant au sol n’était pas d’être mieux installé, ou parce qu’il en avait marre d’être debout. Et c’était justement pour ça qu’elle avait retrouvé le sourire, pour cette intention. Un sourire qu’elle voulait remerciant. Mais les gens l’avaient perçu différemment, tout en faisant la même chose. Voilà comment David fut à l’origine d’une sorte de sitting ou les gens se levaient quand s’étaient leur tour pour aller faire dédicacer leur livre. En tout cas pendant que tout ça se mettait doucement en place, Nephtys, de son côté et installé sur le sol, reprit le cours de la conversation.
« Publicité et Web, en réalité. Puis se souvenant qu’il avait joué sur les clichés, elle reprit dans un haussement d’épaule. Rien d’exceptionnel, au final, je passe ma vie à dessiner et à faire du coloriage. »
C’était ce que les gens imaginait d’un graphiste. Coloriage… c’est vrai, après tout, ce n’était pas comme si il y avait un travail de recherche et de compréhension pour savoir ce qui va plaire ou non au client ! Cela dit peu lui importait les clichés ou ce que les gens pouvaient bien en dire. Son boulot elle l’aimait, ça lui suffisait amplement. Toujours un sourire sur les lèvres, elle reporta son attention sur l’homme assis à côté.
« En tout cas pour quelqu’un qui perd la main en terme d’interaction, vous vous débrouillez plutôt bien. Elle porta un regard aux gens qui avaient commencé à s’asseoir en suivant la « mode David », avant de laisser reporter son regard sur lui. Vous êtes « juste » médecin, ou vous êtes spécialisé dans quelque chose ? »
Elle avait bien appuyé le « juste » pour justement dire que ça n’avait rien de « juste ». Médecin c’était déjà carrément trop cool. Surtout qu’elle s’imaginait que pour avoir une réelle spécialisation il fallait des années et des années d’étude. Et, à première vue, il ne semblait pas si âgé que ça. Enfin, là encore c’était peut-être cliché que de s’imaginer que tous les médecins devenaient spécialistes de quelque chose à l’âge de rouler en fauteuil roulant…
« En fait j’y connais pas grand-chose. Pour moi un médecin est un médecin. Y a juste les médecins de ville et ceux qu’on trouve dans les hôpitaux… Bref, connaissance qui frôle le zéro. »
Bon ce n’était pas tout à fait vrai, elle était quand même au courant qu’il y avait certaine spécialité. Mais comment ça fonctionnait en réalité, ça lui échappait totalement.
|
|  | | John Smith Mutant de niveau 2 { ADMINISTRATEUR }
Nombre de messages: 3179 Date d'inscription: 08/04/2009 Localisation: Greenwich Village, NY Clan: réseau d'aide aux mutants Age du personnage: 27 ans Pouvoirs: diffusion de particules microscopiques, création de champ de force et explosions Profession: auteur/scénariste de fictions et leader du Réseau Points de rp: 592
 | Sujet: Re: Rencontre autour d'un livre - John Smith Jeu 16 Juin - 21:34 | |
| David n'était jamais très doué pour gérer les imprévus autres que médicaux, et le fait que Nephtys se mette subitement à accorder plus d'attention à ses baskets et au sol qu'à la conversation qu'ils avaient faisait partie de ce qu'il n'avait encore jamais eu à gérer faute d'opportunité. Enfin... pouvait-on vraiment parler d'opportunité dans ce cas précis ? Peut-être avait-il dit ou provoqué quelque chose sans même s'en rendre compte. Comment réparer une erreur que l'on n'avait même pas conscience d'avoir commise ? Ouch, ça risquait d'être compliqué. Sa main s'était posée sur Nephtys pour l'écarter un peu avant qu'il ne s'adresse aux deux impatients qui s'éloignèrent, avant de reprendre leurs chamailleries de plus belle quelques mètres plus loin. David en était revenu à Nephtys, dont il ne comprenait pas le problème même en se retournant les neurones et en les pressant dans tous les sens. Il loupa à plusieurs reprises les expressions que pu afficher son visage puisqu'elle continuait de fixer obstinément le sol... Le dernier sourire visible qu'avait esquissé la jeune femme était déjà loin lorsque David avait décidé de s'installer par terre aux pieds de la jeune femme. Sa position "à l'arrache" s'était assez naturellement changée en quelque chose de plus confortable, indiquant ainsi qu'il resterait là un moment s'il le fallait quitte à passer - encore une fois - pour un extraterrestre avec ses manières bizarres. Un éclat de rire lui échappa assez spontanément, et David la suivit de bon cœur, trouvant d'ailleurs la situation assez étrange: il était assis aux pieds d'une femme qu'il ne connaissait que depuis quelques minutes, au milieu d'une foule où tout pouvait dégénérer en une fraction de secondes si d'autres fans se mettaient en tête de se battre. C'était tout simplement incroyable, et pourtant... Pourtant, Nephtys le rejoignit bien vite au sol, s'installant elle aussi de manière confortable après avoir jaugé la foule du regard. Un sourire flottait sur les lèvres du jeune homme, qui n'avait certes pas réussi à déterminer son problème, mais qui avait tout de même pu le régler en même temps qu'il lui rendait le sourire. C'est beaucoup mieux, n'est-ce pas ? David parlait à la fois de leur nouvelle posture et de Nephtys elle-même, qui semblait aller mieux. De manière assez inexplicable, d'autres personnes finirent par s'asseoir à même le sol, imitant David et Nephtys. Rien n'avait été prémédité de sa part, mais bien vite il contempla bouche bée la quasi totalité des personnes présentes installées par terre, patientant calmement en discutant par petits groupes. Les deux excités avaient visiblement préféré sortir pour se battre dehors; là dessus David n'avait rien pu y faire... Mais après tout tant pis pour eux. L'important était que Nephtys n'avait plus cette attitude bizarre ni cette relation assez étrange avec les dalles du sol. C'est juste... énorme ! C'était le seul mot qui lui avait traversé l'esprit pour qualifier cette situation. Il fallait dire qu'il était en effet plus que de rare de voir des gens patienter ainsi et se lever uniquement lorsque leur tour arrivait là où habituellement tout le monde poussait tout le monde avec hystérie pour être servi en premier. La conversation reprit finalement, et Nephtys avait expliqué brièvement avec un bon gros cliché en quoi consistait son travail. Ils avaient visiblement le même humour, même s'ils avaient eu un peu de mal à se comprendre au départ, et David ne pu retenir un rire, son regard traduisant parfaitement son amusement. Un peu plus sérieux cette fois, il reprit la parole: Ca me dépasse un peu, mais je suis forcé d'admettre que le "coloriage et dessin"... Nooon, sérieusement ? - Un sourire étira davantage ses lèvres, indiquant qu'il plaisantait. - Vous travaillez à votre compte ou vous faîtes partie d'une structure plus grosse ? Oh, j'imagine que vous devez avoir l'oeil pour repérer un tas de bourdes dans les publicités sur lesquelles vous ne travaillez pas... ou même sur les photos lamentablement retouchées. Ca doit être amusant... ! - Une nouvelle fois, David recommençait à parler à une vitesse incroyable, mais le pire était sans doute le fait qu'il s'agisse de son débit normal. Le tout combiné à son accent gallois qui ressurgissait de plus en plus, il fallait espérer que Nephtys parvienne à suivre... - Quelle est votre réalisation la plus récente ? Il paraît que les médecins ont toujours leur beeper sur eux... Est-ce qu'il est également exact que les graphistes ont toujours avec eux leur book... ? - Une contorsion plus tard, David sortait de sa poche son beeper et le tendait à Nephtys. - Voilà, vous avez vu mon beeper... C'était vraiment sa manière à lui de lui demander s'il pouvait voir ce qu'elle pouvait réaliser en tant que graphiste. Ce n'était pas du tout un domaine dans lequel David possédait des connaissances, et même à son âge, il n'était jamais trop tard pour apprendre... Nephtys finit par dire qu'il se débrouillait plutôt bien au niveau des interactions, parcourant rapidement du regard la foule qui participait à leur sitting improvisé. Un sourire un peu confus - mais amusé - se dessina sur son visage alors qu'il faisait de même en observant la foule: Ca n'était absolument pas prémédité... C'est sans doute pour cela que ça a fonctionné ! Au moins, il le prenait avec humour. Ce qui était une bonne chose, au final, parce que d'autres auraient pu finir par se mettre dans des états vraiment incroyables... Nephtys finit par l'interroger sur son éventuelle spécialité, demandant de manière assez amusante s'il était "juste" médecin avant de préciser ensuite qu'elle n'y connaissait vraiment rien et que pour elle il n'y avait qu'une distinction entre un médecin de ville et un médecin de campagne. Le sourire de David ne s'effaça pas lorsqu'il répondit: Médecins de ville et de campagne reçoivent la même formation; ce qui diffère au final, c'est leur localisation sur le territoire ^^ Les médecins qui peuvent être consultés à l'hôpital sont sensiblement les mêmes que les autres, à la différence qu'ils ont un domaine de spécialisation bien particulier. Pour certains ça sera le coeur, les articulations, les yeux ou ce que vous voulez; parallèlement à cela, ils auront de toute manière à assurer quelques visites plus généralistes... Voir quelques enrhumés, ce genre de choses. - David marqua une pause, se rendant compte peut-être un peu tard qu'il s'était sans doute un peu trop lâché avec son accent. Il reprit la parole dans un anglais britannique bien plus pur. - J'ai quelques consultations comme n'importe quel médecin, mais je travaille surtout sur les maladies infectieuses du genre... - Se reprenant avant de balancer un terme savant, il poursuivit. - ... du genre de tout ce qui peu entraîner le déclin d'une personne et pour quoi on n'a toujours pas trouvé de remède. C'est surtout de l'observation et de la recherche, en fin de compte. _________________  | Le plus difficile n'est pas de faire son devoir, c'est de savoir où il se place.
[ Jean de La Varende ] |
|
|  | | Nephtys T. Calloway Humaine
Nombre de messages: 44 Date d'inscription: 02/01/2011 Clan: neutre Age du personnage: 26 ans Pouvoirs: aucun Profession: Graphiste Points de rp: 47
 | Sujet: Re: Rencontre autour d'un livre - John Smith Ven 17 Juin - 10:11 | |
| Elle avait acquiescé d’un bon mouvement de tête et un sourire accroché aux lèvres. Oui c’était beaucoup mieux. Elle ne confirmait pas spécialement pour la position nouvellement adoptée – bien que le geste qu’il avait eu avait le don de la surprendre dans le bon sens du terme – mais elle confirmait sur le fait que, pour elle, ça allait mieux. Elle n’était pas stupide au point de croire qu’il avait adopté cette position assise juste pour le plaisir, ça collait beaucoup trop avec la réaction qu’elle avait eu et qui visait à regarder le sol. Après tout, si il était médecin il y avait de forte de chance pour qu’il sache voir le malaise sur les gens, non ? Alors ce hochement de tête convaincu était fait pour le remercier mais, également, pour le rassurer. Nephtys ne serait expliquer ce qui lui avait pris, cela reviendra à entrer dans trop de détail, ce qu’elle n’avait pas envie de faire. Aussi sympathique qu’il semblait être, elle ne le connaissait pas et… Sans que ce soit contre lui, c’était un homme. La seule chose qu’elle pouvait faire pour vraiment le remercier était de passer à autre chose, ce à quoi elle s’employa dès cet instant. Une nouvelle résolution qui se traduit par un léger rire quand David qualifia la situation d’énorme. Exit les mots compliqués et pompeux que pouvait sortir un médecin – sûrement un cliché, encore. A moins qu’ils mettent à point d’honneur à parler de cette manière pour prouver un pseudo supériorité intellectuelle. C’était « énorme », ce qu’elle lui concédait volontiers en voyant les gens s’asseoir peu à peu. Avec un peu de chance l’auteur se souviendra de cette séance de dédicace un peu particulière. Même si il ignorait le nom ou le visage de celui qui était à l’origine de ça, il se souviendrait de son passage ici. C’était toujours ça, non ?
Il semblerait qu’avoir sorti un cliché sur son métier est bien été pris, si elle en jugeait par le rire qu’il avait émis. Ce qui ne fit qu’agrandir le sourire qu’elle pouvait déjà avoir. Avec combien de personne ce genre de chose pouvait passer ? En général c’était plus le regard médusé qui voulait dire « mais qu’est-ce qu’elle raconte celle-là ? ». Mais lui, il semblait même intéressé par le sujet, en plus de sourire à ce qu’elle pouvait dire, vu qu’il posa une suite de question. C’est quand il parla des erreurs qu’elle devait voir qu’elle se remise à sourire. Bon, d’accord, ça lui arrivait. Mais pas si souvent que ça, en réalité, peut-être l’absence de prétention quelconque qui l’empêchait de vraiment critiquer un travail ou de penser que le sien valait mieux. Cela dit son sourire avait un petit quelque chose d’amusé – et pas moqueur – sur un autre point. Le débit de parole était quelque chose qu’elle maîtrisait pour l’employer à chaque fois qu’elle est nerveuse mais… L’accent qui se fait plus prononcé, c’était quelque chose qu’elle n’avait pas vraiment eu l’occasion de voir, ou d’entendre en l’occurrence.
Sans qu’elle ait le temps de répondre – sinon le débit de David ne serait pas si impressionnant que ça – il partit sur ce qu’on disait des médecins et de leur beeper. Objet qu’il ne mit pas longtemps à lui tendre et là, le regard de Nephtys se transforma en celui d’une gamine de cinq ans devant le sapin de noël. Elle attrapa l’objet, le regarda un instant, avant de le montrer à nouveau à David – chose stupide, vu qu’il devait le connaitre.
« Vraiment… c’est vraiment le beeper d’un médecin. Genre le truc qui sonne tout le temps au moment où on ne le veut pas, et tout ? C’est trop la classe. Bon c’était un imagé des films et séries qu’elle avait pu voir, ou les gens se sortaient d’une discussion sérieuse – ou plaisante – grâce / à cause du beeper… Engin de torture qu’elle lui rendit de peur de le casser. Et pour répondre à vos questions je travaille dans une agence et en free-lance, le but étant de ne faire que du freelance par la suite. Et non, on ne se ballade pas tout le temps avec notre book, encore moins quand notre sac est déjà rempli de livre. Elle fit un mine faussement navrée avant que cela ne se transforme en sourire. Par contre… »
Elle détourna les yeux pour fouiller dans son sac, qui était un vrai foutoir, avant d’en sortir un petit cahier de croquis. Chose dont elle ne se séparait jamais parce que y a des fois ou l’inspiration ne se commande pas et, quand elle vient, il vaut mieux avoir ce genre de chose avec quelques crayons sur soi. Elle tendit l’objet à David, nullement gêner de lui montrer alors que c’est quelque chose qu’elle n’aimait pas spécialement faire. Ses dessins, s’étaient des illustrations, des débuts d’idée plus ou moins achevées certaine ayant servies, d’autres pas encore.
« Pour le travail le plus récent aboutit, je crains devoir vous demandez une contorsion vers la gauche. Elle désigna la pancarte qui annonçait la venue de l’auteur. Nephtys haussa doucement les épaules. J’avais espéré pouvoir le rencontrer pour qu’il donne son avis mais, non, tout a été gérer par quelqu’un d’autre. »
Créer tout ce qui découlait de la communication pour cette venue avait vraiment été quelque chose qu’elle avait eu envie de faire. Ne serait-ce parce qu’elle appréciait grandement cet auteur et, c’est vrai qu’elle avait espéré passer par lui à un moment où à un autre. Mais non. Enfin cela n’avait pas de grande importance, elle était tout de même contente d’avoir pu participer d’une manière ou d’une autre à cet évènement. En tout cas ce qu’elle faisait et les possibilités d’évolutions lui paraissaient bien moins compliqué que les explications de David sur son propre métier. A moins que ce ne soit l’accent qui n’aidait pas à une compréhension aisée. Mais elle comprit l’essentiel : il était surtout dans la recherche.
« Et quand on est dans la recherche, les autres médecins vous considère quand même comme un médecin ? La question ne visait pas à blesser ou quoique ce soit mais, selon les médecins, les dentistes n’en étaient pas réellement. Cependant, de peur que sa question soit mal perçue, elle reprit très rapidement. Enfin je veux dire que je trouve ça cool la recherche. Enfin, c’est surtout indispensable parce que sinon on n’avancerait pas trop et en serait encore à pouvoir se faire des petites interventions chez le barbier. »
Une époque heureusement bien lointaine ou il était vrai que les petites blessures et opération pouvaient se faire chez un barbier, voir un boucher. Idée qui, maintenant, parait horrible. Se faire taillader par un boucher ? Non merci.
« Vous… Elle s’interrompit en fermant la bouche quand elle réalisa la question qu’elle allait poser. Mais vu qu’elle était partie autant continuer, cependant avec un peu plus de forme. Rien ne vous oblige à répondre bien sûr mais, vous êtes originaire d’où ? Non, même avec les forme ça faisait vraiment très indiscret comme question. Elle en rougit légèrement gênée. Laissez tomber, oubliez ce que je viens de dire, c’est plutôt indiscret comme question… »
|
|  | | John Smith Mutant de niveau 2 { ADMINISTRATEUR }
Nombre de messages: 3179 Date d'inscription: 08/04/2009 Localisation: Greenwich Village, NY Clan: réseau d'aide aux mutants Age du personnage: 27 ans Pouvoirs: diffusion de particules microscopiques, création de champ de force et explosions Profession: auteur/scénariste de fictions et leader du Réseau Points de rp: 592
 | Sujet: Re: Rencontre autour d'un livre - John Smith Lun 20 Juin - 20:40 | |
| Peut-être que les médecins étaient doués d'un peu d'empathie pour être à ce point capables de comprendre leurs patients et d'anticiper pour prévenir une situation de malaise. David n'en avait peut-être même pas conscience lui-même, se considérant en difficulté au niveau des intéractions entre les gens, mais il avait sans doute permis d'éviter que la situation de malaise n'empire chez Nephtys. Et sans même savoir ce qui l'affectait réellement... Etait-il aussi en retard que ce qu'il croyait sur les relations humaines ? Peut-être pas. Nephtys avait simplement acquiescé et avait souri, indiquant ainsi que tout allait mieux pour elle. David sourit également, moins inquiet à présent qu'elle avait retrouvé un comportement normal et avait cessé de trouver le sol plus intéressant que tout le reste. Le jeune homme n'aurait jamais trouvé assez de narcissisme en lui pour se trouver obligatoirement plus intéressant que le sol - pourquoi aurait-il pensé à une chose pareille, d'ailleurs ? - mais même si lui n'était absolument pas l'archétype du mannequin, il se trouvait tout de même un tout petit peu plus agréable que le sol. En toute modestie. Enfin, le sol était tout de même en assez mauvais état à cause du passage de générations de chaussures à talons dessus... mais quand même. David avait ensuite brillé par son naturel, lui qui mettait toujours un point d'honneur à ne pas perdre ses interlocuteurs avec des termes trop spécialisés, en qualifiant la situation d'énorme. En fait, il ne pouvait que difficilement comprendre que c'était son idée pour rétablir le contact avec Nephtys qui avait conduit tous ces gens à s'installer par terre. Bien vite, un tout autre raisonnement se construisit dans son esprit, et il ne pu s'empêcher d'en faire part à son interlocutrice: Je pense qu'en fait, je n'y suis pas pour grand chose. Je me suis assis en espérant vous intéresser plus que le sol - Le jeune homme tapota le sol près de lui, presque machinalement. - Et ce n'est qu'après que vous m'ayez rejointe que les gens se sont mis à s'asseoir. En fait, si vous ne m'aviez pas suivi, je serais passé pour un original et tout le monde serait resté debout... - Un sourire immense étira ses lèvres avant qu'il ne poursuive. - Je pense que tous ceux qui avaient mal aux jambes à force de rester debout dans un immobilisme total peuvent vous remercier ! Il était certain que l'auteur se souviendrait de ce moment, parce que son attachée de presse immortalisa la scène avec un cliché. Le sourire amusé de David ne disparut pas, alors qu'il songeait que cette photo ferait le tour du monde aussitôt qu'elle serait publiée. Il était tellement rare que des fans patientent dans le calme... La situation avait quelque chose de clairement surréaliste, et cela étonnait autant David que cela l'amusait, comme en témoignait d'ailleurs l'expression de son visage qui oscillait entre ces deux possibilités. L'échange de clichés s'était ensuite poursuivi, et David avait trouvé amusant de sortir son beeper pour le montrer à Nephtys, l'utilisant ainsi comme une sorte de "monnaie d'échange" pour pouvoir jeter un oeil au book qu'étaient supposé emporter chaque graphiste lorsqu'il sortait de chez lui... La jeune femme n'eut aucune chance de répondre tant le débit de parole du jeune homme s'était accéléré, et même s'il en avait conscience, il était soulagé qu'elle ne le regarde pas bizarrement et finisse par l'interrompre pour lui demander de ralentir... Il faisait quelques efforts sur ce point - comme pour son accent, d'ailleurs - mais dans certains cas absolument tout lui échappait. Nephtys avait pris le beeper assez rapidement des mains de David et s'était mise à le tripoter et à le faire tourner dans tous les sens entre ses doigts, affichant soudain une expression d'excitation digne d'un enfant déballant une console de jeu le matin de Noël. Un sourire étira les lèvres de David, alors qu'il acquiesçait pour confirmer qu'il s'agissait bien d'un véritable beeper, avant d'assurer que c'était "trop la classe". Cette fois-ci, c'est un sourire encore plus large qui avait étiré les lèvres du médecin, parce qu'il n'y avait qu'une femme qui ne sortait pas avec un médecin qui pouvait trouver ce genre d'outil de travail "classe". Enfin sur ce point encore, il ne pouvait qu'émettre des suppositions basées sur ce qu'il avait pu entendre de la bouche de ses collègues, parce qu'il n'avait jamais eu l'occasion de pousser une relation aussi loin... Peut-être à cause du manque d'assurance en société, ou tout simplement parce que personne ne lui avait réellement donné envie de s'investir dans une relation durable. Avec précaution, Nephtys lui rendit son bien. David le rangea dans la poche intérieure de sa veste et reporta son regard sur elle lorsqu'elle reprenait la conversation. Nephtys travaillait en free-lance mais était tout de même rattachée à une agence, ce qui était assez complexe pour David qui ne connaissait pas vraiment ce milieu. Il la laissa néanmoins poursuivre sans l'interrompre avec une question à laquelle il obtiendrait peut-être une réponse par la suite... Nephtys expliqua que contrairement à ce que les gens croyaient, les graphistes n'emportaient pas leurs books partout. Elle fit d'ailleurs mention de son sac, sur lequel David posa le regard en souriant, avant d'en revenir à son interlocutrice qui fouillait à présent à l'intérieur. Un carnet lui fut tendu, et David le saisi, l'ouvrant avec précaution de peur de corner une page ou dieu sait quoi. Sous ses yeux, s'étalaient une multitude de croquis, illustrations, ou concepts. Le tout était inachevé parce qu'il ne devait s'agir que du support sur lequel elle jetait ses idées une à une au moment où elles venaient. David tournait les pages, observant chaque croquis avec curiosité. C'était réellement un monde qu'il ne connaissait pas, mais ça devait être vraiment prenant lorsqu'on était passionné... La voix de Nephtys résonna de nouveau pour mentionner un travail plus récent, et David leva les yeux du carnet pour croiser presque immédiatement ceux de son interlocutrice. Oups. On pouvait appeler ça un blocage, ou un gros bug de cerveau, parce que David était en train de fixer Nephtys avec un sourire assez inédit aux lèvres, trouvant son regard particulièrement expressif et son visage réellement harmonieux. Ce n'était pas réellement le genre de considérations qu'il était habitué à avoir vis à vis d'une femme, ou du moins pas aussi rapidement, puisqu'il se contentait généralement de parler et de ne pas avoir l'air trop maladroit, et il s'en tenait bien généralement à cela. Songeant qu'il ne lui servirait à rien de la fixer de cette manière, David eût un sourire un peu désolé et se retourna en suivant le regard de Nephtys pour apercevoir l'une des affiches promotionnelles de l'évènement auquel ils assistaient, placardée sur l'un des murs de la salle de dédicaces... Le jeune homme ne l'avait pas réellement remarquée jusque là parce qu'il avait été occupé à faire attention à ce que la jeune femme ne trébuche pas de nouveau. Maintenant qu'elle attirait son attention dessus, il trouvait cette affiche réellement bien faite, pour ne pas dire impressionnante, parce qu'à peu près tout semblait fantastique à un non-initié. David avait attendu de retrouver une position normale pour reprendre la parole: Et une affiche de ce genre, ça vous demande combien de temps à peu près ? Ca se compte en jours... en semaines ? - Nephtys avait haussé les épaules pour préciser qu'elle s'était occupée de tout au niveau de la communication graphique, mais qu'elle n'avait pas pu interroger le principal intéressé à ce sujet puisqu'un intermédiaire s'était chargé de tout. - Ah... Donc vous n'avez quasiment jamais affaire à ceux pour lesquels vous travaillez ? Davd trouvait cela assez étrange, parce que même s'il se doutait qu'une personne occupée n'avait pas le temps de s'occuper elle-même de sa promo, il lui paraissait en revanche assez difficile de faire intervenir plein d'intermédiaires pour gérer les choses... Il y avait eu un intermédiaire avant Nephtys pour le compte de son agence, et il y en avait sans doute eu un autre entre cet intermédiaire et John Grisham. Au final, il y avait tellement d'intermédiaires que ça devenait vraiment dommage... Au sujet du métier de David, Nephtys posa une question qui tira un sourire amusé au jeune homme. Est-ce qu'on était quand même médecin quand on faisait de la recherche ? C'était une question légitime. Elle reformula tout de même la question, sans doute par crainte de l'avoir froissé, et mentionna finalement une époque où les barbiers et bouchers "exerçaient" la médecine... Une époque horrible, du point de vue de David. Tout dépend du médecin auquel vous posez la question, en fait. - Son accent faisait encore des ravages. - Un médecin-chercheur se considèrera d'abord comme médecin avant d'être chercheur, parce que faire de la recherche pour de la recherche et sans avoir vocation à aider les gens, c'est un peu comme être graphiste sans aimer créer ou être professeur en détestant les enfants... Ca n'a aucun sens. D'autres considèrent que les médecin-chercheurs sont supérieurs aux autres parce qu'ils touchent à un domaine d'application beaucoup plus poussé... Au final, si on me demande mon avis, je dirais simplement que je suis médecin et que je fais ce que je peux pour améliorer le peu de vie qui reste à certains patients. Après, on pourra vous dire que se planquer dans un laboratoire c'est bien commode... Mais c'est beaucoup moins facile que ce que l'on pense... Se "planquer" impliquait de passer beaucoup de temps avec des personnes dont la maladie s'était déclarée récemment ou d'autres qui approchaient de la fin. Si se "planquer" consistait à faire preuve de compassion et de douceur avec ces malades placés en observations ou définitivement hospitalisés, alors David laissait bien volontiers sa place à la première personne venue qui souhaiterait se planquer. Il aimait son métier, mais il y avait des choses qu'il aurait sans doute préféré ne jamais devoir voir... Certains jours étaient plus durs que d'autres, en fait. Comme dans tout autre métier, mais probablement en pire... Heureusement que l'autorisation de pratiquer la médecine a été enlevée aux barbiers... Après avoir vu Sweeney Todd, on ne considère plus ces gens-là de la même manière. Blague à part, David trouvait formidables les progrès qui avaient été faits dans l'exercice de la médecine, et c'est sans doute grâce aux barbiers et aux bouchers - et sûrement aussi grâce aux chercheurs - qu'on en était arrivé là où on était aujourd'hui. Néanmoins, il n'aurait pas apprécié de se trouver à la place des tous premiers patients, parce que ça devait quand même faire un petit peu peur... Ce qui devait arriver finit par arriver, à savoir que Nephtys se lança dans la formulation d'une question pour laquelle elle fit deux essais, s'interrompant en plein milieu avant de finalement lui demander d'où il venait. David afficha d'abord un air étonné avant de se repasser brièvement le film de la conversation. Nephtys lui demanda de laisser tomber pile au moment où il comprenait que son accent avait du devenir bien trop perceptible, et un sourire désolé étira ses lèvres avant qu'il ne réponde quand même: Cardiff. - Se rappelant que les Américains n'étaient pas les plus doués en géographie, il poursuivit. - Pays de Galles, plus exactement. - Son accent avait de nouveau disparu, muselé par le jeune homme afin de faciliter la compréhension. - J'espère ne pas vous avoir trop perturbée. Parce qu'en général ça perturbe mes interlocuteurs plus que ça ne les amuse... C'était un peu comme les écossais, mais en pire. David le vivait plutôt bien et avait eu la chance d'avoir un professeur d'anglais qui lui avait fait travailler la diction pour combattre ce "fléau gallois", comme il le disait avec humour. J'en déduis naturellement que vous n'êtes jamais allée au Pays de Galles... Il n'osa toutefois pas lui demander si elle voyageait beaucoup ou si elle aimait cela, parce que c'était peut-être un peu trop personnel comme question. Et puis ils ne se connaissaient pas depuis très longtemps, donc ça aurait pu être mal perçu... Leur tour arriva finalement pour approcher de l'auteur, et David se releva le premier, dressé sur ses immenses jambes, la main tendue vers Nephtys pour l'aider à faire de même. A quelques mètres d'eux, John Grisham attendait patiemment, contemplant la foule calme et toujours installée au sol. _________________  | Le plus difficile n'est pas de faire son devoir, c'est de savoir où il se place.
[ Jean de La Varende ] |
|
|  | | Nephtys T. Calloway Humaine
Nombre de messages: 44 Date d'inscription: 02/01/2011 Clan: neutre Age du personnage: 26 ans Pouvoirs: aucun Profession: Graphiste Points de rp: 47
 | Sujet: Re: Rencontre autour d'un livre - John Smith Mar 21 Juin - 17:02 | |
| Nephtys fit un blocage aux premières paroles de David. Elle resta comme figée, sans qu’elle est l’air d’un poisson hors de son bocal, sur le fait qu’il était en train de –tenter- de démontrer qu’il n’était pas à l’origine de ce mouvement. Pendant qu’il parlait elle ne bougeait plus le temps de bien réfléchir à un fait simple : est ce qu’elle était vraiment en train de comprendre ce qu’elle comprenait ? Parce qu’elle trouvait complètement hallucinant qu’il soit en train de lui dire que lui n’était pas à l’origine de tout cela. Du coup quand il eut fini, la première réaction qu’eue Nephtys fut de rire légèrement et c’est en le regardant qu’elle ne put s’empêcher de lui demander :
« Vous êtes vraiment sérieux là ? Son regard notait, cependant, plus de l’amusement que de la moquerie. Cette dernière étant totalement absente de sa réaction. C’est si compliqué que ça pour vous de penser que vous puissiez être à l’origine de ce mouvement ? »
Il l’avait dit lui-même, elle l’avait suivi, et les gens l’avait suivi par la suite. Ce qui impliquait forcément que c’était lui qui était à la base du mouvement. En toute logique elle n’aurait jamais été aussi proche du sol si, lui, ne l’avait pas fait en premier. Ce qui était une bonne chose, par ailleurs, parce qu’il n’y avait pas de doute à avoir : il était nettement plus intéressant que le sol. Elle n’était pas vraiment certaine qu’on puisse comparer une personne et un sol mais elle était contente qu’il ait eu cette démarche et qu’elle ne soit plus concentrer sur ce qui était sous ses pieds. Elle aurait surement loupé quelque chose en passant à côté de cette conversation et de celles qui suivaient.
Une chose était certaine, il fallait qu’elle trouve un moyen d’avoir la photo qui avait été prise. Histoire de la mettre dans un cadre et de trouver la façon dont elle pourrait l’envoyer à David, par la suite. C’était probablement une idée stupide mais juste un souvenir, même pas d’elle, mais pour lui rappeler qu’il n’était pas si mauvais dans les relations sociales, pour preuve : il avait créé un sitting.
Elle lui avait rendu son beeper et, maintenant qu’il avait son carnet de croquis elle le regarda d’un air un peu inquiet lorsqu’il tournait les pages. Finalement, en y pensant, ça avait quelque chose d’un peu personnel ce carnet ou rien n’était vraiment achever et elle devait probablement guetter les réactions de David. Après tout si il ne semblait pas aimer quelque chose elle pourrait, une fois seule, chercher à comprendre ce qui clochait dans cet idée. Sans pour autant se monter le choux parce qu’il y avait une règle universelle dans le graphisme : les goûts et les couleurs, ça ne se discute pas. Tout le monde ne pouvait pas tout aimer. Mais à sa surprise – et probablement à son grand soulagement – il n’y eu aucun signe de dégout total. Soit il était très poli, soit… Soit il faisait partit des gens qui appréciait un minimum ce qu’elle pouvait faire. Enfin tout cela restait fortement subjectif étant donné que rien n’était achevé.
Elle avait fini par reprendre la parole pour lui dire le dernier truc en date qu’elle avait fait. Leurs regards se croisèrent et le temps sembla se figer un court instante ou, ni l’un, ni l’autre, ne passèrent autre chose en revu du regard. C’était d’autant plus stupide parce que Nephtys ne savait pas quoi faire et que, du coup, elle « bloqua » complet sur David en ne pouvant s’empêcher de ce dire que la vue n’était pas si déplaisante que ça… Au contraire. Et… Il sourit. Un sourire désolé avant de tourner le regard vers ce qu’elle lui avait indiqué. Pendant ce court moment où il détourna le regard, Nephtys baissa la tête en sentant le rouge lui monter aux joues. Un effet de ce sourire qu’il avait eu durant ce bref moment ? Non, non, non. Elle ne pouvait pas. Et malgré toutes les remontrances qu’elle pouvait se faire intérieurement, elle finit par sourire bêtement, le visage toujours baissé. C’est quand il reprit la parole qu’elle releva la tête en se reprenant au prix d’un certaine effort pour enlever se sourire d’adolescente sur le coin des lèvres.
« Pardon ? *Nephtys, reconnecte tes neurones !* les questions qu’il avait posé lui revinrent en mémoire rapidement. Euh… *la durée… allez on se réveil*… En réalité ça dépend d’un tas de chose. Le sujet, parce qu’il y a des trucs qui ne m’inspire vraiment pas. Et puis ça dépend de la personne qui commande l’affiche parce que si elle change d’avis tout le temps ça peut prendre des lustres. Nephtys leva les yeux au ciel comme si ce genre de chose arrivait souvent. Et si la communication est bonne parce que si on passe vingt ans à avoir l’avis de telle ou telle personne, on ne s’en sort pas. C’est là qu’elle commença à se dire qu’elle partait beaucoup trop dans des explications qui devaient être ennuyeuses. Du coup, elle eut un sourire désolée. L’affiche seule m’a prise deux jours. Et un peu plus d’une semaine pour créer tout le reste en termes de déclinaison. »
Elle avait sur le visage cette petite moue navrée, les épaules légèrement rapprochée de sa tête pour lui donner l’allure d’une enfant qui vient d’être prise en flagrant délit de bêtise. Elle était désolée parce qu’elle s’était un peu trop perdue dans ses explications. Du coup elle n’osait même plus répondre à la dernière question de peur d’avoir déjà un peu trop monopolisé le temps de paroles et de s’enfoncer, une fois de plus, dans trop d’explications pour pas grand-chose.
Du coup elle écouta consciencieusement les explications qu’il donnait à son tour sur « un médecin-chercheur était-il un médecin ». En même temps, dans tous les cas elle l’aurait écouté avec plaisir, parce qu’elle restait assez curieuse et que cela l’intéressait. Bon en fait c’était un peu compliqué comme réponse, parce que tout dépendait du point de vue. Mais celui de David était sans doute le plus intéressant, vu que c’était le principal concerné. Elle fronça un peu les sourcils quand il parla du fait que certain pouvaient penser que c’était un truc de planqué. Elle ne voyait pas vraiment en quoi c’était un truc de ce genre parce que, bon… Enfin elle n’y connaissait rien mais la recherche ne devait pas être si évidente que ça et elle ne voulait pas vraiment imaginer à partir de quoi il pouvait avoir à travailler pour rechercher quelque chose.
« Je crois qu’il y a beaucoup de gens pour critiquer la place des autres, juste pour valoriser la leur mais qui au final ne voudrait pas de la place critiquer et profite bien de ses effets. »
Ça se vérifiait, malheureusement, dans tous les corps de métiers. Chose qu’elle ne comprenait pas toujours. Enfin… Elle finit par ouvrir les yeux de manière assez expressif et quelque peu accentuer comme pour dire « tu m’étonnnne ! » sur le fait que c’était une bonne chose que les barbiers n’aient plus d’autorisation d’exercer certaines opérations. Pour ce qui était de la référence à un film, elle finit par acquiescer en ajoutant rapidement.
« Et pour les tartes, on finit par s’interroger sur la provenance de ce qu’il y a dedans… »
Elle avait fini par poser une question ; ou plutôt, de se rétracter sur sa question. Pourtant David décida d’y répondre. Cardiff, Pays de Galles. Alors ça c’était un truc qu’elle n’avait jamais vraiment compris. Le Pays de Galles, c’était bien l’Angleterre, non ? Parce qu’elle n’en était plus très sûr vu que ceux de là-bas avait tendance à tout différencier. C’était pas plus simple de dire qu’il venait d’Angleterre ? Après peut être qu’il y avait une sorte de séparation entre les deux, un peu comme le Canada et Québec. En tout cas elle secoua vivement la tête.
« Non, non pas du tout. En fait je trouve ça assez intéressant cette façon dont vous pouvez « perdre » et « récupérez » votre accent. Et non, je ne suis jamais aller là-bas… Elle réfléchit un instant. En fait, je ne suis jamais aller nulle part enfin sauf de ma ville natale à ici mais comme ça reste dans le même pays, j’suis pas certaine que ce soit bien intéressant. »
Intéressée elle lui aurait bien demandé comment s’était là-bas. Il parait que le temps était horrible en permanence. Peut-être un préjugé ? En fait elle ne s’était jamais réellement penché sur la carte météorologique de quelque chose qui lui paraissait si loin… Vraiment très loin. Cela dit, elle garda ses questions pour elle car s’était eux. Déjà ? En le remerciant elle s’aida de la main de David pour se relever. Geste qu’elle apprécia, sûrement plus qu’elle n’aura dû. Et voilà que son sourire d’adolescente à la noix se redessinait sur son visage. Chose qu’elle tenta bien vite de cacher en allant en direction de l’auteur, profitant du court trajet pour se reprendre. C’est en arrivant à porter d’écoute de l’auteur que Nephtys reprit la parole, comme si elle continuait une discussion en cours.
« Non mais je ne pensais pas que votre initiative de vous asseoir allait se répercuter sur tout le monde… »
La réaction fut assez immédiate car l’auteur, un grand sourire sur les lèvres releva la tête vers David.
« C’est vous qui êtes à l’origine de tout ça ? »
Nephtys chercha à cacher son sourire alors que l’auteur semblait assez admiratif devant David.
|
|  | | John Smith Mutant de niveau 2 { ADMINISTRATEUR }
Nombre de messages: 3179 Date d'inscription: 08/04/2009 Localisation: Greenwich Village, NY Clan: réseau d'aide aux mutants Age du personnage: 27 ans Pouvoirs: diffusion de particules microscopiques, création de champ de force et explosions Profession: auteur/scénariste de fictions et leader du Réseau Points de rp: 592
 | Sujet: Re: Rencontre autour d'un livre - John Smith Ven 24 Juin - 21:38 | |
| David avait bien essayé de trouver tout un tas de raisons plausibles pour expliquer que ce n'était pas lui qui avait lancé ce sitting en pleine séance de dédicaces... mais il n'avait pas vraiment brillé dans l'exercice, malheureusement. Nephtys avait d'ailleurs trouvé ça très drôle, lui demandant dans la seconde qui suivit s'il était vraiment sérieux. David acquiesça, l'air de dire "bah oui, complètement", mais le sourire un peu maladroit qui s'était installé sur son visage démontrait clairement que lui-même ne croyait pas à ses propres explications… La seconde question de Nephtys le laissa légèrement perplexe, et le jeune homme se contenta de hausser les épaules :
Non. C’est juste complètement nouveau… Il faut me laisser le temps de m’habituer au fait que je peux déplacer des foules autrement qu’en déclenchant une émeute. – Ca faisait référence à une maladresse commise à l’époque où il n’était encore qu’interne, et cela échapperait probablement à Nephtys. – Ca a quelque chose d’assez appréciable, en fait… Vous voyez, je commence à intégrer progressivement cette idée !
Ou plus exactement, il essayait de s’y habituer… Si David avait pu savoir ce que Nephtys avait en tête au sujet de cette photo, il aurait sans nul doute trouvé cela adorable. D’ailleurs, cela aurait bien été la première fois qu’il prêtait le mot « adorable » à une femme… Peut-être était-il encore pire que ce que Devon disait concernant les relations avec les femmes. Tout lui paraissait compliqué, notamment lorsqu’il s’agissait de passer pour un homme normal qui ne soit ni maladroit, ni trop gallois (pour certaines femmes, c’était un tort… allez savoir pourquoi)… ; du coup, c’était assez pénible pour lui et il aimait autant éviter de trop chercher à sociabiliser avec ces énigmes vivantes qu’étaient les femmes.
Feuilletant le carnet de croquis de Nephtys, David ait rien trouvé de dérangeant et avait parfois haussé un sourcil avec interrogation, se demandant ce que pouvait donner le projet final par rapport au brouillon. Alors qu’il était plongé dans son examen des croquis, Nephtys avait évoqué l’un de ses travaux terminés qui se trouverait derrière lui. Réflexe : lever les yeux pour regarder la direction dans laquelle se trouvait cet objet… Son regard avait croisé celui de Nephtys et de manière surprenante, il avait eu une sorte de blocage alors que la jeune femme ne bougeait pas d’un pouce, le fixant également en silence sans se détourner ou manifester un signe d’irritation. Cela n’avait duré qu’un court moment avant que David ne parvienne à détourner son regard pour se retourner en direction de l’affiche désignée, et une impression peu commune concernant Nephtys l’envahit, parce qu’elle ne l’avait trouvé ni abruti, ni socialement incompatible, ou fou, ou… plein d’autres trucs négatifs. Les quelques mots échangés s’étaient mués en une discussion bien agréable où chacun échangeait de manière détendue, avec naturel et sans se prendre la tête à se demander ce que l’autre pouvait bien penser. En fait, c’était assez dur à croire, mais David se sentait bien en présence de Nephtys…
Lorsqu’il orienta de nouveau son regard vers elle, David fut conforté dans le fait qu’il n’importunait pas la jeune femme, notamment lorsqu’il pu constater l’expression de son visage et certaines rougeurs qui y avaient pris place en quelques secondes. A peine le temps qu’il jette un œil à l’affiche, en fait… Il apercevait encore parfaitement son sourire d’adolescente, et ses yeux semblaient légèrement plus brillants que quelques minutes auparavant. David lui sourit également, se sentant un peu bête et replongé quelques années en arrière, lorsqu’il cherchait sur le visage de la major de sa promotion de médecine une quelconque trace de béguin pour lui… Peut-être était-ce parce qu’il se sentait un peu bête dans ce genre de situations qu’il ne s’était jamais suffisamment détendu en présence d’une femme pour oser s’engager dans une relation. Nephtys bugua de nouveau, avant d’en revenir à son travail, et plus précisément aux questions que David avait posé quelques secondes plus tôt concernant le temps nécessaire à l’élaboration de l’affiche qu’elle lui avait désigné. Tout dépendait de l’inspiration en réalité, comme tout travail appelant à un minimum de créativité pour être exécuté. David acquiesça, trouvant cela assez logique. Nephtys expliqua que le client était également un facteur important dans la durée de réalisation, surtout s’il passait son temps à changer d’avis et à la faire tout recommencer à chaque fois…
Ca doit demander pas mal de patience, surtout avec les clients indécis ou insatisfaits. – Nephtys évoqua les intermédiaires qui pouvaient également influer sur la qualité de la communication entre elle et le client. – Et là, ça s’est bien passé au final ?
Nephtys afficha un sourire désolé avant d’en revenir à la question de base, expliquant qu’elle avait passé deux jours sur l’affiche – David se retourna pour l’observer de nouveau avant de lui refaire face en souriant. – et une semaine sur tout le reste. Son attitude autant que l’expression de son visage laissèrent David un peu perplexe, et il eût peur d’avoir dit une sottise… Un bref inventaire de ses dernières répliques plus tard, il ne trouva aucun problème et ce fut sa spontanéité qui reprit une fois de plus le dessus : il restitua son carnet à Nephtys, s’efforçant de ne pas bloquer sur son visage une seconde fois, le plaçant entre ses mains immobiles. L’une de ses mains frôla accidentellement celles de la jeune femme, et David les écarta assez rapidement, la mine confuse et le regard implorant presque Nephtys de ne pas lui en vouloir…
Je suis désolé, je… - Les mots ne sortaient pas, et il recommençait à la fixer. C’était super mauvais… ! – Non pas que… Enfin voilà… - Une grande inspiration plus tard, il reprenait. – On m’a toujours dit que ça portait malheur de toucher les outils d’une artiste… Enfin euh… Ce n’était pas prémédité, mais… Voilà. Désolé !
Un sourire un peu confus – mais large – étira ses traits pendant qu’il passait une main dans ses cheveux comme si cela pouvait l’aider reprendre le fil et à arrêter de passer pour un idiot. Bon, ce n’était clairement pas gagné… Concernant le travail de David, le jeune homme ne pu qu’acquiescer lorsque Nephtys eût quelques paroles criantes de vérité concernant les envieux et les jaloux. Que dire de plus à cela ? Elle devait avoir les mêmes dans son domaine professionnel ; ces gens-là étaient absolument partout et empoisonnaient ceux qui souhaitaient simplement faire leur travail.
Je crains que l’on ne puisse y faire grand-chose, hélas… Il y a toujours eu ce genre d’individus… Et ce ne sont jamais les plus efficaces, bizarrement.
Ce n’était pas pour critiquer, mais des types qui passaient plus de temps à baver sur les chercheurs qu’à s’occuper des patients ne méritaient pas leur titre de médecin de l’avis de David. Nephtys avait semblé tomber complètement d’accord avec lui concernant le fait qu’il était bien que les bouchers et barbiers ne possèdent plus le droit de réaliser certains actes médicaux, parce que de nos jours cela aurait été assez perturbant et n’aurait pas non plus assuré une alternative viable à une consultation médicale dans les règles… Nephtys mentionna ce que pouvaient contenir des tartes, se référant au même film que David, et ce dernier acquiesça en frissonnant légèrement à l’idée d’imaginer que l’on puisse cuisiner des restes humains. Beurk.
Au sujet de ses origines, David n’avait pas rechigné au moment de répondre. Nephtys avoua trouver « intéressante » la manière dont certains représentants de populations aux accents prononcés pouvaient tout à coup les faire disparaître en une seconde.
En fait, ce n’est pas donné à tout le monde malheureusement… Je dois ça à quelques cours à l’ancienne avec un professeur de diction. Autrement, je n’aurais pas été capable de faire disparaître mon accent. Ca reste d’ailleurs le sujet d’un échange de piques permanent avec les anglais, notamment lorsqu’un gallois essaie de gommer son accent sans y parvenir complètement. – Un haussement d’épaules ponctua son discours. – Mais bon, généralement quand je partais à l’étranger, je m’arrangeais pour faire de mon mieux…
L’ « étranger » étant ici l’Angleterre. Les Gallois avaient une vision assez particulière de la géographie, et passer de chez eux à l’Angleterre constituait pour beaucoup un changement de pays aussi important que si l’on passait des Etats-Unis au Bengladesh… Et les anglais en avaient autant – sinon plus – à leur service, sur ce plan.
Nephtys avoua n’y être jamais allée et n’être jamais sortie des Etats-Unis, et David prit quelques secondes avant de poser sa question :
Manque de temps ou d’opportunités ?
Il ne savait que peu de choses des études que pouvaient faire les graphistes avant d’obtenir ce titre, du coup peut-être n’était-elle jamais allée à l’étranger par manque de temps, d’argent… Ou peut-être parce que cela ne l’intéressait pas, même si Nephtys n’avait pas l’air d’être une plouc ne jurant que par son patelin de 20 habitants et heureuse d’ignorer qui était le Président de son propre pays.
Vous avez sûrement vu des choses épatantes ici également ; il n’y a parfois pas besoin d’aller bien loin pour être dépaysé !
Ils n’eurent pas le temps de poursuivre parce que bien vite ce fut à eux de s’avancer vers l’auteur. Et soudainement, Nephtys reprit la parole concernant ce sitting qu’il aurait déclenché – il restait toujours sceptique sur ce point – et elle lui adressa bien vite un sourire immense avant de le fixer de nouveau, quelques secondes avant que l’auteur ne demande confirmation de ce qu’elle avait fait exprès de dire à voix haute… David piqua un fard assez impressionnant en constatant que l’auteur semblait apprécier la chose, et il fut bien incapable de répondre une autre chose cohérente que :
Sans ses affiches, je n’aurais jamais pu y arriver !
Ou après décodage : « oui en effet, c’est bien moi qui ai déclenché tout ça ». Ce fut au tour de David d’esquisser un sourire énorme, parce qu’en désignant Nephtys de son index tendu à la manière d’un gosse, il venait de clairement mettre tout cela sur ses épaules, notamment parce que si personne n’avait eût vent de l’évènement par le biais des supports de communication réalisés par Nephtys, David n’aurait pu faire asseoir personne dans le calme…
Mais sinon, euh… Oui, c’est moi… Ohmondieu, c’estunvéritablehonneurdevousrencontrer !
Accent gallois en prime, David venait de laisser son débit de parole lui échapper complètement… Ce n’était pas comme si Nephtys était responsable de tout… ^^ _________________  | Le plus difficile n'est pas de faire son devoir, c'est de savoir où il se place.
[ Jean de La Varende ] |
|
|  | | Nephtys T. Calloway Humaine
Nombre de messages: 44 Date d'inscription: 02/01/2011 Clan: neutre Age du personnage: 26 ans Pouvoirs: aucun Profession: Graphiste Points de rp: 47
 | Sujet: Re: Rencontre autour d'un livre - John Smith Lun 27 Juin - 7:55 | |
| Nephtys avait commencé par sourire, de manière amusée, quand il avait expliqué que c’était assez nouveau pour lui mais, bien vite, son sourire se transforma en quelque chose de plus interrogatif. Déclencher des émeutes ? Elle ne doutait pas vraiment du vécu que de cette phrase mais ce qu’elle se demandait c’était si ce genre de chose arrivait souvent et, surtout, pourquoi est-ce qu’il créait une émeute ? Enfin il n’avait franchement pas l’air d’être le genre de personne à faire ce genre de chose – même de manière totalement involontaire – à moins que les gens civilisés soient tellement rare qu’une action bien déclenchait des trucs bizarre. Mais elle retrouva son sourire amusé quand il annonça qu’il intégrait doucement l’idée. Il faudrait qu’elle lui demande, à l’occasion – et si elle en avait la possibilité – comment il s’y était pris pour créer une émeute parce que, mine de rien, elle était assez de curieuse d’avoir le concept. Mais pour l’heure elle trouvait cette question trop personnelle et David avait en main son cahier de croquis.
Et puis il y avait eu ce blocage, et cette réaction qu’elle trouvait presque stupide tellement ça ressemblait à une adolescente ou elle eut ce bug qui la faisait s’emmêler les pinceaux. Elle avait même trouvé le moyen, en plus de répondre sans se stopper, de remettre une mèche de cheveux derrière son oreille alors que celle-ci y était déjà. Signe assez typique chez elle, montrant une certaine gêne. Mais, heureusement, David ne la regarda pas de travers et ne lui posa pas la moindre question à ce niveau-là. Non, il se contenta de suivre ce qu’elle pouvait débiter tout en posant des questions sur ce qu’elle disait ce qui aida grandement la jeune femme à passer à autre chose. En réalité elle trouvait qu’il avait une manière bien à lui, mais efficace, de mettre les gens à l’aise. Raison de plus de s’interroger sur la manière dont il avait pu créer, au moins, une émeute. De manière amusé, Nephtys avait levé les yeux au ciel avec l’air de dire « oui, faut vraiment être patient quand ils sont indécis ». Mais, en même temps, cela ne lui posait pas vraiment de problème. Après tout elle était payée à l’heure si on lui faisait changer cinquante fois quelque chose pour, finalement, en revenir à la première version, c’était tout bénef pour elle. Elle hocha finalement la tête pour dire que, oui, ça c’était bien passé pour cet évènement… Si on oubliait le fait qu’elle n’avait pas pu rencontrer l’auteur. Mais bon… On ne peut pas tout avoir.
David finit par lui rendre son carnet mais, étrangement, à peine frôlât-il sa main qu’il l’écarta soudainement. Bon là, tout de suite, dans l’esprit de Nephtys un tas de question tournait essentiellement portée sur la texture de sa main pour pouvoir créer une telle réaction. Ce côté interrogatif dû se voir parce que des explications, un peu saccadés, arrivèrent assez rapidement. La fixant, alors qu’elle faisait de même pour tenter de comprendre ce qu’il venait de dire, elle finit par en venir au fait qu’il avait eu cette réaction parce qu’il ne fallait pas toucher aux outils des artistes… ? … Moment d’égarement pour Nephtys qui reprit assez vite pour lever sa main droite – l’autre main, celle qui n’avait pas touché – et en secouant légèrement pour se mettre à sourire.
« Pas de soucis, je suis droitière… Tout va bien. »
Sourire à l’appui parce qu’elle ne voyait aucune raison de lui en vouloir. Elle le trouvait même trop mignon avec sa mine confuse et vraiment désolé pour cette action alors que… Non, elle se secoua mentalement… Passer à autre chose, hop, parler des gens jaloux du travail des autres et voilà, le tour était joué. Elle ne pouvait qu’être d’accord sur le fait qu’il n’y avait pas grand-chose à faire, si c’était le cas, ça ferait bien longtemps qu’on n’aurait plus de raison de parler d’eux. Elle acquiesça bien d’accord sur ce fait ce qui, d’ailleurs, fit qu’elle ne répondit rien d’autre. Après tout si ils étaient d’accord ce n’était peut-être pas la peine d’en parler pendant des lustres en tournant en rond pour dire les même choses. N’empêche qu’elle avait juste envie de sourire parce que cette rencontre avait quelque chose de franchement agréable. Pas de cris, pas de mots plus hauts que l’autre, juste une conversation comme si ils en avaient déjà eues plusieurs ensembles tellement ça restait fluide, si on oubliait les moments de blocage qu’elle n’avait pas envie de s’expliquer.
Elle ne revint pas non plus sur les tartes d’un certain film, trouvant l’idée assez horrible pour ne pas y penser davantage. Et c’est heureuse qu’elle s’intéressa à cet accent qu’il pouvait enlever, puis reprendre. D’ailleurs elle aurait bien voulu savoir à quel moment, sous quelle circonstance, il reprenait son accent natal. Peut-être qu’en sachant ce genre de chose elle serait plus apte à comprendre certaine chose. Apparemment le changement d’accent n’était pas si simple et avait demandé un certain travail. Nephtys ne savait pas ce qu’elle devait comprendre par « cours à l’ancienne » mais elle imaginait le truc assez strict avec un homme super droit. Cela dit, quand David en parlait, il n’avait pas l’air de se plaindre, c’est que ces cours ne devaient pas être aussi horribles que ça. Elle haussa tout de même un sourcil.
« Il y a vraiment une différence d’accent entre un Gallois et un Anglais ? C’est là qu’elle prit en compte qu’un accent pouvait être différent d’un état à un autre, du coup, elle sentait sa question un peu stupide. Oui bien sûr, ça doit être comme chez nous. Mais je crois que je serais bien incapable de faire la différence. »
Elle avait fini par dire qu’elle n’avait jamais vraiment voyagé. Sauf quand elle était venue ici mais rien de comparable au fait de venir carrément d’un autre pays. C’est quand David lui demanda si c’était un manque d’opportunité qu’elle s’interrogea elle-même. En fait voyager n’avait jamais vraiment fait partit de ses projets. L’important pour elle avait été de partir de chez elle, de son quartier pourri et surtout partir loin de ses parents. Arrivé à New York il avait fallu qu’elle travail et qu’elle se donne un minimum pour pouvoir payer le loyer à la fin du moins. Finalement, de fil en aiguille, les voyages n’avaient jamais trouvé leur place dans son esprit. C’était dommage. Un léger sourire sur le visage dans un petit haussement d’épaule.
« Je crois qu’en fait j’ai jamais vraiment songé à voyager. Son sourire se fit plus prononcé. Mais je suppose qu’il n’est jamais trop tard pour y remédier maintenant que j’ai un boulot stable et un peu plus de moyen. »
Le but de cette phrase n’était absolument pas de parler argent, ou de ce qu’elle pouvait gagner. C’était seulement une façon de dire que, jusque-là, les occasions ne s’étaient pas présentées et que si ça avait été le cas, elle n’aurait probablement pas pu le faire. En aucun cas une phrase comme « on n’est pas tous médecins » ne lui vint à l’esprit étant donné que sa phrase n’était vraiment pas tourné autour de l’argent. Elle finit par sourire plus largement.
« De toute façon New York est déjà bien dépaysant et il y a plein de chose à y voir »
Ca répondait à sa dernière phrase et en même temps ça signifiait qu’elle ne se plaignait absolument pas. De toute façon, pour elle, New York avait été une telle libération qu’elle n’aurait pas échangé cette vie contre plus de voyage dans sa jeunesse plutôt que de chercher à économiser pour pouvoir se barrer bien loin de Détroit. Ils avaient avancés jusqu’à l’auteur et Nephtys avait feint de finir une discussion, de manière à faire comprendre à l’auteur que David était à l’origine du sitting. Ce qui fonctionna plutôt bien, en fait. Et quand l’auteur demanda si c’était vrai, David désigna Nephtys de son index pour dire que jamais il n’y serait arrivé sans les affiches.
Nephtys secoua doucement la tête avec un large sourire. Bon, c’était de bonne guerre mais l’auteur semblait un peu plus larguer ne voyant pas comment on organise un sitting à partir d’affiche. Et Nephtys se fichait pas mal du fait qu’il comprenne ou pas parce que voir David piquer un fard de cette manière devant l’auteur était vraiment génial. Elle ne risquait vraiment pas d’oublier cette journée, en vrai. Et voilà que David reprenait son accent – est-ce que c’était quand il était gêné ? – tout en ayant un débit assez impressionnant et l’auteur ne fit que sourire encore plus.
« Je le savais ! Je savais que tout ça ne pouvait venir que d’un compatriote Gallois. Il se tourna vers Nephtys. Mais quel est le rapport avec les affiches. » « Euh… Et là ce fût à son tour de rougir lamentablement. Je crois qu’en fait il voulait dire que sans ce moyen de communication, moins de personne aurait été au courant et que de ce fait il y aurait eu moins de monde à faire s’asseoir. »
Même pas elle calla dans sa phrase que les affiches venaient d’elle parce qu’elle avait un petit espoir qu’il ne le comprenne pas. Vouloir le rencontrer au cours de son travail était une chose, le dire qu’après en était une autre. Mais l’auteur ne perdit pas son sourire et finit par reprendre.
« Vous êtes Mademoiselle Calloway ? Vous avez reçu ma lettre de remerciements ? »
Et là, comme une débile, elle secoua la tête négativement, ne sachant pas quoi répondre de plus explicite parce qu’elle restait quand même assez impressionner devant cet auteur qui savait qui elle était. Comme quoi, même sans passer directement par lui il avait eu vent des affiche et avait dû donner son avis. Une lettre de remerciement ? OMG. Elle allait vraiment recevoir ce genre de chose ? L’auteur devait quand même avoir l’habitude de se retrouver devant des personnes gênées ou ne sachant pas quoi dire qui ressemble correctement à un « trop content de vous rencontrer » parce qu’il reprit de lui-même toujours aussi souriant.
« Je suis vraiment content de vous rencontrer tous les deux. Et, vous avez… Il désigna les livres. Enfin si vous voulez que je vous les signes. »
Mais bien sûr qu’elle le voulait, du coup elle plongea la main dans son sac pour en sortir plusieurs. Pas les même titre mais au moins si elle en perdait un et bien elle en aurait toujours un autre… En plus d’une lettre de remerciement. Elle aurait bien sauté de joie partout mais là elle aurait vraiment eu l’air trop folle. Quand l’auteur ou de quoi laissez un mot il saisit un des livres pour relever sa tête vers les deux personnes.
« Un qui me créé un sitting, une autre qui me fait une bonne communication. Vous vous êtes bien trouvez tous les deux. Ça fait longtemps que vous êtes ensemble ? »
Lui seul savait si le vouvoiement que Nephtys avait employé pour parler du sitting avait été complètement occulté ou si, justement, il l’avait bien entendu mais avait quand même prononcé cette question sciemment.
|
|  | | John Smith Mutant de niveau 2 { ADMINISTRATEUR }
Nombre de messages: 3179 Date d'inscription: 08/04/2009 Localisation: Greenwich Village, NY Clan: réseau d'aide aux mutants Age du personnage: 27 ans Pouvoirs: diffusion de particules microscopiques, création de champ de force et explosions Profession: auteur/scénariste de fictions et leader du Réseau Points de rp: 592
 | Sujet: Re: Rencontre autour d'un livre - John Smith Sam 2 Juil - 9:01 | |
| David avait perçu un léger changement dans l’expression du visage de son interlocutrice lorsqu’il avait brièvement évoqué son talent pour déclencher des émeutes. Au plus profond de lui, il la remercia de ne pas l’avoir questionné à ce sujet ; ce n’était pas tous les jours que l’on déclenchait une émeute, et il était assez rare que l’on soit suffisamment fou pour en être fier. Par chance, le sourire de Nephtys retrouva cette pointe d’amusement. C’était beaucoup mieux ainsi.
Le blocage qui avait suivi s’était révélé des plus inattendus, notamment parce que Nephtys avait également subi les effets de ce blocage, repoussant une mèche de cheveux invisible tout en souriant de manière – mignonne – vraiment inédite. David avait donc eu tout le mal du monde à suivre la conversation malgré ce blocage, mais il avait fini par se secouer suffisamment pour ne pas passer complètement pour un autiste (ce qui était plutôt une bonne chose).
La discussion s’était alors orientée du côté du travail de Nephtys qui, jusqu’à ce qu’elle explique en quoi cela pouvait consister, était quelque chose d’assez abstrait pour le jeune homme. Ses mimiques parfois exagérées pour grossir le trait ajoutaient à l’expressivité de son visage, et David faisait tout son possible pour ne pas recommencer à la fixer comme quelques secondes plus tôt… C’était une question de maîtrise autant que d’ophtalmologie ; le tout étant de ne pas se mettre à loucher.
Les mains de David avaient finalement effleuré celles de Nephtys – douces, même s’il eût envie de se baffer en y songeant – et une floppée d’excuses furent formulées de manière assez décousue. La jeune femme se montra interrogative, levant bien vite sa main droite comme pour jurer, avant de la secouer tout en souriant et en assurant qu’elle était droitière. David soupira, visiblement soulagé de ne pas avoir commis d’impair du côté des traditions maternelles. Sa mère était décédée depuis quelques années, mais cela ne l’avait jamais empêché de conserver en mémoire ce qui la rendait unique, et ce qui faisait que même la charmante nouvelle épouse de son père n’avait pu la remplacer malgré ses efforts…
Ah… ! – Le jeune homme respirait mieux maintenant que le stress était dissipé. – Je m’en serais voulu de vous porter la poisse ! – Il marqua un temps d’arrêt. – Superstition parentale. On ne sait ni d’où ça vient, ni comment ça s’explique… mais on y fait attention. C’est un peu comme renverser du sel en fait, parce qu’en dehors de gâcher un épice, renverser du sel n’est pas sensé attirer le mauvais œil sur qui que ce soit… Enfin pas de manière rationnelle… Et… Euh… - Il s’interrompit une nouvelle fois. – Je parle trop ?
Un sourire amusé aux lèvres, le jeune homme s’étonnait de la fluidité avec laquelle il passait d’un sujet à un autre avec Nephtys qu’il ne connaissait pourtant que depuis tout à l’heure. Est ce qu’il fallait combiner cette aisance avec le fait que son cerveau s’était déconnecté lorsqu’il avait croisé son regard ? Assurément, oui, parce qu’il ne pouvait y avoir autant de coïncidences d’affilée. C’était peut-être quelque chose qui était écrit dans son karma après tout, et ce qui était étonnant, c’était que pour une fois c’était quelque chose de vraiment plaisant… Qui pourrait se révéler ou positif ou négatif selon la manière dont David déciderait d’interpréter cette série de coïncidences.
La conversation s’était ensuite orientée vers les soucis de permutation d’accent chez David, qui s’était abstenu de révéler que cela ne se produisait que dans les moments de gêne ou de grand stress… Ce qui était précisément le cas à présent qu’il avait remarqué à quel point il trouvait le visage de Nephtys charmant. La jeune femme haussa les sourcils avant de demander s’il existait réellement une différence d’accent entre les gallois et les anglais, laissant David bouche bée l’espace de quelques secondes… Il se reprit bien vite, agitant une main pour indiquer qu’il n’y avait pas de mal.
Vous êtes sans doute la première personne que je rencontre qui n’est pas coutumière du fait que les gallois « bouffent leurs mots, écorchent les syllabes les plus basiques et dénaturent la langue anglaise ». – Il avait dit cela avec humour, et aucunement pour critiquer. – L’anglais britannique est plein de subtilités en fait, et selon les régions vous n’y entendrez pas l’anglais parlé de la même manière. Le gallois est assez chantant, avec une tendance à l’exagération de certaines voyelles, alors que l’anglais « standard » est plus pur au niveau des sonorités, et… - David marqua une pause, affichant un air interrogatif qui disparut bien vite lorsque Nephtys répondit à sa question par anticipation, expliquant que c’était un peu comme les américains. Le sourire de David reprit bonne place sur ses traits. – C’est peut-être plus simple pour une américaine de comprendre un gallois, d’où le fait que vous ne fassiez pas vraiment la différence… - Songeant que sa remarque anodine pouvait paraître insultante, il se reprit bien vite. – Non pas que je sous-entende que… Enfin ce n’était pas dans le but de critiquer, hein !
Nephtys haussa ensuite les épaules en souriant, expliquant qu’elle n’avait jamais songé à voyager mais qu’en revanche il n’était pas trop tard pour le faire maintenant qu’elle avait un peu plus de moyens. Ca sous-entendait sans doute qu’elle avait galéré pendant une période, comme un peu tous les jeunes gens fraîchement sortis de l’école qui cherchent du travail… Elle poursuivit en ajoutant que New York était suffisamment dépaysant pour elle tant il y avait de choses à voir :
C’est vrai qu’avec les différents quartiers, c’est assez varié… Et puis une vie ne suffirait sans doute pas à voir tout ce qu’il y a à y voir !
Ce n’était pas pour se moquer, mais lui-même avait un peu de mal à trouver son chemin ou à ne rien trouver pour occuper son temps alors qu’il vivait là depuis un moment déjà. Ils s’étaient ensuite dirigés vers l’auteur pour faire dédicacer leurs livres, et Nephtys n’avait pas résisté à l’envie de « balancer » David comme étant l’organisateur de ce sitting. La gêne était montée d’un coup et il avait bredouillé un tas de choses, dont notamment de quoi rendre la monnaie de sa pièce à la jeune femme en mentionnant les affiches qu’elle avait créé. La jeune femme avait secoué doucement la tête, visiblement amusée, même si l’auteur sembla ne pas réellement les suivre sur le coup. Il finit par évoquer un « compatriote gallois », et le sourire de David s’étira avec amusement alors qu’il prononçait l’équivalent d’un « Yep » typique de la région dans laquelle il avait grandi. L’auteur questionna Nephtys sur les affiches, laissant ainsi le temps au jeune homme de se remettre discrètement de ses émotions alors que la conversation s’engageait.
En fait, l’auteur prononça assez rapidement son nom, l’interrogeant sur une lettre de remerciement qu’il lui aurait adressé. David orienta son regard vers Nephtys, mais fut surpris de la voir juste secouer la tête pour indiquer qu’elle n’avait rien eu.
Hey, en plus de la lettre de motivation, ça pourrait être vraiment classe si la jeune femme là-bas – il désigna l’attachée de presse avec l’énorme appareil photo – pouvait vous prendre en photo devant l’une des créations de Nephtys !
Il se tourna vers la jeune femme, la poussant du coude de manière assez ostensible juste pour lui montrer que lui aussi pouvait lui improviser des trucs sur le tas. Et puis peut-être que l’auteur penserait à lui dédicacer la photo et à la lui faire envoyer sur son lieu de travail. L’auteur constata ensuite qu’ils avaient apporté des livres à faire dédicacer après avoir déclaré qu’il était content de les rencontrer. David esquissa un sourire lumineux.
En général, c’est plutôt ceux qui trépignent de vous rencontrer qui prononcent cette réplique. Et je pense être encore plus heureux que vous de vous rencontrer… Si vous saviez le nombre de gardes que j’ai passé à dévorer vos livres ! – Il marqua une petite pause. – Ah, euh… je suis médecin. Du coup j’ai beaucoup de nuits blanches à occuper !
Ce n’était pas pour en mettre plein la vue, mais juste pour expliquer ces « gardes » qu’il avait évoqué sans trop chercher à rentrer dans les détails à la base. David laissa Nephtys faire signer l’intégralité de ses livres – le poids du sac s’expliquait au fur et à mesure qu’elle les sortait de son sac, en fait – et fit dédicacer l’exemplaire qu’il avait en main, à savoir son livre préféré.
Le visage de l’auteur se leva pour les observer, et David ne pu s’empêcher de sourire un peu bêtement à cause de l’émotion. Il finit par faire une observation sur ce que chacun d’eux avait créé, et déclara qu’ils s’étaient bien trouvés – ce à quoi David acquiesça sans se douter de la suite – avant que l’auteur ne demande s’ils étaient ensemble depuis longtemps… Le teint de David vira au rouge en une fraction de seconde, indiquant bien sa gêne parce jamais il n’avait songé constituer un couple avec Nephtys. Qu’il ne connaissait pas depuis très longtemps, d’ailleurs. Ou plutôt… il y avait peut-être songé brièvement, mais… Est-ce que ça se voyait à ce point ? Son regard s’orienta timidement en direction de Nephtys, sur laquelle il bloqua une nouvelle fois – pour ne rien arranger – en songeant qu’une jeune femme comme elle devait probablement crouler sous les avances mais que non, c’était à lui qu’on l’associait en tant que petite-amie. C’était incroyablement puéril, d’autant plus qu’ils étaient très loin de sortir ensemble, mais David ne pu s’empêcher de sourire à nouveau de cette manière un peu bizarre, se surprenant à songer à sauter sur l’occasion pour inviter Nephtys à sortir un soir… Mais ce n’était peut-être pas le bon moment. Et puis cet enchevêtrement d’idées toutes plus folles les unes que les autres se bousculant dans sa tête n’aidaient pas vraiment l’aider à penser, si bien que sa réponse fut d’une connerie monumentale :
Non. Enfin si… Mais pas… pas comme ça. – Bravo David, ça c’est le summum du ridicule. Tu te surpasses de jour en jour ! – Nous nous sommes rencontrés à la conférence et euh… - Son regard un peu gêné se posa sur Nephtys sans qu’il ne parvienne à effacer ce sourire étrange de ses traits. – En fait, euh…
Nouveau bug de cerveau. Une radiographie du cerveau du jeune homme aurait montré un mini-lui en train de lutter contre le courant dans un canoé, ramant comme un malade pour ne pas se faire emporter. Lorsque son cerveau recommença à fonctionner un minimum, ses lèvres furent trop rapides :
Malheureusement nous ne sommes pas ensemble…
PAUVRE TYPE !
Il était assez courant que David s’auto-insulte lui-même mentalement – ou à voix haute, ça dépendait des circonstances. Quelle idée de choisir une formulation de ce style ?! Il n’était pourtant pas nul en français avant de s’orienter vers des études de médecine… Et allez, c’était reparti : il devait avoir des tendances autistes refoulées. C’était pas possible autrement… _________________  | Le plus difficile n'est pas de faire son devoir, c'est de savoir où il se place.
[ Jean de La Varende ] |
|
|  | | Nephtys T. Calloway Humaine
Nombre de messages: 44 Date d'inscription: 02/01/2011 Clan: neutre Age du personnage: 26 ans Pouvoirs: aucun Profession: Graphiste Points de rp: 47
 | Sujet: Re: Rencontre autour d'un livre - John Smith Lun 4 Juil - 11:47 | |
| Après avoir compris la nature des excuses de John, Nephtys avait bien vite levée la main pour le rassurer. Elle était droitière. Et si elle se demandait d’où pouvait venir cette idée de ne pas toucher les outils d’un artiste, elle eut bien vite une explication : superstition familiale. En réalité l’explication de David était bien plus longue que, seulement, deux mots, allant jusqu’à donner des exemples pour finir par demander si il parlait trop. Un sourire adorable se dessina sur les lèvres de la jeune femme alors qu’elle secouait doucement la tête de manière négative. Pas du tout, même. Elle aurait bien passé pas mal de temps à juste l’écouter sans trop savoir pourquoi, juste parce qu’elle trouvait ça agréable. En tout cas, le sourire qu’elle avait sur les lèvres en secouant la tête ne permettait absolument pas de douter qu’il l’ennuyait d’une façon ou d’une autre, ce qui fit qu’elle ne vit pas l’intérêt de dire à voix haute ce que sa gestuelle définissait si bien.
Les sujets s’enchainaient de manière fluide, sans qu’une seule fois Nephtys se sente ennuyée où trouvant qu’ils passaient trop de temps sur quelque chose. De la même manière qu’elle appréciait que, pour deux personnes qui ne se connaissaient pas, il n’y ait pas de silence lourd ou personne ne savait quoi dire. Un sujet en amenait un autre avec un naturel déconcertant. Et, à bien y réfléchir, elle n’avait pas le moindre souvenir d’avoir déjà eu une telle facilité – surtout avec un homme – qu’elle ne connaissait que depuis si peu de temps. C’était vraiment perturbant mais le côté agréable compensait largement ce fait pour pas qu’elle s’amuse à se prendre la tête sur les raisons de cette aisance.
Le fait qu’elle puisse s’interroger sur une réelle différence d’accent entre les anglais et les gallois laissa David parfaitement étonné. Nephtys rougit légèrement se sentant un peu stupide de ne pas savoir ce qui, apparemment, était une évidence. Mais la gêne n’allait pas plus loin étant donné que l’explication de David n’avait rien de critique ou de moqueur, il expliquait juste les choses. Et puis, finalement, ça lui semblait assez logique. Il était courant de dire que les anglais étaient un peu pompeux avec leur anglais si « parfaits » qui avait tendance à les faire passer pour des snob. Du coup si un « pays » voisin avait le malheur de bouffer un peu leur mot, pas étonnant que cela se voit si clairement pour des gens habitué. Un raisonnement qui l’amena à penser aux différents accents que les américains pouvaient avoir entre eux. Non parce que, sérieusement, pour comprendre un pur texan fallait vraiment s’accrocher. David fini par dire que c’était plus simple pour l’américaine qu’elle était de comprendre le gallois, bien qu’il semblait tout d’un coup de se rendre compte qu’il avait peut-être dit quelque chose qui ne fallait pas.
« Si ça peut vous rassurer je suis loin de le prendre pour une critique. Pour nous l’anglais à une tendance à être un peu ennuyeux et franchement pompeux à être aussi à cheval sur toutes les lettres, les mots et les prononciations. Elle finit par sourire de manière amusée. Pas étonnant que la durée d’un épisode pour une série anglaise soit généralement plus longue que les nôtres étant donné qu’ils perdent un temps fou à tout dire correctement. »
Le but n’était pas critiquer mais d’expliquer pourquoi elle n’avait pas l’impression qu’il sous entendait quoique ce soit, ou qu’elle puisse avoir vécu sa dernière phrase comme une critique. Parler l’américain, ça lui convenait assez bien, en fait. Pour ce qui était de New York et de ces différents quartiers elle ne pouvait qu’être d’accord. Cette ville à être seule était une véritable source d’inspiration et avant qu’elle puisse en faire le tour, il allait se passer très, très longtemps. Elle comprenait d’ailleurs beaucoup mieux pourquoi, dans les séries américaines, New York était toujours un peu considérer comme un « personne » à part entière.
Une fois devant l’auteur, David su parfaitement se « venger » du fait que Nephtys l’avait « balancé » en tant qu’organisateur du sitting, en soumettant à l’auteur une photo devant l’une des créations de Nephtys. Un auteur qui avait souri avec une « C’est une très bonne idée » pendant que Nephtys se prenait gentiment le coude de David. Elle posa son regard sur lui, faussement vexé – ce qui se voyait par le large sourire qu’elle était incapable de retenir – pour que ses lèvres forment muettement la phrase suivante « bien joué ». Cela dit elle avait un peu de même à regarder l’auteur en face se sentant, elle-même, un peu gênée pour le coup. Ouais, s’était vraiment bien joué. Un prêté pour un rendu…
David traduisait assez bien ce que Nephtys pensait, par la suite, en assurant que généralement c’était aux fans de dire qu’ils étaient trop contents de pouvoir le rencontrer. Ce qu’elle ne dit pas à voix haute pour ne pas créer un écho – Bien qu’elle n’était nullement concerné par cette histoire de garde - de ce que venait de dire David et qui semblait amusé l’auteur.
« Vous savez je ne serais pas là si il n’y avait pas de gens comme vous pour passer un peu de leur temps libre, ou leurs gardes, en lisant ce que j’écris. »
Alors qu’il signait les livres qui se présentaient à lui, l’auteur avait finalement reporté son attention sur les deux personnes avec un large sourire avant de poser une question. Nephtys ne savait pas s’ils s’étaient bien trouvés avec David. En réalité elle estimait plutôt être chanceuse d’être tombé sur lui – au sens littéral comme au sens propre – parce qu’elle s’estimait assez basique et carrément handicapé quand il s’agissait d’un homme. Du coup, toute cette aisance et ces échanges qu’ils avaient pu avoir, selon elle, ne pouvait provenir que de David. Ses pensées furent instantanément par la suite. Depuis combien de temps ils étaient ensemble ? Hein ? Elle ouvrit grand les yeux, persuader d’avoir mal comprit, ce n’était pas possible autrement. Nepthys ayant complètement bloqué sur la question de l’auteur, elle n’en remarqua même pas le regard de David. En réalité elle posa un regard sur lui quand il se mit à reprendre la parole pour répondre à l’auteur.
Et c’est en posant son regard sur lui qu’elle reprit ce sourire si spécifique – et qu’elle trouvait si ridicule – en le voyant s’expliquer. Oui… Non… Pas vraiment. C’était trop mignon. Et elle se serait bien foutu une baffe mentale – si c’était mentale, elle aurait dû en être capable, non ? – de ne pas réussir à décrocher son regard de lui, surtout quand il avait fini par la regarder à nouveau. Blocage. Figée. Le temps s’arrêta un court instant pour la remettre dans la réalité de manière assez fulgurante quand David annonça qu’ils n’étaient pas ensemble… Malheureusement… Malheureusement ? C’est bien ce qu’il avait dit ?
Heureusement. C’est ce qui aurait dû sortir et, surtout, c’est qu’elle aurait dû penser. Parce qu’elle savait, par expérience, que ce genre de relation entre deux personnes était une catastrophe. Alors pourquoi est-ce qu’elle était incapable de se dire que « heureusement » ils n’étaient pas ensemble. Et comment David, qui avait l’air si particulier, si intéressant et tout un tas de chose pouvait dire « malheureusement ». Parce que si vraiment il était une exception, à aucune moment elle ne s’était imaginé qu’il pouvait être seul. Ce n’était pas logique. On devait forcément lui courir après, un truc dans le genre. Et voilà, elle restait là, comme une abrutie sans savoir quoi dire alors que l’auteur reprenait avec un plus grand sourire.
« Ah désolé pour la méprise. Tu parles ! Je croyais que… Enfin je suppose que mes conférences permettent plus que de seulement rencontré un auteur qu’on apprécie un peu. » « Mais je l’apprécie beaucoup… Elle percuta qu’elle avait repris beaucoup trop vite en piquant un fard pas possible. Je veux dire, vous… Je vous apprécie beaucoup. »
La loose totale sur ce coup-là. Lapsus vraiment horrible étant donné que… Enfin, disons que comme elle avait bloqué son esprit sur une éventuelle possibilité, elle avait mal formulé sa phrase parce qu’à ce moment-là ce n’était pas à l’auteur qu’elle pensait. Et quand on dit que les lapsus étaient souvent révélateurs, elle ne pouvait pas le nier sur ce coup-là. Elle se tourna vers David.
« Désolée ce n’est pas ce que je voulais dire. Enfin ce n’est pas que je ne vous apprécie pas… Euh… c’est juste que, euh… Elle se tourna vers l’auteur pour récupérer ses livres signés. Je suis vraiment contente de vous avoir rencontré. Changement de sujet, vite, vite, vite. Et merci pour les livres, la lettre que j’ai pas reçue encore, l’éventuelle photo, et pour… »
Son regard se posa un instant sur David parce que sur le coup elle avait envie de parler de la rencontre qu’elle avait faite mais ça lui paraissait franchement abusif. Elle reporta donc son attention sur l’auteur avec un sourire.
« Merci… »
|
|  | | John Smith Mutant de niveau 2 { ADMINISTRATEUR }
Nombre de messages: 3179 Date d'inscription: 08/04/2009 Localisation: Greenwich Village, NY Clan: réseau d'aide aux mutants Age du personnage: 27 ans Pouvoirs: diffusion de particules microscopiques, création de champ de force et explosions Profession: auteur/scénariste de fictions et leader du Réseau Points de rp: 592
 | Sujet: Re: Rencontre autour d'un livre - John Smith Mar 12 Juil - 22:01 | |
| Les superstitions de famille autant que la manière que David avait de partir dans des digressions qui n’intéressaient logiquement personne d’autre que lui semblaient amuser Nephtys. C’était d’ailleurs assez rare que les gens trouvent amusants les emballements soudain du jeune homme, notamment dans ses périodes de grand stress… En général, on avait plutôt tendance à le regarder un peu de travers en se demandant si ça lui arrivait souvent ou s’il était né à ce point mentalement déficient. Nephtys avait donc assuré qu’il ne parlait pas trop, ce qui avait partiellement rassuré David sur le fait qu’il ne l’endormait pas trop à partir dans tous les sens toutes les 10 secondes. Son aptitude à gaver les gens simplement par la parole était restée à ce jour inégalé, et pourtant beaucoup avaient essayé de se mesurer à lui… en vain.
David lui-même s’était étonné de la facilité avec laquelle il allait d’un sujet à un autre sans nécessairement établir de lien logique, et il était appréciable que son interlocutrice ne fronce pas les sourcils avec un « putain mais qu’est-ce qu’il di ? » inscrit clairement sur son visage. Non, au lieu de ça, son visage restait parfaitement animé, elle lui répondait et l’avait même suivi sur certaines références ou choses inhabituelles dans une conversation.
La conversation s’était orientée vers cet accent que David semblait pouvoir perdre à volonté, et Nephtys avait rougi – de manière vraiment adorable – suite à l’étonnement du jeune homme relatif au fait qu’elle ne distingue pas vraiment la différence entre un accent anglais « pur » et un accent gallois ou irlandais. Un sourire s’était dessiné sur les lèvres de David lorsqu’il avait cherché à expliquer cette absence d’oreille par le fait que pour un américain, il existait l’anglais américain et l’Anglais avec un grand A qui regroupait les « dialectes »… Ce n’était pas pour paraître réducteur – même si les américains avaient tendance à l’être dès qu’on cherchait à comparer un élément de leur culture à celui d’une autre – mais c’était parce qu’eux-mêmes avaient déjà tellement d’accents sur leur territoire que du coup, ça paraissait tout de suite compliqué d’identifier les variations de prononciation d’une peuplade lointaine.
David en profita pour s’excuser d’avoir sous-entendu qu’un américain comprenait mieux un gallois parce que de base, l’américain n’était pas foutu de prononcer toutes les syllabes d’un mot, et Nephtys le rassura assez rapidement en expliquant qu’elle ne considérait pas sa remarque comme une critique. Un air soulagé fut la seule expression que David fut capable d’afficher, et son sourire revint assez rapidement lorsque la jeune femme expliqua les anglais étaient assez ennuyeux avec leurs mots parfaitement prononcés et leur manie de décréter que l’ensemble des anglophones qui parlaient l’anglais avec 7 chewing-gums dans la bouche n’étaient que des abrutis… C’était suffisamment vrai pour que David en rit, et encore davantage lorsque Nephtys évoqua la durée allongée d’une série anglais comparée à une série américaine.
Ah, en fait il y a une explication très logique qui veut que pour développer correctement une intrigue, c’est plus pratique de le faire sur 1h que sur 35 minutes… - Haussant les épaules, il reprit la parole. – J’ai lutté contre le sommeil devant un documentaire sur la réalisation pendant une garde… Très intéressant, mais malheureusement très dur à suivre avec -17h de sommeil au compteur ! – Son sourire s’agrandit. – Mais en fait… l’explication sur la longueur des mots lorsqu’ils sont prononcés en entier est nettement plus drôle que ce documentaire…
Face à John Grisham, David n’avait pas pu s’empêcher de se faire remarquer à cause de son accent. Il en était arrivé à suggérer des choses un peu folles à son auteur favori, notamment le fait de poser devant l’une des créations de Nephtys. Un coup de coude plus tard, David souriait, visiblement fier de son coup, et son regard croisa celui de Nephtys qui essayait d’être vexée mais qui ne pouvait s’empêcher de sourire. Un très joli sourire, en fait… Mais bref, au final elle le remercia de manière muette.
L’auteur signait leurs livres tout en discutant d’une manière très simple et sans aucun snobisme. Il avait même expliqué que c’était grâce à des gens comme eux qui prenaient du temps pour lire ses livres qu’il était là, et David acquiesça avant d’ajouter quelque chose :
Peut-être aussi qu’à la base c’est une question de créativité et de talent… Autrement, personne ne prendrait le temps de lire quelque chose de mauvais.
C’était même complètement évident, parce que même une personne qui n’avait rien à faire de ses journées ne les passerait pas à lire un livre dénué d’intérêt à ses yeux… Alors jugez voir une personne à la vie bien chargée du genre d’un médecin ou d’une graphiste !
L’auteur avait ensuite posé une question gênante sur la durée d’une relation qui n’existait même pas, et David s’était emmêlé les pinceaux avant de conclure lamentablement qu’ils n’étaient malheureusement pas ensemble. Ce qui sous-entendait qu’il était possible qu’inconsciemment il aurait souhaité être un peu plus proche de cette jeune femme qu’il ne connaissait pas vraiment mais sur laquelle il bloquait régulièrement depuis quelques minutes… Comme à ce moment précis, d’ailleurs.
Blackout total.
Lorsque son cerveau se remit à fonctionner normalement, il prit conscience du regard de Nephtys au moment où l’auteur s’excusait pour cette méprise, expliquant qu’il pensait que ses conférences permettaient davantage que de simplement rencontrer un auteur que l’on appréciait… Comme un abruti, David acquiesça en souriant à ce qu’il venait de dire. Bien sûr que ça permettait plus ! Il avait quand même réussi à passer du statut de type sympa à celui du gros désespéré qui passait son temps à s’emmêler les pinceaux et à sourire bêtement à une inconnue… Là pour le coup, il se souviendrait de sa rencontre avec John Grisham toute sa vie ! Nephtys assura « l’apprécier » beaucoup, et David orienta de nouveau son regard vers elle, presque persuadé que cela s’adressait à lui… jusqu’à ce que Nephtys se reprenne. Etait-elle simplement maladroite dans le choix de ses mots ou appréciait-elle réellement David ? Lapsus révélateur ou abus de langage ; David espérait très fort qu’il s’agissait d’un lapsus indiquant qu’il n’était pas juste le type qui permettait de faire passer le temps dans une file d’attente, mais plutôt le type avec lequel elle avait passé un bon moment et qu’elle pourrait – éventuellement – avoir envie de revoir… La subite rougeur du teint de Nephtys conforta David dans le fait que la première hypothèse était la bonne, et une légère bouffée de chaleur l’envahit.
Seulement cette presque certitude sembla sur le point de s’envoler lorsqu’elle s’excusa en expliquant que ce n’était pas ce qu’elle avait voulu dire… mais la suite consistant à admettre à demi-mots qu’elle l’appréciait fit de nouveau naître ce sourire sur le visage de David. Nephtys se tourna vers l’auteur pour récupérer ses livres, assurant être heureuse de l’avoir rencontrée, et le remercia pour un tas de choses, s’interrompant juste le temps de fixer David, pour terminer par un « merci » qu’il ne parvint pas à expliquer de manière parfaite. Un nouveau blocage s’était mis en place, et David fixa pendant un moment la jeune femme avant de réussir à détâcher son regard d’elle. Quelques bredouillements plus tard, il retrouvait l’usage de la parole :
Je suis également ravi de vous avoir rencontré, et euh… - Il récupéra son livre, contemplant pendant quelques secondes la dédicace avant de fixer de nouveau l’auteur avec émotion. – Merci pour ça... – Il avait agité le livre. - … pour les heures de lecture, et pour… euh… Enfin voilà.
Son regard avait de nouveau été attiré par Nephtys qui fixait toujours l’auteur. Peut-être était-ce le moment de faire quelque chose qui soit socialement bien et qui le changerait de ce qu’il avait toujours fait jusqu’à présent, à savoir tout faire foirer en laissant passer les occasions ou en s’engageant sur une pente savonneuse avec une obstination crétine… Devait-il l’inviter à boire un verre, à dîner ou à quoi que ce soit ? Il n’avait aucune idée de la manière dont il devait s’y prendre pour ne pas subitement tout faire foirer, mais plus il reconsidérait cette attente en compagnie de la jeune femme, leurs discussions variées et sa personnalité attachante, il ne pouvait s’empêcher de se dire qu’il ne pourrait faire autrement que de tout faire foirer justement parce que Nephtys semblait carrément trop bien pour se laisser inviter par le premier médecin venu… David orienta un regard un brin désespéré sur l’auteur, donnant l’impression d’implorer son aide – ou une intervention divine – pour l’aider, mais il se jeta finalement à l’eau avec son accent gallois encore plus prononcé que quelques minutes plus tôt et un débit de parole toujours aussi impressionnant:
Estcequeçavousdiraitqu’onaillemangerunmorceauensemble ?
Si elle comprenait quelque chose du premier coup, elle mériterait une médaille ; la plus grosse médaille qui ait jamais été fabriquée. John rougit brusquement, semblant tout à coup réaliser qu’il venait de l’inviter sans même avoir réfléchi aux conséquences que cette demande pourrait avoir…
Peut-être était-ce parce qu’elle le mettait en confiance. Ou qu’elle lui plaisait vraiment beaucoup. _________________  | Le plus difficile n'est pas de faire son devoir, c'est de savoir où il se place.
[ Jean de La Varende ] |
|
|  | | Nephtys T. Calloway Humaine
Nombre de messages: 44 Date d'inscription: 02/01/2011 Clan: neutre Age du personnage: 26 ans Pouvoirs: aucun Profession: Graphiste Points de rp: 47
 | Sujet: Re: Rencontre autour d'un livre - John Smith Mer 13 Juil - 19:21 | |
| Mon Dieu – pour peu qu’il existe – qu’est-ce qu’elle aimait son rire. Non, sérieusement, elle voulait bien sortir douze conneries en moins d’une seconde juste pour espérer que l’une d’elle puisse le faire rire. Elle n’avait aucune idée de comment elle arrivait à provoquer ce genre de chose chez ce médecin mais elle aurait voulu pouvoir réussir à chaque fois de le faire rire de cette manière. Bien que très vite cette pensée fût dispersée par une autre : elle se sentait stupide. Elle et ses théories sur le fait que les séries anglais étaient plus longues parce qu’ils prononçaient tous les mots alors que lui, David, donnait une explication réelle tiré d’un documentaire. Et là, ça la frappa en pleine poire. Il était médecin. Qu’est-ce qu’elle espérait d’autre que de le faire rire par son ignorance alors que lui… Bordel, il était médecin. A côté de lui elle avait sûrement l’équivalent du QI d’une moule avarié qu’on à passer à l’eau bouillante. Il y avait une explication logique. Oui forcément, le pire c’est qu’il y avait une explication logique pour tout. Oh, et puis ça se trouve il les avait toutes, ça se trouve il avait inventé toutes les définitions de Wikipédia et elle, qu’est-ce qu’elle trouvait à dire ? C’est plus long parce que les anglais sont plus lents ! Pitoyable, pathétique… Est-ce qu’elle pouvait s’enterrer maintenant ? Lui avait les explications logiques et, elle, elle avait les drôles. LA blonde, en somme. Qu’est-ce qu’elle avait espérée ?
Il avait beau sourire de manière convaincante – et elle le pensait sincère – mais, allez savoir pourquoi, le truc qu’elle imagina à ce moment-là, c’était : ça lui change de d’habitude mais il va s’en lasser. Sauf que ce genre de pensée n’aurait jamais dû lui traverser l’esprit puisqu’elle venait de le rencontrer, que sa façon de choisir les hommes qui l’entourent est juste une catastrophe ambulant et que… Mais elle n’est pas censé penser comme ça quand il s’agit d’un homme, un point c’est tout ! Et là on remercie le fait de ne rien avoir à répondre parce qu’on se retrouve devant un auteur qui a rapidement prit la parole. Les échanges avec ce dernier étaient vraiment agréables en tout point, même dans cet espèce de jeux ou David et Nephtys se renvoyait l’appareil, l’un ayant été dénoncé en tant qu’organisateur du sitting, et la deuxième en tant que créatrice du moyen de communication. Ça avait même été jusqu’à ce que l’auteur annonce qu’il était content de les rencontrer. Ce qui était plutôt étonnant vu que, comme David l’avait dit, cette phrase était réservée aux fans. L’auteur avait, bien sûr, un moyen de parer à cet argument mais il n’avait aucune chance contre David qui marqua un point en parlant de talent. Point compte double parce qu’il avait réussi à tirer un sourire avec une légère rougeur sur les joues de l’auteur.
« Ok, là, je crois que je suis dans mon droit si je vous remercie pour ces compliments. »
Puis s’en était suivit un emmêlage de pinceaux complet. D’abord chez David qui avait répondu étrangement à la question de l’auteur. « Malheureusement » un simple mot qui avait fait tourner la tête de nephtys qui était partie dans ses propres suppositions, ou ses propres envies. Elle ne savait pas trop, c’était un peu trop perturbant pour elle. L’auteur avait enchainé sur des excuses et là, ce fut elle qui partit dans un lapsus un peu trop révélateur avant de tenter de se rattraper comme elle le pouvait. Et quand elle laissa entendre, sans trop le vouloir, qu’elle l’appréciait vraiment, elle se retrouva face à son sourire. Blocage totale et ce fut encore pire. Sa seule échappatoire, remercier l’auteur prendre ses bouquins et sortir tout un tas de truc dont elle ne se souvenait même pas avoir dit. Est-ce qu’il était seulement possible d’être aussi stupide ? Non seulement elle passait pour la fille drôle avec des explications drôle et non logique et, en plus, pour celle qui disait n’importe quoi. Super. La loose totale. Bon, bin après ça, si David ne récupérait pas ses livres pour partir en courant ou, parce qu’il semblait correct, trouver une excuse pour esquiver le verre promis… C’est que vraiment elle avait loupé un épisode quelque part.
David remercia à son tour l’auteur, lui aussi semblait chercher ses mots mais comme il avait bloquer sur la dédicace du livre, Nephtys prit ces hésitations par la nervosité de se trouver face à un auteur qu’il appréciait. Il n’y avait qu’elle pour être assez stupide pour perdre l’usage de la parole devant un homme qu’elle connaissait depuis pas très longtemps. Heureusement qu’elle était contre la violence sinon elle se la serait jouer façon elfe de maison en se frappant la tête contre sa pile de bouquin, juste pour espérer remettre ses neurones en place. Dans l’esprit de la jeune femme les choses étaient claires, David allait trouver un truc pour s’enfuir rapidement. Elle avait juste tout foiré alors qu’elle semblait être tombée sur la seule exception que comptait ce monde. Comment pouvait-elle se rattraper maintenant ? Elle fut incapable de voir le regard que David avait porté à l’auteur parce que, à ce moment précis, elle avait lancé le même regard d’aide à l’homme. Elle ne comprit d’ailleurs pas vraiment pourquoi ce dernier avait souri. Et là, elle fut rapeler à la réalité par les paroles de David.
« … »
Mince ! Bin elle ne savait même pas quoi répondre parce que, en fait, disons que… Bin disons qu’elle n’avait juste rien comprit. Enfin, si, elle avait bien comprit quelque chose mais ça lui paraissait tellement improbable. Dans ce qu’elle avait compris il était question de savourer un morceau de raie à l’ail mort dans un saut, en somme. Enfin c’est ce qu’elle en avait déduit parce que phonétiquement parlant les seules choses qu’elle avait entendu était « savou » « raie » « ail » « mort » « saut » « en somme ». Et avec ces mots-là, c’était un peu compliqué de construire une phrase qui puisse avoir un sens. Son regard se fit perplexe et interrogateur avant que ce soit l’auteur – heureusement gallois- qui s’amusa à jouer les traducteurs.
« Là, il vous invite à manger un morceau. » « Ahhh ! »
Ah bin oui, vu comme ça, ça prenait beaucoup plus de sens. Son regard s’était illuminée de pouvoir comprendre ce qui s’était dit, avant de retomber dans la perplexité parce que l’info venait de monter à son cerveau. Il l’avait invité ? Sérieusement ? Son regard se tourna rapidement vers l’auteur vers qui elle se pencha pour parler à voix basse.
« Vous êtes sûr ? Il hocha la tête dans un sourire à la fois attendri par les deux personnes et complètement amusé. Mais ça n’avait rien de drôle parce qu’elle ne comprenait pas comment un médecin pouvait l’inviter à aller manger un truc. Mais il n’est pas vraiment question de manger une raie à l’ail dans un seau ? »
Bon au moins elle arracha un rire à l’auteur qui secouait la tête pour dire qu’il n’avait jamais été question de ça. Rassurée mais, pas trop, elle se redressa pour regarder David. Maintenant qu’elle avait la certitude qu’elle avait saisi ce qu’il avait dit, fallait qu’elle encaisse le fait qu’il venait de l’invité. Elle. OMG, elle avait le droit de sauter partout ? Non, c’était carrément moyen comme réaction. Et voilà que son sourire d’adolescente à la noix se remettait en place. Une réponse, Nephtys. Une réponse ! Courte, concise et sans embrouille… Surtout ne pas dire qu’elle n’était pas fan de l’idée de manger dans un seau.
« Oui… »
Et là, rapidement, elle pinça les lèvres pour ne pas avoir ce sourire béant de gamine de 15 ans qui vient d’accepter son premier rencart. Parce que c’était un peu le concept, combien de temps qu’elle n’avait pas accepté ce genre de chose ? Une éternité. Pourquoi dérogée à cette règle de vie stricte qu’elle s’était fixée pour ne pas finir, à nouveau, sous les coups d’une personne ? Parce qu’il avait l’air tellement différent. Parce que rien en elle n’avait envie de refuser cette invitation. Et combien même elle devait manger de la raie à l’ail dans un seau qu’elle accepterait quand même. Désespérante ! Et, elle s’en foutait. Oui, c’est tout ce qu’elle avait envie de dire, bien avant qu’il ne pose la question. Le pincement de lèvre qu’elle s’était forcé à tenir en place n’avait pourtant pas durée plus de trois secondes avant qu’elle ne se mette à sourire largement, ce qui lui donnait envie de rire mais, par miracle, elle arriva à se retenir. En même temps, ce n’est pas vraiment comment si elle était à une action débile de plus ou de moins.
« Avec plaisir. »
Remettant son sac en bandoulière, elle se retourna vers l’auteur un sourire ravie sur les lèvres pour le remercier une dernière fois, les gens devaient franchement commencer à trouver le temps long et il était préférable de le libérer. En arrivant à ne se prendre les pieds dans rien, elle arriva à rejoindre la sortie de la pièce. Quoiqu’il puisse arriver il y avait peu de chance qu’elle puisse oublier cette séance de dédicace. Une chose était certaine, l’air lui fit un bien fou et lui permit de remettre un peu d’ordre dans ses idées, ce qui n’enlevait pas la timidité dont elle pouvait faire preuve parce que… OMG… un rencart se n’’était pas arrivé depuis… Bref, depuis au moins tout ça. Elle posa son regard sur David, sa têt légèrement penché en avant dans un sourire devait traduire ce côté un peu timide qu’elle trouvait débile avec le temps qu’ils avaient passé à parler sans avoir à se soucier de quoique ce soit. C’est sur ce principe qu’elle voulait repartir.
« Désolée pour le temps de réaction, j’avoue que, pour le coup, l’accent m’a complètement échappé et… C’est débile mais j’ai compris un truc à des millions d’années-lumière de ce qui avait été demandé. Enfin tout à dû s’embrouiller à un moment parce que, maintenant que j’y pense je ne sais même pas comment j’ai fait pour comprendre ce que j’ai compris… Elle secoua la têt en riant doucement de sa propre compréhension parfaitement débile, avant de se lancer pour lui expliquer. Un truc qui parlait de savourer de la raie à l’ail dans un seau. Là, elle devient rouge. J’suis vraiment désolée. »
Le but de cette explication était surtout pour lui expliquer la réaction tardive qu’elle avait eu et qu’il ne se pose pas de question sur ce qu’elle avait pu échanger avec l’auteur qui aurait pu être suspect. Quitte à passer pour la blonde de service.
|
|  | | John Smith Mutant de niveau 2 { ADMINISTRATEUR }
Nombre de messages: 3179 Date d'inscription: 08/04/2009 Localisation: Greenwich Village, NY Clan: réseau d'aide aux mutants Age du personnage: 27 ans Pouvoirs: diffusion de particules microscopiques, création de champ de force et explosions Profession: auteur/scénariste de fictions et leader du Réseau Points de rp: 592
 | Sujet: Re: Rencontre autour d'un livre - John Smith Ven 19 Aoû - 23:22 | |
| Si David avait pu gagner un dollar chaque fois qu’il s’était trouvé clairement stupide devant une femme en public, il serait probablement l’un de ces nouveaux riches dépensant leur argent sans compter dans des trucs complètement inutiles.
Proposer une explication rationnelle à la durée différente des séries suivant que l’on se trouvait en Angleterre ou aux Etats-Unis faisait partie de ces choses un peu bizarres qu’il savait parce que son métier lui imposait un rythme de vie particulier lui permettant de voir un tas de documentaires qui ne pouvaient normalement pas être vus par des personnes socialement insérées desquelles ne faisaient pas partis les geeks, les nerds… et les médecins trop souvent de garde. David appartenait à la dernière catégorie malgré certaines tendances à geeker sur certains sujets pour tout savoir dessus. Pour ce qui était du documentaire, David était tombé dessus complètement par hasard, et entre ça et une émission sur la chasse du sanglier, il avait choisi le sujet qui lui avait semblé le plus intéressant.
Nephtys semblait tout à coup gênée ou quelque chose dans le genre, parce que son sourire ne semblait plus aussi pétillant que ceux esquissés quelques minutes plus tôt. Un tel ternissement – qui pouvait être purement du à une idée qu’il se faisait – ne pouvait être du qu’à quelque chose qu’il avait pu dire un peu plus tôt… Et il ne voyait que la mention de ce documentaire parce qu’il n’avait rien dit d’autre qui était capable de prêter à confusion ou de laisser entendre une chose à laquelle il n’avait guère pensé à la base. Il ne restait plus qu’à espérer qu’il se fasse des idées, parce qu’étaler sa science pour ridiculiser les autres n’était pas vraiment quelque chose qu’il était capable de pratiquer sans remords…
John Grisham remercia finalement David pour le compliment qu’il venait de lui adresser, et un sourire étira les lèvres du jeune homme dans la seconde lorsqu’il constata cette légère rougeur sur les joues pâles de l’auteur. Une vision qui avait quelque chose de plaisant, parce qu’il avait toujours été décrit comme quelqu’un d’assez impassible… Ce qui constituait donc une espèce de victoire pour le fan qu’il était.
David avait une nouvelle fois perdu tout contrôle lorsqu’il s’était agi d’inviter Nephtys à déjeuner avec lui et que la jeune femme était restée longuement muette. Plus les secondes défilaient, et plus le jeune homme sentait son cœur s’affoler : avait-elle mieux à faire ou bien pas du tout envie de rester plus longtemps en sa compagnie ? Avait-elle apprécié sa présence juste parce qu’il avait été le seul suffisamment disponible ? Ou pire : avait-elle un petit-ami qui lui ferait un scandale s’il apprenait qu’elle s’était assise avec un autre homme dans un restaurant ? David paniquait intérieurement, et un détecteur de chaleur aurait pu témoigner de sa montée en température tant il craignait de s’y être pris comme le dernier des abrutis. Nephtys devint quelque peu perplexe et orienta un regard perdu vers l’auteur, qui ne pu que l’aider un peu en traduisant ce que David, sa nervosité et son accent gallois avaient essayé de proposer… L’espace d’une seconde, il songea à lui sauter au cou pour le remercier, mais la crainte de la réponse de Nephtys semblait paralyser jusqu’au plus petit de ses muscles, l’empêchant même de reprendre sa respiration.
Nephtys sembla voir la lumière – au sens littéral du terme – et elle se pencha vers l’auteur, échangeant quelques mots avec lui qui échappèrent à David. Elle allait refuser, c’était clair. Ca se voyait comme le nez au milieu de la figure. Elle allait l’envoyer bouler ou expliquer qu’elle avait déjà quelqu’un. John Grisham finit par rire, ce qui ajouta à l’anxiété de David, peu avant que Nephtys ne reporte son regard sur le jeune homme : David s’efforça de ne pas phaser en apercevant de nouveau son visage – ce qu’il pouvait être fleur bleue, des fois >< - et elle sourit de nouveau avec cette béatitude absolument attendrissante, avant de répondre un simple « oui ». La perplexité de David alterna à plusieurs reprises avec un sourire trop énorme pour prendre position sur ses traits, et il se demanda un instant si c’était à lui qu’elle parlait ou à l’auteur…
Nephtys sembla ensuite réfléchir et de longues secondes s’écoulèrent avant qu’elle n’ajoute autre chose, confortant David dans le fait que c’était bien à lui qu’elle avait dit oui, et donc qu’elle acceptait son invitation. Un poids immense quitta son estomac et il craint un instant de s’envoler dans la seconde qui suivit tant la réponse de Nephtys lui convenait. Elle remit son sac et lui sourit une nouvelle fois, mais avec davantage de timidité, avant de lui expliquer que c’était son accent qui l’avait empêchée de répondre plus vite… simplement parce qu’elle n’avait pas compris. Son rire sonna comme une douce mélodie avant que David ne rit à son tour, retrouvant un air un peu plus normal dans la foulée :
Il faut croire que vous avez un don pour me faire reprendre cet accent… Nephtys.
C’était la première fois qu’il ne se contentait pas de la vouvoyer et qu’il prononçait son nom. C’était également la première fois qu’il admettait très clairement qu’elle lui faisait suffisamment perdre ses moyens pour qu’il en oublie d’effacer son accent gallois… Deux grandes premières pour le prix d’une ! La jeune femme évoqua ce qu’elle avait cru comprendre et piqua un fard alors que David restait bloqué la bouche entrouverte, l’air de dire « vraiment ?! ». Elle s’excusa et le médecin eût un sourire amusé :
Ca pourrait presque être une spécialité de chez moi… mais non. Quelque chose de moins bizarre sera peut-être plus approprié. Une préférence particulière pour le repas ? – David connaissait plutôt bien ce quartier puisque l’hôpital n’était pas loin. – Sauf si vous préférez la raie à l’ail… dans un seau… ?
Son sourire amusé venait de réapparaître, indiquant qu’il ne lui en voulait pas pour sa méprise. Après tout, c’était lui qui avait un accent qui tuait tout…
Et sinon... euh... il n'y a aucune offense. N'ayez crainte. _________________  | Le plus difficile n'est pas de faire son devoir, c'est de savoir où il se place.
[ Jean de La Varende ] |
|
|  | | Nephtys T. Calloway Humaine
Nombre de messages: 44 Date d'inscription: 02/01/2011 Clan: neutre Age du personnage: 26 ans Pouvoirs: aucun Profession: Graphiste Points de rp: 47
 | Sujet: Re: Rencontre autour d'un livre - John Smith Dim 21 Aoû - 17:02 | |
| Difficile de ne pas avoir ce sourire débile sur les lèvres quand l’homme qui lui faisait face se mettait, également, soudainement à sourire quand elle annonça un simple « oui ». Enfin, pas si « simple » que ça, vu qu’il accordait d’aller manger avec lui. Ce n’était pas simple, c’était carrément génial. Elle se passerait, quand même, de trépigner comme une adolescente, trouvant qu’elle en avait bien assez l’air avec son sourire scotché sur les lèvres. Elle marqua, toutefois, une petite inquiétude en se demandant pourquoi il souriait, pour après prendre un air perplexe. Voulait-il retirer son invitation ? Elle trouvait tout ça un peu trop beau pour être vrai. Tellement beau, en réalité, qu’elle était capable d’en virer à la paranoïa en imaginant qu’il allait se rétracter au moindre moment. Pourtant, ce ne fut pas le cas et c’est heureuse qu’elle remit son sac avant d’entreprendre une explication sur ce qui s’était passé.
Elle avait un peu peur que son explication, qui mettait en cause l’accent de David, soit mal perçue. Pourtant le but n’était pas de critiquer ou d’expliquer que c’était impossible à comprendre. C’est elle, elle avait complètement décroché, à croire qu’elle était incapable de concevoir qu’il puisse l’inviter à manger. Tout avait été compris de travers et, à son grand soulagement, son rire se mêla bien vite à celui de David. Il ne semblait pas l’avoir mal prit. Mais le rire de Nephtys se transforma bien vite en une mine un peu étonnée. Elle avait le don pour lui faire reprendre son accent et, en réalité, elle était incapable de savoir comment elle devait prendre cette information. Elle savait bien qu’elle aurait dû lui poser la question qu’elle s’était posée, à savoir : pour quelles raisons il pouvait reprendre son accent. Est-ce que c’était quand il était agacé – bien que ça ne collait pas avec le rire qu’il avait eu - ? Est-ce que c’était quand il était impatient – peut-être qu’il avait vraiment très faim, en fait - ? Est-ce que c’était quand il était gêné, que ce soit dans le bon ou le mauvais sens du terme ?
Et puis, il y avait eu ce prénom, le sien, de prononcé… Par lui… c’était débile parce qu’il n’était pas le seul à avoir prononcé son prénom à voix haute, elle l’entendait plusieurs fois dans une seule journée. Pourtant, cette fois, ça sonnait agréablement bien. Comment un simple prénom venant de lui pouvait, simplement, la faire sourire ? Et c’est parce que ça lui donnait envie de sourire qu’elle avait décidé de ne pas se prendre la tête, qu’elle avait décidé que cette histoire d’accent était à prendre de la bonne manière. Aucune idée de la raison qui faisait qu’elle lui redonnait son accent mais, ça lui convenait parce qu’il n’y avait pas lieu que ce soit pour une mauvaise raison. Son sourire ne fit que s’élargir.
« J’ai le droit de ne pas être désolée ? »
Dans la mesure où elle avait décidé de le prendre de la meilleure manière qu’il soit, elle n’avait aucune envie d’être désolée pour ce fait. Il pouvait bien le garder cet accent, qu’elle s’y habituerait – encore une pensée bien étrange pour une personne qu’elle venait de rencontrer – et qu’elle n’aurait aucun besoin de se forcer pour l’apprécier. Même si, comme ça venait d’être le cas, elle se sentait un peu stupide de tout comprendre de travers. D’ailleurs quand elle finit par lui dire ce qu’elle avait compris et qu’il affiche ce « vraiment ? » de manière muette, elle ne put s’empêcher d’hocher la tête positivement d’un air un peu navré avant de s’excuser de manière bien plus explicite. Ca la faisait marrer cette idée que cela pouvait être une spécialité de chez lui, faut dire que – désolée pour lui – mais ils n’étaient pas connu pour leur bouffe. Elle était, cependant, assez d’accord pour quelque chose de moins bizarre. Mais, elle secoua la tête négativement à cause de la dernière question qui faisait référence à la raie à l’ail.
« Non, non. Pas du tout. Et puis, de toute façon, tout ce qui est poisson, ou qui vient de la mer, il vaut mieux éviter. Bouffer un truc dont elle était allergique au premier repas, ce n’était pas vraiment ce qu’on pouvait faire de plus classe… Sans parler de l’ail. Elle pinça les lèvres, fit mine de réfléchir un court instant avant de retrouver son grand sourire. Si y a des pâtes et du poulet, ça sera parfait. »
Pas très compliqué, en réalité, comme fille. C’était son plat préféré, alors que d’autre pouvait avoir des goûts de luxe, elle, elle était heureuse avec ces deux ingrédients. Ce que devait faire, un peu près, tous les restaurants. Du coup, il était possible d’en choisir pas mal, avec ce que lui pouvait aimer. En tout cas David lui assura qu’il n’y avait pas d’offense pour l’erreur de compréhension qu’elle avait pu avoir. C’était assez mignon de le voir le dire alors qu’elle estimait qu’il l’avait bien fait assez comprendre par sa manière de réagir. Pourtant, le fait qu’il l’assure à voix haute ne l’étonnait pas vraiment, elle se souvenait de s’être déjà fait une certaine réflexion : il avait vraiment l’air de quelqu’un de prévenant.
« David ? Elle posa son regard sur lui. Je me demandais, dans la mesure où on a l’air bien partit pour manger ensemble, est-ce que l’on pourrait, dans la foulée, passer au tutoiement ? »
Ce qu’elle avait du mal à comprendre c’était pourquoi elle avait cette légère crainte en lui proposant cela ? Ce n’était pas la première fois qu’elle le faisait, pourquoi avoir peur qu’il refuse ? Elle avait vraiment des réactions, avec lui, qu’elle ne comprenait pas et ne pensait pas possible avant maintenant. Mais, elle décida que c’était de sa faute à lui. Après tout, il n’avait qu’à pas sourire de cette manière et, elle serait peut être capable de récupérer toutes les facultés de son cerveau.
|
|  | | | | Rencontre autour d'un livre - John Smith | |
|
| Page 1 sur 1 |
| | Permission de ce forum: | Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
| |
| |
| |
|